Point Presse

- Revue de Presse du Quotidien Var-matin 2026
- L'Actualité au quotidien
- Editions VM
- Edition Var-Matin 25 juin 2026 •> L'Élue d'opposition Emmanuelle COCUSSE nommée inspectrice à Saint-Raphaël
- COCUSSE - MASQUELIER
- Edition Var-Matin 23 juin 2026 •> Un espace de 2000 ha bientôt protégé dans l'Estérel
- Un espace protégé dans l'Estérel
- Edition Var-Matin 23 juin 2026 •> Le Stade Nautique Alain CHATEIGNIER de Saint-Raphaël fête ses 20 ans
- Stade Nautique Alain CHATEIGNIER
- Edition Var-Matin 20 juin 2026 •> Soupçons de maltraitance dans une école Montessori à Toulon
- Ecole Montessori Toulon
- Edition Var-Matin 18 juin 2026 •> 86 ème anniversaire de l'Appel du 18 juin du Général de GAULLE
- A TOUS LES FRANÇAIS
- Edition Var-Matin 14 juin 2026 •> La Corniche d'Or entre Saint-Raphaël & Théoule-sur-Mer
- La Corniche d'Or
- Abel BALLIF
- Edition Var-Matin 12 juin 2026 •> Fréjus, Saint-Raphaël & Roquebrune-sur-Argens à l'honneur au palmarès du Figaro récompensant les communes du bord de mer & qualité de vie.
- Port de Fréjus
- Saint-Raphaël
- Roquebrune
- Edition Var-Matin 10 juin 2026 •> Jean-Louis MASSON reconduit au poste de Président de la Fédération des Républicains du Var
- Jean-Louis MASSON
- Edition Var-Matin 07 juin 2026 •> Renouvellement de concession concernant les futurs Etablissements sur la plage du Veillat à Saint-Raphaël
- Plage du Veillat Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 04 juin 2026 •> Activités Nautique Gratuites à Saint-Raphaël ce samedi 06 juin : Croisières, Kayak, Paddle, Voile, Longe-côte
- Activités Nautiques Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 03 juin 2026 •> Premier Forum de l'Alternance à Saint-Raphaël
- Forum de l'Alternance Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 03 juin 2026 •> Fête votive de Saint-Honorat au Quartier AGAY Saint-Raphaël
- Fête votive de Saint-Honorat
- Edition Var-Matin 03 juin 2026 •> Camping de Luxe, Aurore LAROCHE fête les 50 ans d'Estérel Caravaning
- Aurore LAROCHE
- Edition Var-Matin 03 juin 2026 •> La Sénatrice "LR" Françoise Dumont compte remporter les Sénatoriales dans le Var
- Françoise DUMONT
- Edition Var-Matin 02 juin 2026 •> Fréjus & Saint-Raphaël dévoilent leurs stratégies, quant à l'entretien des Espaces Verts, suite au changement climatique !
- Les services des Espaces Verts
- Edition Var-Matin 31 mai 2026 •> Projets d'Estérel Côte-d'Azur Agglomération -ECAA- d'espaces Défense & Santé sur le secteur du Capitou à Fréjus
- Pôle Capitou Nord
- Edition Var-Matin 29 mai 2026 •> Vice-championne du monde en 2025, Léonie PÉRIAULT s'entraine à Saint-Raphaël & s'aligne sur la WTCS d'Alghero en Italie
- Léonie PÉRIAULT
- Edition Var-Matin 27 mai 2026 •> Reconstruction du Pont de la Galiote à Saint-Aygulf -Fréjus-
- Pont de la Galiote Saint-Aygulf
- Edition Var-Matin 28 mai 2026 •> Guillaume DECARD, maire de Puget-sur-Argence, renforce la Sécurité de la Ville
- Sécurité à Puget-sur-Argens
- Edition Var-Matin 27 mai 2026 •> Les lycéens de Saint-Exupéry, à Saint-Raphaël, ont accueilli l'artiste tchadien Rolenzo NKOSI
- Rolenzo NKOSI
- Edition Var-Matin 24 mai 2026 •> Les Rugbymen du Club athlétique raphaëlo-fréjusien -Carf- retrouvent la Fédérale 2
- Le Club athlétique raphaëlo-fréjusien -Carf-
- Edition Var-Matin 25 mai 2026 •> Implantation d'une future Agence France Travail -Fréjus/Saint-Raphaël- en lieu & place du Parking Verdun Est à FRÉJUS !
- Parking Av. Verdun FRÉJUS
- Edition Var-Matin 25 mai 2026 •> Pour un nouvel emplacement du Marché d'AGAY ? ou pas !
- Parking Base Nautique d'AGAY
- Place Giannetti AGAY
- Edition Var-Matin 22 mai 2026 •> Le rappeur JUL tourne son dernier clip vidéo sur le Vieux-port de Saint-RaphaëL
- Le rappeur JUL
- Le rappeur JUL en concert
- Edition Var-Matin 20 mai 2026 •> Stéphane ISEPPI Élu Président du Syndicat Mixte de l'Argens -SMA-
- Syndicat Mixte de l'Argens -SMA-
- Edition Var-Matin 20 mai 2026 •> Inauguration de deux nouveaux Bateaux Bleus au Vieux-Port de Saint-Raphaël
- Inauguration des Bateaux Bleus
- Edition Var-Matin 20 mai 2026 •> Une journaliste du Canard Enchaîné poursuivie pour diffamation par le maire de Saint-Raphaël
- Emmanuelle SOUFFI
- Edition Var-Matin 16 mai 2026 •> Le Collège Alphonse-Karr aménage un Espace Zen à Saint-Raphaël
- Collège Alphonse-Karr Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 16 mai 2026 •> Joutes Raphaëloises
- Joutes Raphaëloises
- Edition Var-Matin 15 mai 2026 •> Promenade des Bains Saint-Raphaël
- Promenade des Bains
- Edition Var-Matin 15 mai 2026 •> Rendez-vous Festif au domaine du Castellas Saint-Raphaël
- Carine SAMSON & ses Comédies
- Edition Var-Matin 13 mai 2026 •> l'Agence Régionale de Santé "ARS" suspend l'activité du cabinet dentaire de Fréjus
- Centre Dentaire Les Lauriers
- Edition Var-Matin 12 mai 2026 •> 39 ème Edition du Mont Vinaigre Saint-Raphaël le 17 courant - 16 Km -
- 39ème Edition de la montée du Mont Vinaigre
- Edition Var-Matin 12 mai 2026 •> Tour d'horizon des Oratoires Séculaires dans l'Est-Var Fréjus Saint-Raphaël & Puget-sur-Argens
- Oratoire séculaire
- Edition Var-Matin 11 mai 2026 •> Vide-dressing solidaire en soutien aux femmes violentées, place Coullet, Saint-Raphaël
- Vide-dressing solidaire
- Edition Var-Matin 10 mai 2026 •> Vivre ensemble dans la diversité au Lycée Saint-Exupéry à Saint-Raphaël
- Lycéens Saint-Raphaël & Majorque
- Edition Var-Matin 7 mai 2026 •> Lycéens de Saint-Exupéry Saint-Raphaël
- Échange International avec des Irlandais
- Edition Var-Matin 5 mai 2026 •> Stationnement payant toute l'année à Fréjus
- Stationnement payant à Fréjus
- Edition Var-Matin 4 mai 2026 •> Frédéric MASQUELIER rejoint David LISNARD à Nouvelle ENERGIE
- David LISNARD & Frédéric MASQUELIER
- David LISNARD Président de Nouvelle Energie
- Edition Var-Matin 30 avril 2026 •> Drapeau Tricolore dans les communes d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération "ECAA"
- Pavoisement dans les communes de l'ECAA
- Edition Var-Matin 28 avril 2026 •> Centre Aéré des Golfs Saint-Raphaël
- Centre Aéré des Golfs
- Edition Var-Matin 26 avril 2026 •> Le Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération vote une tarification pour l'accès aux déchetteries
- Gestion des déchetteries
- Edition Var-Matin 23 avril 2026 •> Vote du Budget du Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération
- Vote du Budget de l'ECAA
- Edition Var-Matin 22 avril 2026 •> Le Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération adopte une hausse d'Impôts
- Conseil Communautaire -ECAA-
- Edition Var-Matin 19 avril 2026 •> Conférence autour de l'Œuvre de la romancière Marguerite AUDOUX par Géraldine DOUTRIAUX à Saint-Raphaël
- Géraldine DOUTRIAUX
- Marguerite AUDOUX
- Edition Var-Matin 16 avril 2026 •> Nouveaux aménagements dans les Quatiers de Saint-Raphaël
- Nouveaux aménagements dans les Quartiers
- Edition Var-Matin 14 avril 2026 •> Métamorphose : Exposition sur la transformation commerciale à Saint-Raphaël
- Métamorphose
- Edition Var-Matin 14 avril 2026 •> Le "Passeport du Civisme" à Saint-Raphaël
- Passeport du Civisme
- Edition Var-Matin 14 avril 2026 •> L'Entraide Paroissiale à Saint-Raphaël
- Entraide Paroissiale
- Edition Var-Matin 14 avril 2026 •> Conseil Municipal Saint-Raphaël du 13 avril 2026
- Conseil Municipal Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 13 avril 2026 •> L'adjoint au maire de Saint-Raphaël dément les accusations le concernant
- Théo TAPIERO
- Edition Var-Matin 9 avril 2026 •> La Grande Dictée Saint-Raphaël
- La Grande Dictée
- Edition Var-Matin 8 avril 2026 •> Soupçons de faux ! Saint-Raphaël
- Ville de Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 2 avril 2026 •> Rencontre d'Élèves, collèges / lycées face aux Écrivains au théâtre "Le Forum"
- "De la plume à l'oreille"
- Edition Var-Matin 2 avril 2026 •> Association autisme saint-Raphaël
- Association raphaëloise Autisme Var Estérel
- Edition Var-Matin 1 er avril 2026 •> Délibérations du Conseil Municipal Saint-Raphaël
- I.M.E. de Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 30 mars 2026 •> Visite de Thomas JEFFERSON à Fréjus
- Thomas JEFFERSON 9 avril 1787
- Edition Var-Matin 27 mars 2026 •> Basilique Notre-Dame Saint-Raphaël
- Basilique Notre-Dame de la Victoire Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 26 mars 2026 •> Accident ferroviaire mortel à Saint-Raphaël
- Accident ferroviaire mortel
- Edition Var-Matin 25 mars 2026 •> Anthéor vu par Alain DUBREUIL
- Alain DUBREUIL professoral à l'Estérel
- Edition Var-Matin 25 mars 2026 •> Accident ferroviare à Saint-Raphaël
- Quartier le DRAMONT
- Edition Var-Matin 20 mars 2026 •> Installation du Conseil Municipal Saint-Raphaël
- Frédéric MASQUELIER
- Edition Var-Matin 19 mars 2026 •> Visé par une ordonnance pénale
- Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 18 mars 2026 •> Rando dans l'Estérel Saint-Raphaël
- L'Estérel
- Edition Var-Matin 18 mars 2026 •> Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
- Apprentissage des langues étrangères
- Edition Var-Matin 16 mars 2026 •> Frédéric MASQUELIER
- Frédéric MASQUELIER
- Edition Var-Matin 16 mars 2026 •> Un colistier du maire en fâcheuse posture à Saint-Raphaël !
- Équipe de Frédéric MASQUELIER
- Edition Var-Matin 14 mars 2026 •> Joueuses du Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
- Joueuses du Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 11 mars 2026 •> Job d'été Saint-Raphaël
- Job d'été Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 9 mars 2026 •> Colistière de Guillaume JUBLOT, Yamina BOUDJELLAL dans la tourmente
- Yamina BOUDJELLAL
- Edition Var-Matin 07 mars 2026 •> Festival de la BD Saint-Raphaël
- Alpha Jet de la Patrouille de France
- Edition Var-Matin 06 mars 2026 •> Guillaume JUBLOT saint-Raphaël
- Guillaume JUBLOT
- Edition Var-Matin 05 mars 2026 •> Vincent THIERY saint-Raphaël
- Vincent THIERY
- Edition Var-Matin 03 mars 2026 •> Campus connecté dans l'Est-Var
- Campus connecté dans l'Est-Var
- Edition Var-Matin 1 er mars 2026 •> L'Embouligue de Saint-Raphaël
- Association Ambouligue Patricia FERRAIOLI
- Edition Var-Matin 23 Février 2026 •> 8 ème festival de la BD à Saint-Raphaël
- Grégoire HACOT
- Edition Var-Matin 23 Février 2026 •> Zones d'Activités dans l'Est-Var : Estérel Côte d'Azur Agglomération
- Secteur d'activtés du Capitou
- Edition Var-Matin 21 Février 2026 •> Un parc inclusif à Saint-Raphaël
- Parc inclusif à Valescure
- Edition Var-Matin 20 Février 2026 •> Frédéric MASQUELIER présente ses colistiers pour 2026
- Frédéric MASQUELIER & ses colistiers 2026
- Edition Var-Matin 19 Février 2026 •> Un nouveau local pour les boulistes, place Lamartine saint-Raphaël
- Nouveau local place Lamartine
- Edition Var-Matin 18 Février 2026 •> Les congés scolaires à Saint-Raphaël
- Congés scolaires Fréjus/Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 16 Février 2026 •> Olivier REVAH jette l'éponge !
- Olivier REVAH
- Edition Var-Matin 14 février 2026 •> 13 taekwondistes de Saint-Raphaël qualifiés pour les championnats de France
- Club Sicot Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 12 février 2026 •> Tourisme hivernal à Saint-Raphaël & Fréjus
- Tourisme hivernal
- Edition Var-Matin 07 février 2026 •> Frédéric MASQUELIER tire le bilan de son mandat
- Frédéric MASQUELIER
- Edition Var-Matin 07 février 2026 •> Maxime DEMAHIS judoka raphaëlois
- Maxime DEMAHIS
- Edition Var-Matin 07 février 2026 •> Braderie d'hiver à saint-Raphaël
- Braderie Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 06 février 2026 •> Golf de l'Estérel Saint-Raphaël
- Golf de l'Estérel
- Edition Var-Matin 03 février 2026 •> Inscriptions sur les listes électorales : Fréjus & Saint-Raphaël
- Inscriptions listes électorales
- Edition Var-Matin 31 janvier 2026 •> Soupçons de faux témoignage à Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 30 janvier 2026 •> La laïcité en discours dès 14 ans à Saint-Raphaël
- Collège de l'Estérel
- Edition Var-Matin 29 janvier 2026 •> Le Smiddev de l'Est-Var récompensé par la "Marianne d'Or"
- Smiddev de l'Est-Var
- Edition Var-Matin 28 janvier 2026 •> Municipale 2026 Saint-Raphaël : Frédéric MASQUELIER officialise sa candidature
- Frédéric MASQUELIER
- Edition Var-Matin 26 janvier 2026 •> Le transport dans l'Est-Var
- Transport dans l'Est-Var
- Edition Var-Matin 25 janvier 2026 •> La Corniche de Saint-Raphaël
- La Corniche de Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 24 janvier 2026 •> Le Judo Club Kodokan Raphaëlois
- Judo Club Kodokan Raphaëlois
- Edition Var-Matin 21 janvier 2026 •> La Villa Santé Saint-Raphaël
- Villa Santé Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 19 janvier 2026 •> Apéro Swing à Estérel Arena
- Pierre MULLER à L'Apéro Swing
- Edition Var-Matin 18 janvier 2026 •> Creps de Saint-Raphaël
- Takeshi Yamashima
- Edition Var-Matin 16 janvier 2026 •> Harcèlement scolaire Saint-Raphaël
- Harcèlement scolaire
- Edition Var-Matin 14 janvier 2026 •> Elèves de Saint-Exupéry Saint-Raphaël !
- Elèves de Saint-Exupéry
- Edition Var-Matin 12 janvier 2026 •> Vacance commerciale à Fréjus & Saint-Raphaël !
- Fréjus & Saint-Raphaël
- Edition Var-Matin 10 janvier 2026 •> Jean CAYRON à Roquebrune-sur-Argens
- Jean CAYRON maire de Roquebrune
- Edition Var-Matin 08 janvier 2026 •> Travaux place Giannetti Saint-Raphaël
- Place Giannetti Saint-Raphaël
- Edition var-Matin 07 janvier 2026 •> Commission Intercommunale d'Accessibilité
- Accessibilité à Mobilité Réduite
- Edition var-Matin 05 janvier 2026 •> Un îlot de fraîcheur à saint-Raphaël
- Un îlot de fraîcheur urbain
- Edition var-Matin 04 janvier 2026 •> Fréjus & Saint-Raphaël Collectent les sapins de Noël
- Collecte des sapins de Noël
- Edition var-Matin 02 janvier 2026 •> Population de l'Estérel Côte d'Azur Agglomération (ECAA)
- Estérel Côte d'Azur Agglomération
Revue de Presse
du Quotidien Var-matin 2026

Editions VM
Edition Var-Matin 25 juin 2026
•> L'Élue d'opposition Emmanuelle COCUSSE nommée inspectrice à Saint-Raphaël
COCUSSE - MASQUELIER
L’élue d’opposition Emmanuelle Cocusse nommée inspectrice à Saint-Raphaël : le maire Frédéric Masquelier tance l’Éducation nationale
Lors d’une récente séance publique, le président de l’agglomération Estérel Côte d’Azur et premier magistrat de Saint-Raphaël a ironisé sur l’« excellent choix » que représente la nomination de son opposante. Mais que dit la réglementation en la matière ? Quelle est la position du ministère ? Tourd’horizons.
En septembre prochain, la circonscription éducative de Fréjus — Saint-Raphaël accueillera une nouvelle inspectrice de l’Éducation nationale (IEN) en la personne d’Emmanuelle Cocusse, qui occupe actuellement le même post à Gap, dans les Hautes-Alpes.
Une mutation sans doute demandée par l’ancienne directrice de l’école Monge-Roustan* puisqu’elle est Raphaëloise et est même engagée dans la vie publique de la Cité de l’archange où elle est conseillère municipale d’opposition depuis 2024.
à lire aussi
Une nomination qui a été saluée avec ironie manifeste par Frédéric Masquelier, président de l’agglomération Estérel Côte d’Azur et maire de Saint-Raphaël. « Excellent choix de la part de l’Éducation nationale pour l’impartialité et la neutralité du service public. Une très bonne idée que cette désignation », a-t-il brocardé lors de la dernière séance du conseil communautaire.
La réglementation le permet mais…
Si le premier magistrat de Saint-Raphaël s’empourpre de cette décision, on peut se demander quel cadre légal entoure cette situation particulière.
La réponse est simple : l’ensemble des agents publics exerçant des fonctions au sein du ministère de l’Éducation nationale peuvent cependant bien être conseillers municipaux dans des communes où ils exercent ou ont exercé. Pour les IEN, en revanche, il n’est pas permis d’être candidat aux élections législatives et sénatoriales ni même aux élections départementales.
Une absence d’inéligibilité qui ne dispense évidemment pas les IEN de leurs obligations déontologiques : neutralité, respect du secret professionnel, obligation de réserve imposant de manifester leurs opinions avec retenue voire nécessité de se déporter s’agissant de délibérations concernant les écoles de leur circonscription.
Interrogée sur le sujet, l’Académie de Nice rappelle effectivement qu’ « aucune disposition législative ou réglementaire n’interdit à un inspecteur ou une inspectrice de l’Éducation nationale d’exercer un mandat électif local. Comme l’ensemble des agents publics, les personnels de l’Éducation nationale bénéficient du droit de se présenter à une élection et d’exercer un mandat ».
à lire aussi
L’institution précisant d’ailleurs que cela doit se faire « dans le respect des obligations déontologiques qui s’imposent à tout fonctionnaire. Ce cadre implique notamment une vigilance particulière quant au respect des principes d’impartialité, de neutralité du service public et de prévention des conflits d’intérêts, qu’ils soient réels ou apparents. »
Un soutien fébrile de la part de l’Éducation nationale
C’est cependant et bien évidemment en connaissance de cause que Frédéric Masquelier a réalisé cette sortie sarcastique. Remettant ainsi implicitement et par avance en cause la déontologie de la future inspectrice. L’édile a d’ailleurs pris attache auprès des services de l’État, sans doute pour tenter de renverser la vapeur.
En vain puisque le Rectorat indique aujourd’hui : « Les interrogations exprimées par le maire de Saint-Raphaël ont par ailleurs fait l’objet d’échanges avec les services académiques. À cette occasion, il lui a été confirmé que le rectorat portait une attention soutenue à cette situation afin de garantir la sérénité du service public d’éducation ainsi que la confiance de l’ensemble des acteurs concernés. »
En outre, « L’inspecteur d’académie du Var a reçu l’inspectrice de l’éducation nationale concernée afin de lui rappeler les droits attachés à l’exercice d’un mandat électif ainsi que les obligations qui découlent du code général de la fonction publique et du Code général des collectivités territoriales. »
Pour autant, loin d’un franc soutien à sa fonctionnaire l’Éducation nationale semble davantage adopter une position de médiateur voire de scrutateur : « La rectrice a décidé de saisir le collège de déontologie du ministère de l’éducation nationale. Cette démarche vise à recueillir son avis sur les conditions dans lesquelles l’exercice de ce mandat peut être concilié avec les exigences déontologiques applicables et, le cas échéant, à identifier les mesures de prévention les plus adaptées pour écarter tout risque de conflit d’intérêts. »
À quelque jour de la fin de cette année scolaire, la rentrée prochaine promet déjà d’être électrique en assemblée municipale.
* Malgré nos demandes de précisions, Emmanuelle Cocusse a indiqué ne pas vouloir s’exprimer sur ce sujet.
[Source VM 260625]
Edition Var-Matin 23 juin 2026
•> Un espace de 2000 ha bientôt protégé dans l'Estérel
Un espace protégé dans l'Estérel
« Ce n’est pas une mise sous cloche » : malgré certaines inquiétudes, l’Estérel devrait être bientôt doté d’un espace protégé de 2.000 hectares
L’Office national des forêts (ONF) a présenté, lundi 22 juin 2026, son projet de Réserve biologique intégrale (RBI) dans le massif. « On ne va pas interdire toute présence humaine », ont eu à insister les cadres de l’ONF et les élus face à quelques inquiétudes.
Et si, pour protéger la nature, la meilleure solution consistait simplement à lui laisser de la place ? C’est l’idée qui sous-tend le projet de Réserve biologique intégrale (RBI) présenté, lundi 22 juin 2026, à Saint-Raphaël par l’Office national des forêts (ONF).
Sur 2 000 hectares du massif de l’Estérel, la forêt serait invitée à suivre son propre cours, loin des interventions humaines.
Au sein de la salle Mistral du Centre culturel, devant un maigre public, des élus (1) et des cadres de l’ONF (2) ont expliqué ce projet qui serait en fait une extension des trois petites réserves qui existent déjà aux Suvières, au Perthus et à Mal-Infernet (voir carte ci-dessous, présentée lors de la réunion), faisant aujourd’hui respectivement 133 ha, 240 ha et 120 ha (depuis 1982).
Mais au fait, c’est quoi exactement, une RBI ? « Ce statut est un outil permettant à l’ONF de laisser en libre évolution un espace forestier particulièrement riche sur le plan de la biodiversité, afin d’en préserver les habitats et les espèces floristiques et faunistiques remarquables, présentait Gildas Reyter. Une RBI est créée par promulgation d’un arrêté ministériel qui en réglemente les usages. »
Faune et flore protégées
Avant d’en arriver là, il a été souligné, pour justifier cette future RBI de 2.000 hectares, que « de nombreux inventaires naturalistes ont mis en évidence une richesse écologique remarquable : 35 espèces de plantes protégées, 22 espèces protégées de reptiles et d’amphibiens, 80 espèces d’oiseaux, nicheuses en majorité, dont 13 protégées, ou encore 12 espèces de chauves-souris. »
S’il a également été précisé qu’un tel classement en RBI permettra d’obtenir, chaque année, des financements supplémentaires de la part du ministère de la Transition écologique, notamment pour la surveillance et la sensibilisation du public, les agents de l’ONF ont eu à se réunir, dans un passé récent, avec différents groupes d’usagers du massif pour les informer du projet et se mettre d’accord sur plusieurs points.
À commencer par les chasseurs, le massif étant partagé principalement entre les sociétés de Saint-Raphaël, la Diane de l’Estérel, et La Fréjusienne.
Ainsi, dans la future RBI, « il ne sera plus possible de chasser le petit gibier, ni de s’adonner à un lâcher d’animal, à l’agrainage du gibier, la création de poste de surveillance non démontable… Mais il sera toujours possible de réguler les populations d’ongulés (cerfs, chevreuils…) et de tuer les sangliers et les espèces non indigènes (ragondins, ratons laveurs, rats musqués…) », précisait Gildas Reyter.
Quatre petits secteurs très spécifiques…
Quant aux randonneurs et aux vététistes, ils ne seront pas interdits de fréquenter la RBI, mis à part « quatre petits secteurs très spécifiques où les richesses de la faune et de la flore sont sensibles à la fréquentation du public ».
Pareil pour les activités d’escalade et d’alpinisme : de petits secteurs particuliers ne seront plus accessibles – ou seulement la moitié de l’année afin de permettre notamment à certains oiseaux de nicher sans être dérangés.
Désormais, suivront l’avis de différentes personnalités et organismes le mois prochain (maires, préfet, Draaf, Dreal), puis la consultation, cet automne, du Conseil national de protection de la nature, et enfin, si le processus suit son cours, début 2027, la publication de l’arrêté ministériel portant création de la RBI de l’Estérel.
Lors des questions au public, un amateur de VTT s’est emporté : « Vous allez nous interdire tout ? On ne pourra plus faire de vélo comme avant ! » Réponses des agents de l’ONF et de Georges Botella : « Il n’a jamais été question d’interdire la pratique du VTT dans la future RBI ! On est sur une conciliation des usages. On ne va pas mettre cette zone sous cloche, on le répète… On a repéré quelques points de fragilité des espèces faunistiques et floristiques qui nous poussent à canaliser la présence humaine, voilà tout […] »
1.Maxime Grillet, adjoint à l’urbanisme et aux travaux de St-Raphaël, et Georges Botella, maire de Théoule et président duSyndicat intercommunal pour la protection du massif de l’Estérel(SIPME).
2.Gildas Reyter, responsable du service environnement 06-83, Angelina Blais, responsable du bureau d’études 06-83 ou encore Vincent Lakiere, responsable de l’unité territoriale Estérel Dracénie Verdon.
[VM 260623]
Edition Var-Matin 23 juin 2026
•> Le Stade Nautique Alain CHATEIGNIER de Saint-Raphaël fête ses 20 ans
Stade Nautique Alain CHATEIGNIER
« Les lieux ont l’air d’avoir été édifiés l’an dernier » : le Stade Nautique Alain Chateigner de Saint-Raphaël fête ses 20 ans, retour sur son histoire
La piscine olympique, qui a pris le nom d’Alain Chateigner 2 ans après sa construction, fait les beaux jours des nageurs depuis 2006. Retour sur cette infrastructure d’envergure.
En 1995, pour mettre un terme définitif à la piscine Tournesol, désuète et coûteuse en entretien, l’idée avait été lancée de créer un bassin découvert de 50 mètres. Une ambition certaine, pour l’époque.
Cependant, ce n’est que six ans plus tard que le projet commençait enfin à se préciser quelque peu. « En 2001, quand les finances de la commune furent plus florissantes, Alain Chateigner s’est inspiré d’équipements comparables pour proposer un ensemble comprenant un bassin de 50 m, un de 25 m, un bassin pour enfants et un espace de remise en forme, en adéquation avec les habitudes de vie actuelles. Il faut savoir qu’entre les années 70 (création de la piscine Tournesol) et aujourd’hui, le nombre de Raphaëlois a augmenté de moitié », admettra le député-maire Georges Ginesta, fin 2008, au moment du baptême de ce Stade nautique, au nom de celui qui s’y est entièrement investi.
Le projet quitte le stade des intentions et on passe de l’idée à l’action : les travaux commencent en 2004, grâce à un financement malin. Sur un coût total de 17 millions d’euros, la Ville ne va engager que 30 % de ses fonds...
« On a pu bénéficier de nombreuses subventions, notamment du Département et de la Région, se souvient aujourd’hui Alain Chateigner. Et surtout le FNDS (Fonds national pour le développement du sport) !» Le ministre de la Jeunesse et des Sports est alors Jean-François Lamour, et en tant que député, Georges Ginesta avait ses faveurs: «il a doublé la subvention de ce fonds », avouera le député-maire raphaëlois.
Pas intercommunal, mais la Ville de Fréjus va y aller aussi de sa poche
De plus, même si l’infrastructure ne se voulait pas intercommunale, « c’était purement une volonté municipale », insiste Alain Chateigner, la Ville de Fréjus va y aller aussi de sa poche...
Soit 4,4 millions d’euros, « c’était un juste retour des choses, car la Ville de Saint-Raphaël, juste avant, avait également alloué la même somme à l’édification du souterrain près du centre-ville de la cité romaine », se remémore Alain Chateigner.
Et le projet en question, c’est bien ce dernier qui va en être l’artisan. « Etant dans le milieu de la natation depuis longtemps [on lui doit notamment d’avoir fondé le club de natation de Saint-Raphaël en 1985, NDLR.], j’avais l’habitude de fréquenter les bassins un peu partout en France. Je voyais ce qu’il fallait faire, et ce qu’il fallait éviter. L’objectif premier était de se doter d’un bassin de 50 mètres pour accueillir des compétitions. Idéalement on voulait aussi un bassin plus petit pour que les nageurs s’entraînent et s’échauffent, et enfin un bassin supplémentaire plus réduit pour les plus jeunes. On a également souhaité un espace de remise en forme avec spa et jacuzzi. »
Si des voix dans l’opposition s’élevaient contre ce chantier, regrettant que cet équipement n’ait pas été réalisé dans le cadre intercommunal, Georges Ginesta tenait bon, déclarant que «malgré les critiques, j’assume entièrement le choix d’avoir construit seul cet aménagement qui n’a pas d’équivalent sur la Région. C’est un vecteur important de la promotion de la ville et de son développement économique ».
L’inauguration a lieu le vendredi 14 avril 2006, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports Jean-François Lamour et de nombreuses autres personnalités, dont les présidents des fédérations nationales de natation et de triathlon. Le site impressionne, notamment sa capacité de 2 000 spectateurs qui en font alors un équipement unique dans la région.
Manaudou, Bernard, Bousquet, Agnel
Et dès l’ouverture au public du stade nautique, au début de l’été 2006, le succès est immédiat : nageurs amateurs, vacanciers – « car il y avait un important volet touristique dans notre projet », dira Alain Chateigner – et événements sportifs – compétitons, stages... – s’enchaînent rapidement.
« La clientèle est fidèle parce qu’elle trouve à disposition tout ce dont elle a besoin. Activitést elles que l’apprentissage de la nage, l’aquagym, le triathlon plaisent beaucoup. La détente est aussi mise à l’honneur, avec une zone de remise en forme avec sauna, hammam, spa et jacuzzi », constataient les élus raphaëlois dans les mois qui ont suivi la mise en service du complexe sportif.
Très vite donc, les compétitions y prennent place, à commencer en juin 2006 par la Coupe Lucien-Zins, soit le championnat de France benjamins, puis les phases finales de la Coupe de France et, cerise sur le gâteau, en 2007, les championnats de France de natation juste avant les Jeux olympiques de Pékin. On y voit alors les meilleurs Français : Laure Manaudou et son coach Philippe Lucas, Alain Bernard, Bousquet, Leveaux...
« On a accueilli quatre fois les championnats de France élite : en 2007, 2010, 2018 et 2020 », atteste Alain Chateigner, revenu dernièrement de sa retraite au chevet du club de natation, après quelques soucis dans la gestion des lieux. « Une gestion désormais sous l’égide de l’intercommunalité,depuis peu, et c’est du bon sens car l’infrastructure est loin d’être utilisée par les seuls Raphaëlois, assure-t-il. Sur les 700 membres au club que nous avons, beaucoup viennent des communes voisines. »
Ce qui frappe le visiteur aujourd’hui ? « Les lieux ont l’air d’avoir été édifiés l’an dernier », considèrent beaucoup de Raphaëlois qui fréquentent la structure. «J’avoue que l’équipe qui s’occupe de l’entretien des lieux s’est toujours montrée à la hauteur », sourit Alain Chateigner, pour qui l’anniversaire du stade nautique a une saveur particulière : celle d’un projet devenu, au fil des ans, un équipement incontournable du territoire.
[Source VM 260623]
Edition Var-Matin 20 juin 2026
•> Soupçons de maltraitance dans une école Montessori à Toulon
Ecole Montessori Toulon
Enfants enfermés dans le noir, coups de poing dans le ventre : soupçons de maltraitance dans une école Montessori à Toulon
Plusieurs familles ayant scolarisé leurs enfants à l’école Montessori Arbre de Vie, à Toulon, affirment avoir signalé des faits de maltraitance envers de très jeunes élèves, et ont déposé plainte. L’établissement conteste les faits.
« La maîtresse m’enferme dans les toilettes, dans le noir ». C’est à partir de ces confidences faites par son fils Enzo que les doutes de Laetitia ont commencé.
La mère de famille toulonnaise de 37 ans raconte avoir découvert ces accusations à la fin de l’été dernier. Âgé de deux ans et demi lorsqu’il a intégré l’établissement Montessori Arbre de Vie à Toulon, école privée hors contrat, l’enfant semblait d’abord s’y épanouir. « On a choisi cette école parce que notre pédiatre nous avait dit qu’il était en avance et qu’il fallait le scolariser. On s’est dit que Montessori, c’était bienveillant », explique-t-elle.
La première année se déroule visiblement sans difficulté et les parents décident de réinscrire leur fils. Mais, quelques jours avant la rentrée suivante, l’enfant refuse de retourner à l’école. Selon sa mère, il révèle alors les faits subis.
L’enfant aurait précisé que lui-même et deux autres élèves, parmi les plus jeunes, étaient régulièrement enfermés dans une pièce plongée dans l’obscurité. « Il m’a dit que c’était arrivé plusieurs fois, tous les trois, et aussi plusieurs fois tout seul », affirme la mère, qui décide de contacter le père d’une autre élève qui lui aurait confirmé que sa fille tenait un discours similaire. Peu après, une autre mère la contacte à son tour. Son fils lui aurait rapporté avoir assisté à des violences physiques visant Enzo. « Il disait que mon fils avait reçu un coup de poing dans le ventre et qu’il n’arrivait plus à respirer », rapporte-t-elle.
Une procédure en cours
La famille se tourne alors vers la police à la fin du mois d’août. « On nous a d’abord dit que ça ne servait à rien », se souvient-elle. Son mari laisse néanmoins ses coordonnées. Quelques jours plus tard, un policier le rappelle. « Il lui a dit qu’il avait vu les notes laissées et qu’il était intéressé parce qu’il avait déjà sept ou huit plaintes concernant cette école. »
L’enfant est auditionné en septembre. « Mon fils a été cru, il était à l’aise », se souvient sa mère qui souligne « la bienveillance de l’enquêteur ». Une plainte est déposée.
« Dès que des signalements concernant cet établissement ont été portés à la connaissance de l’Éducation nationale, les services académiques les ont traités avec le plus grand sérieux », assure le rectorat. L’académie explique qu’au-delà de la visite de contrôle réglementaire programmée au printemps 2025, deux visites inopinées ont été réalisées au sein de l’école entre les mois de septembre et décembre 2025, en présence des élèves, « afin d’apprécier concrètement les conditions de leur prise en charge ». « À chacune de ces visites, les inspecteurs ont porté une attention particulière au comportement, au bien-être et aux propos des enfants. Aucun des éléments constatés alors n’a permis de confirmer l’existence de manquements dans la prise en charge des élèves ».
Depuis le dépôt de plainte, les parents disent être sans nouvelles. « On nous avait dit qu’on allait recevoir un procès-verbal à signer, mais nous n’avons rien reçu », regrette la mère. « Mon mari a rappelé plusieurs fois la brigade des mineurs. Sans réponses. Aujourd’hui, nous ne savons rien. » Cette absence d’information nourrit leur inquiétude, d’autant que l’école poursuit son activité. « Il y a encore des enfants dans cette école. Jene comprends pas ce qu’on attend »,confie-t-elle.
L’établissement conteste fermement les faits
De son côté, le parquet confirme que le commissariat de police de Toulon « diligente actuellement une procédure à la suite de plusieurs plaintes » pour des faits qualifiés en l’état par les enquêteurs de « violences légères non récurrentes », après avoir entendu plusieurs enfants.
Près d’un an après les premières auditions, cette mère dit vouloir avant tout alerter l’opinion et obtenir des réponses. « Mon fils me demande parfois : “Maman, tu penses à ceux qui sont là-bas ?” », raconte-t-elle. « Je veux que toute la lumière soit faite sur cette affaire pour que les autres enfants soient protégés. »
La direction de l’école Arbre de Vie réfute catégoriquement toute maltraitance. « Nous prenons très au sérieux toute question relative au bien-être et à la sécurité des enfants accueillis au sein de notre établissement. Ce dernier a fait l’objet de plusieurs contrôles et inspections par les autorités compétentes, et nous avons toujours pleinement coopéré avec celles-ci, de même qu’avec les services de police ». Elle précise également « avoir beaucoup de témoignages positifs de la part de parents d’élèves ».
[Source VM 260620]
Edition Var-Matin 18 juin 2026
•> 86ème anniversaire de l'Appel du 18 juin du Général de GAULLE
A TOUS LES FRANÇAIS
Le général de Gaulle à Fréjus et Saint-Raphaël : quatre visites qui ont marqué l’Est-Var
Venu se recueillir auprès des sinistrés de Malpasset ou honorer la mémoire des anciens combattants du Débarquement, le Général a laissé une empreinte durable dans la mémoire locale. Retour sur ces quatre visites à l’occasion du 86e anniversaire de l’Appel du 18 juin.
Nous passons bien souvent devant sans même les voir. Ils ornent les murs de nos bâtiments anciens, égaient nos jardins ou donnent du relief à nos places publiques. Ces stèles, plaques commémoratives, et autres monuments font pourtant vivre la mémoire de nos lieux. Alors, Var-matin vous propose de partir à la découverte de ces mémoriaux de l’Est-Var.
Aujourd’hui, à l’occasion du 86e anniversaire de l’Appel du 18 juin, arrêtons-nous sur les visites réalisées par le général de Gaulle dans l’Est-Var. Le fondateur de la Ve République y est honoré à Fréjus par une stèle située place Agricola et à Saint-Raphaël par un monument situé square Bir Hakeim.
Au chevet d’une ville meurtrie le 17 décembre 1959
La première rencontre entre Charles de Gaulle et les Fréjusiens se déroule dans des circonstances tragiques puisque c’est à la suite de la catastrophe du barrage de Malpasset qui a ému la France entière et auprès d’une ville meurtrie pleurant la perte de 423 des siens que le président de la République se rend.
Le 17 décembre 1959, le chef de l’État survole d’abord la zone sinistrée en hélicoptère avant de se poser et… de s’écarter du protocole. Il veut alors prendre tout son temps pour aller se recueillir au cimetière rendre hommage aux victimes mais aussi rencontrer blessés, rescapés et familles endeuillées.
Aux côtés du maire André Léotard, il promet alors : « Je me ferai l’avocat de Fréjus ». Sur le livre d’or de la ville, il laisse une phrase qui a traversé les décennies : « Que Fréjus renaisse ! »
à lire aussi
Au cours de cette visite, de Gaulle remet également plusieurs distinctions à des sauveteurs et héros anonymes de la catastrophe. Notamment et à titre posthume à Madame Blazy, épouse d’un lieutenant de gendarmerie, pilote d’hélicoptère, qui avait trouvé la mort en portant secours aux victimes. Le chef de l’État a également décoré et remercié un conducteur de l’autorail et deux pêcheurs de la prud’homie qui avaient sauvé des personnes à Fréjus-plage.
Ovationné sous la pluie aux Arènes deux ans plus tard
Deux ans plus tard, le 9 novembre 1961, le Général est de retour dans l’Est-Var. Cette fois, il ne s’agit plus d’un déplacement d’urgence et de compassion mais d’une visite présidentielle dans le cadre d’une tournée du Sud-Est et de la Corse.
Malgré une pluie battante, entre 800 et 1 000 personnes l’attendent aux arènes de Fréjus. Ovationné par la foule, il est de nouveau par André Léotard. Rappelant son précédent passage dans la cité meurtrie, Charles de Gaulle se réjouit surtout de trouver au sein de la Cité romaine une population résiliente et résolument tournée vers l’avenir.
Le cortège traverse ensuite le centre-ville puis Fréjus-Plage avant de rejoindre Saint-Raphaël. Place Carnot, le député-maire René-Georges Laurin l’accueille là encore sous lesapplaudissements du public. Le Général s’adresse alors la foule avant d’entonner la Marseillaise avec les Raphaëlois.
Au Dramont et à Boulouris vingt ans après le Débarquement
La visite la plus médiatisée reste sans doute celle du 15 août1964. Ce jour-là, Charlesde Gaulle préside les cérémonies du vingtième anniversaire du Débarquement de Provence.
Parti du fort de Brégançon, il atterrit à la base aéronavale de Fréjus avant de parcourir la côte varoise. Un reportage du Monde réalisé à l’époque fait part d’un contraste saisissant : tandis que les autorités civiles et militaires accompagnent la procession du chef de l’État, des estivants en maillot de bain interrompent leur journée de farniente pour saluer le Président.
À Saint-Raphaël, la baie du Dramont offre un décor exceptionnel. Au large mouillent le croiseur français Colbert ainsi que l’USSS pringfield, navire amiral de la 6e flotte américaine. Face à la stèle commémorant le débarquement des forces alliées le 15 août 1944, le Général traverse une haie d’anciens combattants portant leurs drapeaux et dépose une gerbe d’œillets tricolores en forme de croix de Lorraine, symbole de la France libre.
Cette journée est aussi celle de l’inauguration de la nécropole nationale de Boulouris. Moins connue que d’autres hauts lieux mémoriels du débarquement, elle rassemble pourtant les dépouilles de 464 soldats français tombés lors des combats en Provence. Notamment ceux de la première armée du général de Lattre de Tassigny.
Une plaque rappelle encore aujourd’hui le passage du Général : « Le général de Gaulle, président de la République, est venus’incliner sur leurs tombes le 15 août 1964. »
Un attachement durable à l’Est-Var
Charles de Gaulle reviendra une dernière fois dans l’Est-Var à l’automne 1965, dans le cadre de la première campagne présidentielle au suffrage universel direct tandis qu’il avait reçu le soutien d’André Léotard et de Georges Reynal, premier magistrat de Saint-Raphaël.
Au-delà de ces visites officielles, un lien particulier semble s’être noué entre la famille de Gaulle et notre territoire. Son fils, l’amiral Philippe de Gaulle, disparu en 2024, avait en effet choisi d’établir sa résidence estivale à Agay pendant de nombreuses années.
[Source VM 260618]
Edition Var-Matin 14 juin 2026
•> La Corniche d'Or entre Saint-Raphaël & Théoule-sur-Mer
La Corniche d'Or
Entre Saint-Raphaël et Théoule-sur-Mer, ce monument gravé dans la roche de l’Estérel honore la mémoire d’Abel Ballif, le père de la Corniche d’Or
Premier président du Touring club de France, cet artisan du développement touristique de l’Hexagone est à l’origine de la route reliant le Var et les Alpes-Maritimes par le bord de mer. Une réalisation célébrée à l’échelle de tout le pays lors de son inauguration, en 1903.
Nous passons bien souvent devant sans même les voir. Ils ornent les murs de nos bâtiments anciens, égaient nos jardins ou donnent du relief à nos places publiques. Ces stèles, plaques commémoratives, et autres monuments font pourtant vivre la mémoire de nos lieux. Alors, Var-matin vous propose de partir à la découverte de ces mémoriaux de l’Est-Var.
Aujourd’hui, le monument à Abel Ballif situé à l’entrée du Trayas, et donc à quelques encablures de la frontière avec les Alpes-Maritimes. Un haut-relief pouvant apparaître comme gravé dans la roche de l’Estérel mais qui est en réalité constitué deciment. Veillant sur l’une des plus belles routes de France depuis 1939, il rend hommage à l’homme sans lequel la Corniche d’Or n’existerait peut-être pas.
Un nom aujourd’hui méconnu du grand public. Pourtant, à la fin du XIXe siècle, cet ancien fonctionnaire devenu président du Touring club de France (TCF) était considéré comme le « ministre officieux du Tourisme ». Visionnaire, il est convaincu que les paysages de l’Estérel constituent un trésor encore inaccessible qu’il faut révéler au plus grand nombre.
À cette époque, rejoindre Cannes depuis Saint-Raphaël relève de l’expédition. Depuis l’Antiquité, la principale voie de passage traverse l’intérieur du massif de l’Estérel. Sur le littoral, la situation n’est guère avenante. En 1900, le Saint-Raphaël Journal décrit la route entre Saint-Raphaëlet Agay comme « un lac de boue avec des fondrières de 40 à 60 centimètres ». Au-delà d’Agay, « le chemin praticable s’arrête ».
Une mobilisation populaire pour la voir naître
L’histoire de la Corniche d’Or commence alors en 1897, lorsqu’Abel Ballif présente à un ingénieur des Ponts et chaussées de Draguignan un projet audacieux : créer une voie longeant la mer entre Saint-Raphaël et Cannes.
Initialement, il ne s’agit que d’un sentier d’un mètre de large destiné aux piétons et aux cyclistes. Mais le maire de Saint-Raphaël, Léon Basso, voit plus grand. Le projet évolue ainsi vers une véritable route carrossable d’au moins cinq mètres de large.
Pour beaucoup, l’idée paraît sans doute irréaliste : Il faut percer le porphyre rouge de l’Estérel, combler des ravins, construire des ponts et aménager des ouvrages suspendus au-dessus de la Méditerranée.
Loin d’abandonner, Abel Ballif mobilise le TCF pour convaincre État, Région, Département, communes et même la compagnie de chemin de fer PLM de participer au financement. En outre, il lance une souscription publique qui voit les dons affluer.
De cinquante centimes pour les donateurs les plus modestes, à 250 francs pour Lord William Amherst voire 300 francs pour les carrières de porphyre de Saint-Raphaël. De nombreux propriétaires cèdent par ailleurs gratuitement les terrains nécessaires au passage de la future route.
Une prouesse réalisée en trois ans seulement
Les travaux débutent au tournant du siècle. Sous le soleil de l’Estérel, des centaines d’ouvriers, dont de nombreux Italiens, taillent la roche à coups de pics, de pioches et d’explosifs. La route est conçue pour ne croiser la voie ferrée qu’au moyen de ponts, sans aucun passage à niveau.
Contre toute attente, le chantier avance rapidement. En un peu plus de trois ans, la route est déjà achevée pour un coût d’environ 500.000 francs, soit un peu plus de deux millions d’euros. De quoi réaliser un tronçon d’un kilomètre tout au plus de nos jours.
Toujours est-il que, 11 avril 1903, l’inauguration est réalisée. Elle prend des allures de fête nationale : ministres, aristocrates, élus et personnalités diverses se retrouvent à Saint-Raphaël et un cortège de plus de cent voitures parcourt la nouvelle route sous les applaudissements des habitants. L'’événement est couvert par la presse à l’échelle nationale.
Abel Ballif déclare dans une interview donnée à La République du Var : « Jamais, au grand jamais on n’eut obtenu pareil sacrifice si nous n’avions suivi pas à pas cette affaire avec une ténacité de Breton, soutenus par la sympathie que, partout, cette entreprise a rencontrée. Cette route est dénuée de tout intérêt électoral, elle a la mer à droite et, à gauche, une forêt de 300 kilomètres carrés. Qui intéresse-t-elle ? Personne en particulier, et c’est là le rare et le beau de la chose. L’intérêt général est seul en cause. »
« Laplus belle promenade du monde »
Le succès dépasse toutes les espérances. La Corniche d’Or devient rapidement l’une des routes touristiques les plus célèbres de France. Ballif lui-même la qualifie de « plus belle promenade du monde ».
Longue de 27 kilomètres et ponctuée de 183 virages, elle offre un spectacle unique où les falaises ocre de l’Estérel se fondent dans l’émeraude de la végétation et plongent dans l’azur de la Méditerranée.
Intégrée à la Nationale 7 dès 1904, la Corniche d’Or contribue largement au développement touristique de la Côte d’Azur et à l’essor de villages alors peu fréquentés, comme Théoule-sur-Mer.
Entre les deux guerres, elle fut élargie pour répondre à l’accroissement du trafic mais, en 937, la circulation étant devenue trop importante, la Nationale 7 reprit son itinéraire initial par l’Estérel et la route de la corniche devint la N983.
Au fil des décennies, ce ruban d’asphalte serpentant au-dessus de lamer constitua également un décor de cinéma prisé, accueillant notamment des scènes d’AtollK, du Corniaud, du Clandes Siciliens ou plus récemment de L’Arnacœur.
Un monument éminemment symbolique
Abel Ballif s’est éteint à Théoule-sur-Mer en 1934, à l’âge de 88 ans. C’est cinq années plus tard qu’un mémorial est érigé en son honneur en surplomb de la route qu’il a imaginé.
Réalisé par le sculpteur Antoine Sartorio et l’architecte Antoine Tournon. Deux figures féminines allégoriques y symbolisent le tourisme. L’une tient un édifice patrimonial, l’autre une automobile. Sous elles apparaissent un cycliste, aujourd’hui presque effacé, un voilier, un avion et un dernier symbole semblant n’avoir survécu dans aucune archive. Tous rappellent cependant des moyens de transport que le Touring Club de France encourageait.
Derrière cet hommage, ce mémorial célèbre l’idée qu’un paysage exceptionnel mérite d’être partagé. Et plus de cent vingt ans après son inauguration, la Corniche d’Or continue d’émerveiller visiteurs et indigènes.
[Source VM 260614]
Abel BALLIF
►“ Abel Ballif déclare dans une interview donnée à La République du Var : « Jamais, au grand jamais on n’eut obtenu pareil sacrifice si nous n’avions suivi pas à pas cette affaire avec une ténacité de Breton,soutenus par la sympathie que, partout, cette entreprise a rencontrée. Cette route est dénuée de tout intérêt électoral,elle a la mer à droite et, à gauche, une forêt de 300 kilomètres carrés. Qui intéresse-t-elle ? Personne en particulier, etc’est là le rare et le beau de la chose. L’intérêt général est seul en cause. »
Abel Ballif s’est éteint à Théoule-sur-Mer en 1934, à l’âge de 88 ans. C’est cinq années plus tard qu’un mémorial est érigé en son honneur en surplomb de la route qu’il a imaginé. ”
Edition Var-Matin 12 juin 2026
•> Fréjus, Saint-Raphaël & Roquebrune-sur-Argens à l'honneur au palmarès du Figaro récompensant les communes du bord de mer & qualité de vie.
Port de Fréjus
Fréjus, Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens à l’honneur dans le palmarès du Figaro récompensant les communes de bord de mer avec la meilleure qualité de vie en France
Ce nouveau classement, comparant en l’occurrence la douceur de vivre au sein des communes littorales de toute la France, a notamment récompensé la ville de Fréjus mais également ses deux voisines. Des résultats à mettre toutefois en parallèle avec un second palmarès du Figaro qui vient contredire certaines affirmations du premier. Analyse.
Le territoire est-varois s’impose parmi les meilleurs cadres de vie du littoral français. En tout cas selon Le Figaro qui vient de publier un classement des communes de bord de mer où la qualité de vie est jugée la plus attractive, lequel fait la part belle à Fréjus, Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens.
Un palmarès qui a passé au crible quelque 400 villes côtières de l’Hexagone, départagées selon 55 critères allant de la météo à la sécurité, en passant par les loisirs, les transports, les commerces ou encore la santé.
Fréjus sur le podium national
La performance locale la plus marquante est ainsi signée par Fréjus qui se hisse ainsi à la troisième place nationale dans la catégorie des villes littorales de plus de 50 000 habitants, à égalité avec Nice. Un résultat qui place la cité romaine devant des destinations prestigieuses comme Antibes, Hyères ou Cannes.
Le Figaro distingue notamment Fréjus pour son intérêt touristique, où elle occupe la première place de sa catégorie. Une reconnaissance qui reflète sans nul doute la richesse de son patrimoine antique, la qualité de ses infrastructures balnéaires mais aussi sa large part de surfaces non artificialisées avec, notamment, son accès au massif de l’Estérel.
Sans surprise, la commune se classe également parmi les meilleures s’agissant de la météo mais aussi, la sécurité, l’accès aux commerces ou encore… les impôts locaux. À noter toutefois que le calcul du Figaro utilise les taux 2025. Même s’ils ne sont pas de nature à remettre en cause les résultats, il convient donc de noter que les hausses de taux d’imposition de l’agglomération ou encore de Fréjus ne sont pas ici prises en compte.
Côté faiblesses, notons la culture et les loisirs, l’accès aux soins mais aussi et surtout les transports qui prennent en compte le nombre de cyclistes et la présence et l’importance des gares de voyageurs.
Saint-Raphaël et Roquebrune dans le top 10
Dans la catégorie des villes de 10 000 à 50 000 habitants, Saint-Raphaël décroche pour sa part une solide cinquième place nationale, ex æquo avec Fouesnant et Saint-Cyr-sur-Mer. La station est particulièrement bien positionnée pour son intérêt touristique, son climat, son attractivité démographique et son offre sportive.
Sans doute moins médiatisée que ses voisines davantage tournées vers leur littoral, Roquebrune-sur-Argens signe pourtant une très belle performance en se classant au neuvième rang des villes moyennes où la vie est la plus douce. Le Figaro lui attribue même la première place de sa catégorie pour l’intérêt touristique. Une distinction qui récompense assurément sa configuration singulière entre village provençal, vaste espace naturel dominé par le célèbre Rocher et une ouverture maritime avec le quartier des Issambres.
En parallèle, le Figaro a également publié un palmarès des villes et villages où s’installer dans le Var. Si l’on pourrait s’attendre à ce que Fréjus et Saint-Raphaël, vu leurs positions au rang national, trustent les premières positions, il n’en est rien. Les critères sont pourtant presque identiques, malgré des pondérations variant quelque peu.
En tout état de cause, dans le classement départemental, la mieux classée est Saint-Raphaël qui figure à une honorable 12e place sur 110 communes comparées par Le Figaro. C’est notamment grâce à son offre en loisirs, qui comprend également les infrastructures sportives, que la Cité de l’archange s’est distinguée lorsque la sécurité et le marché immobilier l’ont pénalisée, toujours selon Le Figaro.
Un autre palmarès et d’autres résultats pour une unique réalité
Fréjus, occupe pour sa part la 55e place de ce classement. Si son intérêt touristique est toujours loué, elle est cependant pénalisée ici pour son attractivité et sa sécurité. Un verdict qui doit être pris avec prudence lorsque l’on sait que la démographie de la Cité romaine est particulièrement dynamique depuis nombre d’années.
Roquebrune-sur-Argens, classée 71e, est fortement pénalisée au regard de la sécurité, de son marché immobilier et de ses transports. Quant à son intérêt touristique, il semble curieusement avoir fondu au passage puisque Roquebrune n’est plus classée qu’au 52e rang départemental.
Quant à Puget-sur-Argens,elle apparaît en 88e place. Si la commune est pénalisée pour sa faible qualité environnementale, son manque d’intérêt touristique, son attractivité et sa sécurité, elle obtient en revanche de jolies 11e place pour son marché immobilier et son dynamisme commercial. Un résultat cohérent avec son rôle de pôle économique de l’Est-Var.
Enfin, Les Adrets-de-l’Estérel se classe ici 93e. Intérêt touristique, transports et accès à la santé sont identifiés comme des freins, tout comme… son environnement. Un critère où elle se classe 108e bien que nichée au milieu de l’Estérel. Là encore, ce sont les opportunités de son marché immobilier qui sont mises en valeur par Le Figaro.
Un territoire régulièrement salué pour sa qualité de vie
En définitive, il convient d’appuyer sur les différences significatives et parfois inexpliquées voire inexplicables qui existent entre ces deux palmarès usant pourtant de critères identiques.
Toutefois, ces résultats semblent confirmer de précédents classements réalisés par d’autres observateurs avec une tendance globale plaçant l’Est-Var parmi les territoires les plus attractifs du département voire de l’Hexagone. Ainsi, la plateforme de l’immobilier Se Logera récemment classé Fréjus en tête des communes varoises où vivre et investir. De son côté, le palmarès national des Villes et villages où il fait bon vivre distingue régulièrement Fréjus et Saint-Raphaël.
Peut-être ces différents classements peuvent, aussi, servir à nous rappeler qu’il n’existe pas de vérité universelle sur la qualité de vie d’une cité et que les aspirations diverses et variées des uns et des autres ne sauraient aboutir à une définition figée du “bien vivre”.
[Source VM 260612]
Edition Var-Matin 10 juin 2026
•> Jean-Louis MASSON reconduit au poste de Président de la Fédération des Républicains du Var
Jean-Louis MASSON
L’ancien maire de La Garde Jean-Louis Masson reconduit à la tête de la puissante fédération Les Républicains du Var
Le président du conseil départemental a été reconduit à la tête du mouvement dans le Var. Avec son équipe, il fixe comme cap la présidentielle de 2027.
Jean-Louis Masson, ancien maire de La Garde et actuel président du conseil départemental du Var, vient d’être reconduit à la présidence de la fédération LR du Var, apprend Var-matin auprès de l’élu.
« Je remercie les adhérents LR varois de m’avoir renouvelé leur confiance. Je tiens surtout à saluer le travail de terrain accompli par les militants durant mon mandat précédent à la tête de la fédération. Il a permis de précieuses victoires locales tant aux élections municipales que départementales partielles », a réagi l’élu, avant de saluer le travail de ses prédécesseurs.
« Je remercie pour le travail accompli les deux secrétaires départementaux successifs, Frédéric Masquelier et Françoise Dumont mais aussi tous les élus délégués et membres des comités de circonscription », a-t-il assuré.
Cap sur la présidentielle
« Des échéances majeures auront lieu en 2027, la fédération LR du Var prendra toute sa place dans l’urgent redressement de notre pays. Dans cet esprit de continuité, de rassemblement et d’efficacité, je souhaite que Françoise Dumont poursuive sa mission de secrétaire départementale. Son engagement, sa connaissance du terrain et son attachement aux valeurs de notre famille politique sont des atouts précieux pour préparer les échéances électorales à venir. Ensemble, nous continuerons à faire vivre une droite forte, unie et proche des Varois », également rappelé l’ancien colonnel de gendarmerie.
Les résultats détaillés dans le Var
Président de la fédération : Jean-Louis MASSON
Les délégués de circonscriptions :
1ère circonscription : Jérémy FRANCOIS
2e circonscription : Benoît ADET
3e circonscription : Julien SAVELLI
4e circonscription : Didier SILVE
5e circonscription : Gérard BONNAL
7e circonscription : Sandra KUNTZ
8e circonscription : Serge PREVOT
[Source VM 260610]
Edition Var-Matin 07 juin 2026
•> Renouvellement de concession concernant les futurs Etablissements sur la plage du Veillat à Saint-Raphaël
Plage du Veillat Saint-Raphaël
Suppression d’un établissement, installation pendant les travaux : à Saint-Raphaël, les futurs établissements de la plage du Veillat se dévoilent… et interrogent
L’enquête publique concernant le renouvellement de la concession de la plage du Veillat vient de débuter. La Ville de Saint-Raphaël prévoit deux établissements de plage au lieu de trois et un démarrage des concessions entre deux tranches du chantier de la Promenade des Bains.
Depuis ce lundi et jusqu’au 30 juin inclus, l’enquête publique portant sur le renouvellement de la concession de la plage naturelle du Veillat est ouverte. Une étape nécessaire avant l’attribution, par l’État, de la concession de cette langue de sable de 435 mètres à la commune de Saint-Raphaël pour une durée de dix ans, du 1er janvier 2028 au 31 décembre 2037.
L’objectif affiché par la municipalité est de « poursuivre la valorisation du front de mer tout en réduisant l’emprise des activités privées sur le domaine public maritime ».
Une plage moins occupée qu’auparavant
En effet, le principal changement concerne le nombre de lots exploités sur la plage. Alors que la précédente concession, accordée en 2009, comportait trois lots représentant environ 1 254 m², le nouveau projet n’en prévoit plus que deux.
Ces deux établissements, d’une superficie identique de 475 m² chacun, couvriront donc un total de 950 m². Le taux d’occupation de la plage passerait ainsi de 14 % à 11,7 %. Un ratio près de deux fois inférieur au maximum autorisé qui est de 20 %. Le linéaire occupé sera également réduit à 50 mètres, soit 11,5 % du linéaire total de la plage du Veillat, contre 15,6 % auparavant.
La commune explique ce choix par sa volonté « d’augmenter l’espace de plage libre de toute occupation et d’accès gratuit pour les usagers » tout en privilégiant « des aménagements de grande qualité, respectueux de l’environnement ».
Sans grande surprise, les deux futurs lots auront une même vocation d’offrir restauration de plage et location de matelas et parasols. Chaque lot comprendra un espace dédié à la restauration limité à 190 m², un bâti démontable de 12 m² maximum destiné notamment à l’accueil ou au stockage, une terrasse démontable et une zone de location de matelas et parasols d’au moins 285 m².
Autre particularité, ces lots seront implantés au droit des futurs locaux communaux destinés aux cuisines et à l’accueil du public. L’attribution de ces locaux fera l’objet d’une procédure distincte de délégation de service public.
Plusieurs interrogations demeurent
Cette nouvelle concession s’inscrit dans le cadre plus large du réaménagement du front de mer raphaëlois et de la future Promenade des Bains. Et si le dossier d’enquête publique détaille précisément les caractéristiques des futurs lots, plusieurs questions demeurent.
Tout d’abord, la durée de la concession passe de douze ans lors de la précédente attribution à dix ans dans le nouveau projet sans qu’aucune explication ne soit apportée dans les documents soumis à enquête publique. D’autant que le calendrier interroge : Les travaux prévus au Veillat dans le cadre de la Promenade des Bains doivent se dérouler entre octobre 2027 et juin 2028, puis entre octobre 2028 et mai 2029. Or la future concession doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2028.
Les futurs exploitants devront-ils s’installer entre les deux phases de chantier ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas avoir fixé le début de la concession à 2029 afin de garantir aux concessionnaires une exploitation effective sur l’intégralité des dix années prévues ? La question des snacks, installés l’été dernier de façon provisoire, reste également en suspens (*).
Le dossier est notamment consultable jusqu’au 30 juin en mairie ainsi qu’en ligne. Les observations peuvent être déposées sur le registre d’enquête, adressées par courrier au commissaire enquêteur ou transmises par courriel à l’adresse : ddtm-observations-ep@var.gouv.fr.
Le commissaire enquêteur, Jean-Loup Bachet, assurera plusieurs permanences à la base nautique de Saint-Raphaël les 16, 25 et 30 juin.
* Malgré nos sollicitations, la commune de Saint-Raphaël n’a pas souhaité renseigner nos lecteurs sur les interrogations entourant le calendrier d’installation des établissements de cette nouvelle concession.
[Source VM 260607]
Edition Var-Matin 04 juin 2026
•> Activités Nautique Gratuites à Saint-Raphaël ce samedi 06 juin : Croisières, Kayak, Paddle, Voile, Longe-côte
Activités Nautiques Saint-Raphaël
Croisières, kayak, paddle, voile, longe-côte : à Saint-Raphaël, on peut tester gratuitement des activités nautiques ce week-end
L’événement, raccourci à une journée cette année (le samedi 6 juin 2026), promet un programme riche en découvertes et de nombreuses activités nautiques gratuites proposées par des prestataires de la cité de l’Archange.
Face aux reflets irisés qui scintillent sur les ondes de la baie raphaëloise, résonnent les mots de Charles Baudelaire : « Homme libre, toujours tu chériras la mer ! »
C’est un malheureux fait de l’homme que ce que l’on se plaît à voir chaque jour perd, peu à peu, de la valeur qu’on lui a jadis accordée.
Force est de constater que la vie en bord de Méditerranée ne fait pas exception. Grisé, par le bleu céruléen des eaux de la cité de l’Archange, voilà que ce spectacle pourtant grandiose se meut entoile de fond.
Activités pléthoriques
Pourtant, les activités nautiques regorgent d’une richesse parfois insoupçonnée. Alors chaque année, la cité de l’Archange se livre toutes voiles dehors pour en faire découvrir les richesses à tous ceux qui seraient avides d’en admirer l’étendue. Et ce sans bourse délier qui plus est.
Entre amis, en famille, ou même pour sa curiosité personnelle, difficile de passer à côté de l’édition 2026 de la journée « Faites du Nautisme ». Croisières, kayak, paddle, voile, longe-côte ou encore visites et initiations ponctueront ce rendez-vous que lamer vous donne. Larguez les amarres !
Au départ du Vieux-Port
- AMC Cape Grace : au départ du Vieux-Port, profitez d’une croisière de 1h30 à bord d’un maxi-catamaran, à la découverte du littoral raphaëlois jusqu’à l’île d’Or. Deux rotations sont prévues : 09h (retour 10h30) et 11h30 (retour 13h). Boissons softs incluses. Aucune pause baignade n’est prévue lors de ces sorties en mer.
Informations et réservations : Tél. 04 94 55 28 60, par mail à info@amccapegrace.com ou amccapegrace.com
- SNSM : visite de la vedette toute la journée avec précisions de l’équipe sur place.
Inscriptions au Vieux-Port, Quai d’honneur. Informations sur : station-esterel.snsm.org
- Wave Azur : initiation aux bouées tractées. Deux à trois rotations de 11h à 12h.
Inscriptions sur place au ponton du Vieux-Port.
Au départ de la plage du Veillat
- Extrême Glisse Événements : découvertes et initiations paddle de09h à 12h. Inscriptions sur place, plage du Veillat. Informations sur : ege-var.assoconnect.com
- Water Walking Estérel : découverte du Longe-Côte/Marche Aquatique. Initiations 14h/16h.
Chaussures et lunettes obligatoires. Inscriptions : tél. 06.08.78.35.22.Rendez-vous au Poste de Secours, Plage du Veillat.
Renseignementssur wwesterel.com
Au départ de la base nautique Santa Lucia
- Bateaux et gréements de tradition : sorties collectives en pointus avec deux rotations, 10h et 11h, au départ du ponton à la sortie du port - bassin nord (près du poste d’avitaillement). Pas de réservation. Inscriptions sur place Base Nautique Santa-Lucia(Jardin Beaurivage). Informations sur bgt-saintraphael.fr
- Kitefoil school by Eole Sensations : trois rotations gratuites d’une heure, pour quatre personnes maximum en simulateur foil, avec départs à 09h, 10h et 11h. Pour toutes inscriptions pendant l’événement Faites du Nautisme, réduction de 10 % sur une prestation. Quai N °8 - Port Santa Lucia.
Réservation obligatoire : Tél. 07 45 20 80 43 oukitefoilschool.com
- Club nautique de Saint-Raphaël : quatre sorties de 1h en voilier collectif ECHO-90 : 10h et 11h et 14h30 et 15h30. Inscriptions sur place Base Nautique Santa-Lucia. Tél. 04 94 95 11 66 ou en ligne à club@cnsr.fr - cnsr.fr
- Base nautique municipale Santa Lucia avec l’École de Voile Municipale (CNM) : sorties en bateau collectif de 30 mn de 09h30 à 12h puis de 13h30/16h30. Inscriptions sur place. Tél. 04 94 83 84 50 ou sur ville-saintraphael.fr
Au départ de la Base Nautique d’Agay
- Estérel Kayak 83 : découverte kayak de mer et pirogue de 30 mn :14h-17h. Inscriptions : Tél. 06.60.13.11.07 ou à esterelkayak83.com. Rendez-vous sur la Base Nautique d’Agay.
- Base nautique municipale d’Agay : découverte kayak et paddle sur 30 mn. Horaires : 09h /12h30 et 13h30/16h. Mise à disposition des matériels et sécurisation des pratiques. Inscriptions sur place. Tél. 04.94.82.71.42 ou sur ville-saintraphael.fr
Le samedi 6 juin de 9h à 17h, gratuit (sous réserve des disponibilités et des conditions météorologiques. Information auprès de l’Office de Tourisme de Saint-Raphaël au 04 94 19 52 52.
[Source VM 260604]
Edition Var-Matin 03 juin 2026
•> Premier Forum de l'Alternance à Saint-Raphaël
Forum de l'Alternance Saint-Raphaël
Des CV, des échanges et des perspectives : le premier Forum de l’alternance à Saint-Raphaël a trouvé la bonne formule
Organisé pour la première fois à Saint-Raphaël par l’Agglo de l’Est-Var et la Mission locale, le Forum de l’alternance a permis à de nombreux jeunes et demandeurs d’emploi de nouer des contacts prometteurs avec les professionnels présents, au sein du gymnase Pierre-Clère, malgré une grosse chaleur à l’intérieur du bâtiment.
La température flirtait avec les sommets, mercredi 3 juin 2026 après-midi, à l’intérieur du gymnase Pierre-Clère à Saint-Raphaël.Pourtant, malgré l’ambiance « sauna » qui régnait sous la toiture du bâtiment, les visiteurs ont répondu présents àla première édition du Forum de l’alternance.
Une affluence très encourageante pour ce rendez-vous inédit consacré à l’emploi, à la formation et à l’insertion professionnelle,organisé par la Mission locale Est-Var,en partenariat avec Estérel Côte d’Azur Agglomération.
Entre les stands des entreprises, des organismes de formation et des partenaires de l’emploi, les allées n’ont cessé de se remplir au fil des heures. Jeunes en quête d’une orientation, étudiants à la recherche d’un contrat, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion : tous étaient venus avec le même objectif, celui de transformer une rencontre en opportunité.
"Dans l’Est-Var, on est entre 8,3 % et 8,6 % pour le taux de chômage"
« Il faut saluer cette initiative ! Et, de manière générale, tous les forums en faveur de l’emploi sont importants parce que, dans le département, on est dans une situation assez hétérogène par rapport au taux de chômage, rappelait la sous-préfète Myriam Garcia, présente au rendez-vous. Dans l’agglomération toulonnaise, on est à moins de 7 %, tandis que dans l’Est-Var, on est entre 8,3 % et 8,6 %. Ce nouveau forum a donc toute sa place ici : dans cette société dématérialisée, il est bon de se rappeler que le contact humain est très important pour le recrutement. »
Un vrai tremplin vers l’emploi
Véritable tremplin vers l’emploi, l’alternance associe enseignement théorique et immersion professionnelle. Elle s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux outils d’insertion et de développement des compétences au service des besoins des entreprises du territoire.
« Il y a, aujourd’hui au sein de cette salle, 28 entreprises, autant d’organismes de formation et autant de partenaires, s’enthousiasme Yolande Lopez, vice-présidente d’Estérel Côte d’Azur Agglomération, déléguée à l’emploi et à la formation. Ce forum, qui est une extension du forum de la Mission locale, permet une ouverture à un public beaucoup plus large. Car on pense toujours que l’alternance, comme l’apprentissage, est destinée à un public de 18-25 ans. Or, l’alternance, comme ce forum, est ouverte à tous les âges, tous les profils.»
« Depuis 2008, on fait ce forum à l’échelle de la Mission locale, avec une centaine de jeunes. Mais là, c’est la première fois qu’on a un forum grand public, a complété David De Oliveira, directeur de la mission locale Est-Var. On a constaté, par exemple, des quadras ou des quinquas qui veulent se réorienter. C’est positif ! »
« Une forte demande sur le territoire »
« Vous avez vu le monde cet après-midi ! Cela prouve qu’il y a une forte demande sur le territoire », a constaté Carole Vives, directrice de l’agence France Travail de Saint-Raphaël.
Dans une ambiance studieuse mais conviviale, les échanges se sont multipliés. Ici, un recruteur détaille les besoins de son entreprise ; là, un futur alternant présente son parcours et ses motivations. Des discussions parfois brèves, parfois plus approfondies, mais qui témoignaient toutes d’une même volonté : rapprocher le monde de la formation et celui de l’entreprise.
Par exemple au stand de Stelo Formation, le contact semble facile et prometteur entre le staff et les visiteurs. Souriante, motivée et dynamique, la jeune Roquebrunoise Maialen, qui vient d’échanger quelques mots, paraît plutôt ravie : « Le contact est très bien passé, on a pu faire un point précis à mon sujet. C’est concluant ! »
Pour cette première édition, les organisateurs peuvent donc se féliciter d’avoir relevé le défi. Car au-delà des chiffres de fréquentation, ce sont surtout les contacts noués, les conseils prodigués et les perspectives ouvertes qui ont donné tout son sens à cette journée. Sous la chaleur du gymnase, ce sont finalement de nombreuses passerelles vers l’avenir qui se sont construites.
[Source VM 260603]
Edition Var-Matin 03 juin 2026
•> Fête votive de Saint-Honorat au Quartier AGAY Saint-Raphaël
Fête votive de Saint-Honorat
Costumes d’époque, danses folkloriques, tournoi de joutes : ce quartier de Saint-Raphaël fait revivre les traditions provençales dimanche 7 juin
La fête votive traditionnelle de Saint-Honorat, organisée par le Comité d’animation d’Agay, revient dimanche 7 juin à partir de 10 h avec des animations, une messe, une procession en mer.
Le quartier d’Agay, à Saint-Raphaël, célébrera Saint-Honorat dimanche 7 juin à partir de 10 h. Organisée par le Comité d’animation d’Agay, la fête votive traditionnelle rassemblera les fidèles en la chapelle d’Agay pour la messe en plein air et la bénédiction du buste de Saint-Honorat.
Les jouteurs d’Agay Nautique, accompagnés des danseurs, danseuses et musiciens de l’association de maintenance des traditions provençales Lou Cepoun Frejuren ainsi que des bravadeurs des Amis de Saint-François-de-Paule, en costumes d’époque, se réuniront vers 11 h 30. Le cortège portera la statue du saint au rythme des fifres et tambourins,rejouant le départ d’Honorat pour les îles de Lérins.
Ils défileront jusqu’au port d’Agay afin d’embarquer à bord des bateaux et gréements de tradition de l’association BGT. Une procession en mer avec les voiliers pavoisés des plaisanciers, ralliera le port d’Agay à la Base nautique, de l’autre côté de la rade.
Le groupe débarquera Saint-Honorat pour une deuxième procession, à pied cette fois-ci, vers 12 h 15, jusqu’à la place du Togo, où doit avoir lieu la bénédiction du pain et du vin.
À 13 h, un apéritif sera offert à la population. Ce moment de convivialité sera suivi d’un repas, sous la tonnelle (fideua, paella aux pâtes, vin et dessert). Enfin, des animations musicales, danses provençales, et un grand tournoi de joutes sont programmés à partir de 16 h 30.
Il avait fait fuir les serpents de l’île de Lérins
Les Raphaëlois sont ainsi invités à rendre hommage à Honorat d’Arles, moine devenu évêque au Ve siècle et fondateur de l’abbaye de Lérins sur une des îles au large de Cannes, qui porte son nom. Saint Honorat, qui a fait fuir les serpents de l’île de Lérins et fait surgir une source, aurait vécu en ermite dans une grotte nichée dans le massif de l’Estérel, lieu retiré propice à la prière et la méditation.
à lire aussi
Le saint homme descendait exercer son apostolat auprès des pêcheurs agathoniens, et les habitants ne l’ont pas oublié.
Repas sur réservation au bureau municipal d’Agay, 569, boulevard de la plage. 25 euros pour les adhérents ou 30 euros pour les non-adhérents. Renseignements : 06 61 82 06 25.
[Source VM 260603]
Edition Var-Matin 03 juin 2026
•> Camping de Luxe, Aurore LAROCHE fête les 50 ans d'Estérel Caravaning
Aurore LAROCHE
« La reine du camping de luxe » : A Saint-Raphaël, Aurore Laroche fête les 50 ans d’Estérel Caravaning
La fille des fondateurs de cet établissement 5 étoiles et dirigeante depuis 31 ans, organise quatre soirées blanches pour fêter le succès d’une saga familiale.
Classé 5 étoiles depuis 2011, Esterel Caravaning est le premier des campings du Var à avoir reçu cette distinction. Un établissement dont la réputation a largement dépassé Saint-Raphaël. Cinquante ans après son ouverture, le 14 juillet 1976, le site accueille,du 1er avril au 30 septembre, une clientèle à 61 % internationale.
Dans les contreforts du massif de l’Estérel, l’établissement s’étend sur une superficie de 19 hectares de maquis et propose 495 emplacements : 331 mobile homes et 164 emplacements pour camping-cars et caravanes. Et c’est Aurore Laroche, la propriétaire des lieux, qui fait la visite au volant de sa voiturette électrique.
40 millions d’euros investis
Les arches d’origine à l’entrée du camping ont été préservées « même si on me dit de les enlever et qu’on doit les refaire parce qu’un camion est entré dedans » soutient la propriétaire des lieux. Le camping a subi deux relookings depuis la transmission de l’entreprise. « On investit chaque année dans les rénovations, plus de 40 millions d’euros en 50 ans. » Afin de maintenir le standing.
Avec des mobile homes VIP jusqu’à 8 personnes avec piscine privée ou spa privatif (4 000 euros la semaine) et des emplacements de 200 m² avec salle d’eau, cuisine équipée et spa privatif, l’établissement se targue « d’avoir toujours été leader de l’innovation » dans le secteur du camping de luxe.
Le camping a accueilli 22 478 clients en 2025, qui viennent pour le cadre et les animations avec terrains de tennis et padel, piscines, terrains de jeux, spa, bar, snack, deux restaurants et une supérette moderne avec 113 000 références « pour répondre à la demande de toutes les nationalités ».
Prix internationaux
Avec 168 500 nuitées annuelles et une dépense moyenne hors hébergement estimée à 50 euros par jour et par personne, les retombées économiques indirectes générées par Esterel Caravaning sur le territoire s’élèvent à environ 8,4 millions d’euros par an — soit un montant supérieur à son propre chiffre d’affaires.
« L’établissement travaille avec plus de 100 fournisseurs, dont une large majorité est localisée dans le Var ou dans la région », ajoute la présidente d’Estérel Côte d’Azur. Une politique d’emploi et d’achats de proximité qui contribuent au tissu économique local.
Les 80 personnels bénéficient eux aussi de 43 logements sur site. « Leur salaire est 30 % supérieur à la moyenne, plus le comité d’entreprise et les primes », avance la cheffe d’entreprise. Le jardinage, le ménage et l’électricité sont externalisés. L’entreprise réalise ainsi 7,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 8 %.
La directrice est fière d’afficher les distinctions de l’établissement, qui figure parmi les meilleurs campings d’Europe tous guides confondus : ADAC Superplatz et ANWB Best Camping depuis près de dix années consécutives. Une reconnaissance parmi les 7 200 campings en France, dont 500 dans le Var.
« On n’a pas les moyens de grands groupes qui investissent des millions dans la communication, donc notre meilleure publicité, c’est nous », explique Aurore Laroche. Et la « papesse du camping de luxe », avec un taux de fidélité de 50 %, s’investit pleinement auprès des campeurs et aussi dans les vidéos postées sur les réseaux sociaux et qui cumulent des centaines de milliers de vues.
Une 4e génération ?
Aurore Laroche a repris ce camping créé par son père Jean Laroche en 1974 « grâce au pacte Dutreil (1), sinon j’aurais dû vendre ». Une histoire de transmission d’entreprise réussie. De valeurs aussi. La 3e génération est déjà en place, avec le fils aîné Jean Yaël, 32 ans, son « bras droit ». Et Matisse, 17 ans, qui s’investit sur son temps libre pour aider l’entreprise familiale à se développer.
« Je viens d’être grand-mère d’un petit Joseph, la 4e génération est assurée », déclare l’infatigable quinquagénaire. « On travaille 17 heures par jour pour le bonheur des familles, sourit Aurore Laroche. De toute façon je suis insomniaque, je ne dors que 5 heures par nuit. »
Pour se ressourcer, la gérante parcourt les trois collines boisées du camping, riche de 280 000 végétaux endémiques. Un environnement qui donne des ailes à sa propriétaire. À 58 ans, cette passionnée passera le diplôme d’apicultrice, le 20 juin au lycée agricole d’Antibes, afin d’installer 3 ruches sur son domaine. Le miel de garrigue produit sur place sera proposé aux vacanciers. Entre deux soirées blanches.
(1) Dispositif instauré par la loi n ° 2003-721 du 1er août 2003 (dite « loi Dutreil ») afin d’alléger le coût fiscal de la transmission des entreprises dans un cadre familial, suite à un décès ou à une donation.
[Source VM 260603]
Edition Var-Matin 03 juin 2026
•> La Sénatrice "LR" Françoise Dumont compte remporter les Sénatoriales dans le Var
Françoise DUMONT
« Le match se jouera avec le RN » : comment la sénatrice LR Françoise Dumont compte remporter les sénatoriales dans le Var
Tête de la liste Les Républicains, Françoise Dumont a de grandes chances de conserver son siège au Sénat lors des prochaines élections en septembre. Malgré la concurrence du Rassemblement national, elle espère également embarquer à ses côtés le maire de La Crau, Christian Simon, et une autre candidate varoise, pas encore désignée. Voici sa stratégie.
« Conserver trois sièges sur quatre ». C’est la mission de Françoise Dumont, seule sénatrice LR varoise candidate à sa réélection. Un sacré défi, vu le changement du paysage politique depuis les précédentes sénatoriales, il y a six ans. Aux dernières municipales, la droite a laissé au Rassemblement national et à ses alliés de l’UDR des grandes villes comme Six-Fours, La Valette et surtout La Seyne, en plus de Fréjus déjà acquise depuis 2014. Soit un important vivier de grands électeurs, qui prendront part à ce scrutin indirect le 27 septembre. « Le match se jouera avec le RN », résume celle qui a été investie tête de liste par la commission nationale d’investiture des Républicains, ce mardi après-midi. Une formalité. Mi-mai, Françoise Dumont avait déjà eu le feu vert de Gérard Larcher et sa majorité sénatoriale.
« Je n’ai pas hésité une seconde à rempiler », assure l’élue varoise, qui met en avant son bilan auprès des nouveaux élus qu’elle rencontre sur le terrain. Et notamment son combat contre la suppression des aides dédiées à la revitalisation (FRR) à treize communes du Haut-Var, synonymes d’exonérations pour les médecins et certaines entreprises. « Je me nourris du terrain », ajoute Françoise Dumont, qui a fait avancer des dossiers auprès des différents ministres sur les mobilités dans le golfe de Saint-Tropez, le logement à Flayosc, ou encore la future prison au Muy. Également à son C.V., son rôle de rapporteur du budget de la Sécurité civile ainsi que la présidence du groupe de travail dédié à cette thématique, avec à la clé une liste de préconisations pour faire face aux défis à venir.
Christian Simon pour muscler le jeu
En 2020, Françoise Dumont était partie en deuxième position derrière Michel Bonnus. Ce sera sans lui, cette fois-ci. Candidat malheureux aux municipales de Toulon, il a fait savoir qu’il privilégiera dorénavant sa santé et son combat contre le cancer. Jean Bacci n’a pas, non plus, souhaité prolonger. « Je tiens à les remercier chaleureusement pour leur engagement politique », indique Jean-Louis Masson, délégué départemental LR et président du Département, qui a participé à l’élaboration d’une équipe remodelée. Avec notamment Christian Simon, en position éligible. Si le maire de La Crau avait assuré pendant les municipales qu’il ne briguerait pas un siège de sénateur, il s’est finalement laissé convaincre de l’intérêt pour la ville d’avoir un élu au Palais du Luxembourg. « Il a une fine connaissance des collectivités », souligne Françoise Dumont.
Le maire de Lorgues, Claude Alemagna, héritera d’une symbolique quatrième place. Suivi de deux suppléants : la conseillère départementale Laëtitia Quilici et le maire de Rians Nicolas Brémond. Reste la troisième, toujours pas attribuée. Faute de prétendantes pour boucler un casting paritaire hommes-femmes, comme le laisse entendre la concurrence ? « Plusieurs auraient dit non », avance un élu local. « Nous avons un choix à faire entre plusieurs profils différents. C’est une affaire de jours », balaie la parlementaire, qui aurait bien vu à ses côtés Fabienne Joly, l’ancienne présidente de la Chambre d’agriculture du Var, décédée l’été dernier.
La candidature dissidente de Marc Lauriol
Outre Frank Giletti, député RN et désormais adversaire aux sénatoriales, Françoise Dumont aura un autre concurrent à affronter : le conseiller départemental Marc Lauriol, qui a rendu sa carte LR la semaine dernière pour monter une liste indépendante de tout parti. « Pour moi, la politique est une aventure collective et non pas personnelle, regrette la sénatrice, qui a été avertie par d’autres élus de cette candidature dissidente. Pour être fort au Sénat, pour obtenir du temps de parole dans l’hémicycle, pour être placé dans des commissions et missions d’information, il faut faire partie d’un groupe fort. Choisir un groupe indépendant, c’est avoir moins de voix au chapitre. »
Prochaine étape ? La mise en place d’un plan de bataille, avec des rencontres dans les différents territoires pour convaincre le maximum de grands électeurs, notamment ceux des intercommunalités d’ampleur. Comme à Toulon, où le réservoir de voix sera beaucoup plus disputé que par le passé. « Je suis une femme de cœur, profondément humaine, précise Françoise Dumont, sur qui repose l’élection. Et puis, j’aime faire campagne. D’ailleurs, je suis toute l’année en campagne. »
[Source VM 260603]
Edition Var-Matin 02 juin 2026
•> Fréjus & Saint-Raphaël dévoilent leurs stratégies, quant à l'entretien des Espaces Verts, suite au changement climatique !
Les services des Espaces Verts
Entre adaptation climatique et gestion de l’eau, les services des espaces verts de Fréjus et Saint-Raphaël dévoilent leurs stratégies pour la saison estivale
Entre adaptation climatique et gestion de l’eau, les services des espaces verts de Fréjus et Saint-Raphaël dévoilent leurs stratégies pour une saison estivale fleurie et durable.
Tandis que la brise printanière caresse encore les rivages de l’Est-Var, une effervescence silencieuse s’est emparée des serres et des massifs. À Saint-Raphaël comme à Fréjus, le promeneur ne perçoit souvent que l’éclat final d’un parterre de géraniums ou la fraîcheur ombragée d’un square. Pourtant, derrière ce décor immuable de carte postale, s’opère une mutation profonde, presque une révolution de velours.
Face aux assauts répétés d’un ciel de plus en plus avare de ses larmes et d’un soleil qui brûle déjà les certitudes d’antan, les directeurs des espaces verts sont devenus les nouveaux alchimistes de la ville. Ici, on ne se contente plus de planter : on anticipe, on adapte, on réinvente. Entre la recherche d’essences résilientes et l’art délicat de l’économie d’eau, plongée au cœur des coulisses de ceux qui, chaque jour, dessinent le visage de notre futur climatique.
A Saint-Raphaël
Sylvie Blanc, adjointe au maire déléguée à l’écologie et aux espaces verts, et Nicola Petrarca, directeur du service des espaces verts et paysagiste de formation, retiennent avant tout une date clef dans l’évolution du service : l’année 2023. « La production florale en serre a changé à la suite des fortes contraintes climatiques de cette année-là. Il y avait eu un arrêté sécheresse qui a longtemps perduré et qui nous avait contraint à sacrifier une bonne partie des plants, on les avait donnés à la population... On a donc fait par la suite le choix d’adapter nos pratiques plutôt que de maintenir le modèle qu’on avait, trop consommateur en eau et en énergie. » Plus de serre municipale, mais les équipes avaient plus d’un tour dans leur sac : « Elles vont désormais privilégier le bouturage, le rempotage des plantes déjà présentes et l’entretien des différents végétaux, c’est le gros du travail des espaces verts », résume l’élue, expliquant la démarche globale du service, « plus durable, plus résiliente ».
L’objectif étant de « garder une ville fleurie toute l’année »,les végétaux sont « de plus en plus de type méditerranéen », utilisant également des « techniques de paillage – fait en partie avec les végétaux coupés par nos jardiniers en ville ou en provenance des déchets verts –pour conserver l’humidité des sols », et au moyen d’un système d’arrosage « moins gourmand en eau ».
Eviter les îlots de chaleur
La commune a une superficie de presque 90 km2 parmi lesquels 0,3 km2 d’espaces verts, ou trente hectares – dont 1 000 m2 d’espaces fleuris – qui occupent un peu plus d’une quinzaine de personnes du service municipal. « Les jardiniers de la Ville, par le passé, étaient habitués à des saisons bien marquées, avec deux périodes de fleurissements en octobre et en mai, puis le reste de l’année, c’était de l’entretien, explique Nicola Petrarca. De nos jours, c’est un travail qui prend tout au long de l’année, avec un fleurissement continu. » Graminées, herbacées, arbres fruitiers... La façon de planter change : « en hiver, ce sont les arbres, ensuite les arbustes au début du printemps, etc. » Les couleurs s’enchaînent de janvier à décembre – avec toute fois une partie horticole, « on garde une bonne partie d’espaces fleuris, ça marque la saison malgré tout, notamment sur des sites emblématiques ».
En somme, les végétaux choisis, depuis quelques années, « sont adaptés au climat et moins consommateurs en eau ». D’une année à l’autre, le besoin en eau a baissé « de 30 % par exemple l’an dernier ». Le système de paillage « permet d’éviter l’évaporation de l’eau » et de larges copeaux, désormais, « occupent quasiment tous les ronds-poins de la ville plutôt que des graviers de pouzzolane bien chauds l’été, évitant ainsi les îlots de chaleur ».
A Fréjus
Même souci d’adaptation climatique et de gestion de l’eau du côté de la ville romaine, comme l’indiquent Marcel Sabbah, adjoint au maire de Fréjus, Emmanuel Porre, directeur des services techniques, Benoît Duveau, directeur des interventions techniques et Loïc Pollart, spécialiste des espaces verts. « Comme à Saint-Raphaël, avec les années, les pratiques ont évolué dans le bon sens, notamment avec les différents arrêtés préfectoraux, détaille Emmanuel Porre. La Ville de Fréjus s’adapte au changement climatique sur tous les aménagements. Je citerai par exemple, sur des giratoires récents, l’installation de plantes qui résistent aux chaleurs et nécessitent moins d’eau, ou encore des paillages, du minéral plutôt que des pelouses. Et des massifs que l’on veut pérennes et autonomes en eau : ainsi près du lycée Albert-Camus, sur les bas-côtés et sur le giratoire, vous avez des plantes grasses et du paillage minéral. Il y a certes encore des zones alimentées par de l’arrosage ou du goutte-à-goutte, mais on a des compteurs communiquants, on a des alertes quand il y a surconsommation, et une vigilance constante pour la moindre fuite qui pourrait arriver. »
Outre l’aspect environnemental, il y a bien sûr aussi l’aspect financier. « La maîtrise des coûts guide également nos actions », assurent-ils. Et côté espèces végétales de plus en plus utilisées, « nous nous orientons vers des plantes endémiques – cystes, genêts, lavandes – dans l’Estérel pour former en ville des massifs similaires, assure Loïc Pollart. Et on cible désormais l’arrosage, c’est-à-dire qu’on essaie de supprimer, à certains endroits, l’arrosage par aspersion – sur nos pelouses et nos massifs par le passé. Aujourd’hui, on fait du goutte-à-goutte ciblé pour les petites plantes, et du RWS (1) pour les arbres qu’on replante : zéro déperdition d’eau... »
Végétaux dépourvus d’arrosage
Le paillage de bois BRF (2) est aussi utilisé par le service des espaces verts car « il permet de bien retenir l’humidité au sol. Et sous ce BRF, on installe un géotextile tissé qui permet aussi de retenir l’eau et limite la pousse d’herbes indésirables, alimentant en eau uniquement les végétaux qu’on plante, continue Loïc Pollart. On arrive aujourd’hui à créer des massifs entièrement constitués de végétaux dépourvus d’arrosage : le rond-point Arnaud-Beltrame, aux abord de la place Clemenceau, au giratoire devant la Villa Marie, à celui de la rue du Dr Donnadieu, à celui devant la mairie annexe de la Tour-de-Mare, etc. »
Agaves, aloès, yuccas, senecios font ainsi partie du décor fréjusien, tout comme les paillages aux couleurs de l’Estérel (par exemple tuile concassée et donc orangée) et se constatent tout au long de l’année, de janvier à décembre. « Nous maintenons une culture horticole que nous délocalisons à des confrères ; on est toutefois passé, de 30 000 plantes par an (gourmandes en eau) à 16 000 plantes à l’année. Elles font toutefois toujours plaisir à voir, on ne les supprime pas totalement, même s’il y a eu basculement vers des plantes plus adaptées au climat actuel ».
1. Le Root water system (RWS) permet à l’eau, à l’oxygène et aux nutriments essentiels de contourner le sol compacté et d’atteindredirectement les systèmes racinaires des arbres et des arbustes.
2. Bois raméal fragmenté.
[Source VM 260602]
Edition Var-Matin 31 mai 2026
•> Projets d'Estérel Côte-d'Azur Agglomération -ECAA- d'espaces Défense & Santé sur le secteur du Capitou à Fréjus
Pôle Capitou Nord
Défense et santé : voici les deux pôles en projet au Capitou
Dans le secteur Capitou Nord, l’agglomération prépare l’installation de deux zones économiques à moins d’un kilomètre l’une de l’autre. Les projets en sont pour l’heure au stade des études environnementales.
Le secteur du Capitou Nord va poursuivre son développement économique. Sur cette zone de Fréjus bordant l’autoroute A8, l’agglomération Estérel Côte d’Azur porte actuellement deux projets distincts de zones d’activités appelées à voir le jour à quelques centaines de mètres l’une de l’autre. D’une part le ‘’Pôle Safari’’, tourné vers la santé et le tertiaire. De l’autre une zone industrielle tournée vers les applications militaires et la défense secteur du Bonfin.
Pour justifier ces opérations auprès des autorités environnementales, l’agglomération invoque « une raison impérative d’intérêt public majeur ». Mettant en avant le manque de foncier économique disponible et les plus de 90 demandes d’implantation d’entreprises chaque année représentant un potentiel de 600 emplois annuels.
Aujourd’hui, les zones d’activités de l’agglomération totalisent environ 350 hectares, soit seulement 1 % du territoire communautaire. Le secteur du Capitou concentre par ailleurs plus de 2 000 emplois pour quelque 455 établissements actifs.
Sur d’anciens terrains du zoo, un Pôle Safari dédié à la santé
Le premier projet concerne le secteur dit du Pôle Safari, implanté sur les anciens terrains du Safari de l’Estérel, fermé depuis plusieurs années. Le dossier fait actuellement l’objet d’une procédure environnementale liée à la présence d’espèces protégées.
Selon les documents soumis à consultation publique par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) en mars dernier, le futur parc d’activités doit s’étendre sur environ 2,5 hectares aménagés au sein d’une unité foncière de près de 7 hectares.
Le projet prévoit six lots destinés à accueillir des activités tertiaires, artisanales et industrielles, avec une orientation clairement assumée vers les filières « santé et bien-être »ainsi que « sport et outdoor ». L’agglomération souhaite notamment éviter les commerces du quotidien ou les activités logistiques afin de limiter les flux de circulation et compléter l’offre déjà existante dans les autres zones du Capitou. Une voirie interne avec giratoire, des ouvrages de gestion des eaux pluviales et des aménagements de lutte contre les incendies sont également programmés. Le dossier met toutefois en lumière plusieurs enjeux environnementaux. Des espèces protégées ont été recensées sur le site, parmi lesquelles la Tortue d’Hermann, le Minioptère de Schreibers, ou encore plusieurs espèces végétales rares comme l’Isoète de Durieu. Face à ces enjeux, le projet a été comprimé et les aménagements seront concentrés sur les secteurs jugés les moins sensibles écologiquement. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a ainsi rendu un avis favorable assorti de plusieurs réserves, notamment l’augmentation des surfaces de compensation écologique et leur protection dans la durée.
Une future zone dédiée à la défense au Bonfin
À moins d’un kilomètre de là, un second projet est également à l’étude dans le secteur du Gonfaron. Avec cette fois une orientation vers les industries militaires et de la défense.
Le dossier, déposé en novembre dernier par Estérel Côte d’Azur Agglomération, prévoit l’aménagement d’une zone industrielle d’environ quatre hectares comprenant six à sept lots, des bâtiments de faible hauteur, une voie principale de desserte, des aménagements paysagers et des ouvrages de gestion des eaux pluviales. Le projet nécessite cependant la démolition de plusieurs bâtiments existants. L’agglomération explique vouloir «réorganiser et redynamiser » le nord du Capitou tout en développant une filière économique déjà présente sur le territoire fréjusien, historiquement marqué par la présence militaire.
Le futur parc est présenté comme peu générateur de trafic, aucune activité commerciale importante n’étant, là encore, prévue sur le site. Mais, contrairement au Pôle Safari, le projet du Bonfin devra en revanche passer par une évaluation environnementale complète. Dans un arrêté du 23 décembre dernier, le préfet a en effet estimé que l’importance des aménagements projetés -quelque 40 000 m² de surface de plancher sur un terrain de 7,4 hectares — justifie une étude approfondie de leurs impacts.
Le Capitou poursuit sa transformation
Depuis 1963, le secteur du Capitou s’est progressivement imposé comme le principal poumon économique de l’Est-Var. Après les 20 ha du Capitou Sud, le Pôle d’excellence Jean-Louis (8 ha) a vu le jour en 2008, puis le Pôle BTP (17,5 ha) en 2010 et le Pôle Production (20 ha) et le Pôle Mixte (3 ha) en 2014.
Reste désormais à franchir les différentes étapes administratives et environnementales avant de voir sortir de terre ces deux nouveaux pôles économiques.
Malgré notre demande d’informations plus précises concernant ces deux projets dès le mois d’avril, l’intercommunalité n’a pas souhaité renseigner davantage nos lecteurs après s’y être engagée dans un premier temps.
[Source VM 260531]
Edition Var-Matin 29 mai 2026
•> Vice-championne du monde en 2025, Léonie PÉRIAULT s'entraine à Saint-Raphaël & s'aligne sur la WTCS d'Alghero en Italie
Léonie PÉRIAULT
« Je vais essayer de grimper sur le podium à chaque course » : la triathlète Léonie Périault voit encore plus grand cette saison
Vice-championne du monde 2025, Léonie Périault, qui s’entraîne à Saint-Raphaël, s’aligne ce samedi 30 mai 2026 sur la WTCS d’Alghero en Italie, avec l’ambition de monter une nouvelle fois sur la boîte.
Première course, premier podium. Léonie Périault n’a pas traîné pour confirmer son statut en terminant 2e de la WTCS de Samarcande (Ouzbékistan), le 25 avril. La triathlète raphaëloise, vice-championne du monde, a marqué les esprits et semble bien partiepour faire aussi bien que l’année dernière.
Comment vous sentez-vous depuis le début de la saison ?
C’est une belle rentrée. Je suis très satisfaite de mon entame en triathlon. C’est la première fois que j’attaque sur un podium. Je suis rassurée.
Par la même occasion, vous êtes assurée d’aller à la grande finale à Pontevedra (Espagne) fin septembre…
Je devais faire un top 8. Je vais pouvoir aborder les autres courses sereinement. Ça me rassure de me dire que c’est fait. Je vais essayer de grimper sur le podium à chaque course.
Comme chaque année, vous avez préparé votre saison avec de la course à pied…
Je n’ai participé qu’à un seul cross alors que souvent j’en fais au moins deux. Avec le fait que la WTCS d’Abu Dhabi soit annulée, je me suis alignée sur deux courses à pied pour passer le temps. L’opportunité s’est présentée sur semi-marathon. Je ne connaissais pas mais je voulais tenter.
Vous avez signé la 7e performance française de tous les temps lors du semi-marathon de Berlin fin mars en 1h09’25’’. Pourquoi cette distance plutôt qu’un 10 km ?
J’avais participé l’année dernière à un 10 km pour aller chercher la qualification FFA (12e des championnats d’Europe en 31’11’’). Je voulais me tester. La préparation a été très brève. J’étais plus attirée par cette distance et j’ai bien aimé. On verra peut-être pour courir un marathon en fin de carrière. Je suis désormais focalisée sur le triathlon. La ranking olympique a commencé…
À quoi va ressembler votre saison ?
Ce sera une saison similaire à la précédente. Je vais m’aligner sur les WTCS mais avec quelques impasses en Chine et en République tchèque. Je ferai aussi un Grand prix début octobre avec mon club d’Issy et deux Supertri. J’ai prévu de participer à un stage en altitude à Font-Romeu en août avant la finale.
Sur les réseaux sociaux, vous avez avoué être fière d’avoir pris du muscle. C’était quelque chose de voulu ?
On m’a fait plusieurs réflexions mais ce n’était pas volontaire. Je m’alimente mieux après les entraînements pour avoir un bon apport en protéines. Ce sont des petits détails… Je trouve ça très bien parce qu’en triathlon, nous avons besoin d’une grosse charge musculaire. Le but n’est pas de perdre du muscle mais de se maintenir. J’ai mûri et j’apprends à me connaître. Je pense avoir trouvé mon équilibre.
L’année dernière, vous êtes devenue vice-championne du monde sans avoir de sponsor vélo. C’est désormais du passé ?
J’ai eu des discussions en fin de saison avec Decathlon. Ils montaient la Van Rysel rising squad (un programme pour aider les jeunes talents) et cherchaient une marraine. Les planètes se sont alignées. Je suis contente parce que c’est une marque française et j’ai un super vélo jusqu’à la fin de l’olympiade. Je sens une réelle différence avec ce que j’avais précédemment. Je peux m’entraîner sans penser au reste.
[Source VM 260529]
Edition Var-Matin 27 mai 2026
•> Reconstruction du Pont de la Galiote à Saint-Aygulf -Fréjus-
Pont de la Galiote Saint-Aygulf
Voulez-vous connaître les coupures de circulation pour le chantier du nouveau pont fréjusien ?
Dans quelques jours débutera la consultation publique concernant le projet de reconstruction du pont de la Galiote à Saint-Aygulf, quartier de Fréjus. Avis à tous les intéressés qui veulent connaître les futures coupures de la circulation.
Le pont de la Galiote, un sujet délicat depuis près de 15 ans. La consultation publique du projet retenu par le département du Var, maître d’ouvrage, débutera dans quelques jours. Du 8 juin au 8 septembre 2026,chacun pourra consulter le dossier et avoir accès aux panneaux explicatifs, en mairie annexe de Saint-Aygulf (54, avenue Lucien Bœuf). Les intéressés pourront formuler leurs observations du lundi au vendredi, de 9 à 16 heures.
Le commissaire enquêteur sera présent le 10 juillet et le 10 août de 14 à 16 heures Les Fréjusiens pourront également donner leur avis par voie postale ou dépôt en mairie de Fréjus, ou encore par courriel à l’attention du commissaire enquêteur :pont-galiote@mail.registre-numerique.fr
https://www.registre-numerique.fr/pont-galiote
Deux réunions publiques sont programmées le 15 juin et le 8 septembre, à 17 heures, salle Charles Denis du quartier de Saint-Aygulf.
Les habitants pourront ainsi comprendre les enjeux du chantier, connaître les conditions environnementales prévues, les conditions et les durées de coupure de la circulation routière, le maintien de la circulation piétonne et cycliste pendant la fermeture de la route, les conditions d’exécution comme les aménagements des modes doux…
Les conclusions du rapport du commissaire enquêteur seront tenues à la disposition du public, trois semaines après la clôture de la consultation et pendant un an.
Déviations sur la D8 pendant la fermeture de la RD559 : les secours dans les bouchons ?
Décidée à l’issue de la concertation préalable de 2023, la reconstruction du pont remplaçant l’ouvrage d’art actuel datant de 1928 devenu trop vétuste (les véhicules de plus de 3,5 tonnes y sont interdits par arrêté préfectoral) doit fiabiliser la liaison routière RD559.
L’occasion de ce changement permettra de sécuriser le trafic des modes doux parla création d’une piste cyclable de trois mètres de large, longeant les étangs de Villepey, ainsi que la réalisation d’un trottoir du côté mer de trois mètres, raccordé aux aménagements existants de part et d’autre du pont. Ce qui offrira aux cyclistes la possibilité de poursuivre leur parcours cyclable du littoral, inclus au réseau des véloroutes européennes.
Le futur pont aura la même longueur de 114 m. Sa largeur sera de 13,60 m incluant la chaussée de 6,50 m. Les travaux devraient débuter fin 2027 ou début 2028. La D8 servira de déviation pendant la fermeture de la RD559.
Le comité d’écoute, d’étude et de rénovation de Fréjus (CEERF), créé en 2017 afin de rassembler les citoyens engagés pour améliorer la qualité de vie à Saint-Aygulf, ouvre un nouveau site internet, et mettra en ligne des renseignements concernant les travaux.
https://www.facebook.com/CEERF83/?locale=fr_FR
Le CEERF a obtenu des modifications importantes comme la mise en place d’une passerelle provisoire pendant les travaux, pour les piétons et les vélos, l’élargissement du trottoir dédiés aux piétons à 3 mètres, la réduction du temps de fermeture de la route côtière (RD559) à 9 mois maximum. L’association suit activement l’amélioration du rond-point des Harkis et les délais d’intervention des services de secours, les adhérents avouant leur inquiétude quant au risque que la D8 soit embouteillée, qui pourrait empêcher l’acheminement rapide des secours.
[Source VM 260527]
Edition Var-Matin 28 mai 2026
•> Guillaume DECARD, maire de Puget-sur-Argence, renforce la Sécurité de la Ville
Sécurité à Puget-sur-Argens
Brigades inédites, caméras, effectifs renforcés... : le maire Guillaume Decard dévoile un plan d’envergure pour la sécurité de Puget-sur-Argens
À l’occasion de l’inauguration des locaux rénovés de la police municipale, le nouveau maire de Puget-sur-Argens, Guillaume Decard, a présenté sa feuille de route en matière de sécurité. Augmentation des effectifs, déploiement renforcé de la vidéoprotection et création de deux brigades spécialisées forment les piliers de cette nouvelle stratégie de protection de proximité.
Sous un soleil déjà estival, le parvis Victor-Hugo avait, ce mercredi 27 mai 2026, des allures de vitrine sécuritaire pour la municipalité pugétoise.
Face aux locaux fraîchement rénovés de la police municipale - un chantier engagé sous la précédente mandature de Paul Boudoube -le nouveau maire Guillaume Decard a profité de cette inauguration pour afficher clairement ses ambitions en matière de sécurité.
Entouré notamment du président de l’agglomération Frédéric Masquelier, de la conseillère départementale Martine Arenas représentant le président Jean-Louis Masson, mais aussi des forces de gendarmerie et des agents du CCFF, le maire a multiplié les annonces. Autant de projets qui s’inscrivent, selon ses mots, dans «une méthode », « le respect d’un programme : nous affirmons une vision, celle d’une commune qui protège, qui agit, qui ne subit plus ».
Avant cela, Guillaume Decard avait tenu à saluer « l’engagement quotidien » des policiers municipaux, du directeur Éric Simon et de l’ensemble des acteurs de terrain mobilisés pour la sécurité de Puget, insistant sur « un renforcement de la coopération » entre police municipale, gendarmerie et Comité communal contre les feux de forêt (CCFF). Voici les annonces.
Plus de policiers municipaux
Le poste de police rénové « a été conçu et dimensionné pour accueillir davantage d’agents », a expliqué le maire.
Soit, en théorie, jusqu’à 20 agents. De 12 policiers actuellement, « nous monterons à 16 agents d’ici la fin du mandat, a-t-il précisé. C’est un bond considérable [...] »
Plus de caméras
Le poste de police new look est également doté d’un Centre de supervision urbain dédié, « qui va transformer profondément notre capacité à protéger notre territoire et ses habitants, a ajouté Guillaume Decard. C’est grâce à cet outil que nous allons tenir notre programme ambitieux d’extension de la vidéo-protection ».
Au lieu des 3 actuellement, ce seront 5 points de surveillance qui doivent être déployés « d’ici 2030 ».
La commande prochaine de caméras de type ‘‘hibou’’ pour « une surveillance panoramique de secteurs sensibles » va porter le nombre de caméras, aujourd’hui au nombre de 125, à 150 puis 160 sur la commune. Sans oublier la rénovation règulière du parc existant.
Création de deux brigades
Dénonçant « les petites agressions du quotidien »,le maire a annoncé la création d’une brigade anti-incivilité, blâmant « les rodéos sauvages », « les dépôts sauvages » ou encore « les dégradations ».
Et dès « le 15 juin », Guillaume Decard a promis la création d’une « brigade de police municipale semi-nocturne » car « une grande partie des incivilités ont lieu à des heures où nous n’étions jusqu’ici pas présents. Ces heures-là, désormais, nous allons les couvrir. »
Hommage à trois policiers
Le premier magistrat a profité de ce moment solennel pour saluer trois agents « qui ont récemment incarné parfaitement ce qu’on attend de notre police municipale » : les brigadiers-chefs Jérôme Lefebvre, Christian Pausé et Romain Natalini. Ils ont dernièrement « interpellé les auteurs d’un dépôt sauvage important et d’une course-poursuite. Des interventions exemplaires, menées en parfaite coordination avec la gendarmerie ».
Et surtout, cette intervention sur le dépôt sauvage a été ensuite relayée sur les réseaux sociaux de la Ville de Puget-sur-Argens : cela a fait un ‘‘buzz’’ incroyable... « Plus de 2 millions de vues à l’échelle nationale », a compté le maire.
Une belle vitrine pour la ville et ses agents !
[Source VM 260528]
Edition Var-Matin 27 mai 2026
•> Les lycéens de Saint-Exupéry, à Saint-Raphaël, ont accueilli l'artiste tchadien Rolenzo NKOSI
Rolenzo NKOSI
Savez-vous qui est l’artiste venu d’Afrique qui a fait danser et chanter les lycéens de Saint-Raphaël ?
Les lycéens de Saint-Exupéry, à Saint-Raphaël, ont accueilli l’artiste tchadien, Rolenzo Nkosi, qui leur a fait découvrir les rythmes de son pays, l’Afro rumba et le Saï. De leur côté, les élèves « Bachibac » ont reçu leurs correspondants de Tenerife, dans le cadre du programme Erasmus.
Ils voyagent et ils dansent : les élèves du lycée Saint-Exupéry s’ouvrent aux cultures du monde, encouragés par l’équipe de direction et les enseignants de l’établissement raphaëlois qui multiplient les initiatives.
Dans le cadre de sa tournée française, l’artiste tchadien Rolenzo Nkosi, a été accueilli par les responsables du lycée polyvalent de Saint-Raphaël. Il a fait découvrir l’Afrorumba et le Saï, rythmes populaires de son pays et fait danser les jeunes scolarisés en option musique. Le chanteur auteur-compositeur, qui réside dans la capitale tchadienne, N’Djamena, a déployé son énergie pour emporter les lycéens. Ces derniers se sont vite pris au jeu et ont apprécié cette prestation exceptionnelle.
Rolenzo Nkosi, figure de proue de la nouvelle scène musicale tchadienne, incarne la fusion entre l’héritage de l’afro-rumba et une capacité d’adaptation aux variétés contemporaines, lors de performances de grandes envergures. Invité par la proviseure de l’établissement, Sylvie Penicaut, l’artiste a montré de nouvelles formes d’expressions culturelles et son savoir-faire scénique en entraînant, avec une énergie débordante et un enthousiasme communicatif, les élèves vers les sonorités d’Afrique centrale. Une rencontre qui s’est terminée par une grande parade et une séance de photos-souvenirs.
Et programme d’échanges franco-espagnols
Les élèves de la seconde « Bachibac », section qui permet la délivrance simultanée du baccalauréat français et du bachillerato espagnol leur permettant des études supérieures dans les deux pays, ont, de leur côté, accueilli un groupe de 14 correspondants, tout droit venus de Tenerife, île des Canaries, en Espagne dans le cadre d’un programme intitulé ElGran Tour, siguiendo el sol.
« Cet échange scolaire est un projet européen Erasmus, en partenariat avec l’établissement scolaire des Canaries, mené par les enseignants Maria Muňoz, professeur de mathématiques, Sigfrido González, professeur d’éducation physique et sportive, et Mesdames Campet et Auzet, qui enseignent respectivement l’Espagnol et le Français », a souligné Pierre-Hubert Touchard, proviseur adjoint.
« Le dispositif, qui s’inscrit dans le cadre du concours européen Europa Nostra, suscite l’engouement des élèves avec l’implication des familles sensibles à la qualité et à la chaleur de l’accueil à Tenerife. Différents projets sont développés, en particulier la production de photos, d’affiches ainsi qu’un travail de médiation mené par les lycéens pour la promotion du tourisme en général, du patrimoine européen en particulier. Il s’agit de stimuler les échanges transfrontaliers de connaissances et de compétences et d’encourager de nouvelles initiatives exemplaires dans le domaine du patrimoine culturel, », a-t-il confié.
Erasmus pour dialoguer entre les peuples
Parmi les nombreuses activités proposées aux invités, une action sur l’histoire du Grand Tour et l’évolution du tourisme sur la Côte d’Azur, comparé avec celui de Tenerife, a permis aux jeunes des prises de parole et d’être les guides touristiques au cœur de Saint-Raphaël.
La proviseure du lycée Saint-Exupéry, Sylvie Penicaut, a rappelé l’importance de ces projets soutenus par le fonds européen Erasmus+ pour participer au dialogue entre les peuples et à la paix en Europe. Les principaux objectifs du programme sont de favoriser davantage l’inclusion et l’insertion des jeunes, et de soutenir les transitions numériques et écologiques.
[Source VM 250527]
Edition Var-Matin 24 mai 2026
•> Les Rugbymen du Club athlétique raphaëlo-fréjusien -Carf- retrouvent la Fédérale 2
Le Club athlétique raphaëlo-fréjusien -Carf-
Larges vainqueurs de Tournon/Tain, les rugbymen du Club athlétique raphaëlo-fréjusien retrouvent la Fédérale 2
Le Club athlétique raphaëlo-fréjusien a assuré son retour en Fédérale 2, un an après l’avoir quittée, en surclassant Tournon/Tain (54-15), ce dimanche 24 mai 2026, en 16e de finale retour des phases finales de Fédérale 3.
Un soleil estival, des tribunes garnies et un enjeu de taille. Tous lesingrédients étaient réunis ce dimanche après-midi au stade Eugène-Rossi pour vivre un grand moment de rugby entre le Club athlétique raphaëlo-fréjusien (Carf) et Tournon/Tain,pour ce 16e de finale retour des phases finales de Fédérale 3.
Rappelons le contexte : les Ardéchois comptaient un point d’avance après leur victoire à l’aller (26-25). Soit une unité à rattraper pour les Varois afin de regoûter à la Fédérale 2 la saison prochaine.
L’enjeu, l’envie de trop bien faire, un surplus d’engagement… Le début de match des Carfistes était tendu, à l’image du jeune trois-quarts centre Hutapu, coupable d’un plaquage en l’air dangereux sanctionné d’un carton jaune après seulement dix minutes de jeu. Et c’est peut-être ce qu’il fallait aux Jaunets pour entrer pleinement dans cette rencontre. Malgré cette infériorité numérique, sur deux accélérations de leur arrière Chatin, les ailiers Le Tallec puis Beltrame mettaient leurs coéquipiers sur orbite grâce à deux essais en coin (13-3, 20e).
Dominateur et profitant des fautes adverses, le Carf creusait l’écart grâce à son buteur De Sepulveda, qui jouait son dernier match à Eugène-Rossi (19-3, 38e).
Le match s’emballait dans les dernières minutes de cette première mi-temps. Tournon/Tain pensait sans doute faire le plus dur lorsque Casanova ramenait son équipe à 19-10 à quelques secondes de la pause. Mais, sur un renvoi mal réceptionné, Artus Boutin portaitun coup de massue avec un essai entre les perches (26-10 à la mi-temps).
Les Ardéchois encaissaient deux essais coup sur coup d’entrée de seconde période par les jeunes centres varois Hutapu et Lacroix(40-10, 45e). La messe était dite.
Comme un symbole, l’emblématique Fabien Chatin concluait le score sur un ultime essai (54-15). Une réalisation qui envoie le club varois vers la Fédérale2 la saison prochaine.
« Ce serait dommage qu’on s’arrête là »
Un mélange de joie et d’émotion traversait le stade Eugène-Rossi au coup de sifflet final. Le Carf est de retour, un an après sa relégation administrative, dans cette division qu’il n’aurait jamais dû quitter.
Les Raphaëlo-Fréjusiens vont pouvoir désormais savourer et aborder sereinement la fin de saison. « J’espère que l’aventure n’est pas finie, lâche l’entraîneur varois Jérôme Cassus. On a un groupe intéressant et ce serait dommage qu’on s’arrête là. »
Car oui, le Carf a réalisé son objectif, mais l’appétit vient en mangeant. Les Jaunets sont à quatre matchs d’un premier bouclier. Ils devront faire tomber Gan (Pyrénées-Atlantiques), le 31 mai, sur un terrain neutre à désigner.
Jérôme Cassus, entraîneur Carf : « La fête est belle. Elle a été obtenue de haute lutte parce que, si on regarde en arrière, ça n’a pas été simple. Il a fallu reconstruire le groupe. On a essayé de s’approprier un peu les choses, on s’est construit tous ensemble. »
Fabien Chatin, arrière du Carf : « On a fait une grosse saison, c’est tout le travail qui arrive d’un coup. Félicitations à tout le monde, que ce soit le bureau, les jeunes, les anciens au staff. Quand on repense d’où on revient, aux entraînements qu’on a produits, au jeu qu’on produit, il y atout qui remonte. Je remercie tout le groupe, les bénévoles, le bureau, nos familles qui nous soutiennent. Merci à tout le monde, c’est un rêve. »
Alex De Sepulveda, demi d’ouverture du Carf : « J’ai énormément de souvenirs en tête. J’avais beaucoup d’émotions avant et même pendant le match. On avait tous l’objectif de faire remonter le club. On a remis le club où il doit être. C’est une grande fierté. Je ne voulais pas partir du club avant qu’il ne remonte en Fédérale 2. Maintenant, l’aventure n’est pas terminée on a encore quelque chose de beau à aller chercher. »
[Source VM 260524]
Edition Var-Matin 25 mai 2026
•> Implantation d'une future Agence France Travail -Fréjus/Saint-Raphaël- en lieu & place du Parking Verdun Est à FRÉJUS !
Parking Av. Verdun FRÉJUS
On sait ce que ce parking de Fréjus va devenir... et la Ville veut connaître votre avis jusqu’au 2 juin inclus.
Le parking de l’avenue de Verdun, ouvert il y a quelques mois à peine au pied de Fréjus-centre, est déjà appelé à disparaître. La Ville y fera place nette pour l’ouverture d’un service public. L’enquête publique vient d’être lancée.
À peine édifié, le parking Verdun Est, en entrée de centre-ville de Fréjus, voit déjà l’heure du glas sonner. Mis en service en août 2025 et proposant 43 places à proximité immédiate du centre historique et des commerces de l’avenue de Verdun, ce parc de stationnement fait malgré tout l’objet d’une enquête publique préalable à son déclassement.
Derrière cette procédure administrative se dessine un projet que la Ville considère comme stratégique : l’implantation d’une future agence France Travail regroupant les antennes existantes de Fréjus et de Saint-Raphaël.
C’est donc pour conserver sur son territoire ce service public considéré comme « majeur », que la Ville consent à vendre ce terrain. Car l’établissement public dédié à l’emploi misait initialement sur une implantation du côté de Puget-sur-Argens, le long de la RDN7.
La commune prévoit ainsi de vendre ce terrain de 1 343 m² à la SCI Solumer, partenaire privé de France Travail, afin qu’elle y construise le bâtiment destiné à accueillir la nouvelle agence ainsi que des places de stationnement réservées aux usagers et au personnel de l’établissement.
Un sujet sensible : le stationnement
Il y a quelques semaines, la disparition annoncée d’un parking en centre-ville avait fait réagir les élus minoritaires. Lors du conseil municipal du 27 novembre dernier, le conseiller d’opposition Emmanuel Bonnemain avait ainsi pointé le caractère éphémère de cet aménagement,interrogeant la majorité sur « le coût de réalisation du parking alors que vous en changez déjà la destination ».
Dans le dossier soumis à enquête publique, la municipalité tente justement de rassurer sur l’impact de cette suppression. Les 43 places appelées à disparaître devraient, selon la Ville, être redistribuées sur huit parkings situés à moins de deux kilomètres du site. Le document souligne notamment la proximité du parking gratuit des Arènes, à 500 mètres, accessible en « moins de cinq minutes à pied ».
Une parcelle au passé mouvementé
Le site Verdun Est n’en est pas à son premier changement de destination. Avant d’être transformé en parking provisoire, l’endroit accueillait l’ancienne Maison des associations ainsi que la salle de conférences Agricola, bien connue de nombreux Fréjusiens y ayant passé par exemple leur examen du Code de la route. Le square Georges-Barale occupait également le cœur de la parcelle.
L’ensemble avait été démoli en 2021 dans le cadre d’un projet immobilier porté par un bailleur social. Des logements sociaux et une salle municipale devaient alors sortir de terre. Mais le programme, confronté à des difficultés financières et techniques, n’a jamais abouti.
Après de longues démarches pour récupérer le terrain, la Ville avait finalement choisi d’y aménager un parking temporaire en attendant un projet plus global pour l’avenue de Verdun. Dès janvier 2025, les élus évoquaient déjà leur volonté de « requalifier » cette entrée de ville stratégique, tout en laissant entendre qu’un équipement public pourrait voir le jour sur le site.
Les modalités de l’enquête publique
L’enquête publique se tiendra jusqu’au 2 juin inclus.
Le dossier peut être consulté en mairie centrale, au service des affaires foncières et immobilières, aux horaires habituels d’ouverture. C’est-à-dire du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Les pièces sont également accessibles sur le site internet de la Ville de Fréjus, rubrique “enquêtepublique’’.
Le public peut consigner ses observations sur le registre prévu à cet effet, les adresser par courrier au commissaire enquêteur ou encore par courrier électronique.
Enfin, le commissaire enquêteur, Philippe De Boysere, tiendra des permanences en mairie centrale :
Mardi 26 mai, de 9h à 12h.
Mardi 2 juin, de 14h à 17h.
Edition Var-Matin 25 mai 2026
•> Pour un nouvel emplacement du Marché d'AGAY ? ou pas !
Parking Base Nautique d'AGAY
Un maintien qui « répond avant tout à l’intérêt général » : malgré la contre-pétition des commerçants sédentaires, le marché du mercredi à Agay reste définitivement à la base nautique.
Déplacé temporairement lors des travaux de la place Giannetti, le marché du mercredi d’Agay restera définitivement installé au parking de la base nautique, où il peut accueillir plus de 50 commerçants. Une décision qui divise les commerçants.
Le marché du mercredi matin ne retrouvera pas son emplacement historique.
À Agay, la décision de maintenir durablement les étals à la base nautique, où ils avaient été déplacés en raison des travaux de la place Giannetti, provoque quelques crispations parmi une partie des commerçants.
Depuis le mois de janvier, le cœur du quartier vit au rythme du chantier de requalification de la place. Pendant ces six mois de travaux -ils devraient prendre fin dans un mois - la municipalité avait choisi de transférer le marché une centaine de mètres plus loin, au niveau du parking de la base nautique.
Une solution présentée alors comme provisoire, le temps de permettre la rénovation complète de cet espace central.
Mais au fil des semaines, beaucoup de commerçants non-sédentaires ont vu dans ce nouvel emplacement des avantages non négligeables : davantage d’espace, une installation plus fluide et un environnement jugé plus pratique.
À tel point qu’une pétition a été lancée pour demander le maintien définitif du marché à cet endroit.
Et la municipalité penche en faveur de cette décision. « Sur le parking, le marché peut accueillir plus de 50 commerçants, ce qui n’était pas le cas place Giannetti où l’on plafonnait à 36, affirme Stéphane Iseppi, adjoint à l’économie et au commerce. Près de 45 commerçants ont écrit au maire afin de pouvoir rester durablement sur la base nautique. Donc, dans ce sens, avec les nombreux services de la Ville, et avec ma collègue Jacqueline Desvignes, adjointe déléguée au quartier, on s’est réunis, la semaine dernière, pour voir les détails. »
Place Giannetti, un marché… nocturne en juillet et août
Une initiative qui a suscité une réaction inverse chez plusieurs commerçants sédentaires installés autour de la place Giannetti. Ils ont à leur tour lancé une contre-pétition afin de réclamer le retour du marché à son emplacement historique.
Mais la municipalité persiste et signe : « Nous voulons un marché plus actif, dynamique et attractif qu’avant, ajoute Stéphane Iseppi. On a pris cette décision en concertation avec tous les services. Notre souhait n’est vraiment pas de diviser les commerçants, nous écoutons tout le monde et avons reçu tout le monde, qu’ils soient sédentaires ou non, saisonniers ou non. Et on restera toujours ouverts à la discussion. Le maintien du marché sur le parking de la base nautique, le mercredi matin, répond avant tout à l’intérêt général. »
Place Giannetti AGAY
Certains commerces près de la place Giannetti veulent y voir le retour du marché du mercredi matin.
Aussi, la fermeture exceptionnelle en ce moment (pour travaux de rénovation)du village vacances Les Mas de L’Estérel PRO BTP, gros « pourvoyeur » habituel de clients au marché, n’arrange pas les choses. « Avec l’été qui arrive, la fin des travaux et l’ouverture fin juin de ce gros village vacances, les choses devraient s’arranger pour tous les commerçants. Mais il est vrai que la conjoncture économique actuelle est difficile pour tout le monde, admet l’élu, commerçant lui-même. Par ailleurs, pour juillet et août,le marché nocturne du vendredi et samedi, habituellement cantonné au bord de mer, sera testé sur la place Giannetti. C’est un petit marché nocturne de 15 à 20 commerçants tout au plus. »
Des désaccords
Certains commerçants près de la place Giannetti estiment que ce déplacement durable « risquerait d’affaiblir l’activité commerciale », comme Bernadette Lanoye, de la boutique Côté Provence-Côté Mer, ou encore Valery Dulait de la boutique Mer Soleil, qui ne décolèrent pas. « On nous avait dit que le marché reviendrait après les travaux. Que la mairie respecte ses engagements, clament-ils. D’autres commerçants ont signé notre contre-pétition par solidarité car nous nous entendons tous bien. Par exemple, on a proposé de couper en deux le marché, avec une partie sur la place rénovée et une autre devant la base nautique. Ce n’est certes qu’une matinée par semaine, mais c’est important pour nous… »
[Source VM 260525]
Edition Var-Matin 22 mai 2026
•> Le rappeur JUL tourne son dernier clip vidéo sur le Vieux-port de Saint-RaphaëL
Le rappeur JUL
Le rappeur Jul a tourné son dernier clip vidéo dans le Var, déjà 3 millions de vues en quatre jours
Mis en ligne sur la plateforme YouTube depuis quatre jours, ce clip mettant en avant Saint-Raphaël et son vieux port totalise déjà plus de 3 millions de vues.
Le rappeur marseillais Jul a choisi Saint-Raphaël pour tourner une partie de son tout dernier clip, publié ces derniers jours. Il s’agit du morceau C’est dur d’aimer, extrait de Oubliez-moi,le 26e album studio de l’artiste, sorti le 15 mai dernier.
Que l’on apprécie ou pas le personnage et sa musique faisant la part belle à l’auto-tune, Jul s’impose aujourd’hui comme le rappeur français le plus écouté dans le monde et l’un des artistes francophones les plus influents de sa génération.Totalisant plus d’une dizaine de milliards d’écoutes sur la plateforme référence Spotify où son audience dépasse largement les frontières de l’Hexagone.
Dans ce titre aux accents de déclaration d’amour, plusieurs scènes ont été tournées sur le vieux port de Saint-Raphaël, avec en toile de fond la basilique Notre-Dame-de-la-Victoire, offrant une belle vitrine à la cité est-varoise.
Jul attendu à la Base nature le 30 juillet
L’artiste est par ailleurs attendu le 30 juillet prochain dans la ville voisine de Fréjus, à l’occasion de l’Azura Festival, nouveau nom de La Nuit du Son. Un rendez-vous où Jul s’était déjà produit l’an passé à la Base Nature.
L’Ovni débarque pour un showcase exceptionnel, dans un tout nouvel univers, une nouvelle direction artistique et une expérience encore jamais vue », promettent les organisateurs sur les réseaux sociaux.
à lire aussi
Festival Azura à Fréjus : Theodora rejoint Jul et Gims à l’affiche
En 2025 déjà, Jul avait enflammé la Base nature de Fréjus en tant que tête d’affiche de La Nuit du Son des Guitares. Plus de 30 000 fans avaient assisté à un show de près de deux heures, entre flammes, invités surprises et setlist inédite. Malgré d’importants embouteillages à l’aller comme au retour, la « teamJul » avait largement répondu présente pour célébrer son rappeur favori.
[Source VM 260522]
Edition Var-Matin 20 mai 2026
•> Stéphane ISEPPI Élu Président du Syndicat Mixte de l'Argens -SMA-
Syndicat Mixte de l'Argens -SMA-
Stéphane Iseppi prend les commandes du Syndicat mixte de l’Argens
Réunis le 19 mai, les élus du Syndicat mixte de l’Argens (SMA) ont désigné Stéphane Iseppi, adjoint à St-Raphaël, à la présidence de la structure chargée de la prévention des inondations sur le bassin-versant de l’Argens.
Dans la salle, les élus récupèrent leurs boîtiers électroniques pendant qu’un léger brouhaha accompagne les derniers réglages techniques. «Le vote est ouvert », lance René Bonnet, maire de Régusse et doyen de séance, presque surpris par le rôle qui lui revient ce mardi matin. Après six années de présidence assurées par Didier Brémond, le Syndicat mixte de l’Argens (SMA) ouvre un nouveau chapitre. Réunis au halldes expositions de Brignoles, les élus des 74 communes et des huit intercommunalités membres du syndicat doivent désigner celui qui pilotera cette structure clé dans la gestion des risques d’inondation sur le bassin-versant de l’Argens pour les six prochaines années.
Sur les 32 délégués appelés à voter, 24 sont présents, certains munis de procurations. Deux candidats briguent la présidence : Stéphane Iseppi, adjoint au maire de Saint-Raphaël, et Alain Caymaris, maire de Trans-en-Provence.
Avant le scrutin, Didier Brémond prend une dernière fois la parole entant que président du syndicat. Le maire de Brignoles revient sur les dossiers engagés depuis 2020, notamment ceux liés à la protection contre les inondations. « On sait tous que ça ne va jamais assez vite, qu’il faut toujours faire mieux, plus. Mais je crois que les élus ont travaillé, et bien travaillé », assure-t-il devant l’assemblée, évoquant «un gros chantier dans l’Est Var », ainsi que le lancement du programme de réduction de la vulnérabilité aux inondations sur le territoire de Provence verte.
Une première avec vote électronique
Puis l’assemblée bascule dans le vote, une première sous format électronique pour le syndicat. Quelques hésitations apparaissent dans les rangs : certains élus cherchent le bon numéro sur leur boîtier pendant que les techniciens vérifient les suffrages avant l’annonce du résultat. Avec 63,61 % des voix, Stéphane Iseppi, 2e adjoint à la mairie de Saint-Raphaël, en charge de l’économie et du tourisme, est élu président du Syndicat mixte de l’Argens pour les six prochaines années. « C’est avec beaucoup de fierté que je prends cette présidence », a-t-il réagi, quelques minutes après sa victoire. Âgé de 48 ans, natif de Saint-Raphaël, Stéphane Iseppi connaît déjà les dossiers du syndicat. Lors du précédent mandat, il a notamment travaillé sur les problématiques foncières autour de la Palud, importante zone artisanale et industrielle de Fréjus régulièrement menacée par les crues. « Il y a des centaines et des centaines d’emplois sur cette zone. Il faut la protéger », souligne le nouveau président, qui entend poursuivre les grands projets engagés sur le territoire.
Dans son discours, Stéphane Iseppi insiste également sur le poids du SMA, qui représente aujourd’hui près de 500 000 habitants dans le Var. « Il faut continuer ce travail autour de la Gemapi pour protéger les personnes, leurs biens, mais aussi le monde agricole et la ressource en eau », rappelle-t-il. Le nouveau président évoque notamment les importants aménagements menés sur la Nartuby, secteur durement touché par les inondations meurtrières de 2010, mais aussi les futurs projets qui devront être portés avec l’État et les huit intercommunalités membres du syndicat. La séance s’est ensuite poursuivie avec l’élection des neuf vice-présidents. Un budget supplémentaire devra notamment être adopté avant le 30 juin.
Les élus : Président : Stéphane Iseppi, adjoint au maire de Saint-Raphaël ; vice-présidents : Alain Caymaris (maire de Trans-en-Provence), Jean-Michel Dragone (adjoint au maire du Luc), Olivier Barthélémy(maire d’Ollières), Jean Cayron (maire de Roquebrune-sur-Argens), Nicolas Martel (maire de Saint-Paul-en-Forêt), Franck Panizzi (mairede Pontevès), Frédéric Toussaint (maire deSainte-Anastasie-sur-Issole), Gilles Longo (adjoint au maire deFréjus), Jean-Pierre Souza (adjoint au maire de Draguignan).
[Source VM 260520]
Edition Var-Matin 20 mai 2026
•> Inauguration de deux nouveaux Bateaux Bleus au Vieux-Port de Saint-Raphaël
Inauguration des Bateaux Bleus
« On vise les 100.000 passagers et 2 millions d’euros cette année » : à Saint-Raphaël la compagnie Les Bateaux Bleus inaugure deux bateaux hybrides.
La compagnie maritime a investi 6,5 millions d’euros pour l’achat de deux nouvelles navettes commandées à la société de construction Acti, basée à La Seyne.
Un an après leur livraison, les bateaux Tobie et Amy ont été inaugurés, le 19 mai, au Vieux-Port de Saint-Raphaël. Pour la compagnie Les Bateaux Bleus, créée en 1991 et propriété du groupe Holding Delta Investissements (HDI), « cet événement marquera une étape importante dans le développement de notre activité maritime et dans notre engagement en faveur d’un tourisme plus durable sur le territoire ».
Les deux vedettes de 18,89 m de long pour 5,80 m de large et pouvant accueillir 147 passagers font partie des quatre bateaux qui assurent notamment les liaisons avec Saint-Tropez, les calanques de l’Estérel, Cannes, les îles de Lérins et Porquerolles. La compagnie Les Bateaux Bleus emploie 5 salariés à l’année et 30 saisonniers, avec une activité d’avril à octobre.
100.000 passagers
« Nous avions reçu des réponses à notre appel d’offres jusqu’en Chine, avec des coûts de construction 40 % inférieurs à la France, mais nous avons choisi de faire travailler les entreprises locales pour participer à la dynamique économique de la région, rembobine Nicolas Ciller, le directeur de la compagnie. Et je tiens à préciser - malheureusement - sans aucune subvention. »
Bénéficiaire d’une Autorisation d’occupation temporaire de l’espace public (AOT) de 15 ans depuis février 2024, l’entreprise a réalisé 1,7 million d’euros de chiffre d’affaires en 2025 avec 82 000 passagers (contre 1,4 million en 2024). « On vise les 100 000 passagers et 2 millions d’euros cette année », ambitionne la direction de l’entreprise.
Une croissance qui s’appuie sur une clientèle de particuliers, avec un ticket moyen de 30 euros. « Ces nouvelles navettes équipées de sièges démontables nous permettent d’accueillir des séminaires et des team building. En plus des tour-opérateurs et des réseaux d’entreprises, on compte aussi sur l’hybridation pour attirer une clientèle éco-responsable », envisage Nicolas Ciller.
Le directeur anticipe la création d’un « pôle mer » autour de cette activité de transport de passagers en intégrant, par exemple, les travaux maritimes ou le matériel de shipping, « afin de pérenniser les emplois saisonniers à l’année ». Et pourquoi pas répondre à d’autres AOT dans les ports voisins.
[Source VM 260520]
Edition Var-Matin 20 mai 2026
•> Une journaliste du Canard Enchaîné poursuivie pour diffamation par le maire de Saint-Raphaël
Emmanuelle SOUFFI
Poursuivie pour diffamation par le maire de Saint-Raphaël, la journaliste du Canard Enchaîné Emmanuelle Souffi dénonce les « procédures bâillon ».
La journaliste du Canard Enchaîné Emmanuelle Souffi, poursuivie pour diffamation par le maire de Saint-Raphaël après avoir révélé une enquête sur le management municipal, a plaidé sa cause devant le tribunal correctionnel de Nice. Le délibéré est attendu le 26 juin 2026.
C’est elle qui, à l’automne 2024, avait révélé l’ouverture par le parquet de Draguignan d’une enquête préliminaire sur le management au sein de la ville de Saint-Raphaël et d’ECAA, sur fond de souffrance au travail.
Vendredi 15 mai dernier, la journaliste du Canard Enchaîné Emmanuelle Souffi a défendu sa probité devant le tribunal correctionnel de Nice.
Poursuivie pour diffamation par le maire de la cité de l’archange (absent et représenté par son conseil) la journaliste (passée par le JDD et le Nouvel Obs) sera fixée sur son sort le 26 juin (date du délibéré).
Pour Var-Matin, elle évoque l’audience, les coulisses de son enquête et dénonce les nouvelles « procédures bâillon ».
Pourquoi avez-vous décidé d’enquêter sur la question de la souffrance au travail chez les agents municipaux de Saint-Raphaël ?
J’ai reçu des informations et témoignages qui mettaient en évidence cette problématique. Il y avait aussi des signalements de professionnels de santé.
Je me suis dit qu’il y avait matière à enquêter sur une affaire qui relève totalement de la raison d’être du Canard Enchaîné, ce journal satirique extrêmement rigoureux qui rend compte de faits d’intérêt public relevant du comportement de personnalités publiques, de responsables politiques, de chefs d’entreprise.
Dans nos colonnes, le maire avait dénoncé vos méthodes et votre article reposant en grande partie sur des témoignages anonymes...
En matière de souffrance au travail, les journalistes sont souvent obligés de s’appuyer sur des témoignages anonymes. C’est logique. Les gens ont tant à perdre s’ils témoignent.
Dans ce cas précis, la pertinence des témoignages a été corroborée par l’ouverture d’une enquête préliminaire. Cet élément tangible méritait d’être partagé avec le public.
Sans lui, nous n’aurions pas sorti cette info. J’ai travaillé un mois et me suis entretenue avec une vingtaine de sources.
Comment avez-vous accueilli la plainte ?
Elle nous est parvenue à la mi-décembre 2024.
C’était la première fois que j’étais concernée par une telle procédure, malgré une trentaine d’années d’une carrière durant laquelle j’ai travaillé sur des dossiers de souffrance au travail retentissants comme celui des suicides chez France Télécom.
Cela dit, cette procédure ne nous a pas surpris. Nous ne contestons pas le droit de Frédéric Masquelier à saisir la justice. Notre journal fait régulièrement l’objet de poursuites. Nous n’avons pas perdu en justice depuis 2013.
Que vous inspire cette plainte pour diffamation ?
Elle est, par sa nature, très différente de ce qui se pratiquait auparavant. Il ne s’agit pas d’une citation directe mais d’une plainte avec constitution de partie civile. Cela entraîne automatiquement la mise en examen de l’auteur de l’article et du responsable de la publication.
L’auteur n’est plus considéré comme un témoin mais comme un prévenu, ce qui l’oblige à fournir des preuves de sa bonne foi. Il lui est alors difficile de maintenir l’équilibre entre la défense de sa probité et la nécessaire protection des sources.
Depuis trois ans, ces procédures bâillon se multiplient en France pour museler journalistes et lanceurs d’alerte. L’objectif est souvent de fragiliser la relation de confiance entre le journaliste et le lanceur d’alerte en lui adressant ce message : « on peut remonter jusqu’à vous ».
Vendredi, lors de l’audience, nous nous sommes efforcés de démontrer les érieux de notre travail. Nous avons également pu faire entendre un témoin, ex-agent territorial. Elle a accepté de corroborer à visage découvert nos informations.
[Source VM 260520]
Edition Var-Matin 16 mai 2026
•> Le Collège Alphonse-Karr aménage un Espace Zen à Saint-Raphaël
Collège Alphonse-Karr Saint-Raphaël
Dans ce collège du Var, un « espace zen » a été aménagé pour aider les élèves à se calmer lors d’une crise émotionnelle.
En début de semaine, la direction du collège Alphonse-Karr, à Saint-Raphaël (dans l’Est-Var), a inauguré une salle destinée à améliorer la santé mentale des adolescents. Les élèves traversant une détresse psychologique peuvent y passer une heure au calme pour faire retomber la pression.
Une fresque aux couleurs joyeuses réalisée par des élèves sous la direction de leur professeur d’arts plastiques, des sofas moelleux, des objets antistress à manipuler, une colonne à bulles sensorielles, le dernier exemplaire du journal du collège et une infirmière à l’écoute, si besoin.
Le nouvel « espace zen » inauguré le mardi 12 mai au sein du collège Alphonse-Karr, à Saint-Raphaël, est un lieu apaisant.
Né au terme d’une réflexion et d’un travail de deux années, principalement mené par l’infirmière scolaire Raphaëlle Scaduto et le principal Géralf Breton-Mourey, cet espace a été financé par le rectorat à hauteur de 9.000 euros et a bénéficié du concours du Conseil départemental (qui a pris en charge les travaux d’aménagement de ce qui était auparavant un simple vestiaire de l’infirmerie).
« Eviter de les renvoyer chez eux »
Ce lieu de réassurance a été créé dans une volonté de préserver la santé mentale des adolescents et pensé pour « accueillir les élèves à besoin éducatif particulier, désamorcer les crises émotionnelles et faciliter le retour en classe ».
Car, comme l’indique la professionnelle, la santé mentale des élèves,n’est pas au mieux. « Il y a clairement un avant et un après Covid, indique Raphaëlle Scaduto. Il peut arriver que des élèves ne soient pas dans leur état normal, lorsqu’ils arrivent au collège. Cela peut, par exemple, être lié à une situation qu’ils vivent à la maison. Afin d’éviter les risques de décrochage scolaire, nous préférons éviter de renvoyer ces collégiens chez eux.
Nous préférons les garder au sein du milieu scolaire le temps nécessaire pour leur permettre de se calmer et de se remettre en situation d’accueillir des apprentissages et du lien social. Cet espace permet d’accueillir les élèves dans un cadre apaisant,de les aider à se réguler lorsque l’émotion déborde et de préserver leur scolarité ».
à lire aussi
Autisme et troubles de l’attention
Évidemment, l’infirmière scolaire doit donner sa validation pour qu’un élève puisse venir faire une pause dans l’« espace zen ». Et on note son état psychologique en entrant et en sortant.
« L’heure passée dans ce lieu où la parole peut se libérer permet souvent aux élèves de passer de 2/10 à 8/10 », explique l’infirmière scolaire en insistant sur les bénéfices pour la santé mentale des jeunes atteints de TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou encore de TSA (troubles du spectre de l’autisme).
[Source VM 260516]
Edition Var-Matin 16 mai 2026
•> Joutes Raphaëloises
Joutes Raphaëloises
Initiations, démonstrations, spectacles... Les jouteurs reprennent la barre sur les eaux de Saint-Raphaël pour la belle saison
Entre animations, entraînements et initiations gratuites, dont une ce samedi 16 mai, les Joutes Raphaëloises repartent pour un été riche en événements.
À Saint-Raphaël, certaines traditions ont le goût du sel, du soleil et des soirées d’été au bord de l’eau. Avec leurs barques colorées, leurs passes d’armes spectaculaires et leurs jouteurs campés sur la tintaine, le club local des Joutes Raphaëloises fait partie de ces rendez-vous qui appartiennent pleinement au paysage local.
Et dès ce samedi 16 mai, le club présidé par Olivier Balderiotti reprend le fil de sa saison estivale avec la volonté intacte de faire vivre cette pratique aussi sportive que populaire.
Tout au long de l’été, initiations gratuites, entraînements publics, animations et spectacles viendront rythmer la vie de Santa Lucia ainsi que du vieux-port. Un programme pensé autant pour les habitués que pour les curieux, désireux de découvrir cette discipline ancestrale où l’équilibre, la puissance et le sens du spectacle se mêlent dans une ambiance conviviale.
Initiations gratuites
Notamment dès ce samedi, des initations aux joutes pour les jeunes, filles et garçons de tous âges, vous attendent devant la capitainerie de Santa Lucia, à partir de 14 h 15 et jusqu’à 16 h 30.
«Il est important pour nous de faire connaître notre sport, assure Olivier Balderiotti. Car c’est plus qu’un simple sport, il fait partie de l’identité locale. Nous bataillons pour que perdure cette belle tradition, nous voulons ainsi amener la jeunesse à voir avec quel plaisir nous nous réunissons régulièrement pour jouter ensemble. Tout le monde est le bienvenu ! »
Les joutes sont l’une des rares activités sportives qui permettent au public d’y assister gratuitement, et même à s’y initier sans bourse délier. Et pour les nouveaux qui vont s’y inscrire, la licence n’est qu’à 45 euros par an (plus de 15 ans) ou 35 euros (moins de 15 ans). « Et cette licence donne le droit aux déplacements et à un bel équipement, dont un très joli polo brodé pour représenter le club », ajoute le président.
Une question d’identité
Au-delà de la compétition, les joutes restent avant tout une affaire de transmission, de passion et d’identité méditerranéenne. « Le club va fêter ses 115 ans cette année, puisque nous avons été créés en 1911, assure le président. Et l’an prochain, dans le hall du Centre Culturel, nous présenterons l’exposition ‘‘Les Joutes Raphaëloises de 1892 à nos jours’’.»
Programme de mai et juin
L’opération ‘‘Toutes et tous aux Joutes Raphaëloises’’ consiste en diverses initiations gratuites pour les jeunes de l’Est-Var. Au port Santa Lucia, devant la capitainerie, ce sera aujourd’hui et samedi 23 mai de 14 h 15 à 16 h 30.
Trophée de l’Avenir avec tournoi et, également, initiations gratuites pour jeunes garçons et filles le samedi 30 mai de 14 h 15 à 16 h 30 au port Santa Lucia, devant la capitainerie.
Le 31e Trophée RBTP avec combats de démonstration et, également, initiations gratuites pour jeunes garçons et filles le vendredi 5 juin de 18 h 45 à 20 h 45 au port Santa Lucia, devant la capitainerie.
Trophées Azur résidence mobile & Villa Mauresque avec combats de démonstration et initiation pour jeunes garçons et filles le vendredi 12 juin de 18 h 45 à 20 h 45 au port Santa Lucia, devant la capitainerie.
Opération ‘‘Toutes et tous aux Joutes Raphaëloises’’ ; initiations gratuites pour les jeunes de l’Est-Var. Au port Santa Lucia, devant la capitainerie, samedi 13 juin de 14 h 15 à 16 h 30.
18e Challenge Hortal M. au vieux-port de Saint-Raphaël (quai des pêcheurs) vendredi 19 juin de 18 h 45 à 20 h 45.
Tour éliminatoire du championnat de Côte d’Azur avec huit clubs présents dimanche 21 juin de 9 h à 18 h au port Santa Lucia (quai d’honneur).
Pour le reste de l’été : notez le 25e Masters de joute avec le club en fête pour ses 115 ans le 3 juillet ; les Joutes burlesques déguisées le 30 juillet ; le tournoi de la Saint-Pierre le 2 août ; le Challenge Estérel Côte d’Azur le 21 août, etc.
Infos.Tél. : 06.80.52.46.37 et e-mail : olivier.balderiotti@wanadoo.fr
[Source VM 260516]
Edition Var-Matin 15 mai 2026
•> Promenade des Bains Saint-Raphaël
Promenade des Bains
Aménagement de la promenade des Bains à Saint-Raphaël : quel est ce choix esthétique qui provoque des remous ?
Le littoral va voir la vie en verre ! Le projet prévoit en effet des garde-corps dans cette matière. Un choix esthétique défendu par l’architecte et le maître d’ouvrage, mais qui suscite des réserves chez certains riverains.
Le rivage change de visage, et chacun s’en réjouit ou presque. Depuis les premiers coups de pelle de la Promenade des Bains, le front de mer esquisse déjà les lignes d’un nouvel horizon. Sous les palmiers à venir et les courbes redessinées, le littoral s’offre une mue attendue. Mais à mesure que le projet prend forme, un détail vient troubler la quasi unanimité : le débat se cristallise, pour certains, sur les futurs garde-corps en verre.
« Vont-ils rester transparents ? »
« Déjà, il est utile de rappeler que la loi n’impose pas de garde-corps sur le littoral, assure celui qui est également le président syndical de l’immeuble Sainte-Foix. Quant à ces garde-corps en verre, vont-ils longtemps rester transparents ? Entre un effet miroir à certaines heures, des parois verticales sujettes à la réfraction du soleil et une réverbération de la lumière dès que le regard s’écarte de la vue directe [...], le verre n’est vraiment pas une bonne idée. » D’autres passants ou commerçants interrogés posent également la question du coût d’un tel matériel et de son entretien. Gilles Pessard leur emboîte le pas : « Je suis positif sur l’ensemble du projet de la Promenade des Bains,mais je m’interroge sur le budget d’un entretien de ce verre qu’il faudra très important [...] ! J’aurais voulu qu’il y ait un débat, or le choix est déjà tranché... Par ailleurs, avec un réhaussement de 45 cm, la vue mer va sembler moins évidente », assure-t-il, photomontage à l’appui (voir ci-dessous), « fait avec les données disponibles des plans, explique-t-il. De surcroit, l’Udap (1) n’avait pas donné un avis très favorable aux garde-corps en verre, les trouvant ‘‘peu adaptés’’.»
« On a tout anticipé »
L’architecte du projet, Vincent Guillermin, répond sans détour aux réserves et interrogations : « Avec le maître d’ouvrage, qui est d’une grande exigeance, nous avons formulé de nombreuses propositions et étudié très en détail chacun des choix. Les garde-corps en verre, suivant l’exemple à la plage du Larvottode Monaco, traduisent un choix de design, de sobriété et de transparence. Un atout très moderne et qui, il faut l’imaginer, s’inscrit très bien dans un plus grand ensemble. Forts de l’expérience monégasque, nous avons tout anticipé : que les gens se rassurent ! On a prévu un réseau d’eau déminéralisé pour l’entretien de ces garde-corps en verre. »
Il souhaite aussi battre en brèche «des idées reçues » : « Non, le coût ne sera pas plus important que si c’était un autre matériau. Et non, on n’aura pas de perte de visibilité, au contraire ! De plus, on a même moins d’embruns, car moins exposés, qu’à la plage du Larvotto. Les gens sont peut-être moins habitués au verre qu’ailleurs : partout où il est installé, ça rend très bien. »
1. Unité départementale de l’architecture et du patrimoine.
L’exemple pris à Monaco
Pour trancher la question, allons à la source de l’inspiration, avec le responsable d’exploitation nettoiement pour la Ville de Monaco, Jérôme Vannier, pour qui la plage du Larvotto et ses équipements n’ont pas de secret.
« Oui, il est vrai que ces garde-corps nécessitent un entretien très minutieux et régulier. On a un réseau d’eau déminéralisé pour l’entretien. Et depuis huit mois, on utilise un robot que nous a proposé une entreprise suisse afin de rendre le nettoyage plus efficace. On l’a adapté et il est très bien. On procède au nettoyage tous les jours, de 5 h du matin à 7 h afin d’éviter la foule et les chaleurs. Hélas, en fin de journée, les traces de doigts ou de museaux de chiens commencent à apparaître. à part ça, l’ensemble rend bien. On ne constate pas de rayure. Ni de phénomène de brillance ou réverbération : les garde-corps jouent ainsi bien leur rôle de transparence, avec une belle modernité. »
[Source VM 260515]
Edition Var-Matin 15 mai 2026
•> Rendez-vous Festif au domaine du Castellas Saint-Raphaël
Carine SAMSON & ses Comédies
Vous cherchez un rendez-vous festif ? La Bastide du Castellas met en scène neuf nouvelles comédies à Saint-Raphaël
Carine Samson, qui produit régulièrement des pièces de théâtre, programme un tout nouveau festival de neuf dates au domaine du Castellas. Premier rendez-vous, le 28 mai… pour rire de bon cœur.
Envie d’une soirée festive, d’une ambiance estivale autour d’un spectacle et d’un bon verre, voire d’un dîner dans un cadre majestueux devant la bastide du XVIIIe siècle ? Carine Samson, qui produit des pièces de théâtre, concocte ce qu’il vous faut. Au domaine de plus de 30 hectares du Castellas, boisé d’arbres remarquables et centenaires, elle programme un tout nouveau festival, en plein air, intitulé « Rireau Castellas ». Premier des neuf dates jusqu’en septembre, toujours le jeudi soir, le rendez-vous du 28 mai promet une belle tranche de rire avec : « A do un jour, à dos toujours » de Jérôme Paquatte et Jean-Marc Magnoni.
« J’aime raconter des histoires et j’aime faire rire les gens, explique Carine Samson, elle-même comédienne, auteure de pièces de théâtre et fondatrice de son entreprise “Mam’zelles pectacles”. Je propose donc des comédies où règne l’humour pour passer de bons moments ».
Les guinguettes : ce soir à 19 h
« Je réalise la programmation de festivals depuis 2014, j’organise des tournées, je vends les pièces partout en France et je loue la salle Félix Martin, à Saint-Raphaël pour présenter des compagniesprofessionnelles une demi-douzaine de fois dans l’année, souligne la jeune femme qui a fait le conservatoire de théâtre mais a aussiété directrice de l’école maternelle des Plaines pendant 13 ans.Les gens me connaissent par ce métier que j’aimais beaucoup. Je viens d’ailleurs d’écrire un spectacle jeune public : » le voyage magique des mots «.
Compagne du propriétaire du domaine du Castellas, Damien Clavel, Carine Samson a trouvé le lieu idéal pour présenter des soirées théâtrales : « J’ai monté une pièce l’année dernière qui a remporté un beau succès. Comme les gens étaient ravis, j’ai décidé de créer ce nouveau festival en organisant des soirées complètes. Le public peut admirer la pièce à 21 heures, mais on peut aussi venir dîner avant, à 19 heures, et chacun peut rester ensuite pour rencontrer les artistes autour d’un verre au bar ».
Un concept qu’elle a décliné sous forme de soirées « guinguettes » pour nser au rythme des groupes de musique, dont l’une a lieu ce soir,à partir de 19 heures. L’entrée est gratuite et les gourmands peuvent s’acheter des planches de charcuterie et de fromages à partager entre amis ou en famille. Ce soir, les quatre musiciens et chanteurs de « Presk » revisiter ont les grands classiques de la pop rock et de la variété française(prochaines guinguettes les 16 et 30 juillet). Les dimanches sont consacrés aux tablées façon « Brunch du Castellas »,entre 11 et 17 heures (17 mai et 7 juin),toujours en musique. Toujours à Agay.
Bientôt une ferme pédagogique et une auberge
« Comme les enfants me manquent, je suis en train de mettre sur pied une petite ferme pédagogique avec des chevreaux qui vont bientôt arriver, des lapins et des poules. Nous réalisons des travaux pour clôturer tout un espace sécurisé, a confié Carine Samson. Juste à côté de la ferme-auberge qui servira des repas composés de plus de la moitié de produits issus de l’exploitation. Car je travaille à un potager de 300 m2. C’était notre souhait de remettre en route l’agriculture et de développer le maraîchage. Il y a longtemps, les agathoniens venaient chercher leurs légumes au Castellas mais ça s’est arrêté. Mon potager servira à la ferme-auberge qui devrait ouvrir dans quelques semaines ».
La demeure en pierre de 800 m2 du Castellas reçoit également le public dans ses chambres d’hôtes et accueille de nombreux événements dans l’élégance des jardins et piscine :mariages, anniversaires, séminaires…
Leparc longe l’Agay qui se jette dans la Méditerranée et peut ainsiabriter le long des berges les bateaux sur une centaine d’anneauxen location avec un accès direct à la mer.
Les champs de vignes produisent un vin vinifié en coopérative et les prairies, abris et box sont réservées aux chevaux, pensionnaires chouchoutés.
Contact et réservations : Bastide du domaine du Castellas, 401, allée du Castellas, Agay, Saint-Raphaël. Tél : 06.24.71.86.19. ou au 06.14.89.36.97. Email : contact@bastideducastellas.com
[Source VM 260515]
Edition Var-Matin 13 mai 2026
•> l'Agence Régionale de Santé "ARS" suspend l'activité du cabinet dentaire de Fréjus
Centre Dentaire Les Lauriers
De « graves manquements aux règles d’hygiène » : un cabinet dentaire de Fréjus fermé par l’Agence régionale de santé
Des « graves manquements aux règles d’hygiène » ont été relevés au centre de santé dentaire des Lauriers.
Le centre dentaire Les Lauriers, situé au sein du pôle de santé Doc City de la rue Jean-Giono, à Fréjus, fait l’objet d’une suspension administrative. Une mesure publiée dans un arrêté préfectoral le 7 mai et prononcé par l’Agence régionale de santé (ARS) à la suite d’une visite de conformité menée le 28 avril dernier. Dans sa décision, l’ARS évoque « de nombreuses non-conformités » et « de graves manquements pouvant porter atteinte à la qualité et à la sécurité des soins prodigués aux patients ».
Parmi les anomalies relevées figurent notamment « une absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux » mais également « une absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires ».
L’arrêté détaille nombre de dysfonctionnements observés lors du contrôle. Les inspecteurs pointent un effectif insuffisant d’assistantes dentaires, des stocks trop faibles d’instruments stériles, mais aussi une salle de stérilisation jugée inadaptée à l’activité du centre.
L’ARS relève aussi l’absence de respect du principe de marche en avant des dispositifs médicaux, des défauts dans la désinfection du matériel utilisé entre deux patients, l’absence de contrôle efficace des cycles de stérilisation ou encore l’absence d’entretien suffisant des locaux.
Une réouverture d’ici dix jours escomptée
Pour l’ARS, ces manquements « exposent les patients à un danger grave de contamination bactérienne et virale » et caractérisent « une situation d’urgence ». La suspension a ainsi déjà pris effet immédiatement et la structure dispose d’un délai de deux mois pour corriger l’ensemble des anomalies constatées.
À l’issue de ce délai, une nouvelle visite pourrait être organisée. Si les exigences sanitaires sont satisfaites, la suspension pourra être levée. Dans le cas contraire, l’établissement s’expose à une prolongation de la suspension, voire à une fermeture définitive.
Contacté par Var-matin, le responsable de l’établissement se veut rassurant et affirme que «les travaux consistent essentiellement à installer une porte à la salle de stérilisation et à séparer le cabinet des vestiaires ».
Espérant pouvoir rouvrir « d’ici une dizaine de jours », celui-ci se déclare « avide de commentaires de l’ARS permettant d’améliorer la qualité du service » mais estime qu’il est « dommage de laisser des personnes sans soin pendant ce temps alors que le centre est neuf, très propre et disposant de matériel de pointe ».
Pour mémoire, le centre dentaire Vertuo de Puget-sur-Argens a souffert de remarques similaires en mars. Depuis, la structure est toujours fermée et son représentant estimait lui aussi que l’ARS Paca est «réputée pour être l’une des plus exigeantes de France ».
[Source VM 260513]
Edition Var-Matin 12 mai 2026
•> 39 ème Edition du Mont Vinaigre Saint-Raphaël le 17 courant - 16 Km -
39ème Edition de la montée du Mont Vinaigre
39ᵉ édition de la montée du mont Vinaigre : cap sur le toit de l’Estérel ce dimanche dans l’Est-Var
La 39ᵉ édition de la montée du mont Vinaigre se disputera le 17 mai entre le vieux-port de Saint-Raphaël et le point culminant de l’Estérel, sur la commune de Fréjus. Avec plus de 200 participants pour un peu plus de 16 km.
C’est, depuis une quarantaine d’années, un rendez-vous incontournable du printemps pour les amoureux de course à pied de l’Est-Var : la 39e édition de la montée du mont Vinaigre se déroulera ce dimanche 17 mai sur les pentes du massif de l’Estérel. Organisée par le Lions Club Doyen Fréjus Saint-Raphaël, l’épreuve va réunir plus de deux cents participants qui prendront le départ dès 9 heures sur le vieux-port de Saint-Raphaël. Les attend une montée de 16,2 km pour rejoindre le sommet du mont Vinaigre, point culminant de l’Estérel à 614 mètres d’altitude ! Un défi inoubliable avec des vues à couper le souffle.
520 mètres de dénivelé positif
Du souffle, justement, il faudra en avoir pour venir à bout des 520 mètres de dénivelé positif du parcours. L’année dernière, la victoire était revenue à Jérémy Defaye, triathlète licencié à l’Association multi sports et loisirs de Fréjus (Amslf), qui avait écrasé la concurrence en s’imposant en moins d’une heure (59 minutes et 54 secondes). Il devançait de plus de deux minutes son coéquipier de l’Amslf Nathan Callais.
Chez les dames, la Gardoise Virginie Delzenne s’imposait en 1 heure 18 minutes et 54 secondes. Comme chaque année, la course se double d’une action caritative dans le cadre de l’action « Courir pour un aveugle ». Les fonds récoltés seront en effet reversés à une association régionale pour financer l’attribution d’un chien guide à une personne non-voyante.
Inscriptions : www.sportips.fr
[Source VM 260512]
Edition Var-Matin 12 mai 2026
•> Tour d'horizon des Oratoires Séculaires dans l'Est-Var Fréjus Saint-Raphaël & Puget-sur-Argens
Oratoire séculaire
Tour d’horizon des oratoires dans l’Est-Var, ces veilleurs séculaires de nos chemins
Ces piliers de pierre abritant une statue de saint ou de la Vierge sont l’une des spécialités de Provence. Tour d’horizon en Est-Var.
Nous passons bien souvent devant sans même les voir. Ils ornent les murs de nos bâtiments anciens, égaient nos jardins ou donnent du relief à nos places publiques. Ces stèles, plaques commémoratives, et autres monuments font pourtant vivre la mémoire de nos lieux. Alors, Var-matin vous propose de partir à la découverte de ces mémoriaux de l’Est-Var.
Aujourd’hui, arrêtons nous sur ce qui relève davantage d’édifices religieux que de monuments publics : les oratoires. Cachés derrière une haie, mangés par les ronces ou dressés à l’angle de deux routes, ces petits piliers de pierre abritant une statue de saint ou de la Vierges ont dédiés à la prière. Ayant surgi dès le IVe siècle selon certaines sources ou entre le Xe et le XIVe siècles selon d’autres, ils constituent dans tous les cas un patrimoine aussi modeste qu’ancien.
Et le Var, avec environ 800 de ces édifices, serait le département de France qui en compte le plus grand nombre. De Saint-Raphaël à Puget-sur-Argens en passant par Fréjus, une trentaine d’oratoires a été construite. Certains ont été perdus ou détruits, d’autres se sont retrouvés derrière les palissades de terrains privés mais il en subsiste encore une vingtaine sur l’espace public. Une poignée d’entre eux porte une plaque commémorative, arrêtons-nous sur ces derniers pouvant s’approcher de la définition de‘‘mémoriaux’’ :
L’oratoire de Guérin, aux confins de Saint-Raphaël et de Fréjus, entre l’avenue du Colonel Brooke et de le chemin de la Louve, est peut-être le plus facilement repérable depuis qu’il a été restauré et mis en valeur en 2014 à l’occasion de la création du giratoire. La date d’édification n’est pas connue mais est en tout cas antérieure à 1766. Depuis, il a connu plusieurs vies. Restauré vraisemblablement une première fois au début du XXe siècle par des membres de la colonie anglaise hivernant à Valescure, il a été profondément remanié en 1960. C’est à cette occasion qu’une plaque commémorative y a été apposée. Elle rend hommage à l’architecte britannique Harry Stuart Goodhart-Rendel. Un nom qui n’est pas inconnu des amateurs d’histoire locale. Petit-fils de Lord Rendel, grand propriétaire foncier à Valescure, il avait participé à l’embellissement de la chapelle anglicane de Valescure et construit plusieurs villas dans le quartier. Ses amis financèrent la restauration de l’oratoire l’année suivant sa mort.
L’oratoire Saint- Jean ou Saint-Antoine, à Fréjus, où l’on ne sait plus trop à quel saint se vouer. Situé la RDN7, à l’entrée du hameau de Saint-Jean de l’Estérel, celui-ci a bien failli disparaître au carrefour du XXIe siècle où il menaçait ruine. Il fut sauvé en 2008 par l’intervention de l’association des Amis des oratoires. Mais cette restauration apporta avec elle un changement de dédicace. Anciennement dédié à saint Antoine, l’oratoire abrite désormais une statue de saint Jean-Baptiste et porte une plaque au nom de ‘‘Saint Jean’’. L’édifice fut inauguré et béni le 24 juin 2009 par le père Patrice Guerre.
L’oratoire Saint-Jacques, à Puget. Placé à l’origine devant la chapelle Saint-Jacques, bâtie en 1740, il avait vu sa moitié architecturale se transformer en cave vinicole avant d’être rasée en 1988 pour accueillir le Foyer des anciens. L’oratoire, lui, survécut à ce tumulte retrouva sa place initiale devant l’entrée de ce qui est aujourd’hui le CCAS. Le 29 juillet 2012, une cérémonie d’inauguration marqua l’installation d’une statue de saint Jacques le Majeur dans la niche, offerte par l’association des Amis des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et de Rome. Une plaque commémorative y fut apposée à cette occasion.
Une identité provençale toujours en construction
Nombre d’autres oratoires, dépourvus de plaques, recèlent une histoire et méritent que l’on s’y intéresse. À Agay, l’oratoire Notre-Dame des Pêcheurs, construit en rhyolite de l’Estérel, veille vraisemblablement depuis le XVIIIe siècle sur la baie. En 1851, le maire Melchior d’Agay y fit poser une plaque de marbre, aujourd’hui disparu, en remerciement pour la guérison de sa fille. Non loin de là, sur l’îlot du Lion-de-Mer, une statue de la Vierge en fonte, érigée en 1947 après une mission de ré-évangélisation de la population meurtrie par la guerre, ouvre les bras face à la mer. À Fréjus, l’oratoire Sainte-Brigitte, au bord de l’avenue Pierre-Nieto et daté de 1527, est sans doute le doyen du territoire. Malgré des déménagements successifs, sa niche de pierre calcaire et sa toiture d’origine ont traversé les siècles. Enfin, l’oratoire Saint-Jacques, du parc de l’Armitelle, à Boulouris, a été bâti en 2019 par l’association Connaissance et sauvegarde des oratoires et les Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce dernier venu montre que la dévotion populaire n’est pas une affaire révolue. Les oratoires de l’Est-Var poursuivent ainsi la construction, pierre après pierre, d’une identité provençale toujours vivace.
[Source VM 260512]
Edition Var-Matin 11 mai 2026
•> Vide-dressing solidaire en soutien aux femmes violentées, place Coullet, Saint-Raphaël
Vide-dressing solidaire
Un vide-dressing solidaire contre les violences faites aux femmes à Saint-Raphaël
Les bénévoles du club féminin Soroptimist travaillent à l’organisation d’un vide-dressing, samedi 23 mai, place Coullet, de 10 à 18 heures. Le produit de la vente servira aux actions pour les femmes victimes de violence.
Samedi 23 mai,une date à retenir pour profiter d’une journée shopping tout en s’engageant envers une noble cause. Les bénévoles du Soroptimist proposent un vide-dressing sur la place Coullet de la cité de l’archange, de 10 à 18 heures. Le produit des ventes servira ainsi aux actions en faveur des femmes victimes de violence.
Pour les dynamiques membres du club féminin, il s’agit : « d’aider les femmes et les filles, le cœur de nos missions. Les Soroptimist financent des projets pour éduquer et autonomiser les femmes, qui sont au cœur des équilibres familiaux, culturels, sanitaires et sociaux. Leur autonomisation est un indispensable facteur de paix et de progrès social, économique et environnemental. L’élévation du niveau d’instruction des femmes, la réalisation de leur potentiel, leur leadership concourent à l’amélioration des conditions de vies des familles, à la lutte contre les pandémies et la mortalité infantile, à la croissance économique, à la diffusion d’une culture de la paix. Les femmes doivent être encouragées à développer des compétences nécessaires à la mise en œuvre d’une activité génératrice de revenus. L’éducation est aussi un outil essentiel pour prévenir et vaincre la violence ».
Habits, accessoires de qualité, de marque à prix cassés
Le plaisir de fouiller et de dénicher de jolies toilettes à petits prix sera combiné à des achats solidaires puisque les bénéfices seront reversés au soutien des femmes victimes de violences. Les ventes permettent souvent de réunir près de 5 000 euros. Des opérations qui ont permis d’aider à l’ouverture du nouveau service d’accueil des personnes victimes de violence de la commune de Saint-Raphaël.
« Pour ce vide-dressing, nous présentons de nombreux vêtements, des pièces de qualité, propres et prêtes à être portées, des habits féminins de marque, des bijoux fantaisie, des sacs, des chaussures, des accessoires de marque… mais à prix tout doux, confient les organisatrices. Nous avons choisi, dans nos armoires, les tenues à la mode qui devraient plaire. C’est le moment de faire de bonnes affaires ! »
[Source VM 260511]
Edition Var-Matin 10 mai 2026
•> Vivre ensemble dans la diversité au Lycée Saint-Exupéry à Saint-Raphaël
Lycéens Saint-Raphaël & Majorque
«Vivre ensemble dans la diversité » : des lycéens de Saint-Raphaël et de Majorque s’unissent pour un projet d’inclusion
À Saint-Raphaël, le lycée Saint-Exupéry a accueilli 15 élèves espagnols, dont 6 porteurs de handicap, venus de l’IES Bendinat de Majorque. Ensemble, ils ont participé à des ateliers collaboratifs autour de l’entraide, de la solidarité et de l’acceptation de l’autre.
Construire, ensemble, la plus haute tour possible… en spaghettis et guimauve !
Voilà un challenge que n’ont pas hésité à relever – avec force rires et bavardages – les lycéens de Saint-Exupéry avec leurs homologues de l’IES Bendinat, sur l’île de Majorque, venus de leur Espagne natale à Saint-Raphaël.
L’établissement raphaëlois multiplie ainsi les actions pour apprendre aux jeunes l’entraide, la solidarité, l’acceptation de l’autre, l’inclusion par l’intégration.
« L’aventure a commencé en février, lorsque Joséphine Falco, professeure d’Espagnol en lycée général et moi-même, référentes pour l’Action Européenne et Internationale, nous nous sommes rendus à Majorque afin de proposer le projet “Vivre ensemble dans la diversité” », a expliqué Laïla Chettih, enseignante en économie et gestion, en langue espagnole, en sections professionnelles.
Apprendre à travailler avec toutes les différences
Les adolescents raphaëlois séjournent ainsi régulièrement tout au long de l’année à Majorque, encadrés par les professeurs Fabien Dupont, Pascaline Pommier, Joséphine Falco, Laïla Chettih… en stage d’entreprise ou dans le cadre des échanges « Erasmus » que les équipes du lycée Saint-Exupéry développent.
« Les langues sont essentielles pour l’avenir de nos jeunes. Nombre de nos élèves scolarisés en Bachi-bac, qui obtiennent donc le Bac français et espagnol, réalisent leurs études supérieures en Espagne surtout en médecine ».
Méthode collaborative
15 élèves espagnols, dont 6 jeunes porteurs de handicap, sont reçus dans les classes de l’établissement raphaëlois et participent, cette semaine, aux ateliers avec les 25 lycéens de première « métiers de l’accueil ».
« En Espagne, les élèves handicapés suivent les cours dans les classes habituelles, tout le monde est mélangé, a souligné Nela Hidalgo, enseignante à l’IES Bendinat. Tous les élèves s’instruisent ensemble et apprennent à travailler avec toutes les différences. Certains élèves ont des handicaps mais ont aussi d’autres capacités. Ils sont très heureux de découvrir Saint-Raphaël, une petite ville où il fait bon se promener à pied. Ils ont d’ailleurs été invités à admirer le parcours d’art urbain et ont fait des photos qu’ils assemblent en patchwork pour ramener en souvenir. Ils ont beaucoup aimé la cantine et les grands espaces du lycée Saint-Exupéry ».
« L’atelier de construction de la tour est une méthode collaborative, une activité d’inclusion où ils doivent s’entraider, ont confié Laïla Chettih et Rosabelle Hamon, professeure d’enseignement professionnel en langue anglaise. Nous leur avons aussi proposé une sorte de speed dating, rencontre culturelle express où chacun devait se présenter en langue espagnole et répondre aux questions, de table en table ».
Les jeunes espagnols ont déclaré apprécier les ateliers « pour la créativité » et les élèves raphaëlois ont avoué être ravis de la gentillesse de leurs camarades : « c’est génial, on apprend à comprendre les différences, une expérience à refaire ».
[Source VM 260510]
Edition Var-Matin 7 mai 2026
•> Lycéens de Saint-Exupéry Saint-Raphaël
Échange International avec des Irlandais
« Les discussions ont été riches » : ce lycée de Saint-Raphaël développe les échanges internationaux au profit de ses élèves.
Les lycéens de Saint-Exupéry ont accueilli des Irlandais avant de partir, à leur tour, visiter Dublin en octobre prochain. Des échanges développés par les équipes de l’établissement pour découvrir les cultures.
Les voyages formant la jeunesse, les équipes du lycée Saint-Exupéry, sous la conduite de la proviseure Sylvie Pénicaut, développent les échanges internationaux au profit de leurs élèves et à leur plus grand bonheur. Ceux scolarisés en classe de seconde ont accueilli leurs homologues irlandais, avant de partir, à leur tour, à Dublin, dans cinq mois, pour de belles aventures en octobre prochain, afin d’élargir leurs horizons.
Christine Denel, professeure documentaliste, référente du programme d’échange européen, chargé de mission auprès du rectorat en éducation artistique et culturelle, formatrice académique, et Madame Bourrilly, professeure d’anglais spécialité « Grand oral et oralité » ont mis sur pied un nouveau programme avec le lycée Ashfield, situé au cœur de la capitale irlandaise. Elles ont ainsi organisé un séjour d’une semaine à Saint-Raphaël pour dix Irlandais âgés de 16 à 17 ans.
« L’originalité de cet échange est que le lycée dublinois accueille des élèves internationaux, extrêmement curieux des autres cultures, a expliqué Christine Denel. Les discussions ont été riches et les visiteurs ont ressenti un vif plaisir devant l’hospitalité des familles françaises et la beauté de nos paysages ».
« Ce voyage sur la Côte d’Azur était super, s’est enthousiasmé Adam. Avant mon arrivée, je pensais que les Français seraient introvertis et réservés, mais les gens ici sont très sympathiques, bavards et sociables, surtout mon correspondant et ses amis ».
« J’ai donc passé un excellent séjour avec le groupe et j’ai rapidement fait la connaissance de beaucoup d’entre eux, a témoigné le jeune irlandais. Les correspondants français ont vraiment rendu mon voyage inoubliable ! »
Ces dix élèves ont été logés au sein des familles de leurs correspondants français, comme ces derniers le seront à Dublin.Ils ont intégré les élèves Irlandais au sein de l’établissement raphaëlois lors de plusieurs cours en immersion en classe de seconde, et les ont accompagnés pour explorer la ville de Nice au travers une chasse au trésor.
Les dix jeunes visiteurs, encadrés par leur professeure de Français et par la proviseure de leur lycée de Dublin, ont apprécié la culture française, ont admiré la région et ont découvert les vestiges du musée d’archéologie sous-marine de la cité de l’archange. « Mais ce qui les a le plus marqués fut la richesse, à la fois historique et géologique, du site de la plage du Débarquement au Dramont, a confié Christine Denel. Parfois, on pense que voyager consiste juste à découvrir de nouveaux paysages. Mais un voyage scolaire, c’est bien plus que cela. Comme le disait Hippolyte Taine :“on voyage pour changer, non de lieux, mais d’idées” ».
[Source VM 260507]
Edition Var-Matin 5 mai 2026
•> Stationnement payant toute l'année à Fréjus
Stationnement payant à Fréjus
Le stationnement devient payant toute l’année et sur une plus large zone à Fréjus : voici ce qu’il faut savoir
Les conseillers municipaux ont approuvé une extension à la fois géographique et temporelle du stationnement payant à Fréjus-Plage et Port-Fréjus. Désormais, il faudra passer à la caisse toute l’année.
Lors du dernier conseil municipal, les élus ont approuvé une extension à la fois géographique et temporelle du stationnement payant sur les secteurs de Fréjus-Plage et de Port-Fréjus. « L’évolution des flux et l’occupation croissante du stationnement sur voirie rendent nécessaire une adaptation du dispositif actuel. Dans un espace public contraint, la gestion du stationnement constitue un enjeu d’équilibre entre attractivité, qualité de vie et dynamisme économique », a justifié le rapporteur de cette délibération, Marcel Sabbah.
À l’heure actuelle, la période payante s’étale du 1er avril au 31 octobre. Elle sera dorénavant en place toute l’année. Par ailleurs, le périmètre de ce stationnement payant va également s’étendre, en deux phases :
La première, à compter du 1er juillet, verra la mise en place dustationnement payant sur cinq nouvelles rues pour un total de 225 places concernées. Il s’agit des rues Noël-Garnier (80 places), Roland-Garros (30 places), Stanislas-Huguetto (38 places), Prio et Laporte (68 places) et Jean-Mermoz (9 places).
La seconde phase, à partir du 1er novembre, concernera quatre rues et 231 supplémentaires. Les rues Deis Ange (15 places), Lacaille (25places), Victor-Hugo (186 places) et Hippolyte-Fabre (5 places).
« L’extension du périmètre permettra de mieux répartir les véhicules, de faciliter la recherche d’une place, d’améliorer la rotation du stationnement, d’assurer des règles identiques et plus lisibles pour tous »,estime la majorité.
« J’appelle ça du racket »
Une mesure qui a, sans surprise, été saisie par l’opposition pour réprimander la gestion municipale. Katia Michelan, du groupe Bonnemain, a ainsi tancé : « Après l’augmentation des impôts communaux et au niveau de l’agglomération, des taxes sur les ordures ménagères, la taxe Gemapi, les tarifs de la restauration scolaire, voilà qu’arrive l’élargissement du stationnement payant. Les Fréjusiens pouvaient jusqu’ici profiter gratuitement des plaisirs de bord de mer hors-saison.
C’est terminé, nous paierons désormais toute l’année. Non seulement sur le bord de mer mais aussi dans toutes les rues y accédant. Moi j’appelle ça du racket. Vous avez besoin que les Fréjusiens paient, les moins riches partiront pour des villes voisines moins gourmandes et nous deviendrons le clone de Saint-Raphaël, peuplée de retraités aisés ».
« Les villes voisines moins gourmandes ? vous rigolez je suppose ? Vous y êtes allé dans les villes voisines et vous avez fait la comparaison, tant au niveau de la fiscalité que du stationnement ? (1) », a rétorqué le maire, David Rachline, davantage agacé qu’amusé, avant d’expliquer : « C’est une demande des commerçants qui nous ont expliqué que les gens qui allaient passer plusieurs jours à l’extérieur de la ville venaient se garer à Fréjus-Plage pour se rendre à la gare TGV ».
Outre cette extension du stationnement payant, la municipalité a validé des travaux qui seront entrepris à partir du 13 avril et visant le réaménagement du giratoire Benhabreuche, à l’extrémité sud du Boulevard de la Mer. Dans ce cadre, huit nouvelles places de stationnement sur voirie seront créées. Celles-ci seront également intégrées au dispositif de stationnement payant, déjà en vigueur sur cette zone.
1. À Fréjus, le tarif du stationnement est de 0,40 euros pour 30minutes ; 0,90 euros pour 1h ; 2,50 euros pour 2h,6 euros pour 3h et 35 euros pour 8h. À Saint-Raphaël, le centre-ville est en zone bleue avec gratuité restreinte à deux heures, toute l’année. Dans les écarts (Beaurivage, Santa-Lucia et Agay), le tarif est de 0,30 euros pour 20 minutes ; 0,90 euros pour 1h ; 1,80 euros pour 2h, 2,70 euros pour 3h et 7,2 euros pour 8h. À Roquebrune, le stationnement en centre-ville et aux Issambres est gratuit hors saison estivale où une zone bleue avec gratuité restreinte à 1h30 est mise en place. À Puget, l’ensemble du stationnement sur voirie est gratuit.
[Source VM 260505]
Edition Var-Matin 4 mai 2026
•> Frédéric MASQUELIER rejoint David LISNARD à Nouvelle ENERGIE
David LISNARD & Frédéric MASQUELIER
« Il n’est pas le produit d’un système technocratique » : le maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, rejoint David Lisnard chez Nouvelle Energie
Le maire de Saint-Raphaël et président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération annonce rejoindre le mouvement du maire de Cannes David Lisnard. Il soutient également l’organisation d’une primaire ouverte à droite.
L’échiquier politique est en perpétuel mouvement. Un mois après les municipales et à tout juste un an de la présidentielle, le maire de Saint-Raphaël annonce rejoindre David Lisnard et son mouvement politique, Nouvelle Energie, « pour contribuer à l’émergence d’une droite forte, indépendante et capable de gagner », apprend Var-matin , dans un communiqué reçu dimanche 3 mai 2026.
« David Lisnard n’est pas le produit d’un système technocratique. Il est un élu local, un maire, un homme de terrain, confronté chaque jour au réel. Son expérience lui a donné une connaissance intime du pays, de ses forces, de ses blocages, de ses fractures et de ses attentes », explique Frédéric Masquelier, qui a longtemps porté les couleurs des Républicains (LR).
« Pas de discours mais des résultats »
« Moins de centralisme, moins de bureaucratie, plus de confiance, plus d’efficacité dans l’État : cette vision rejoint les attentes profondes de nombreux Français qui ne demandent pas des discours supplémentaires, mais des résultats. C’est pourquoi je le soutiendrai totalement dans les prochains mois, dans le combat qu’il a engagé en vue de l’élection présidentielle », insiste le maire largement réélu à Saint-Raphaël.
« Je me réjouis que Frédéric Masquelier, avec qui nous partageons le combat contre la bureaucratie, dont il a formidablement décrit les mécanismes dans un essai percutant, rejoigne la dynamique Nouvelle Energie. Plus que jamais, nous devons faire émerger une offre nouvelle, forte et indépendante, pour faire gagner la droite, mais surtout, pour faire gagner la France », assure pour sa part David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Energie, dans le même communiqué.
David LISNARD Président de Nouvelle Energie
Candidat à la présidentielle, le maire de Cannes David Lisnard veut « incarner une majorité silencieuse et orpheline »
Candidat à l’élection présidentielle, en rupture de LR, le maire de Cannes David Lisnard entend ouvrir sa propre voie, indépendante et claire, dans le chaos politique ambiant tiraillé par les extrêmes et un bloc centriste fluctuant.
Le marathonien a lancé sa course de fond vers l’Élysée. Avec son départ de LR et son passage au « 20 h » de France 2 mardi, David Lisnard a même accéléré sa foulée.
Pas question de (con) courir uniquement au bord de cette Croisette qu’il chérit tant, et où il a été réélu triomphalement à 81 %.
Outsider assumé mais compétiteur acharné, le voilà plus que jamais décidé à « exporter » ses idées. Au nom de l’intérêt général et de la Nation. Il s’en explique.
Départ de LR, candidature à la présidentielle sur France 2, c’est l’heure du « grand saut » ?
Ma déclaration sur France 2 est une confirmation de ce que j’avais déjà annoncé lors de mon discours à la Mutualité devant les militants de mon parti Nouvelle Énergie, le 20 janvier. Mondépart de LR n’est pas non plus un coup de tête. Il relève d’un constat sur les différences entre ce que je pense et les inconstances d’un parti qui a du mal à définir une ligne claire et assumée.
L’étiquette LR était aussi devenue un boulet ?
Non, je ne dis pas ça, je ne veux pas dénigrer ce parti. Mais depuis un moment, je n’y vois plus de cohérence doctrinale, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé Nouvelle Énergie, même si je gardais espoir. Après la confiance accordée au gouvernement Bayrou, le vote d’un budget socialiste qui augmente les prélèvements tout en s’asseyant sur la réforme des retraites, je ne voulais plus encombrer LR de mes pensées contraires, ni moi-même être encombré par les incohérences de LR !
Est-ce que votre inimitié connue avec les Tabarot au niveau local s’est également transposée aux instances LR nationales ?
Pas plus qu’avant. On était déjà à l’UMP et notre relation était beaucoup plus dure qu’aujourd’hui. Ma rupture avec LR n’est pas du tout liée à une question de personnalité. Je n’ai d’ailleurs aucune inimitié avec Bruno Retailleau, et je m’entends bien avec François-Xavier Bellamy.
Président de la République, un rêve de gosse ?
Pas du tout. Gosse, je me projetais pour être maire de Cannes. Président, c’est plutôt une responsabilité de parent ! Les choses se sont faites progressivement car je suis un élu local, dont le mandat au sein de l’AMF (association des maires de France qu’il préside) m’a donné plus de visibilité et d’expérience. Je constate hélas le déclassement vertigineux de la France, et je ne peux pas accepter cette fatalité. Moi, je suis persuadé que la France peut redevenir une grande nation éducative, qui maîtrise ses flux migratoires et dont le développement économique n’est pas inférieur à celui de l’Italie. Et je crois qu’une majorité silencieuse est proche de mes convictions, qui prônent la prospérité par la libération économique, sans tous les excès bureaucratiques, qui veut un État fort avec les voyous mais avec moins d’en traves et de restrictions pour les gens honnêtes, qui souhaite que la France retrouve sa grandeur avec une ambition écologique et démographique.
Votre proposition politique s’inscrit où ?
Cette majorité silencieuse, qui n’est pas celle des plateaux télé ni les bobos des grandes villes, n’avait pas de proposition politique, qui ne soit pas la gauche fasciste de LFI ni le RN. Il s’agit de construire une offre qui répond à cette demande, orpheline de la droite classique, mais aussi du centre et de la gauche républicaine. C’est le mouvement des gens qui travaillent et veulent s’en sortir.
Le déclic, c’est aussi l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, qui n’était pas attendue, et d’une génération encore plus jeune que la vôtre. Il a soudain fait écho à votre propre destin ?
Non(ferme). Nicolas Sarkozy avait aussi un parcours atypique, et j’aile mien. Mon destin, c’est un bien grand mot car je suis lucide sur ma position politique nationale d’outsider. Mais je me sens aligné entre ce que je fais au quotidien en tant que maire de Cannes, ce que je dis, et ce que je suis, contrairement à certains. Si je parle de baisser la dette de l’État par exemple, je dois déjà faire pareil à Cannes !
L’AMF a permis de vous créer un réseau transpartisan. Dans un esprit gaulliste de rassemblement ?
L’AMF m’a déjà permis de travailler avec 900.000 élus locaux, qui œuvrent de manière pragmatique concrète, partout, en outre-mer comme dans les grandes villes. J’ai parcouru 82 départements,visité des usines, échangé avec les élus locaux, ce qui a renforcé ma connaissance du pays et me permet de prendre des positions fortes dépassant les clivages partisans. Quant à de Gaulle, face à l’anesthésie actuelle du gouvernement, j’aime sa radicalité de 1958, lorsqu’il a pris 360 ordonnances en moins dehuit mois pour rétablir l’ordre, résorber un déficit de 6 %et revenir à l’équilibre budgétaire en un an.
Vous êtes partisan d’une primaire élargie à droite. Et si elle ne se fait pas, vous y allez seul ?
Il m’est impossible de répondre à cette question. Mais je souhaite que ce projet que je porte entre enfin dans la compétition électorale, et qu’il y ait un quart de finale à droite avant la demi-finale représentée par le premier tour de l’élection présidentielle.
L’appel du pied d’Éric Ciotti, qui vous invite à le rejoindre à l’UDR ?
Moi, ça ne m’intéresse pas. Je ne recherche pas une gloire personnelle pour embellir ma retraite, mais je veux convaincre sur la densité de mes propositions. Je ne veux pas dénigrer les autres candidats, mais si je devais être au centre ou au RN, j’y serais. Pour moi, il existe une droite indépendante qui peut être gagnante, une alternative attractive.
Votre projet est « libéral, sécuritaire, éducatif, scientifique ». Avec un ordre de priorité ?
Tout doit être mené en concomitance car s’il n’y a pas de sécurité ni de restrictions aux frontières, ça amplifie les problèmes d’éducation, d’instruction et nos déficits sociaux. Et il n’y a pas de réforme de notre appareil social sans garde-frontière, sinon la France reste un aspirateur à immigration.
« Cannes gagne » était votre slogan de campagne municipale. La France gagne sera celui de votre campagne nationale ?
Ce sera d’abord Pour que la France gagne. Avec ma personnalité pour dire ce que je fais et faire ce que je dis. Mais ce ne sera pas les mêmes méthodes, car pour mon mandat de maire, ma vocation, j’ai fait campagne comme si j’avais 21 ans, au porte à porte, ce qui n’est pas possible à l’échelon national.
Président normal ou providentiel ?
Ni l’un ni l’autre. Un Président ne peut être normal, et le providentiel est réservé à Dieu. Je veux être un Président efficace pour que la France retrouve dignité et prospérité. La Providence, je la laisse à la messe de Pâques !
« Je me suis toujours organisé, en mettant en place une équipe capable de diriger la ville sans moi »
David Lisnard a lancé sa course vers l’Élysée. Après son départ de LR et son passage au « 20 h » de France 2 mardi, le maire de Cannes ne compte plus uniquement concourir au bord de cette Croisette qu’il chérit tant, et où il a été réélu triomphalement à 81 % lors du scrutin du 15 mars. Outsider assumé mais compétiteur acharné, le voilà plus que jamais décidé à « exporter » ses idées. Au nom de l’intérêt général et de la Nation. Une question centrale demeure : et Cannes ?
En campagne présidentielle, vous restez maire à 100 % ?
Oui. Je veux démontrer que l’élection présidentielle n’est pas réservée aux Parisiens, ou à des élus de Normandie qui vivent à Paris. Moi, je n’ai pas d’appart ni de bureau à Paris, et j’ai déjà concilié mon mandat municipal avec la présidence de l’AMF. La campagne ne sera jamais au détriment du maire, et si j’acquiers vraiment une dimension de présidentiable, ça ne peut être que positif pour Cannes.
Qui vous remplacerait en cas d’accession à l’Élysée ?
Cette question me flatte car elle valide ma démarche. Depuis mon premier mandat en 2014, je me suis toujours organisé, en mettant en place une équipe capable de diriger la ville sans moi, tout le temps, car il peut aussi m’arriver un accident, un ennui de santé ou un problème familial. Et je sais déjà qui me remplacerait comme maire, mais je ne vous le dirai pas…
[Source VM 260504 & Edit 260402]
Edition Var-Matin 30 avril 2026
•> Drapeau Tricolore dans les communes d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération "ECAA"
Pavoisement dans les communes de l'ECAA
Pourquoi les drapeaux tricolores vont se multiplier dans les communes de l’Est-Var ?
L’Agglomération va harmoniser le pavoisement des rues dans toutes ses communes.
Vous aimez les drapeaux tricolores ? Vous allez être servi ! Alors que les habitants de Saint-Raphaël sont déjà habitués à voir les bâtiments communaux et les candélabres se draper de bleu-blanc-rouge, depuis quelques années, les autres communes d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération devraient bientôt suivre le même chemin. Ainsi en a décidé le conseil communautaire lors de sa dernière séance (qui s’est déroulée la semaine dernière au Palais des sports Jean-François Krakowski).
Présentée par le deuxième vice-président et maire de Puget-sur-Argens Guillaume Decard, la cinquième délibération avait notamment pour objet d’harmoniser le pavoisement des rues «dans un souci de cohésion territoriale et d’affirmation aux valeurs de la République ».
Un coffret destiné aux écoliers
Par ailleurs, la délibération instaure également «la création d’un coffret pédagogique de sensibilisation aux symboles et valeurs de la France à destination des élèves de CM2 des écoles du territoire, afin de renforcer leur sentiment d’appartenance à notre communauté de destin ».
Enlisant les détails de la délibération, on apprend que «celui-ci comprendrait les éléments suivants : un drapeau français format 60*90, un stylo tricolore et un livret pédagogique illustré.Ce dernier, rédigé par des historiens, présenterait de manière simple et accessible les fondamentaux de la République française à travers son histoire, ses valeurs, ses symboles ainsi que le sens des commémorations patriotiques et de l’engagement citoyen. Ce coffret serait remis dans un cadre solennel en lien avec les communes et les établissements scolaires. La mise en œuvre de ce dispositif fera l’objet d’une concertation préalable avec le Directeur départemental de l’Éducation nationale afin d’en garantir la cohérence pédagogique notamment avec la loi ‘‘pour une école de la confiance’’ et d’assurer le respect du cadre institutionnel dans sa mise en œuvre ».
[Source VM 260430]
Edition Var-Matin 28 avril 2026
•> Centre Aéré des Golfs Saint-Raphaël
Centre Aéré des Golfs
Trois autres temps forts du dernier conseil municipal de Saint-Raphaël
Lundi soir, les élus de la ville n’ont pas débattu que de budget et de fiscalité. Beaucoup de décisions ont été actées et des débats ont été menés.
Dans notre édition d’hier, nous avons rendu compte de l’adoption du budget primitif de la commune de Saint-Raphaël pour l’année 2026 et du maintien des taux de fiscalité locale. Des décisions actées lors du dernier conseil municipal qui s’est déroulé lundi soir à l’Estérel Arena. Au total, pas moins de 66 dossiers étaient à l’ordre du jour, lors de cette séance. Voici trois autres délibérations à retenir.
Des riverains du centre aéré des Golfs vont être indemnisés
Le 28e dossier débattu par les élus du conseil municipal était présenté par Henri Leblanc, le conseiller municipal en charge de l’éducation. Il visait à mettre terme à un contentieux opposant certains habitants vivant à proximité du nouveau centre aéré des Golfs (d’une capacité d’accueil de 120 enfants âgés de 3 à 6ans) à la commune.
«La construction et la mise en fonctionnement du nouvel accueil de loisirs sans hébergement et d’une salle polyvalente sis 70 allée Francis Gurrey a occasionné, de la part des riverains, des doléances relatives notamment à des problématiques de stationnement et d’accès à leurs propriétés, et de gêne liée au bruit, peut-on lire dans la délibération. Il est proposé au conseil municipal d’approuver un protocole d’accord transactionnel aux termes duquel la commune s’engage à verser une somme globale forfaitaire de 25 000 euros à une partie des riverains, lesquels s’engagent à renoncer à toutes instances et/ou actions contre la commune concernant la construction et le fonctionnement de cet équipement public (....). La commune s’engage à leur verser la somme globale et forfaitaire de 25 000 euros qu’ils se répartiront entre eux », est-il encore précisé.
Pour être complet, il convient de mentionner le fait qu’«une autre partie des riverains continue à solliciter que des aménagements visant à réduire le volume sonore lié au fonctionnement de l’ALSH soient mis en place. Ceux-ci ne sont donc pas partie au protocole faisant l’objet de la délibération ».
Contre les incendies, une piste bientôt réalisée au Rastel d’Agay
Présentée par Olivier Spinnhirny (le 8e adjoint au maire, en charge de lajeunesse, la citoyenneté et le monde combattant), la30e délibération avait pour objet de renforcer la lutte contreles risques d’incendie en améliorant l’accès des secours par laréalisation d’une piste de liaison pompier au Rastel d’Agay.
«Une piste de liaison destinée aux services de secours entre le domaine du Rastel et la piste DFCI H33 en direction de la Bastide d’Agay est envisagée afin de renforcer la défendabilité de ces deux secteurs totalisant près de 480 bâtis, est-il mentionné dans la délibération. Les études de faisabilité et environnementales menées ces dernières années sur les deux tracés indiqués dans le plan de prévention des risques d’incendie et de forêt, en concertation avec les services de l’état et des partenaires compétents, ont conduit à retenir le tracé Nord, jugé moins impactant. Il convient désormais d’obtenir l’accord des propriétaires concernés par le passage de cette piste, et d’autoriser le maire à déposer des demandes d’autorisations administratives nécessaires à sa réalisation,notamment le permis d’aménager, l’autorisation de défrichement ainsi que les études environnementales requises ».
Un million d’euros pour les associations
Enfin de séance, la question du subventionnement des associations a été abordée lors de l’étude de cinq délibérations (dont une,la 54e, qui concernait l’attribution des subventions de fonctionnement 2026 aux associations). «Le développement de la vie associative répond aux nécessités actuelles de satisfaire des besoins sociaux essentiels et de créer entre les citoyens des solidarités plus fortes, a expliqué Josiane Chiodi, la première adjointe (en charge des finances, du personnel, de la commande publique et des formalités citoyennes). Leur activité constitue souvent un prolongement nécessaire de l’action municipale. Au titre de l’année 2026, vous êtes invités à attribuer à certaines associations d’intérêt local une subvention de fonctionnement tel que proposé dans le rapport. Il y aune enveloppe de 185 600 euros distribués pour les associations sportives et le complément concerne des subventions diverses et variées pour 996 565 euros, soit un total d’1 182 165 euros ».
Dans les rangs de l’opposition, Emmanuelle Cocusse (Ma ville, ma planète) a fait observer qu’«entre 2024 et 2026, le montant des subventions est passé de 2,3 millions à 1,2 millions d’euros et le nombre de structures soutenues par la ville de 196 à 115 ». Josiane Chiodi a justifié la situation par le transfert de subventions sportives vers l’Agglomération. «C’est le cas du handball qui est un club intercommunal, adonné en exemple le maire Frédéric Masquelier. Dans le cadre du contrat de gouvernance, l’Agglomération prendra en charge la subvention de 496 000 euros ». L’adjointe aux sports Hafida Rami a précisé que l’enveloppe consacrée aux subventions des clubs sportifs dépend aussi des demandes expriméespar ces derniers. Des demandes qui ne sont pas identiques, d’une année sur l’autre.
Dans un souci de transparence, Guillaume Ollier (Maville, ma planète)a profité de l’occasion pour proposer au maire la création d’une nouvelle instance : «Nous proposons qu’à partir de 2027, une commission mixte de la vie associative soit créée. Elle serait composée d’élus de la majorité et de l’opposition, mais aussi de citoyens tirés au sort, d’agents municipaux et d’agents de l’état cela existe dans d’autres localités. En créant cette commission mixte d’attribution de subventions, les communes peuvent jouer un rôle essentiel pour limiter les restrictions des libertés associatives causées par l’arbitraire excessif de l’attribution des subventions, générateur de clientélisme, de sanction et d’autocensure ».
Une proposition immédiatement recalée par le premier magistrat de la commune : «C’est non. J’ai été élu pour prendre des décisions et c’est ma décision. Le système marche très bien comme cela. Personne ne s’en plaint à part vous. Vous voulez créer une nouvelle usine à gaz. Je vous consacrerai peut-être un chapitre dans un prochain livre que je consacrerai à la bureaucratie ».
[Source VM 260428]
Edition Var-Matin 26 avril 2026
•> Le Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération vote une tarification pour l'accès aux déchetteries
Gestion des déchetteries
Nombre de passages limité, volume encadré… : tour de vis de cette agglomération varoise sur l’accès à ses déchetteries
Estérel-Côte d’Azur Agglomération (ECAA), qui exploite quatre établissements, fait évoluer les conditions d’accès et de tarification. Et veut limiter le nombre de passages.
Les élus d’Estérel Côte d’Azur Agglomération (ECAA) font évoluer le fonctionnement de leurs déchetteries publiques –qui sont au nombre de quatre (à Fréjus, à Saint-Raphaël, à Puget-sur-Argens et aux Adrets-de-l’Estérel) – afin de mieux encadrer leur utilisation et d’en maîtriser les coûts.
Cette décision a été entérinée au dernier Conseil communautaire, et part d’une réflexion engagée après la mise en place d’un logiciel de gestion permettant d’analyser précisément la fréquentation des sites et les volumes de déchets déposés.
Cette étude a notamment révélé que certains particuliers utilisaient les déchetteries de manière très régulière, bien au-delà des besoins habituels. Elle a également mis en lumière des apports importants provenant des ervices publics.
Toujours gratuit mais… Jusqu’à 15 passages par an
Face à ce constat, la collectivité propose de maintenir la gratuité pour les particuliers dans la limite d’un usage jugé « normal », fixé à 15 passages par an. Au-delà, à partir du 16e passage, une participation financière sera demandée, sous la forme d’un forfait selon le type de véhicule – 25 euros par passage supplémentaire pour un véhicule léger sans remorque,et jusqu’à 280 euros pour un camion ou fourgon entre 2,75 tonnes et 3,5 tonnes.
Objectif affiché : « Préserver un accès gratuit pour la majorité des habitants, tout en faisant contribuer davantage les usagers les plus intensifs, dont l’activité engendre des coûts supplémentaires », ont expliqué les élus.
Par ailleurs, ECAA étend aussi la facturation à certains apports issus des services publics, et revoit les tarifs appliqués aux professionnels, afin de tenir compte de la hausse des coûts liés à la gestion, au transport et au traitement des déchets (1).
À la question de l’élu communautaire d’opposition Ken Tissier qui demandait si les déchets verts étaient également concernés, l’élu majoritaire Gilles Longo lui répondait par la positive, allant ensuite plus loin dans son explication : « Le but est de faire des économies. Aujourd’hui, le particulier a largement de quoi faire avec 16 passages par an, et les professionnels utilisent souvent les cartes des particuliers ! On avait un peu desserré justement le nombre de passages ; mais il faut aujourd’hui le resserrer parce que, parfois, on arrive à des tonnages qui sont ‘‘surprenants’’… »
Autre réaction d’un élu d’opposition, Mickaël Camilleri : « Juguler les abus en facturant au-delà de 15 passages, pas de problème. Facturer le public de la même manière que le privé, on est d’accord également. En revanche, ce qui nous dérange, c’est l’augmentation tarifaire, notamment d’ailleurs sur les déchets verts, comme le palmier : on craint que cela encourage des stratégies d’évitement, autrement dit des dépôts sauvages […] »
1.Exemples : les encombrants passent de 264 euros la tonne à 280, les palmes de palmier de 313 euros à 330, le carton de 60 euros à 70. Bois-palette, végétaux, ferraille ou vitrerie n’augmentent pas.
« Des cas extrêmes où on note plus de 100 passages par an ! »
« Il ne faut pas sortir avec un sac à main ni avec une montre alors, parce que c’est dangereux, si on suit votre raisonnement », lui rétorque le président d’ECAA Frédéric Masquelier, avant que Jean Cayron, qui avait lu la délibération, complète en précisant les données de fréquentation pour l’année 2025 : « à Saint-Raphaël, 10 818 usagers pour 85 626 passages, à Fréjus 6 383 usagers pour 53 732 passages, aux Adrets 1 605 usagers pour 17 437 passages… Plus de 90 % des usagers font moins de 15 passages par an, et ne seront donc pas impactés. En revanche, il y a des cas extrêmes où on note plus de 100 passages par an ! »
Autre prise de parole d’une élue d’opposition, celle de Julie Lechanteux : « Lutter contre certains abus et mieux maîtriser les coûts, oui. Mais il existe un risque de dépôt sauvage si l’accès devient plus contraignant. C’est un risque à prendre en compte. »
Frédéric Masquelier lui rétorque que chacune des communes « est attentive à ces abus et essaie de mettre en place des dispositifs pour détecter les contrevenants et les sanctionner ».
Fin de la collecte des déchets dans les ZAE
A compter du 1er janvier 2027, il n’y aura plus de service public de collecte des déchets dans les Zones d’activité économique (ZAE) de l’agglomération classées en zone UE, soit 30 zones sur les 31 recensées sur le territoire communautaire. Cette décision a aussi été prise par les élus lors du dernier Conseil communautaire.
Conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales, « la collecte assurée par l’Agglo relève prioritairement des déchets ménagers, tandis que les déchets produits dans ces secteurs, exclusivement dédiés à l’activité économique, constituent des déchets professionnels qui n’entrent pas dans le champ normal d’intervention du service public, affirmait ainsi l’un des vice-présidents d’ECAA et maire de Roquebrune-sur-Argens Jean Cayron.
L’analyse des services met en évidence que leur prise en charge génère des contraintes d’exploitation, dans un contexte marqué par des non-conformités récurrentes, des erreurs de tri et des dépôts sauvages, occasionnant des coûts supplémentaires. »
« Recentrer le service public sur ses missions premières »
« Il est ainsi proposé de recentrer le service public sur ses missions premières, d’harmoniser les règles applicables à l’ensemble des zones d’activités et de laisser aux professionnels concernés le soin d’organiser la gestion de leurs déchets dans le respect de la réglementation, a-t-il continué d’édicter.
Cette mesure s’accompagne de la mise à jour du règlement et du guide de collecte communautaire, avec une entrée en vigueur différée afin de permettre l’information des entreprises et leur adaptation ».
[Source VM 260426]
Edition Var-Matin 23 avril 2026
•> Vote du Budget du Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération
Vote du Budget de l'ECAA
Cinq informations à retenir du vote du budget lors du conseil communautaire d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération
Mardi soir, la question des finances était à l’ordre du jour du conseil communautaire d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération. Après avoir ratifié une hausse des impôts, les élus ont débattu du budget primitif de 2026.
Dans notre édition de mercredi, nous avons rendu compte du vote de l’augmentation taux d’impositiondes taxes directes locales pour l’année 2026 lors du conseil communautaire d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération qui s’est déroulé mardi soir au Palais des sports Jean-François Krakowski. Cette délibération (qui a suscité de vifs débats entre la majorité du président Frédéric Masquelier et les élus des groupes d’opposition qui ont voté contre) n’était pas la seule à concerner la question des finances. En effet, le budget primitif était également (et notamment) à l’ordre du jour. Cet article(évidemment non-exhaustif, au vu de l’ampleur des données passées n revue lors du débat) liste cinq informations importantes à retenir concernant le budget primitif de l’Agglomération pour l’année 2026.
Les recettes de fonctionnement
En introduction de son propos, le 5e vice-président Gilles Longo (en charge, notamment, de la délégation de «la performance financière, de l’optimisation fiscale et de la souveraineté financière ») a pris soin de rappeler le contexte géopolitique et économique particulièrement défavorable au niveau international. «Cette année, les recettes de fonctionnement sont de 192 millions d’euros, a-t-il précisé. On retrouve 120 millions d’euros issus des différentes taxes(foncier bâti et non-bâti, taxe d’habitation, contribution sociale des entreprises, taxe d’enlèvement des ordures ménagères,imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, taxe deséjour..., NDLR). On retrouve également 34,5 millions pour la TVA et 10,8 millions de dotations et participations ».
Les dépenses de fonctionnement
Elles sont de 182 millions d’euros. En présentant les détails du budget primitif, Gilles Longo a notamment cité «20 millions d’euros pour la collecte des déchets ; 12,5 millions pour le transport sur route ; 12,2 millions pour la propreté urbaine; 2,6 millions pour l’administration générale de la collectivité».
«Les charges de personnel sont de 15,9 millions, en prenant en compte e transfert de nouvelles compétences, la hausse de trois points de la cotisation patronale et le glissement vieilles-technicité, a-t-il ajouté. Les autres charges de gestion courante sont de 37,5 millions, dont 7,7 millions pour le Sdis ; 17,9 millions pour le Smiddev et 6,2 millions pour les différents partenaires ». Par ailleurs, «Les recettes d’investissement : 58,4 millions dont 18,5 millions d’emprunt, 6,3 millions de subvention d’investissement et 20,4 millions provenant de la section de fonctionnement », a précisé l’élu.
Les dépenses d’investissement
C’est souvent l’élément du budget qui est le plus riche en enseignements car il donne une idée assez précise des projets qui seront réalisés et des équipements publics qui sortiront de terre durant les mois à venir. Les dépenses d’investissements’élèveront à 58,4 millions dont quasiment 8 millions pour la Promenade des Bains (à Fréjus et Saint-Raphaël) ; 500 000 euros pour le lancement de travaux à Fréjus Plage ; 315 000 euros pour la maîtrise d’œuvre de la Promenade des Bains aux Issambres (à Roquebrune-sur-Argens) ; 2.6 millions pour le parc paysager du Petit Défend (à Saint-Raphaël) ; 1,5 million pour la phase 2 du tracé alternatif de la RN7 à Puget-sur-Argens ; 7,6 millions de fonds de concours reportés de 2025 ; 3,3 millions pour la mise hors d’eau de la zone d’activité de la Palud (à Fréjus) ; 1,5 million pour le centre de santé intercommunal ou encore 547 000 euros pour la Maison des Terroirs à Roquebrune-sur-Argens.
L’endettement
La dette d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération s’élève à 80 millions d’euros au 1er janvier 2026. Un peu plus de la moitié de ce montant (51,77 %) est constituée d’emprunts à taux fixe (lereste étant constitué de taux variables). Le taux moyen des emprunts est de 3,25 %. Cette année, les charges financières pourle remboursement du capital seront de 5,3 millions d’euros.
Les« punchlines »
Premier à prendre la parole dans les rangs de l’opposition, l’élu fréjusien Mickaël Camilleri s’est montré taquin, qualifiant le budget du président Frédéric Masquelier de «finalement très socialiste », voyant dans ces comptes «le budget d’une agglomération obèse ». «à chaque conseil, on ne parle que de dépenses nouvelles mais jamais d’économies », a-t-il fait observer, avant d’estimer que «la bureaucratie se porte très bien au sein de l’Agglomération ».
La députée RN Julie Lechanteux (élue dans les rangs de l’oppositionà Roquebrune-sur-Argens) a accusé la majorité de ne pas se soucier du sort des foyers modestes : «Le mépris dont vous faites preuve, c’est le même que celui des Macronistes au niveau national. Au lieu de trouver des solutions, vous préférez ponctionner l’argent dans le porte-monnaie des habitants de notre bassin de vie. Il serait bon de revenir les pieds sur terre ».
Toujours dans les rangs de l’opposition, la Raphaëloise Emmanuelle Cocussea estimé qu’il y a «urgence à réduire notre dépendance alimentaire et énergétique, mais aussi à choisir des investissements de transition. L’urgence, ce n’est pas de faire du bling-bling en bord de mer ».
En réponse, Frédéric Masquelier a défendu ses choix, et le travail de son administration : «Il y a un accroissement des services rendus à la population, ce qui entraîne la grande satisfaction de nos administrés ». Avant de recadrer sèchement ses contradicteurs : «Je vous invite à l’introspection afin de comprendre pourquoi les électeurs n’ont pas voulu de vous et de vos idées (lors des dernières élections municipales, NDLR) ».
La délibération fixant le budget primitif principal de la collectivité pour l’année 2026 a été adoptée malgré le vote «contre » de l’ensemble des élus de l’opposition.
Nous rendrons compte des autres délibérations actées par le conseil communautaire dans nos prochaines éditions.
[Source VM 260423]
Edition Var-Matin 22 avril 2026
•> Le Conseil Communautaire d'Estérel-Côte d'Azur Agglomération adopte une hausse d'Impôts
Conseil Communautaire -ECAA-
Le Conseil communautaire d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération vote une hausse des impôts
Le budget primitif et la fiscalité ont animé la séance du conseil communautaire, hier soir. L’Agglo a validé l’augmentation des impôts... Non sans confrontations.
La question fiscale était au cœur de la séance du Conseil communautaire d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération (ECAA) qui s’est déroulée mecredi soir au palais des sports Jean-François Krakowski, à Saint-Raphaël, et qui était notamment consacrée au budget primitif.
Comme la séance d’installation du 3 avril dernier pouvait le laisser entrevoir, la collectivité aura recours à une augmentation de la fiscalité locale en 2026.
«Un rééquilibrage nécessaire »
«Face au contexte géopolitique marqué par de nombreuses crises successives, un rééquilibrage est nécessaire après 12 années de non-augmentation », a fait valoir le cinquième vice-président Gilles Longo (en charge, notamment, de la délégation de «la performance financière, de l’optimisation fiscale et de la souveraineté financière »). «Nos communes ont fait le choix de maintenir les investissements structurants et nécessaires pour l’avenir, que ce soit en matière d’approvisionnement en eau, de traitement des déchets, de propreté urbaine, de tourisme, d’équipements publics et des nouveaux transferts de compétences, a expliqué Gilles Longo. Il convient de rééquilibrer les taux d’imposition intercommunaux pour cette année 2026 ».
Concrètement, les nouveaux taux de fiscalité directe locale appliqués par l’ECAA pour l’année 2026 seront les suivants :
Taxe d’habitation (TH) : 11,66 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) : 3,59 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) : 5,14 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) : 28,46 %
«Un braquage en règle »
Dans les rangs de l’opposition, l’élu fréjusien Mickaël Camilleri(élu sur la liste d’Emmanuel Bonnemain) a vu dans cette hausse de la fiscalité «un braquage en règle ». Rien de moins ! «Plus de 3 millions supplémentaires sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, a-t-il énuméré. Et surtout, celle qui fait le plus mal : la taxe foncière sur le bâti, dont le produit fait plus que doubler. C’est un choc fiscal sans précédent et extrêmement brutal ». Comme il l’a fait lors du dernier conseil municipal de Fréjus (où une hausse d’impôt a également été actée), l’élu a mis en cause la sincérité de la majorité lors de la campagne des municipales de mars dernier : «Aucun d’entre vous n’a mis sur la table le fait que, dès le lendemain des élections, on allait faire exploser les impôts. Donc, le pacte démocratique ne tient plus et la légitimité de ce type de décision encore moins ».
«Moins qu’un paquet de cigarettes »
En avocat habitué du vocabulaire judiciaire, le président FrédéricMasquelier n’a pas manqué de récuser le terme de «braquage ».
Le maire de la cité l’Archange n’était pas venu les mains vides, puisqu’il avait demandé à ses services de lui procurer une étude sur l’impact de cette hausse d’impôts. «Si on prend un appartement de type T2 de 50 m2 situé à Fréjus, l’augmentation sera de 7,58 euros mensuels. Je ne suis pas fumeur, mais il me semble que c’est moins qu’un paquet de cigarettes. Pour une maison de 120 m2 située à Saint-Raphaël, l’augmentation sera de 12,67 euros mensuels. Là encore, c’est moins qu’un paquet de cigarettes. Pour une maison de 180 m2 située à Boulouris, l’augmentation mensuelle sera de 18,77 euros », a-t-il listé, justifiant «les légers ajustements nécessaires pour financer les services qui sont utiles aux citoyens. L’ensemble des communes sont évidemment favorables à ce qui relève de très légers ajustements », a-t-il insisté, en prenant à témoin les maires des quatre autres communes de l’Agglomération qui siégeaient à ses côtés.
La délibération a été adoptée malgré le vote «contre » de l’ensemble du groupe d’Emmanuel Bonnemain (dont Mickaël Camilleri, Chloé Charlet, Katia Michelan), de Guillaume Jublot, d’Emmanuelle Cocusse, de Noël Azzopardi, de Martial Cerrutti et de Julie Lechanteux.
Désaccord entre les deux figures majeures du RN dans l’Est-Var
S’affirmant en tant qu’opposante (malgré la présence du maire de RN de Fréjus David Rachline aux côtés du président Frédéric Masquelier), la députée du Rassemblement National Julie Lechanteux (élue à Roquebrune-sur-Argens) a été la première à prendre la parole pour exprimer son désaccord. «Vous faites un choix, celui de faire payer toujours plus les habitants, a-t-elle lancé. Ce choix arrive au pire moment, alors que des familles peinent à se loger et que d’autres renoncent à se soigner (...). Au total, ce sont plus de 16 millions d’euros supplémentaires que vous allez chercher dans les poches des habitants de notre bassin de vie (...). Vu le contexte, il conviendrait plutôt de réduire ses dépenses et de s’adapter. Vous faites l’inverse. Quand les dépenses dérapent, la facilité c’est l’impôt (...). Vous avez la folie des grandeurs ».
La parlementaire a voté contre. Un choix qui ne manquera pas d’agrandir le fossé qui semble désormais se creuser entre elle et l’autre ténor du Rassemblement National dans l’Est-Var : le maire de Fréjus David Rachline dont elle a été l’adjointe, par le passé et qui, il y a encore quelques mois, était le vice-président de sa propre formation politique (parti dont il n’a pas officiellement démissionné).
Nous rendrons compte des autres délibérations actées par le conseil communautaire dans nos prochaines éditions.
[Source VM 260422]
Edition Var-Matin 19 avril 2026
•> Conférence autour de l'Œuvre de la romancière Marguerite AUDOUX par Géraldine DOUTRIAUX à Saint-Raphaël

Géraldine DOUTRIAUX
Une conférence pour se plonger dans l’oeuvre de Marguerite Audoux, cette romancière « injustement oubliée »
Saint-Raphaël Une écrivaine née dans la misère, devenue prix Femina en 1910 : une destinée que l’autrice et spécialiste Géraldine Doutriaux vient raconter à la mairie d’honneur des Asphodèles, jeudi prochain dès 18 heures. Une conférence avec l’Association des Villas Belle Epoque.
Au fil des trajectoires littéraires que l’on redécouvre aujourd’hui, certaines figures semblent revenir doucement à la lumière, comme rappelées à la mémoire collective par le travail patient de chercheurs et de passeurs de littérature. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’œuvre de Géraldine Doutriaux, auteure de la biographie Lecas Audoux (1), et invitée à Saint-Raphaël par l’Association des Villas Belle Époque. Elle évoquera le destin de Marguerite Audoux(1863-1937), jeudi prochain à 18 h, à la mairie d’honneur des Asphodèles.
Conférencière et écrivaine, Géraldine Doutriaux consacre une partie de ses travaux à la redécouverte de cette romancière au destin singulier, dont l’écriture épurée et profondément humaine a marqué son époque avant de s’effacer, en partie, des lectures contemporaines. À travers ses recherches et ses interventions, Géraldine Doutriaux éclaire ainsi le parcours de vie hors norme de celle qui.
Dans le cadre de cette rencontre, elle viendra partager les lignes de force de cette biographie, mais aussi ce que révèle, encore aujourd’hui, la destinée d’une écrivaine autodidacte devenue prix Femina en 1910 pour son roman Marie-Claire. Une invitation à renouer avec une voix littéraire discrète, mais essentielle.
Vous êtes experte dans la redécouverte de figures littéraires méconnues. Parle-t-on même de réhabilitation dans le cas de Marguerite Audoux ?
Oui. C’est bien que l’on s’échine, depuis une dizaine d’années,à réhabiliter toutes ces femmes écrivaines qui ont été pas mal invisibilisées par les ontologies et les manuels scolaires. C’est une réalité : il y a une vraie dichotomie entre le nombre d’auteurs masculins qu’on nous enseigne dans toute notre scolarité et le nombre d’autrices qui ont existé et qui ont publié, notamment beaucoup au XIXe siècle et par la suite. Et Marguerite Audoux en est vraiment l’exemple typique de la figure littéraire oubliée. Alors qu’elle a principalement écrit deux livres qui ont été très beaux et salués par les grands écrivains hommes de l’époque, tels que Marcel Proust.
Et pourtant son chef-d’œuvre Marie-Claire,Prix Femina (1910), n’est pas étudié à l’école.
Oui,nulle part. Même si, jusque dans les années 60, cette œuvre a pu servir dans des dictées pour le Certificat d’études. Car c’est une écriture très simple, assez élégante. Et somme toute moderne.Et c’est pour son écriture avant tout que j’ai eu un coup de cœur, et que j’ai voulu écrire sur elle. Mais également pour sa personne.
Car sa vie est vraiment hors du commun...
Déjà elle travaillait, à temps plein. C’était assez rare à cette époque où les écrivains étaient plutôt des rentiers, des bourgeois. Marguerite Audoux était couturière, elle élevait sa nièce, puis les trois enfants de sa nièce.
Elle vivait pauvrement, dans une chambre de bonne à Paris avant de connaître le succès tardif. Et surtout, elle était autodidacte, car elle a été élevée dans un orphelinat religieux où elle ajuste appris à lire et à écrire.
C’est tout cela que vous allez développer à la conférence ?
Oui, je vais présenter son parcours de vie singulier, je vais montrer son écriture en lisant notamment quelques passages, et j’évoquerai son lien avec Saint-Raphaël.
Marguerite AUDOUX
Son lien avec St-Raphaël
Marguerite Audoux entretient un lien singulier avec la commune, qu’elle fréquentait souvent, et où elle repose désormais.
C’est sûrement l’ouvrage In Memoriam, hommage à nos disparus, de Jean-Luc Guillet, aux Collections de la Ville de Saint-Raphaël, qui en parle le mieux : «à partir de 1930, elle décide de séjourner en hiver à Saint-Raphaël. Elle a 67 ans, sa santé est fragile. Elle trouve ici un havre de paix et peut mener la vie simple qu’elle affectionne. En 1936, elle s’installe à la villa Esméralda, boulevard des Anglais. Affaiblie par la maladie, dans le dénuement, elle est admise au cours de l’hiver à l’hôpital-hospice de l’avenue Clemenceau. Elle s’y éteint le 1er février 1937 [...]. »
Elle repose au cimetière Alphonse-Karr, et une avenue raphaëloise porte son nom.
1.Géraldine Doutriaux est auteure de la biographie Lecas Audoux, publiée aux éditions Des Femmes/Antoinette Fouque. Elle donne une conférence le jeudi 23 avril, à 18 heures, à la mairie d’honneur des Asphodèles, 1596 av. de Valescure à Saint-Raphaël.
Réservations au Centre culturel Georges-Ginesta, tél.04.98.11.89.00.
[Source VM 260419]
Edition Var-Matin 16 avril 2026
•> Nouveaux aménagements dans les Quatiers de Saint-Raphaël
Nouveaux aménagements dans les Quartiers
Nouveaux aménagements, végétalisation et modernisation des réseaux : on fait le point sur les travaux dans les quartiers à Saint-Raphaël
Nouveaux aménagements, végétalisation et modernisation des réseaux : les places de quartier sont au cœur des investissements municipaux.
Le visage des quartiers continue d’évoluer à Saint-Raphaël. Parmi es projets portés par la municipalité, la requalification des places d’Agay et de Boulouris fait partie des investissements cités dans le rapport d’orientation budgétaire révélé lors du conseil municipal de lundi dernier (lire les quelques autres projets pour 2026 ci-dessous).
À Agay, le chantier est déjà bien engagé. Lancés le lundi 5 janvier, les travaux de la place Giannetti avancent à un rythme soutenu, avec une livraison attendue d’ici la fin juin. Les Agathoniens s’y sont fait, ils savent pour la plupart que le marché est provisoirement délocalisé à la base nautique municipale Maurice-Polverini. Les commerçants y reçoivent le public chaque mercredi matin, dans des conditions d’accueil équivalentes. Le marché retrouvera ensuite sa place au cœur de la place Giannetti, aux mêmes jours et horaires.
Avec une fontaine Bayard
En attendant, peu à peu, les contours du futur espace se dessinent. «On en a d’abord profité pour faire les réseaux – eaux pluviales et eaux usées – dès le début de cette année », détaille Maxime Grillet, adjoint aux travaux.
Le bord de mer d’Agay est également en réfection : la place Giannetti s’agrandit. «Elle va aller jusqu’au bord de mer. Il va y avoir un grand plateau surélevé, avec pour la route une couleur afin d’attirer l’attention et faire ralentir les automobilistes, de manière à sécuriser la circulation routière, ajoute l’élu. C’était une demande des riverains : on limite ainsi la vitesse à 30 km/h sur une longue portion de route. Les places de stationnement du bord de mer qui font face à la place seront donc remplacées par des lampadaires et des plantations. »
Justement, une plantation de quatre arbres remarquables vient d’être réalisée dernièrement (1) – un ficus nitida, deux jacarandas et un brachychiton (ou arbre-bouteille) – tandis que de nouveaux revêtements et du mobilier urbain repensé, dont une fontaine Bayard, doivent offrir un environnement plus qualitatif, en harmonie avec le paysage de l’Estérel, tout proche. Début mai, va débuter «le revêtement de la place en béton désactivé » pour une livraison finale «d’ici le 30 juin ».
Que les automobilistes se rassurent, «des places de stationnement sont conservées sur la place, une quinzaine environ. De plus, on en a créé sur l’avenue du Bourg », la rue qui jouxte cette place.
À Boulouris, le calendrier s’inscrit dans un temps plus long, mais les premières étapes sont déjà franchies. L’effacement des réseaux secs à l’entrée de la place Saint-Jean a été réalisé,marquant le début d’un projet de requalification plus global.
Les interventions sur les réseaux humides sont programmées pour la fin de l’année, condition préalable au lancement des travaux d’aménagement, envisagé à l’horizon 2027.
Deux opérations, deux temporalités, mais une même ambition : repenser les espaces publics pour en faire de véritables lieux de vie,adaptés aux usages d’aujourd’hui et aux attentes des habitants.
1.Les pins de la place ont fait l’objet de deux étudesphytosanitaires pour connaître leur état, selon l’élu. Et ces études ont démontré qu’il était nécessaire de les enlever.
Quelques investissements envisagés cette année
La réfection du platelage du jardin Bonaparte. «Livré en 2004, le jardin Bonaparte possède des zones platelées en lames de bois. Ce platelage, soumis à des conditions extrêmes (UV,humidité, air et eau salins...) du fait de sa localisation, mais aussi à l’utilisation des usagers, nécessite d’être refait.Cette réfection se fera par le biais de la création d’une structure porteuse composée de lambourdes, adaptée aux différentes zones, qui accueillera un lattage par lames de bois exotique. »
Aménagement du parking de l’Aspé. «Le groupe scolaire de l’Aspé est doté d’un parking public utilisé par les enseignants et les parents d’élèves, et qui permet également aux usagers du Centre de la petite enfance et aux riverains de stationner. Dans le cadre de la sécurisation des abords des écoles, la Ville va procéder au réaménagement du parking, permettant ainsi une meilleure lisibilité des flux, une offre de stationnement accrue, des cheminements sécurisés et un renforcement de la végétalisation du site. »
Des LEDs dans toutes les écoles. «La Ville a engagé en 2025 un programme de conversion de l’éclairage dans ses écoles pour remplacer les sources lumineuses énergivores par des LEDs. Ce programme s’étalait sur deux années, et s’inscrit dans la démarche globale de la Ville pour la transition énergétique et les économies d’énergie. »
Rénovation du système de chauffage et de rafraîchissement de l’école Ernest-Camail. «Cette école dispose d’une installation de chauffage et de rafraîchissement réversible existante raccordée à une pompe à chaleur air/eau. Cette installation vétuste, devenue régulièrement défaillante, sera remplacée par un nouveau système de type VRV fonctionnant à détente directe permettant ainsi de chauffer ou refroidir chaque pièce du bâtiment de manière fine et personnalisée. Les travaux sont prévus pour cet été. »
Création d’une mezzanine de 188 m² dans la salle de boxe municipale. «La pratique des sports de combat s’étant intensifiée sur la commune, il va être créé une mezzanine au sein de la salle de boxe Badri-Rouabhia. Cet espace d’une surface de 188 m² accueillera un tatami afin de permettre aux associations et adhérents de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions. »
Mais aussi : travaux du musée Miss France (début dans un ou deux mois pour une ouverture au public prévue en mai 2027) ; entretien de la voirie ; recours à un architecte du patrimoine pour mettre en valeur plusieurs sites, etc.
[Source VM 260416]
Edition Var-Matin 14 avril 2026
•> Métamorphose : Exposition sur la transformation commerciale à Saint-Raphaël
Métamorphose
Entre mémoire et renouveau, une exposition retrace la transformation de Saint-Raphaël à travers son histoire commerciale
Organisée par l’Association des commerçants Arcor, l’exposition plonge les visiteurs dans plus d’un siècle d’histoire urbaine et commerciale.
Il suffit parfois de lever les yeux, de ralentir le pas, pour deviner sous les façades d’aujourd’hui les traces discrètes d’un autre temps. À Saint-Raphaël, les rues commerçantes, que l’on croit familières, portent en réalité les empreintes successives d’une histoire en mouvement, faite de reconstructions, de mutations et d’adaptations.
C’est ce dialogue entre passé et présent que propose, en ce moment et jusqu’à samedi, l’exposition Métamorphose,installée dans le hall José-Giron du centre culturel Georges-Ginesta. À travers un patient travail de mise en regard —cartes postales anciennes du début du XXe siècle, clichés des années 2000, photographies récentes — le visiteur est invité à parcourir plus d’un siècle de transformations urbaines et commerciales.
D’une époque où la ville se dessinait encore au rythme des piétons, à celle où l’automobile redessine les espaces, des stigmates de la guerre aux recompositions du front de mer, c’est toute une géographie vivante qui se révèle.
Grâce notamment au précieux fonds Nicolini
Mais au-delà des mutations parfois spectaculaires, un fil conducteur demeure : celui du commerce local.
Car si les enseignes changent, si les vitrines évoluent, l’esprit,lui, persiste. S’adapter, se réinventer, répondre aux besoins d’une population en constante évolution — telle est la constante de ces lieux de vie.
Et certains établissements, presque inchangés au fil des décennies,témoignent avec une rare éloquence de cette capacité à traverser le temps.
En filigrane, c’est aussi une mémoire collective qui se dessine,nourrie par le précieux fonds documentaire transmis par Éric Nicolini, héritier du travail passionné de son père, Pierre Nicolini.
« La Promenade des bains se transforme : à cette occasion, j’ai retrouvé des photos de famille de notre commerce – et je me suis aperçue qu’il y avait déjà eu pas mal d’évolutions à travers le temps. On s’est alors dit qu’à l’occasion de la journée du commerce de proximité, ce serait une très bonne idée de mettre en valeur, dans une exposition, les rues commerçantes de la ville et leur évolution », explique Karine Tavolara, secrétaire de l’Arcor, l’association des commerçants, et gérante du glacier présent depuis cinquante ans sur la Promenade des bains.
Une grande envie de garder des traces et de faire passer ce message que « malgré les époques, le commerce a su évoluer, se renouveler, s’adapter ».
« Ils ont su perpétuer leur savoir-faire avec le temps »
Grosses enseignes familiales ou petits commerces qui se transmettent de génération en génération, de nombreuses photos attestent de boutiques qui n’ont cessé de se réinventer. « C’est vrai que le commerce est en pleine mutation de nos jours, et ce n’est pas forcément propre à Saint-Raphaël.
Donc cette exposition est une façon de rendre hommage à ces commerçants qui ont su perpétuer leur savoir-faire avec le temps, précise Sébastien Lemarchand, président de l’Arcor. Ici on a une belle diversité de commerces. Il faut prendre conscience qu’ici, on a un tissu commercial important et qui, malgré l’époque, a encore un bel avenir devant lui. »
Une mémoire précieuse, qui rappelle que comprendre la ville d’aujourd’hui et appréhender le modèle du futur, c’est d’abord accepter de regarder celle d’hier. L’exposition est aussi une façon, pour les organisateurs, de démontrer aux commerçants qu’il est possible de surmonter les crises.
Prochaine étape : le 6 mai, dès 18 h 30, à la salle Félix-Martin, une grande conférence sur le commerce avec un spécialiste du centre-ville, sur le thème de l’avenir du commerce de proximité à Saint-Raphaël.
Métamorphose,dans le hall du centre culturel de Saint-Raphaël, place Gabriel-Péri. Jusqu’au samedi 18 avril. De 9 h à 18 h.Entrée libre.
[Source VM 260415]
Edition Var-Matin 14 avril 2026
•> Le "Passeport du Civisme" à Saint-Raphaël
Passeport du Civisme
«Le civisme n’est pas une marchandise » : L’adhésion au très controversé ‘‘Passeport du civisme’’ électrise le conseil municipal à Saint-Raphaël
Défendue par la majorité, la proposition a été vivement critiquée par l’opposition, qui dénonce un dispositif controversé dans plusieurs communes.
À peine entamée, la séance a pris une tournure tendue. Lundi 13 avril, à l’Estérel Arena, avant d’aborder le cœur de l’ordre du jour, consacré au débat d’orientation budgétaire,le conseil municipal de Saint-Raphaël a été le théâtre d’échanges nourris autour d’une délibération en apparence anodine : l’adhésion de la commune à l’association du ‘‘Passeport du civisme’’.
Présentée et défendue par l’adjoint au maire Olivier Spinnhirny, la proposition n’a pas tardé à susciter des réactions vives dans les rangs de l’opposition. Emmanuelle Cocusse, élue du groupe Ma Ville Ma Planète et forte de son expérience dans l’Éducation nationale, a longuement contesté le dispositif.
Car au-delà de son objectif affiché — sensibiliser les plus jeunes aux valeurs citoyennes — le ‘‘Passeport du civisme’’ fait l’objet de controverses à l’échelle nationale. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une initiative jugée idéologiquement marquée, tandis que certaines collectivités ont choisi de prendre leurs distances.
À Palaiseau (Essonne), par exemple, la municipalité a récemment résilié son adhésion après des révélations du Canard Enchaîné,relançant le débat sur la nature et les soutiens de cette association (1).
«Un engagement basé sur le volontariat des enseignants »
Olivier Spinnhirny prend donc la parole en premier, afin de présenter le dispositif. «L’association du Passeport du civisme a pour objet de fédérer toutes celles et ceux qui souhaitent défendre, porter et transmettre de façon concrète les valeurs du civisme auprès de la jeune génération.
Ainsi, il vous est demandé à ce que la Ville puisse poursuivre son adhésion dans cette association. Une adhésion qui permettra de maintenir la mise en place du dispositif, pour sa 5e année consécutive à la rentrée scolaire 2026.
Et une adhésion qui permet surtout un engagement basé sur le volontariat des enseignants du CE2, du CM1 et du CM2. Pour rappel, le contenu du Passeport du civisme est toujours soumis à validation à l’IEN (2) de la circonscription [...] »
«Visées idéologiques »
Emmanuel Cocusse n’a pas tardé à réagir : «M. Spinnhirny, vous et moi partageons le même engagement pour la transmission des valeurs de la République [...]. N’est-il pas possible d’organiser un parcours pour ces jeunes sans passer par une association qui a des orientations et des visées idéologiques, dans sa proximité avec l’exilé fiscal Edouard Stérin, dont le projet Périclès est ouvertement l’accession au pouvoir de l’extrême-droite en France ?
Ce‘‘passeport’’ n’est pas neutre. Le civisme n’est pas une marchandise, ce n’est pas un outil de communication, encore moins un cheval de Troie idéologique... Est-il possible d’avoir un exemplaire du livret ? »
Mais c’est le maire FrédéricMasquelier qui va d’abord lui répondre : «Il ne faut pas toujours salir les gens. On ne vous qualifie pas d’extrême-gauche à chaque fois que vous prenez la parole. Vous essayez toujours de disqualifier des propositions en jetant l’opprobre sur quelqu’un [...] Alors que ce dispositif a été promu par l’Education nationale, vous avez même eu le préfet du Var qui était présent lors de la remise des passeports. Vous avez de nombreuses communes qui y adhèrent, il y a même l’association des maires de France qui est l’un des promoteurs. Donc ça ne méritait pas de présenter les choses sous un angle si caricatural... »
« Vousavez une posture dogmatique ! »
Olivier Spinnhirny renchérit: « Oui,il y a une grande caricature dans votre intervention, Mme Cocusse.Vous êtes bien là où nous vous attendons [...] Vous avez une posture dogmatique ! Et M. De Rugy s’est exprimé en toute transparence. Savez-vous combien il y a d’actions réalisées dans le cadre de ce dispositif ? » ; « Je vous ai demandé un exemplaire, comment voulez-vous que je le sache ? », a-t-elle rétorqué.
«Combien d’actions sont menées à Saint-Raphaël par les bénévoles de l’association du Passeport du civisme ? »,répète M. Spinnhirny. «Dès que j’aurai le livret, je pourrai le savoir », insiste Mme Cocusse. «Aucune ! Car – et ça prouve votre totale méconnaissance du dispositif – l’association ne dispose pas, dans les villes qui y adhèrent, de bénévoles qui interviennent dans les écoles. Donc votre attaque qui consiste à dire que nous laissons entrer l’association dans les établissements scolaires, c’est faux. »
«Le logo de l’Education nationale a-t-il bien été retiré ? », relance Mme Cocusse, l’institution ayant retiré son agrément. «Il le sera, oui, avance l’élu majoritaire. Ceux de 2025-2026 étaient déjà partis à l’impression quand on a eu cette information. Mais soyez honnête : admettez qu’il peut y avoir des dispenses d’agrément pour certains projets pédagogiques.»
Autre question de l’une des voix du groupe Ma Ville Ma Planète : « Faites-vous toujours enfiler des gilets pare-balles à des élèves de 9 ans ? » Le maire et ses élus répondent par l’ironie puis disent assumer : «ç a ne me choque pas ». «Il faut juste que les parents soient informés », alerte-t-elle. «Ils le sont mieux que vous. Venez donc ! », conclut l’élu en charge de la délibération.
1.Le maire vendéen M. de Rugy (LR), fondateur de l’association, a reconnu avoir reçu de l’argent du ‘‘Fonds du bien commun’’, «qui permet au milliardaire Pierre-Édouard Stérin de financer, sous des dehors de philanthropie, une galaxie de projets et d’associations conformes à ses idées allant de la droite à l’extrême-droite », selon des associations, journaux et élus français.
2.Inspecteur de l’Education nationale.
[Source VM 260414]
Edition Var-Matin 14 avril 2026
•> L'Entraide Paroissiale à Saint-Raphaël
Entraide Paroissiale

L’Entraide paroissiale fête ses 20 ans avec générosité à Saint-Raphaël avec une vente de charité
Les bénévoles de l’association préparent une action de bienfaisance pour les plus nécessiteux et espèrent récolter des fonds lors de la vente de charité des 17 et 18 avril : des milliers d’articles à prix mini.
Pour les vingt ans de l’Entraide Paroissiale, chacun est invité à la grande vente de charité organisée le vendredi 17 et le samedi 18 avril. De 9 à 18 heures, les visiteurs pourront dénicher ce qui leur manque parmi les milliers d’articles à petit prix.
Un anniversaire important qui marque l’évolution de l’association,partie de quelques euros en 2006. La persévérance et l’assiduité des bénévoles, la gestion et les efforts du président Xavier Dambielle, ont développé les collectes et les évènements pour réussir à réunir près de 89 000 euros l’année dernière. Une belle somme redistribuée aux plus nécessiteux.
Débarrasser les meubles chez les particuliers
Avec cet apport, l’association a également pu s’acheter un véhicule pour récupérer, chez les particuliers, les meubles dont ils ne veulent plus ou pour débarrasser les appartements des défunts.
L’Entraide paroissiale paie les factures de cantines ou d’énergie des familles les plus démunies, orientées par les assistantes sociales et fournit également le mobilier et l’électroménager des appartements de l’association “Logivar Estérel” qui soutient les demandeurs d’asile, s’occupe des vêtements et du linge pour les sans-abri de la paroisse.
«Pour parvenir à rassembler suffisamment d’argent, nous travaillons tous les mardis et vendredis matins, a souligné le président. Les gens viennent à ces permanences pour regarder et acheter un habit, un sac, des verres, des assiettes, ce qui leur plaît. Heureusement, nous avons aussi beaucoup de personnes généreuses qui nous donnent ce dont ils ne se servent plus. Notre association ne perçoit aucune subvention et ne procède à aucune quête, seuls les dons nous permettent d’agir financièrement pour les personnes en difficulté qui vivent ici ».
Afin d’assurer le succès de cette action de bienfaisance des 17 et 18 avril, le président Xavier Dambielle et son équipe dévouée travaillent sans relâche. Le parking et les salles de l’église Notre-Dame-de-la-Paix ressemblent à une fourmilière tant l’activité ne faiblit pas.
Tousles mardis et vendredis matins
Des dizaines de volontaires sortent les produits, déjà nettoyés et contrôlés, les rangent et les étiquettent. Ils prévoient les emplacements, installent les portants, reçoivent les dons, placent les tréteaux, aménagent les stands.
Des milliers de vêtements, linge de maison, chaussures, sacs,accessoires de mode, sont mis en place comme dans une boutique, sous un chapiteau acheté tout spécialement pour permettre aux chalands une meilleure accessibilité.
D’autres salles sont dédiées à l’électroménager, la hi-fi, les CD et DVD vinyles, la vaisselle nombreuse et variée, les bibelots, des bijoux. Les livres couvrent des étagères entières et les jouets s’empilent aux côtés des articles de sport.
Plusieurs beaux vélos ont été donnés et seront à vendre à petits prix. De nombreux meubles de toute sorte feront des heureux. Chacun trouvera de quoi chiner tout en faisant de bonnes actions, tant localement pour les plus précaires de notre territoire que pour la planète en offrant une seconde vie aux objets.
Vente de charité au profit des personnes en difficulté de Saint-Raphaël,17 et 18 avril, de 9 à 18 heures, parking supérieur, derrière l’église Notre-Dame de la Paix, au 159, de l’avenue du Maréchal Juin, à Saint-Raphaël.
Contact : 07.61.83.77.01.
[Source VM 260414]
Edition Var-Matin 14 avril 2026
•> Conseil Municipal Saint-Raphaël du 13 avril 2026
Conseil Municipal Saint-Raphaël
Au conseil municipal de Saint-Raphaël, des échanges musclés autour des orientations budgétaires
Lundi soir à l’Estérel Arena, les élus se sont penchés sur le rapport d’orientation budgétaire, qui a donné lieu à plusieurs prises de bec entre majorité et opposition.
Le ton a été donné d’entrée de jeu. Réunis lundi soir à l’Estérel Arena pour un conseil municipal d’un peu plus de deux heures, les élus n’ont pas tardé à quitter le terrain strictement institutionnel pour s’engager dans des échanges nettement plus vifs.
Après une prise de parole liminaire de Théo Tapiero, la séance a rapidement pris une tournure plus animée dès la toute première délibération, consacrée à l’adhésion à l’association « Passeport du civisme » (nous y reviendrons mercredi).
Un sujet en apparence consensuel, mais qui a donné lieu à de premiers échanges tendus, comme un prélude à une soirée plus agitée qu’il n’y paraissait.
Pas d’augmentation des impôts locaux
Car c’est bien lors de l’examen du rapport d’orientation budgétaire que le débat s’est véritablement intensifié. Face au maire Frédéric Masquelier, les deux groupes d’opposition ont tour à tour fait entendre leurs critiques, ouvrant une séquence nourrie de passes d’armes, où les chiffres ont rapidement laissé place à des confrontations plus politiques. C’est Josiane Chiodi qui a, de prime abord, annoncé la couleur : « Ce n’est pas un document comptable, c’est un acte politique. Il expose ce que nous choisissons de faire […]. Le compte financier unique prévisionnel fait apparaître un retour à un résultat positif en fonctionnement, ainsi qu’un excédent de financement en investissement proche de 2 millions d’euros, en nette amélioration », pour le détail. Et en résumé, « Nous avons contenu nos charges. Nous n’avons pas augmenté les impôts, depuis plus de dix ans. Nous avons maintenu la qualité du service public, et poursuivi des investissements utiles. Bref, nous avons été exemplaires, sans flagornerie aucune […]. »
Au moment des prises de parole à ce débat, l’élu d’opposition Guillaume Jublot a lancé les hostilités : « La situation financière paraît dégradée […]. Il faudrait aujourd’hui près de 25 ans pour rembourser la dette, là où une commune solide se situe entre 4 et 5 ans. Cette trajectoire n’est pas soutenable […] » Réponse tranchante du maire : « Vous avez décidé de faire peur aux Raphaëlois au sujet de l’endettement… Vous avez une dette de 2 000 euros par habitant. Celle à l’égard de l’état est de plus de 50 000 euros par habitant ! » ; « C’est incomparable », le coupe Guillaume Jublot. « Et si on a une dette, c’est aussi parce qu’on investit, martèle Frédéric Masquelier. Vous avez un programme d’investissements majeur, ‘‘un des plus importants’’ me disait Mme Chiodi, qui a 50 ans de mairie. ‘‘On n’a jamais autant investi qu’au cours de ces dernières années’’, a-t-elle dit […] Nous avons de la dette qui sert à financer de l’investissement. Ce qui fait que la ville est très attractive, nous avons un solde positif. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus, M. Jublot ? » ; « Eh bien une gestion correcte, saine »,rétorque l’opposant. « Vous en débattrez dans sept ans alors, vous avez le temps d’affûter vos arguments », conclut le maire, non sans ironie.
Pour l’autre groupe d’opposition, Ma Ville Ma Planète, Guillaume Ollier a, à son tour, fustigé « le manque de transparence », et « une situation financière ni saine ni maîtrisée ». Il a appelé, entre autres choses, à « renoncer aux projets ne s’inscrivant pas dans la trajectoire d’un territoire décarboné et résilient. Et ceux de faire venir toujours plus de sur-tourisme […] ». Enfin, « ce budget n’a toujours pas compris que le monde a changé et qu’il faut une nouvelle politique. Nous votons contre. »
Le maire manie encore l’ironie : « J’ai l’impression d’être dans un conseil d’administration de McKinsey… […] Et le plan vélo comme solution à la crise au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, excusez-moi, c’est un petit peu court… » Les prises de parole suivantes, de la part d’élus issus de la majorité, ont fermé ce chapitre des orientations budgétaires.
[Source VM 260414]
Edition Var-Matin 13 avril 2026
•> L'adjoint au maire de Saint-Raphaël dément les accusations le concernant
Théo TAPIERO
Conduite en état d’ivresse à Saint-Raphaël : « Il y a eu ni fuite, ni refus d’obtempérer », se défend l’adjoint au maire Théo Tapiero
Le conseil municipale de Saint-Raphaël s’ouvre sur une prise de parole : l’adjoint Théo Tapiero souhaite revenir, au micro, face à l’assemblée, sur l’affaire le concernant – il avait été interpellé la veille du premier tour de l’élection municipale, puis placé en garde à vue le lendemain pour délit de fuite, conduite sous l’empire d’un état alcoolique et défaut de maîtrise du véhicule.
«Je veux expliquer l’accident de voiture dans lequel j’ai été impliqué au soir du 14 mars, explique-t-il. Ce soir-là j’ai commis une faute. Il ne s’agit ni de minimiser, ni de contourner ma part de responsabilité. Cette faute est la mienne, elle relève de ma seule responsabilité personnelle. Depuis 8 ans, je travaille avec constance au service de l’action conduite pour Saint-Raphaël [...] Servir notre ville n’est pas pour moi un acquis, c’est un honneur. Cela ne me donne aucun droit particulier, au contraire. Je regrette profondément le trouble que cet événement a suscité [...] J’avais pris la décision de présenter ma démission du conseil municipal, le maire l’a refusée. Je le remercie pour sa confiance. Et je veux rétablir un pan essentiel avec la plus grande clarté : contrairement à ce qu’il y a pu être affirmé, il n’y a eu de ma part ni fuite, ni refus d’obtempérer. Je veux également préciser que je n’ai demandé ni obtenu aucun traitement de faveur. J’ai répondu aux forces de l’ordre avec le respect qui leur est dû. J’ai fait ce qu’ils m’ont demandé, quand et comment ils me l’ont demandé. Ma faute m’oblige à tirer des conséquences [...] : recul, réflexion et remise en question. J’en retire une conviction simple : l’engagement public impose rigueur et responsabilité [...]. Je reste néanmoins un être humain avec ses fragilités. » Il a été applaudi.
[Source VM 260413]
Edition Var-Matin 9 avril 2026
•> La Grande Dictée Saint-Raphaël
La Grande Dictée
Samedi, la grande dictée est de retour pour sa 3ᵉ édition à Saint-Raphaël ... sans rature
Pour sa 3ᵉ édition, la Grande Dictée s’annonce encore comme un rendez-vous fédérateur, réunissant toutes les générations autour de la langue française.
Il est des défis qui ne se relèvent ni en courant, ni en sautant, mais en pesant chaque mot, chaque accent, chaque subtilité de la langue française. À Saint-Raphaël, ce sont les stylos qui s’apprêtent à chauffer, et les esprits à se concentrer, à l’occasion de la troisième édition de la Grande Dictée, attendue ce samedi dès 14h (1).
Car loin de l’image parfois austère que l’on pourrait en avoir, la dictée s’est peu à peu imposée comme un rendez-vous aussi convivial qu’exigeant, où se croisent écoliers appliqués,collégiens concentrés, lycéens stratèges et adultes passionnés.Une véritable traversée des générations, réunies par un même amour — ou un même défi — pour la langue française.
Le succès de l’événement ne se dément pas : après 300 participants en 2024, puis 400 l’an dernier, la manifestation confirme son ancrage dans le paysage local. Et si les feuilles et les stylos sont fournis, c’est bien la motivation des candidats qui fait la différence, face à un texte dont les subtilités promettent, comme toujours, quelques pièges savamment distillés.
Un événement intégré au ‘‘Passeport du civisme’’
Mais au-delà de la performance, c’est surtout l’esprit qui séduit. Celui d’un moment partagé, où l’on se mesure à soi-même autant qu’aux autres, où l’on hésite, où l’on doute — et où, parfois, l’on savoure le plaisir simple d’avoir trouvé la bonne orthographe. Une parenthèse studieuse, certes, mais jamais dénuée de légèreté.
Et pour certains, l’enjeu dépasse même le cadre local : les meilleurs pourront décrocher leur billet pour la finale nationale, prévue à Paris en novembre prochain. De quoi donner à chaque virgule, à chaque accord, une importance toute particulière... «Cet événement fait partie du plan d’action en faveur de la langue française », instauré par la municipalité depuis quelques temps, «dont l’objectif est de célèbrer la richesse de notre patrimoine linguistique », a expliqué l’adjoint au maire délégué notamment à la culture, Théo Tapiero. «Et nouveauté cette année, cet événement est intégré au Passeport du civisme (2). Plus qu’un exercice scolaire, nous sommes heureux de pérenniser dans la commune ce moment fédérateur qui a une grande portée. »
Un texte valorisant la région
Si, déjà, environ deux cents personnes sont déjà inscrites, il y a encore la possibilité de venir grossir les rangs et pourquoi pas se tester, mais avant tout passer un bon moment au Palais des congrès, samedi après-midi. «Les habitants sont fidèles, et ils viennent de plus en plus nombreux. De plus, il y a toujours aussi des curieux qui s’inscrivent sur place le jour-même, relève Abdellah Boudour, le fondateur de ‘‘la Dictée pour tous’’, instaurée en France depuis 2013. J’ai remarqué que l’événement est particulièrement apprécié à Saint-Raphaël, j’en suis très heureux. Ce samedi, le texte proposé mettra en valeur le patrimoine naturel de la région, sur une proposition de la co-autrice et professeure de lettres Sonia Salhi. » Alors, pour ceux qui hésitent encore, une seule faute serait de ne pas tenter sa chance. Ce samedi, mieux vaut sécher sur un mot… que sur l’événement.
1. Au Palais des congrès, port Santa Lucia, de 14 h à 17 h samedi 11 avril. Gratuit sur inscription à l’accueil du Centre Culturel, ou par téléphone au 04.98.11.89.00 ou par e-mail : billetterie@ville-saintraphael.fr
2.Opération qui vise à inculquer aux élèves raphaëlois, du CE2 au CM2, les valeurs du civisme et de la citoyenneté, au travers d’actions, individuelles ou collectives, à réaliser tout au long de l’année scolaire.
[Source VM 260409]
Edition Var-Matin 8 avril 2026
•> Soupçons de faux ! Saint-Raphaël
Ville de Saint-Raphaël
Ils sont soupçonnés d’avoir couvert un élu, deux policiers municipaux de Saint-Raphaël placés en garde à vue
Les deux agents qui ont interpellé Théo Tapiero, alors directeur adjoint de cabinet de Frédéric Masquelier et futur 4ᵉ adjoint, ont été placés en garde à vue ce mercredi matin.
Un dérapage de trop à Saint-Raphaël ? D’après nos informations, deux policiers municipaux de la cité de l’archange ont été placés ce mercredi matin en garde à vue dans les locaux du commissariat de Draguignan.
Les faits reprochés ? Faux en écriture publique, un crime passible de quinze ans d’emprisonnement et de 225.000 euros d’amende pour toute « personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission », selon le Code pénal.
Ces deux policiers assermentés étaient intervenus la veille du premier tour des élections municipales dans une affaire concernant Théo Tapiero, alors directeur adjoint de cabinet de Frédéric Masquelier et futur 4e adjoint.
Il avait été interpellé, puis placé en garde à vue le lendemain pour « délit de fuite », « conduite sous l’empire d’un état alcoolique » (son taux d’alcool se serait révélé supérieur à 0,8 gramme par litre de sang) et « défaut de maîtrise du véhicule».
Un rapport de police suspect
Ce soir-là, ce proche du maire aurait percuté une voiture en stationnement aux abords du centre-ville de Saint-Raphaël, alors qu’il circulait sous l’empire de l’alcool. L’état de son véhicule et sa conduite anormale auraient attiré l’attention d’un équipage de la police municipale qui l’aurait perdu de vue avant de le retrouver dans le même secteur.
C’est là qu’apparaît une zone d’ombre. Toujours d’après nos informations, le rapport des deux agents municipaux ne correspondrait pas à la réalité capturée par la vidéo surveillance. En d’autres termes, ils sont soupçonnés d’avoir évité à Théo Tapiero une interpellation en bonne et due forme au moment des faits, et d’avoir reçu des instructions en ce sens.
Visiblement embarrassée par ce nouveau rebondissement, la mairie de Saint-Raphaël a opté pour un silence radio.
«Pas de réaction », nous a-t-on répondu. De son côté, le parquet de Draguignan confirme «une enquête en cours » mais ne souhaite pas davantage communiquer.
[Source VM 260408]
Edition Var-Matin 2 avril 2026
•> Rencontre d'Élèves, collèges / lycées face aux Écrivains au théâtre "Le Forum"
"De la plume à l'oreille"
Près de 600 collégiens et lycéens face aux écrivains jusqu’à cevendredi soir dans l’Est-Var
Près de 600 élèves rencontrent les auteurs jusqu’à ce soir, au théâtre Le Forum. Le projet “De la plume à l’oreille” est porté par les médiathèques et l’Éducation nationale.
Fabien Clavel et Rachel Corenblit doivent répondre à un flot de questions. Face aux élèves qui ont lu et étudié leurs ouvrages, les deux auteurs se dévoilent jusqu’à ce soir, au théâtre Le Forum. Pour sa 22e édition, l’évènement “De la plume à l’oreille”, porté par l’Éducation nationale et les quatre médiathèques Fréjus, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, Roquebrune, rassemble près de 600 collégiens et lycéens du territoire.
Félicités pour leur implication, les jeunes ont travaillé sur les œuvres et présentent depuis hier leurs productions libres, écrites, podcasts ou vidéos. La rencontre et les échanges avec les écrivains renommés, inscrits dans l’actualité littéraire du moment, sont l’aboutissement du projet. Visiblement fascinés par ce métier-passion, les jeunes ont enchaîné les questions : «Comment trouvez-vous l’inspiration ? », « Est-ce une histoire vraie ou une fiction ? », « Combien de temps faut-il pour écrire un roman ? » « Pouvez-vous vivre de ce métier ? »…
«Écrire, c’est renouer avec l’enfance »
«Tout d’abord, merci pour votre travail et votre engagement, c’est émouvant d’entendre son texte, a répondu Fabien Clavel, reconnu pour ses romans et nouvelles de“Fantasy” et Science-fiction, récompensé par de nombreux prix littéraires. Pour vivre de sa plume, ce n’est pas évident car il ne s’agit pas seulement d’avoir du talent, il faut beaucoup écrire. Je fais dix publications par an pour pouvoir en vivre. Un auteur ne touche que 7 à 10 % du prix de vente d’un livre ».
Les invités encouragent les vocations car «écrire, c’est renouer avec ce plaisir de jouer, retrouver cette âme d’enfant qui ne se juge pas ».
«Pour créer, avoir de l’imagination, le contact avec l’enfance est essentiel. Être grand, c’est accepter son enfance. La liberté n’est pas dans le regard des autres mais d’accepter la différence, se faire confiance. L’inspiration me vient en m’imbibant des autres et du monde. Je suis une éponge et de temps en temps, je presse ce que j’ai absorbé pour le coucher sur le papier. J’aime écrire sur le thème de la résilience, la capacité à souffrir et à se relever de son traumatisme. La vie est très difficile et si on ne croit pas en la capacité à se relever, à quoi bon ? Une photo très connue de Robert Capa, “la Tondue de Chartres” m’a choquée. J’y vois la rage des hommes qui s’abat sur les femmes. C’est facile pour l’homme de violer et raser une femme : je trouve cela insupportable. Et j’ai écrit “Bâtarde”.Ce mot est une insulte et je voulais lui redonner sa dignité. Nous devons revendiquer nos mélanges. Et même si cette histoire est une fiction, il y a des brins de moi emmêlés, tissés à la réalité dans chacun de mes livres », a expliqué avec sincérité Rachel Corenblit.
Fabien Clavel aussi était révolté en réalisant “Cerveau de verre”: «en colère contre les politiques, la montée de l’intolérance, dela haine, des guerres. Ça m’a fait du bien d’écrire une jeunesse qui se soulève contre la privation des libertés. J’ai beaucoup réécrit la fin, je voulais quelque chose de dévastateur».
«Une dose de doute, c’est sain »
«Doutez-vous parfois ? », a interrogé Nathan. «Tout le temps, le doute permet de créer, il est essentiel. Quelqu’un qui ne doute pas, en général, c’est un dictateur », a confié Rachel Corenblit. «Je ne suis jamais sûr de moi, a renchéri Fabien Clavel. Les gens sûrs d’eux, il faut s’en méfier, car rapidement, ils t’imposent leurs idées. Une bonne dose de doute, c’est sain.Mais les critiques peuvent être terribles. Tu mets tes tripes dans ton livre, tu t’exposes, il faut supporter que certains fassent des l’académie,montre que les adolescents aiment la lecture et lisent même beaucoup.
[Source VM 260402]
Edition Var-Matin 2 avril 2026
•> Association autisme saint-Raphaël
Association raphaëloise Autisme Var Estérel
Ils vont battre le pavé en bord de mer à Fréjus et Saint-Raphaël pour informer sur l’autisme
À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’association Autisme Var Estérel organise la 3ᵉ édition “Tous en bleu”, un grand événement solidaire, inclusif et festif en bord de mer.
«L’autisme n’est pas une fatalité »,par cette assertion qui se veut message d’espoir, Sandrine Conde, présidente de l’association raphaëloise Autisme Var Estérel en martèle chaque mot avec force. Avec bienveillance aussi. L’association, qui compte 60 bénévoles depuis janvier dernier, fêtera ses trois années d’existence en juin. Comme un phare dans la nuit de ceux qui se sentent parfois esseulés face à une pathologie qui n’est pas toujours bien comprise. Pas toujours bien appréhendée non plus. Alors cette mère de famille dont la fille de 27 ans est atteinte du trouble du spectre autistique a fait un choix fort : faire partager son expérience et accompagner ceux qui en éprouveraient le besoin.
«J’ai eu largement le loisir, entre 0 et 27 ans, d’identifier vraiment toutes les difficultés qu’en tant que parents, nous pouvons rencontrer face à la situation de l’autisme en France. Et j’ai eu la chance de pouvoir l’accompagner du mieux possible, de pouvoir me former à l’autisme, devenir un professionnel auprès d’elle, qui lui a permis d’évoluer, et de bien évoluer. Mais ce n’est pas malheureusement le cas de toutes les familles » souligne Sandrine Conde.
Et d’ajouter : «Toutes les familles n’ont pas ni la possibilité, ni les moyens en temps, cognitifs, financiers également. Donc cette association est née de la volonté de mettre au service mon expertise, ma détermination et ma bienveillance au service des familles concernées par l’autisme. C’est pour ça qu’est née Autisme Var Estérel.» Sil’association est basée à Saint-Raphaël, celle-ci rayonne surtout le territoire d’Estérel Côte d’Azur Agglomération. Parfois même au-delà. «Autisme Var Estérel est vraiment devenu une référence ressource. Beaucoup de familles, de professionnels également nous contactent» se réjouit la présidente.
Œuvrer au quotidien
Chaque jour, les bénévoles de l’association se vouent corps et âme à la cause de l’accompagnement des familles et des personnes atteintes du trouble du spectre autistique.
Les adhérents sont composés de familles concernées par l’autisme,mais également d’adhérents solidaires qui ne sont pas touchés personnellement, également de professionnels qui ont fait le choix d’adhérer à l’association et pour certains qui prennent de leur temps pour également s’investir au sein de l’association.
«On œuvre au quotidien pour accompagner, dans le soutien, l’inclusion des personnes avec autisme. Donc, nos actions, elles sont concrètes. C’est l’orientation des familles, c’est l’aide administrative, l’accompagnement administratif si besoin est. C’est faciliter la scolarisation et l’inclusion professionnelle. Donc, j’interviens à la demande de structures, d’établissements pour apporter mon expertise, mais également sensibiliser à l’autisme afin de favoriser, justement, l’inclusion professionnelle. Et c’est également des activités sportives, éducatives et de loisirs adaptés. Elles sont accessibles à tous, quel que soit le spectre de la personne et quel que soit son âge » explique Sandrine Conde.
Marche festive
Dimanche 5 avril se tiendra la troisième édition de « Tous en bleu ». Un dress code qui ne doit rien au hasard puisque c’est cette couleur que les personnes autistes affectionnent pour son côté doux et apaisant, qui a donc été reprise mondialement par les associations qui œuvrent pour l’autisme.
«C’est un événement qui est devenu incontournable et qui va vraiment être un rendez-vous annuel qui est organisé par notre association avec le soutien de la ville de Saint-Raphaël. C’est un événement que j’ai voulu gratuit et public pour toucher le plus large public. C’est un événement qui est chaleureux, festif, où on va célébrer l’autisme de manière festive. C’est un événement où on peut venir en famille, entre amis » souligne la présidente d’Autisme Var Estérel.
Rendez-vous est donné à partir de 14h au mémorial de l’armée noire de Fréjus-plage pour un départ à 15h et une arrivée à 16h sous la grande roue de l’esplanade Delayen de Saint-Raphaël.
Une marche qui sera animée par le groupe de percussion La Batufada du conservatoire de Saint-Raphaël, suivie à 18h30 d’un concert de l’école Rev’S de Lisa Angell qui a représenté la France à l’Eurovision en 2015. Puis ce sera le tour de l’artiste local David Oxxo et de Thierry Saunier, suivi de Richard Passani et de Mickaël Cruz lequel participé à The Voice 2025. Stands associatifs, buvette et mascottes Disney seront également de la partie.
Sandrine Conde y tient, que cette marche permette de «sensibiliser justement à ce trouble encore malheureusement méconnu, qui souvent malheureusement impacte l’inclusion. Changer les regards, informer sur l’autisme. Et pour les familles qui sont concernées et qui ignorent peut-être encore l’existence de l’association qui pourrait les accompagner, c’est justement leur permettre de la découvrir. »
[Source VM 260402]
Edition Var-Matin 1er avril 2026
•> Délibérations du Conseil Municipal Saint-Raphaël
I.M.E. de Saint-Raphaël
La majorité prend ses quartiers à Saint-Raphaël
Création de quatre emplois de collaborateurs de cabinet, élection des membres pour les commissions et indemnités majorées… au menu du conseil.
Partage du gâteau, mardi soir, pour les élus du nouveau conseil municipal. Les délibérations avaient pour but de désigner les représentants qui siégeront au sein des différentes commissions.
Entre les conseils d’administration de la régie des ports raphaëlois, de la régie des parkings, du conseil d’exploitation de la régie du golf de l’Estérel et du golf de l’Académie, du comité de direction de l’office de tourisme, de la société publique locale “Sud Plaisance”, du syndicat mixte du “Grand Site de l’Estérel”, des commissions finances, urbanisme, appel d’offres…presque tous les élus ont eu leur part.
Certains auront même double dose de travail comme Fabrice Morenval, choisi pour représenter la commune au sein du conseil d’administration de l’association “La Bergame”, gestionnaire de l’Institut médico-éducatif de Saint-Raphaël – “La Bergame” ayant pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle – mais aussi de la commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées et du conseil de surveillance du centre hospitalier intercommunal. Ce dernier ayant un rôle de pilotage stratégique, exerçant le contrôle permanent de la gestion de l’établissement et délibérant sur ses grands projets.
Quatre emplois de collaborateurs de cabinet ont été approuvés hier soir, créés pour «assurer le fonctionnement du cabinet de l’exécutif et renforcer l’accompagnement des élus dans l’exercice de leurs fonctions, afin de disposer de compétences dédiées à l’appui politique, stratégique, opérationnel de l’autorité territoriale ».
Indemnités du maire et des adjoints
Le conseil municipal a voté le montant brut mensuel des indemnités de fonction à hauteur de 1 197,92 euros pour chacun des quatorze adjoints au maire et de 246,63 euros pour chacun des neuf conseillers délégués. La ville de Saint-Raphaël étant classée chef-lieu de canton et station de tourisme, les indemnités réellement octroyées au maire et aux adjoints seront majorées à hauteur de 15 % et 25 %. Le maire, lui, percevra un montant brut mensuel de 2 834,10 euros, également majoré.
Ont été prévues les dépenses de formation pour les élus ayant reçu une délégation. Au cours de la première année de mandat, ils pourront suivre une session d’information sur les fonctions d’élu local, comportant un rappel général du rôle assigné aux différentes catégories d’élus locaux, incluant, pour les conseillers municipaux, le détail des attributions exercées par le maire au nom de l’État, la présentation des principaux droits et des obligations, notamment déontologiques.
[Source VM 260331]
Edition Var-Matin 30 mars 2026
•> Visite de Thomas JEFFERSON à Fréjus
Thomas JEFFERSON 9 avril 1787
Thomas Jefferson, véritable trait d’union entre Fréjus et les États-Unis ? On vous raconte
Sur le fronton de la mairie, un discret hommage au 3ᵉ président des USA rappelle sa visite, symbole de l’amitié entre nos deux pays.
Nous passons bien souvent devant sans même les voir. Ils ornent les murs de nos bâtiments anciens, égaient nos jardins ou donnent du relief à nos places publiques. Ces stèles, plaques commémoratives, et autres monuments font pourtant vivre la mémoire de nos lieux. Alors, Var-matin vous propose de partir à la découverte de ces mémoriaux de l’Est-Var.
Aujourd’hui : la plaque en hommage à Thomas Jefferson apposée sur la façade de l’Hôtel de Ville de Fréjus. Elle a été offerte par la ville américaine de Fredericksburg, en 2005, à l’occasion du 25e anniversaire du jumelage entre les deux communes. Le troisième président des États-Unis est ici plus qu’un symbole de l’amitié transatlantique : c’est un trait d’union entre les deux municipalités. En effet, vers 1759, Jefferson étudia, entre autres, à Fredericksburg, située non loin de sa localité d’origine, Shadwell. Il y rédigea également, en 1777, la loi de l’État de Virginie sur la liberté religieuse. Mais Thomas Jefferson s’est également rendu dans la Cité romaine en 1787. Un arrêt bref mais que l’histoire n’a pas oublié.
À cette époque, il n’est pas encore président, mais ambassadeur des États-Unis en France, successeur de Benjamin Franklin. Basé à Paris mais pourvu d’une insatiable curiosité, il entreprend de parcourir «la Provence et le Languedoc ». Passant la Champagne, la Bourgogne et le Dauphiné, il rejoint Orange, puis Nîmes, Arles, Aix, Marseille, Toulon, Nice (alors Sarde), il se rend jusqu’à Milan avant de rebrousser chemin.
Un carnet de voyage sur l’agriculture en Provence
Au fil de ce parcours, il rédige un carnet de voyage d’une cinquantaine de pages. Loin d’un catalogue de descriptions poétiques des paysages français, celui-ci a tout d’un document de travail. L’intérêt du diplomate s’étant principalement porté sur des considérations anthropologiques et techniques. Ainsi, il décrit les ouvriers agricoles, la rudesse de leur existence, la façon dont ils sont vêtus, leur regroupement au sein de villages ou leur dispersion au sein de fermes mais également leur rémunération.
Surtout, ses racines de planteur ressurgissant, il s’attarde sur les différentes cultures, estime les rendements et évalue la richesse des terres qu’il traverse. Amateur de vin, c’est sans surprise la vigne qui a sa préférence. En premier lieu, ce sont les vignobles qu’il visite afin de percer les secrets des grands crus européens. Sur la Côte d’Azur, il goûte ainsi les vins de Bellet, près de Nice.
Mais Jefferson consacre également de nombreuses notes à la culture des oranges, des olives, des mûres, des grenades, des câpres, des figues, du riz ou encore des herbes aromatiques.
À propos de Fréjus et ses alentours il décrit : «la route traverse des vallées et franchit parfois les montagnes qui les séparent. Les vallées sont assez fertiles, toujours rouges et caillouteuses, graveleuses ou sableuses. Les montagnes sont arides ».
«Tout homme a deux pays, le sien et puis la France »
L’influence de la France sur Jefferson dépasse toutefois ces quelques pages. Par exemple, tombé sous le charme de la Maison carrée de Nîmes, ils’en inspira pour bâtir le capitole de l’état de Virginie. Sa principale réalisation reste toutefois la Déclaration d’indépendance des États-Unis, dont il est le principal rédacteur. Son 250e anniversaire sera d’ailleurs célébré cette année. En tant que chef d’État, Jefferson est également l’artisan de l’achat de la Louisiane à la Première République, en 1803.
Derrière ces faits d’armes politiques, il y a un réel attachement à la France. Avec son ami le marquis de La Fayette, ils sont généralement considérés comme les pères fondateurs de l’amitié franco-américaine. Il est par ailleurs souvent attribué à Thomas Jefferson la citation : «Tout homme a deux pays, le sien et puis la France ». En réalité, cette formulation est absente de ses écrits. Il pourrait cependant s’agir d’une paraphrase du passage suivant, tiré de son autobiographie : «Demandez à un voyageur, quelle que soit sa nation : dans quel pays sur Terre voudriez-vous vivre ? – Certainement dans le mien, où se trouvent tous mes amis, mes proches et les souvenirs les plus anciens et les plus doux de ma vie. – Quel serait votre second choix ? –La France. »
Des liens toujours vivaces
Quoiqu’il en soit, cette phrase résonne encore aujourd’hui, notamment à Fréjus, où elle est gravée dans la plaque offerte par sa jumelle. Ici, l’amitié franco-américaine se matérialise encore régulièrement comme en 2019 où un pacanier a été planté dans le jardin de la Villa Marie à l’initiative de Comité de jumelage de Fréjus et de l’Association des Pacaniers de Jefferson.Cette dernière organise des opérations similaires un peu partout en France dans les lieux où est passé le troisième président des USA qui, au printemps 1787, a posé son regard sur Fréjus quelques instants sans se douter qu’il y laisserait une trace indélébile.
[Source VM 260329]
Edition Var-Matin 27 mars 2026
•> Basilique Notre-Dame Saint-Raphaël
Basilique Notre-Dame de la Victoire Saint-Raphaël
La croix foudroyée va faire son retour sur la basilique de Saint-Raphaël
Emportée par la foudre, la lourde croix de pierre est attendue dans la cité de l’Archange. L’ornement sacré devrait être réinstallé enfin d’année.
Comme dans un remake de Retour vers le futur, réalisé par Robert Zemeckis, la basilique Notre-Dame de la Victoire a fait les frais de la fureur des éléments. Le 4 septembre 2024, en pleine alerte orange, la cité de l’Archange fait face à une intense nuit d’orage. Entre 140 et 190 millimètres de pluie se sont déversés sur l’Est-Var.
Déchirant le ciel, un éclair s’abat sur le lieu de culte aux alentours de 21h30, implacable. Touchée en plein cœur, l’une des deux lourdes croix de pierre qui ornent le sommet de l’édifice religieux est foudroyée.
Dans sa chute, celle-ci occasionne de nombreux dégâts avant d’aller se fracasser sur le sol quelques dizaines de mètres plus bas. «Alors que nous avions fait restaurer la basilique, et après neuf mois de travaux coûteux et d’un chantier impressionnant, l’orage du 4 septembre a foudroyé le toit, brisé une croix, détruit le mécanisme des cloches, fait fondre les circuits et boîtiers électriques… », avait regretté Don Marc-Antoine, curé de la paroisse de Saint-Raphaël. Une campagne de collecte de dons lancée par l’association Mécènes du Var avait alors permis de récolter plus de 5 200 euros afin d’aider à financer les réparations. Depuis lors, un an et demi est passé, et nombre de Raphaëlois s’interrogent, le regard vers le sommet de l’édifice, quant au retour de la croix emportée par la foudre.
Horizon fin d’année
«Nous avons reçu un échéancier de la part de la mairie de Saint-Raphaël. Les marchés pour la croix de la basilique vont bientôt être signés. Il y a eu un peu de travail parce qu’il fallait bien monter le dossier, passer l’appel d’offres auquel une entreprise a répondu. Les travaux devraient se faire entre octobre et décembre. Nous aurons donc sans doute la croix avant la fin de l’année 2026 », se réjouit Don Marc-Antoine.
Un retour de la croix au sommet de la basilique Notre-Dame de la Victoire juste à temps pour Noël, voilà un timing qui ne manque pas de symbole.
[Source VM 260327]
Edition Var-Matin 26 mars 2026
•> Accident ferroviaire mortel à Saint-Raphaël
Accident ferroviaire mortel : Une enquête pour homicide involontaire est ouverte par le parquet de Draguignan
Accident ferroviaire mortel
Accident de train mortel à Saint-Raphaël : une enquête pour homicide involontaire ouverte
Les suites judiciaires de la tragique collision entre un TER et un poids lourd ce mercredi à Saint-Raphaël ne se sont pas fait attendre. Le parquet de Draguignan indique avoir ouvert aussitôt une enquête pour homicide involontaire.
Les faits, tragiques, semblent clairs. Mercredi 25 mars, vers 7 h 50, un train TER circulant en direction de Nice percutait un poids lourd au passage à niveau dit du Dramont à Saint-Raphaël.
La collision était fatale au chauffeur du camion, âgé d’une soixantaine d’années.
Une vingtaine de passagers du TER était légèrement blessée.
Comme il est d’usage en de telles circonstances, le parquet de Draguignan indique avoir ouvert « immédiatement » une enquête pour homicide et blessures involontaires.
« Les investigations, sous la direction du parquet, ont été confiées au service local de police judiciaire du commissariat de police nationale de Fréjus, appuyé par le service interdépartemental de police judiciaire de Toulon, précise le procureur Pierre Couttenier dans un communiqué. Ce service de police est cosaisi avec l’Inspection du travail, laquelle s’est rendue immédiatement sur les lieux. »
Le pôle accident collectif du parquet de Marseille a également été informé de la survenance de ces faits, « mais le parquet de Draguignan conserve pour l’heure sa compétence ».
L’enquête cherchera à déterminer « les causes, les circonstances et les conséquences » de cet accident, avec l’appui de nombreux experts.
[Source VM 260326]
Edition Var-Matin 25 mars 2026
•> Anthéor vu par Alain DUBREUIL
Quartier Anthéor : Historien, Alain DUBREUIL narre une période de la seconde guerre mondiale devant les élèves du collège de l'Estérel à Saint-Raphaël
Alain DUBREUIL professoral à l'Estérel
Anthéor et ses blessures de guerre narrés aux collégiens à Saint-Raphaël
Récemment, l’historien Alain Dubreuil est intervenu au collège de l’Estérel pour raconter aux élèves les meurtrissures de ce quartier durant le second conflit mondial ainsi que le courage de ses jeunes libérateurs.
À la fois si proche et si lointaine. Lundi matin, les élèves du collège de l’Estérel, à Saint-Raphaël, avaient rendez-vous avec l’histoire. Et plus précisément avec l’un des conflits les plus douloureux du XXe siècle : la Seconde Guerre mondiale. Un conflit qui s’est en partie joué à Saint-Raphaël, dont la plage du Dramont est célèbre pour avoir accueilli une grande partie du Débarquement de Provence le 15 août 1944.
Si les jeunes Raphaëlois sont, pour la plupart, au moins au courant de ce fait historique majeur survenu dans leur commune, très peu savent qu’un autre quartier du littoral de la cité de l’Archange a également été le lieu d’affrontements terribles, il y a 82 ans. Ce quartier excentré du centre-ville, c’est Anthéor.
Lundi,l’historien local Alain Dubreuil (auteur de plusieurs ouvrages etfondateur de l’association «Anthéor, hier et aujourd’hui » quicompte plus de 130 membres) est venu leur raconter l’histoired’Anthéor durant la guerre.
Un viaduc stratégique
«Situé à 15 km du centre-ville, Anthéor, c’est avant tout son viaduc, a expliqué l’ancien chef d’entreprise (qui a œuvré de concert avec la municipalité pour concevoir le « chemin de mémoire »). Ce viaduc a été construit en 1862 sur la volonté de l’empereur Napoléon 3 qui souhaitait désenclaver par un chemin de fer Comté de Nice qui venait d’être intégré à la France au terme d’un référendum. La construction de cet ouvrage de 173 mètres de longueur et de 25 mètres de hauteur reposant sur 9 arches de 10 mètres d’ouverture était nécessaire pour franchir le ravin (où se trouve désormais le camping, NDLR) ». Majestueux, l’ouvrage n’en a pas moins été identifié comme une cible à abattre très tôt dans la guerre par les forces alliées. En effet,cette voie de communication était essentielle pour les occupants allemands. «Dès 1943, les alliés ont décidé de casser la machine de guerre allemande, a narré l’historien dont la famille est implantée à Anthéor depuis 1923. En un an, de 1943 à 1944, le viaduc a été ciblé par trois bombardements anglais et neuf bombardements américains ». Projetées sur l’écran, les photographies d’époque des stigmates infligés à la zone par les B-17 etl es B-24 Liberator de l’Air Force du pays de l’Oncle Sam captivaient l’attention des collégiens.
Les héros du 15 août 1944
Ils n’avaient que trois ou quatre ans de plus que nos jeunes collégiens lorsqu’ils sont entrés dans l’histoire en contribuant à la libération de Saint-Raphaël et du monde… Durant sa conférence, Alain Dubreuil a pris soin de s’attarder sur le profil des jeunes héros qui ont débarqué le 15 août 1944 sur la petite plage d’Anthéor (80 mètres de largeur). Alors que l’essentiel des troupes libératrices débarquait sur la plage du Dramont (choisie car elle n’avait pas été minée par les occupants), les 860 très jeunes hommes du premier bataillon du 141e régiment de la 36e division d’infanterie du Texas étaient déversés à Anthéor par la mer, dans un déluge de feu qui avait fini par avoir raison de la solidité du viaduc, en partie effondré.
Plus de 2000 roquettes tirées vers Anthéor depuis la mer et plus de 1200 bombes surpuissantes larguées depuis 123 bombardiers venaient de préparer la zone quand les jeunes soldats américains sortirent de barges similaires à celle qui est encore aujourd’hui exposée sur la plage du Dramont. «Anthéor est le seul site du Débarquement de Provence sur lequel l’armée américaine n’a pas dépêché de photographe, a raconté Alain Dubreuil en présentant une peinture réalisée par un artiste selon les récits des protagonistes de l’époque.
Ces jeunes hommes qui étaient si loin de chez eux se sont battus courageusement pour notre liberté alors qu’ils n’avaient probablement jamais entendu parler du Var, de Saint-Raphaël ou d’Anthéor. Plusieurs d’entre eux ont perdu la vie,a-t-il rappelé, incitant les jeunes Raphaëlois à visiter un jour le cimetière américain de Draguignan. S’ils ne s’étaient pas sacrifiés, nous n’en serions sans doute pas là où nous en sommes »,a-t-il conclu en insistant sur l’importance du devoir de mémoire.
Association« Anthéor, hier et aujourd’hui » : www.antheor.fr (et e-mail :contact@antheor.fr)
[Source VM 260325]
Edition Var-Matin 25 mars 2026
•> Accident ferroviare à Saint-Raphaël
Quartier Le Dramont : Le chauffeur du poids lourd décède dans l'accident
Quartier le DRAMONT
Un mort dans un grave accident entre un train et un poids lourd à Saint-Raphaël, la circulation totalement interrompue
Un train a percuté un poids lourd au niveau d’un passage à niveau à Saint-Raphaël dans le quartier du Dramont, ce mercredi 25 mars 2026, provoquant l’interruption totale de la circulation ferroviaire. Le conducteur du véhicule est décédé.
Un grave accident est survenu ce mercredi 25 mars 2026 entre 7h30 et 8h. Un TER a percuté un poids lourd à hauteur du passage à niveau de l’avenue de la Corniche, dans le quartier du Dramont à Saint-Raphaël.
Le conducteur du camion a été déclaré décédé, a indiqué la préfecture du Var, ajoutant que les 259 passagers du train n’ont pas été blessés.
Aucun train entre Nice et Toulon
La circulation ferroviaire a été totalement interrompue dans les deux sens, entre Nice et Toulon.
Un important dispositif de secours a été mobilisé, avec 42 sapeurs-pompiers répartis dans cinq engins de protection et de lutte contre les incendies, deux ambulances, un véhicule de balisage et de désincarcération, un véhicule poste de commandement ainsi que quatre véhicules de commandement
Les polices municipale et nationale ainsi que le Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation) étaient également sur place.
Un train régional a percuté un poids lourd à hauteur d’un passage à niveau au Dramont à Saint-Raphaël, ce mercredi 25 mars 2026.
L’accident, qualifié de « très rare » par le président de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur Renaud Muselier, a eu lieu entre 7h30 et 8h à côté du Camping Domaine l’Île d’Or, sur l’avenue de la Corniche.
Le conducteur du camion est décédé mais aucun des 259 passagers du train n’a été blessé, a précisé la préfecture du Var dans un communiqué.
Le trafic ferroviaire a été arrêté entre Les Arcs - Draguignan et Cannes.
« Des retards et des suppressions sont à prévoir jusqu’à la fin de la journée, a indiqué la SNCF ce mercredi en milieu de matinée. L’heure de reprise de la circulation est prévue jeudi matin à 5h. »
Côté circulation routière, la RD559 a été fermée dans les deux sens entre les PR126 et 127+ 300 afin de faciliter l’intervention des secours, mobilisés en masse.
« Dans ce moment, mes pensées immédiates vont à la victime et à sa famille ainsi qu’aux passagers du train, tous pris en charge parles équipes de secours », a précisé Renaud Muselier dans un communiqué.
[Source VM 260325]
Edition Var-Matin 20 mars 2026
•> Installation du Conseil Municipal Saint-Raphaël
Frédéric MASQUELIER
Le maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier réélu et déjà quelques passes d’armes lors du conseil municipal d’installation
Réuni vendredi à l’Estérel Aréna, le conseil municipal d’installation a reconduit sans surprise Frédéric Masquelier dans ses fonctions,avant quelques échanges plus vifs en fin de séance.
Il est des matins où la vie municipale épouse le rythme feutré des cérémonies bien réglées. Vendredi matin, à l’Estérel Aréna, le conseil municipal d’installation de Saint-Raphaël n’a guère dérogé à cette tradition : une mécanique institutionnelle précise, presque chorégraphiée, où chaque étape semble connue d’avance — jusqu’à l’élection, sans surprise, de Frédéric Masquelier à la tête de la commune. Moment d’émotion toutefois lorsque Josiane Chiodi, figure fidèle de l’équipe en place, – «là en qualité de doyenne, élue pour un quatrième mandat » –a remis l’écharpe tricolore au maire reconduit, scellant symboliquement la continuité du mandat. «Tu permets que je t’embrasse ? », a-t-elle glissé au maire, sensible à ce moment empreint de solennité.
«C’est avec une émotion sincère et un cœur rempli de gratitude »,que Josiane Chiodi a mené la courte session du jour, épaulée parla secrétaire de séance, Elena Jacquot, «rompue à cet exercice ».
Des projets déjà évoqués
Frédéric Masquelier, dès l’adoubement scellé, a pris la parole, se disant «heureux » en ce jour particulier. «Je remercie l’ensemble des Raphaëlois qui se sont mobilisés. Nous avons obtenu plus de 11 000 voix, c’est historique. Un soutien massif, qui nous honore et nous oblige [...] », citant les atouts de la commune. Saluant aussi la présence de Guillaume Decard, son ex-adjoint à la commune notamment, aujourd’hui ayant remporté l’élection à Puget-sur-Argens, Frédéric Masquelier a esquissé quelques grandes lignes de son programme et les projets qui vont voir le jour : «Vote d’un budget, mise en place des équipes, sécurisation du foncier – pour pouvoir mettre en place le poste de police municipale à l’entrée de la ville, (et deux postes de secours cet été) – la saison estivale à préparer, la rencontre avec l’ensemble des associations, le stationnement en centre-ville à discuter avec les commerçants, la maison de santé... Tout ça sur le court terme. Sans oublier le long terme : accueil de nouvelles entreprises et des emplois en plus à la clef, des projets immobiliers pour les plus jeunes et les actifs, le ‘‘Passeport du civisme’’ qui sera renforcé, le photovoltaïque à développer,etc. [...] »
Dans une assemblée composée de 39 élus, largement dominée par la majorité municipale qui en compte 33 (1), vinrent ensuite les votes pour l’élection des adjoints — dont les délégations seront précisées bientôt — ainsi que la lecture de la charte de l’élu local (lire ci-après).Qui n’a pas manqué de piquant. Comme souvent, la solennité du protocole aura tenu bon jusqu’à ce que le débat politique rappelle qu’il n’est jamais bien loin.
Invectives
C’est en toute fin de séance que le vernis institutionnel s’est légèrement fissuré. La tête de liste de ‘‘Ma Ville Ma Planète’’, Emmanuelle Cocusse, a demandé la parole juste avant la lecture de la charte. «Monsieur le maire, vous, si prompt à dénoncer tel propos ou comportement de vos opposants, vous êtes resté bien silencieux quand la presse a rapporté les propos racistes qu’aurait tenus votre colistier Vincent Thiéry sur les réseaux sociaux, a-t-elle lancé. En votre qualité de maire mais aussi d’avocat, vous vous devez d’être respectueux de toutes les personnes, quelles que soient leur origine et leur appartenance à une race prétendue ou à une religion. Et vous connaissez les risques pénaux auxquels s’expose tout individu qui tient ces propos [...]. Vous avez fait le choix d’intégrer dans votre liste le délégué départemental du parti Reconquête ![...] De nouveaux posts qualifiés de sulfureux par la presse locale viennent d’être retrouvés. Allez-vous continuer de vous contenter des explications de votre colistier sur le faux compte créé pour lui nuire, alors que les investigations menées par la presse locale paraissent contredire sa version ? Quelles responsabilités comptez-vous lui confier au sein de la municipalité ? Dans des situations comparables, les têtes de liste ont immédiatement agi pour éviter à tous les membres du conseil municipal de siéger à côté d’un conseiller à qui il est fait grief d’un comportement raciste et injurieux... »
Sans répondre directement à ces questions, Frédéric Masquelier a contre-attaqué : «Vous n’avez rien compris au résultat de l’élection. Ces polémiques que vous avez initiées, c’est votre fonds de commerce[...] Les Raphaëlois n’ont pas voulu de vous ni de votre liste[...]. Je n’ai pas forcément ni à répondre aux journalistes, ni à répondre aux réseaux sociaux. Puisqu’on partage quelque chose en commun, la lutte le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, je vous invite aussi, en premier lieu, à participer aux commémorations, et non qu’une fois dans l’année [...]. Et d’autre part, si vous ne voulez pas du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie, il faudrait éviter d’avoir des membres LFI, qui est un parti néofasciste et antisémite. Et je vous invite à lutter contre la xénophobie, que vous qualifiez comme ‘‘humour’’,notamment à l’égard des Belges (2), partagez donc notre volonté de dénoncer toute forme de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie. »
1.La liste d’opposition « Croire et faire pour les Raphaëloises et les Raphaëlois » a quatre conseillers municipaux : Guillaume Jublot, Nassima Barkallah, Patrick Cuny et Patricia Poignand. Laseconde liste d’opposition « Ma Ville, Ma Planète » en a deux : Emmanuelle Cocusse et Guillaume Ollier.
2.Emmanuelle Cocusse avait, début janvier, fustigé la Promenade des Bains en la renommant ‘‘Promenade du Belge’’.
[Source VM 260320]
Edition Var-Matin 19 mars 2026
•> Visé par une ordonnance pénale
Saint-Raphaël
A Saint-Raphaël, un futur élu du maire Frédéric Masquelier va être jugé pour ivresse au volant et délit de fuite
Théo Tapiero est visé par une ordonnance pénale. Il encourt du travail d’intérêt général et 5 000 euros d’amende.
En septième position sur la liste de Frédéric Masquelier (LR), réélu dimanche dès le premier tour des élections municipales, Théo Tapiero sera jugé dans un délai de quatre mois par ordonnance pénale pour « délit de fuite », délit de « conduite sous l’empire d’un état alcoolique » et « défaut de maîtrise du véhicule » a-t-on appris auprès du procureur de la République.
Théoriquement, le futur élu risque jusqu’à 2 ans de prison, 4 500 euros d’amende et 3 ans d’annulation de permis pour la conduite en état d’ébriété; jusqu’à 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour le délit de fuite et une amende forfaitaire de 135 euros pour le défaut de maîtrise de la vitesse. Néanmoins, dans le cadre de l’ordonnance, ici décidée par le procureur de la République, seules des peines alternatives à l’emprisonnement sont possibles. Il peut s’agir de peines restrictives ou privatives de droit (retrait de permis, confiscation de biens, interdiction d’exercice professionnel...) et des peines de travaux d’intérêt général. De même, le montant l’amende ne peut excéder 5 000 euros.
Véhicule accidenté et conduite anormale
Selon nos informations, les faits se seraient déroulés dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars. Théo Tapiero aurait percuté une voiture en stationnement aux abords du centre-ville de Saint-Raphaël et alors qu’il circulait sous l’empire de l’alcool. L’état de son véhicule et sa conduite anormale auraient attiré l’attention d’un équipage de la police municipale qui l’aurait perdu de vue avant de le retrouver dans ce même secteur.
Le dépistage réalisé à cette occasion aurait révélé un taux d’alcool supérieur à 0,8 gramme par litre de sang, taux à partir duquel l’alcoolémie devient délictuelle. Vu son absence de casier judiciaire, le colistier du maire sortant de Saint-Raphaël avait été remis en liberté avant d’être placé en garde à vue vers 18h dimanche, dans les locaux de la police nationale de Fréjus.
[Source VM 260318]
Edition Var-Matin 18 mars 2026
•> Rando dans l'Estérel Saint-Raphaël
L'Estérel
Randonnées de printemps dans l’Estérel : floraisons du moment, pollens, conseils... une guide naturaliste nous montre la voie
Avec les journées plus longues et la douceur actuelle, les sentiers commencent peu à peu à se remplir de randonneurs. Les mimosas tardifs, les premières fleurs sauvages... Une guide naturaliste nous montre la voie.
À défaut de consulter le calendrier, il suffit ces jours-ci d’arpenter les sentiers de l’Estérel – ou ceux des massifs voisins – pour comprendre que l’hiver a déjà plié bagage. Sous le ciel lumineux du mois de mars, la nature s’y ébroue avec une discrète mais irrésistible élégance : bourgeons impatients, premières floraisons et parfums timides esquissent les prémices de la belle saison. Comme si le massif, fidèle à sa réputation méditerranéenne, avait décidé — avec un brin d’avance et beaucoup de panache — de tourner la page des frimas.
Sur les chemins ocre serpentant entre les pins et les roches rouges, les randonneurs ne s’y trompent guère. Le pas se fait plus léger, le regard plus attentif, comme pour ne rien manquer de ce réveil végétal. Autant de signes discrets mais éloquents qui ravissent les marcheurs. Mais qu’ils ne se hâtent pas d’interpréter ou de conclure de façon trop péremptoire ce qu’ils voient : clichés et idées reçues pullulent également pendant les beaux jours.
Pour y remédier, démêler le vrai du faux et y voir plus clair, la guide naturaliste Marjorie Ughetto, qui arpente les massifs est-varois depuis près de trente ans, aborde différents thèmes.
Les premières fleurs. Première erreur, qui est souvent le fait des débutants : «Non, les premières fleurs sauvages ne se montrent pas en mars. Les curieux de nature que je mène tous les jours sur le terrain peuvent en témoigner et vous diront ‘‘les hiémales ne se font pas la malle’’, assure la guide raphaëloise. Le climat méditerranéen est propice à de nombreuses éclosions hivernales dans les massifs cristallins et calcaires de l’est du Var. La floraison des arbousiers montre déjà ses magnifiques clochettes. Les petites fleurs blanches de la viorne tin illuminent les sous-bois de ses corymbes rosés. Les talus des routes sont déjà parfumés par les orchis géants », donne-t-elle en exemple.
Les mimosas tardifs. On a donc tort de penser que le mimosa est la seule fleur d’hiver. «Le mimosa acaciadealbata continue pourtant à faire la une, il est l’emblème du tourisme d’hiver de la Côte d’Azur. La prodigieuse floraison de cet arbre exotique n’est pourtant pas la seule vedette hivernale. » L’arbre qui cache la forêt... Cependant, parlons-en malgré tout. «En cette mi-mars, dans certains fonds de vallons bien encaissés,restés très frais, le décalage de floraison permet d’admirer,encore ces jours-ci, ses pompons sur quelques arbres. »
«Tous les autres mimosas continuent leur développement, les fleurs admirées en février deviennent des fruits et vont donc produire des millions de graines de la taille d’une lentille. C’est le moment,pour tous les amoureux du mimosa, de le tailler dans votre jardin à proximité des massifs cristallins afin de supprimer les branches fanées pour détruire la formation des gousses à graines. C’est un moyen pour lutter contre sa dispersion par ses graines. »
Les floraisons du moment. Que voir et que sentir ces jours-ci ? «Par exemple, le maquis de mars blanchit avec ses bruyères arborescentes. Le délicat parfum de miel de ses fleurs ennivrent les promeneurs. Elles poudrent nos vêtements lorsqu’on les frôle.Bientôt, ses pollinisateurs seront détournés par la lavande stoechade avec ses ridicules petites fleurs, mais elle les leur reparfaitement avec ses quatre grandes bractées violette. »
De plus, d’ici la date officielle du printemps, «un arbre tout rose va apparaître ! C’est l’arbre de Judée avec ses fleurs en forme de sabots. Pensez à poser votre regard un temps sur lui afin d’observer la plus grosse abeille de France le visiter. C’est le xylocope violacé. »
Et les arbres fruitiers ? «C’est le temps de la métamorphose de nombreux fruitiers sauvages :c’est déjà le cas des prunelliers, et les poiriers à feuilles d’amandier vont se courvrir d’une perruque de fleurs blanches.» Puis au bord des rivières, « la ripisylve se rhabille ! Les saules et les peupliers portent chatons mâles et femelles tandis que débourrent les premières feuilles des frênes. »
Dans les pelouses, «les géophytes osent les grosses fleurs ! Les iris nains aux trois couleurs, les asphodèles ramifiés, les tulipes australes, les capuchons-de-moine s’admirent. Que d’énergie à vouloir produire alors que la plupart vivent dans des sols pauvres. Toutes sont des plantes indigènes et communes. Pourtant, elles sont fragilisées.Les causes sont la surfréquentation des espaces naturels,l’envahissement de leurs habitats par les espèces exotiques envahissantes et les effets du réchauffement climatique », déplore-t-elle.
Conseils aux randonneurs. Quelques réflexes à adopter amélioreront votre expérience au sein de cette nature vivante. «Nos activités de pleine nature ont lieu là où des activités vitales se passent. Vitales pour la rainette méridionale, pour le lièvre, pour la mésange bleue, pour le thym... » Guide de bonne conduite : «Ralentissez pour mieux voir le vivant vivre. Levez la tête, les migrateurs arrivent ou passent en nombre. Certes, nous avons la chance de voir des hirondelles de rochers toute l’année, mais quel plaisir de voir les premières hirondelles revenir d’Afrique comme les rustiques et celles des fenêtres. Les vols planés de grands rapaces groupés sont visibles ces temps-ci, avec des milans royaux, les circaètes Jean-le-Blanc, grands amateurs de serpents. »
Autres recommandations ? «N’éclaboussez pas la flaque sur le chemin. Pour pour que les œufs du crapaud calamite deviennent de petits crapauds. Egalement, faisons silence. Le temps des parades ! Le mâle oiseau pourrait alors s’économiser pour attirer madame. Et les grenouilles, chouettes,mésanges, moineaux toujours à chanter plus fort pour permettre la rencontre, l’accouplement, la fécondation... »
Par ailleurs, si nos amis à quatre pattes peuvent éviter les chemins sauvages, pendant le printemps, ce serait salutaire pour certaines espèces : «Il y a des petits bruits et plein d’odeurs sauvages. Renardeaux,levreaux, tortues, tous sont vulnérables. Faites les expériences,effacez-vous pour plus de face à face avec le vivant. »
Tous les pollens ne sont pas nocifs
Dans notre région, les pollens sont transportés par le vent et par les insectes. Et sont redoutés par un certain nombre de personnes... «Les gens allergiques aux pollens ont leur métabolisme sensible à certaines protéines de certains pollens. Ceux qui ont des conséquences sanitaires sont ceux qui volent au vent comme ceux des cyprès. Mais pas ceux transportés par les insectes ! Alors ne plantons plus de cyprès autour des villages et des villas, recommande la guide. Et les pollens transportés par le vent ne sont pas tous nocifs. Il suffit de se promener l’hiver le long de l’Argens pour admirer des arbres à feuillages caducs. Ils sont typiques des zones humides de notre territoire. ‘‘Vive les vents d’hiver’’ pourraient crier en cœur les frênes, les noisetiers et les aulnes. Leurs floraisons ont lieu avant l’apparition des nouvelles feuilles. Leurs fleurs pourtant discrètes, produisent de grandes quantités de pollens légers pour permettre la formation de leurs fruits et graines. En fleurs et nus de feuilles ! »
Les grosses pluies «lavent l’air de ses poudres florales. Une bonne nouvelle pour les allergiques aux pollens car ils sont rabattus au sol. Et si ce dernier reste humide, alors ils ne volent plus et donc ne sont plus inhalés. Mais c’est une mauvaise nouvelle pour les plantes qui le sont produits car ces pollens ne pourront remplir leur rôle dans la reproduction végétale... »
[Source VM 260318]
Edition Var-Matin 18 mars 2026
•> Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
Apprentissage des langues étrangères
Ce lycée de Saint-Raphaël multiplie les actions pour accompagner les élèves dans l’apprentissage des langues étrangères
L’équipe du lycée St-Exupéry multiplie les actions pour accompagner les élèves dans l’apprentissage des langues étrangères. Voyages et“escape game” à l’occasion de la “Semaine des langues vivantes”.
Inciter les jeunes à développer leurs connaissances des langues étrangères,leur donner envie de travailler leur anglais, leur espagnol, italien, allemand… c’est la dynamique du lycée Saint-Exupéry dirigé par la proviseure, Sylvie Penicaut. Ses équipes dirigeante et enseignante mettent tout en œuvre pour accompagner les élèves dans leur apprentissage des langues vivantes, en favorisant voyages et échanges. La 11ème édition de la “Semaine nationale des langues”, destinée à mettre en lumière la diversité linguistique et encourager la pratique des langues, était donc l’occasion de déployer les nombreuses actions réalisées.
Des atouts pour les études supérieures
Mardi, au sein du centre de documentation et d’information, la professeure d’anglais Bérangère Fourreau avait organisé un “escape game”ludique et pédagogique, fêtant ainsi dignement la Saint-Patrick, saint patron de l’Irlande. Ses élèves de “1re Euro”,qu’elle a emmenés à Dublin en janvier dernier, avaient préparé le jeu afin de faire participer les classes de seconde et de terminale.
«Il s’agit d’un escape game sur les mythes et créatures des légendes irlandaises. Il est difficile mais très intéressant. On cherche toujours à mieux parler anglais pour nos futures études à l’international », ont expliqué les lycéens de seconde “Euro”.
«J’ai voulu intégrer une classe Euro, qui a une super ambiance de travail, car je suis consciente de l’importance d’être anglophone dans le monde, a confié Camille, en première “Euro” et qui envisage des études supérieures en anglais. Cette filière nous apporte un panel d’atouts pour un cursus en anglais après le Bac. C’est un plus pour le dossier et c’est aussi très enrichissant. Notre professeure nous a emmenés en Irlande où nous avons découvert un autre accent, fait des rencontres, en famille d’accueil. J’adore découvrir le monde autrement que par les réseaux sociaux et mes parents m’ont permis de passer trois mois dans une école de filles en Angleterre, une expérience en or. En classe Euro, on est motivé pour de chouettes objectifs de vie ».
Des élèves qui font la joie de Bérangère Fourreau : «Ils se sont beaucoup investis pour récolter des fonds afin de financer ce voyage. Ils ont vendu du muguet, réalisé deux vide-greniers, travaillé à deux tombolas et même préparé les visites à Dublin. Ça a soudé le groupe. Ces élèves sont exemplaires, leurs parents formidables. Ce sont mes élèves qui me donnent les ressources pour m’engager autant, aller chercher des fonds, des subventions. Je les vois progresser, avoir envie d’apprendre, d’aller plus loin, je leur fais confiance ».
Mobilité en Espagne
Le lycée Saint-Exupéry a également partagé cette “Semaine des langues” avec les sections européennes espagnoles et le cursus “Bachibac”. Les élèves ont raconté leurs mobilités en Espagne, à Séville, Ténérife, Palma de Majorque, dans le cadre du programme “Erasmus”. La restitution s’est voulue vivante et participative avec la projection d’une vidéo produite par les élèves, un quiz, une exposition photographique retraçant les séjours, avant de recevoir les correspondants. Les élèves ont présenté leurs expériences à la proviseure de l’établissement de Séville qui les a accueillis, actuellement en visite à Saint-Exupéry.
[Source VM 260318]
Edition Var-Matin 16 mars 2026
•> Frédéric MASQUELIER
Frédéric MASQUELIER
Municipales 2026 : le maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier réélu dans un fauteuil
Frédéric Masquelier s’est largement imposé au 1ᵉʳ tour avec 65, 65 % des voix. Il devance Guillaume Jublot et Emmanuelle Cocusse. La participation est en nette hausse par rapport à 2020.
Les «bookmakers» locaux qui prédisaient une victoire du maire sortant au premier tour ont vu juste. Frédéric Masquelier l’a emporté haut la main avec un score sans appel : 65,65 %des voix. En 2020 déjà, le président de l’agglomération n’avait pas eu besoin de deuxième tour, mais il dépasse largement son ancien score (57,14 %).
Le choix de la continuité
Sa liste et son programme « de continuité » auront donc été plébiscités par les électeurs raphaëlois qui se sont déplacés, sans surprise, en plus grand nombre que lors de la période Covid de 2020 ; le taux de participation s’élevant à 54,37 %.
Face à lui, pas de candidat RN cette fois-ci (Christopher Pecoul était arrivé en 2e position lors des dernières élections municipales), mais seulement deux listes.
Celle qui arrive en deuxième position (20,83 % des voix), menée par Guillaume Jublot, n’a pas joué les trouble-fêtes. L’ancien candidat LR aux législatives de 2022 estimait que la Ville « mérite mieux que l’immobilisme, la façade, la peur de déplaire », que les Raphaëlois « méritentune renaissance ». Les électeurs n’ont pas suivi son chemin et son manque de notoriété dans la cité de l’Archange a sans doute pesé dans la balance.
Quant à la seule candidate de gauche, l’écologiste Emmanuelle Cocusse, elle réalise, avec sa liste « Ma Ville, ma planète », un meilleur score que son ancienne tête de liste en 2020 (Catherine Thiel avait obtenu près de 9 % des voix).
Avec 13,52 %, la conseillère municipale d’opposition, qui ferraille régulièrement avec le maire lors des séances du conseil municipal, a dû réunir l’essentiel des voix de gauche de la commune.
Durant les six prochaines années, « il faudra compter sur nous comme force de proposition et nous serons vigilants quant à la politique qui va être menée ».
[Source VM 260316]
Edition Var-Matin 16 mars 2026
•> Un colistier du maire en fâcheuse posture à Saint-Raphaël !
Équipe de Frédéric MASQUELIER
EXCLU Var-matin. Un colistier du maire sortant de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier placé en garde à vue ce dimanche
INFO Var-matin. Deux heures avant les résultats du premier tour des municipales, le directeur adjoint du cabinet du maire de Saint-Raphaël a été sommé de répondre aux enquêteurs du commissariat de Fréjus, vraisemblablement après un refus d’obtempérer la veille.
On peut être très proche de Frédéric Masquelier (LR) et ne pas assister en mairie aux résultats du premier tour des municipales à Saint-Raphaël. C’est le cas de son ancien directeur adjoint de cabinet et actuel directeur de campagne : Théo Tapiero, 28 ans. D’après nos informations, celui-ci a été placé ce dimanche 15 mars à 18 heures en garde à vue, dans les locaux de la police nationale de Fréjus. Et cela, en raison de faits qui se seraient produits la veille du scrutin.
Dans la nuit de samedi à dimanche, Théo Tapiero, au volant de sa voiture, aurait été l’auteur d’un refus d’obtempérer, suivi d’une course-poursuite avec la police municipale. Dans sa fuite, il aurait occasionné un accident. Son alcoolémie est au cœur de l’enquête qui vient de débuter.
En haut de la liste
Un fait divers, qui vient troubler la campagne dans cette commune importante de l’est-Var et risque de gâcher la soirée électorale du côté de Frédéric Masquelier, élu depuis 2017. Dans cette affaire, le mis en cause est également en haut de la liste du maire sortant : en septième position, plus précisément. Il est d’ailleurs pressenti pour être adjoint à la culture.
Voilà presque huit ans que Théo Tapiero est entré à la mairie de Saint-Raphaël, d’abord en tant que collaborateur de cabinet, puis chargé de mission. En mai 2020, il a été propulsé chef de cabinet du maire, avant de devenir directeur de cabinet adjoint en septembre 2023. Contactés, ni Frédéric Masquelier, ni son directeur de cabinet Jean-Albert Chieze n’ont répondu à nos sollicitations.
[Source VM 260315]
Edition Var-Matin 14 mars 2026
•> Joueuses du Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
Joueuses du Lycée Saint-Exupéry Saint-Raphaël
Finales nationales pour les équipes de volley et handball du lycée Saint Exupéry de Saint-Raphaël
Volleyeuses et handballeurs, les lycéens de l’UNSS sont qualifiés pour les finales du championnat de France.
La semaine de Pâques sera à marquer d’une pierre blanche pour le lycée Saint Exupéry de Saint-Raphaël. Du 31 mars au 3 avril, deux équipes évoluant en UNSS (Union nationale du sport scolaire) vont en effet participer aux finales du championnat de France. Pour l’équipe féminine de volley, rendez-vous à Chaumont, en Haute-Marne, où les joueuses varoises représenteront les académies de Nice et Marseille.
«Que ce soit en phase district, départementale, académie ou inter-académies, elles ont tout gagné », précise Barbara Fonseca, professeure d’EPS au lycée raphaëlois. «Ce sont des joueuses plutôt expérimentées, qui évoluent en club à Fréjus ou Saint-Raphaël, mais qui s’entraînent ensemble chaque vendredi soir. Parmi elles, deux ont été championnes de France en beach-volley. C’est une équipe compétitrice, avec un gros esprit collectif qui, je pense, a le niveau pour viser le podium ».
Le repêchage, une chance
Les garçons du lycée ne sont pas en reste avec l’équipe de hand qui, elle aussi, s’est qualifiée pour les finales du championnat de France. «C’est une équipe composée de douze joueurs qui évoluent au club de Saint-Raphaël. L’effectif est complété par un jeune coach et un jeune arbitre », déclare Nathalie Lebault, professeur d’EPS à Saint Exupéry qui accompagne l’équipe.
«Ils ont remporté la phase départementale mais se sont inclinés en mort subite au niveau académique. Ils ont eu la chance d’être repêchés et ont brillamment remporté les inter-académies en battant des équipes des Alpes-Maritimes et des Bouches-du-Rhône». À Cergy, du 31 mars au 3 avril, l’équipe raphaëloise n’aura rien à perdre. «Quelque part, le repêchage a été une chance. Ils ont ensuite été plus à l’écoute, dans l’application des consignes. Ils compensent quand un des coéquipiers n’est pas dedans », conclut Nathalie Lebault. Pa.D.
[Source VM 260313]
Edition Var-Matin 11 mars 2026
•> Job d'été Saint-Raphaël
Job d'été Saint-Raphaël
Soleil, mer… et CV : l’été a commencé à Saint-Raphaël avec le Forum de l’emploi saisonnier
Au Palais des congrès ce mercredi, le Forum de l’emploi saisonnier et des jobs étudiants a mis en relation recruteurs et candidats de tous âges et profils.
Dans les allées du Palais des congrès, les conversations vont bon train,les poignées de main se succèdent et les CV passent de main en main avec l’espoir discret de trouver preneur. À Saint-Raphaël, hier après-midi, le Forum de l’emploi saisonnier et des jobs étudiant sa transformé le bâtiment en véritable carrefour des opportunités.Cette 18ème édition, organisée par Estérel Côte d’Azur Agglomération (ECAA), en partenariat avec France Travail, faisait la part belle aux recruteurs, venus préparer la saison estivale, et aux candidats de tous âges, en quête d’un premier contrat ou d’une expérience professionnelle.
«L’objectif est de rapprocher, sur une seule demi-journée et un seul lieu, l’offre locale d’emploi. D’éviter les problématiques liées possiblement au logement des saisonniers, qui est parfois un frein d’accès à l’emploi »,explique Isabelle Meynard, directrice du pôle aménagement du territoire au sein d’ECAA. Petite nouveauté, d’ailleurs : des affichettes qui indiquaient, sur les stands en question, la possibilité de logement sur place pour la personne recrutée, quand c’est le cas. également, une autre affichette indiquant quel’entreprise était ouverte au recrutement également des 16-18 ans.
Une belle affluence
«On est sur un territoire qui triple sa population à la belle saison,donc qui triple aussi ses besoins en matière de services principalement. Mais pas seulement, les offres de travail sont très variées. Et grâce aux compteurs à l’entrée du salon, nous constatons une belle affluence [lire les chiffres ci-après, NDLR.].On se rend compte à quel point ce rendez-vous annuel est devenu incontournable. »
«Nos fidèles employeurs reviennent tous les ans pour reconstituer leurs équipes, et d’autres, nouveaux, ont fait la demande pour participer à ce Forum, car ils savent qu’ils vont pouvoir récupérer de nombreux CV et des profils différents. Avec, depuis trois ans, également un public jeune, scolarisé, qu’on invite à venir. On essaie ainsi de renouveler le concept avec des choses inédites chaque année, affirment Isabelle Hernandez et Carole Vives, directrices respectivement de l’agence France Travail de Fréjus et de celle de Saint-Raphaël. Ce forum marque traditionnellement le démarrage de la saison ! C’est maintenant qu’il faut se manifester pour décrocher un job d’été,et ne pas attendre le dernier moment... » L’ambiance oscille entre sérieux des entretiens et enthousiasme communicatif.Car, derrière chaque stand, se joue souvent bien plus qu’un simple échange de quelques minutes. On y parle horaires, motivation,disponibilité… Mais aussi projets, parcours et parfois même vocation. Pour beaucoup de jeunes, c’est l’occasion de franchir une première porte vers le monde du travail ; pour les entreprises locales, celle de dénicher les forces vives qui feront tourner hôtels, restaurants, commerces ou activités touristiques lorsque l’été battra son plein.
Et hier, certains sont repartis déjà avec un rendez-vous, d’autres avec une promesse : celle que la rencontre du jour pourrait bien se transformer, bientôt, en contrat.
Mercredi, étaient proposés plus de 1 000 postes au sein d’environ 80 entreprises du territoire, présentes pour l’occasion. L’an dernier, la 17ème édition de ce Forum avait attiré 1 307 visiteurs et 72 entreprises, permettant 200 embauches dès le jour-même et 450 recrutements lors d’un second entretien. Cette année, on peut imaginer repartir sur les mêmes bases, voire même mieux, car à la fermeture des portes, hier à 17 heures pétantes, les organisateurs comptabilisaient 1 520 visiteurs.
[Source VM 260311]
Edition Var-Matin 9 mars 2026
•> Colistière de Guillaume JUBLOT, Yamina BOUDJELLAL dans la tourmente
Yamina BOUDJELLAL
Une colistière d’un candidat aux municipales écartée pour antisémitisme et apologie du terrorisme à Saint-Raphaël
Admettant des posts antisémites et faisant l’apologie du terrorisme, Yamina Boudjellal a été évincée par son chef de file, Guillaume Jublot. Les colistiers du maire s’indignent, bien que Vincent Thiéry reste leur équipier après des propos polémiques.
La dernière ligne droite de la campagne municipale dans la Cité de l’archange ne manque assurément pas de sel. Après les propos racistes tenus présumément par un colistier de Frédéric Masquelier, c’est au tour de la liste de Guillaume Jublot d’être éclaboussée par une affaire de discours nauséabonds publiés sur les réseaux sociaux.
En l’espèce, il s’agit de posts Facebook attribués à Yamina Boudjellal où celle-ci fait preuve d’antisémitisme. « Peuple élu [emojivomi],de la [émojiexcrément] », aurait-elle ainsi déclaré.
D’autres messages font l’apologie du terrorisme, proclamant par exemple « vive la résistance palestinienne » en accompagnement d’une photo de Yahya Sinwar, ancien leader de la branche armée du Hamas et l’un des architectes de l’attentat du 7 octobre 2023 contre Israël, tué un an plus tard par l’armée israélienne.
Yamina Boudjellal écartée de sa liste par Jublot
Des messages depuis effacés, mais l’intéressée ne nie pas les faits. Dans une lettre signée de sa main et transmise à Var-matin, à défaut de récuser ses opinions, Yamina Boudjellal indique avoir « comprisque [ses] prises de position sur les réseaux sociaux sont incompatibles avec les valeurs de la liste Croire et faire pour les Raphaëloises et les Raphaëlois ».
Et celle-ci de prendre l’engagement« de ne pas siéger au conseil municipal si [Guillaume Jublot] est élu, que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition ».
Ces« propos inacceptables », sa tête de liste« les condamne sans aucune ambiguïté ». Ajoutant : « dès que j’en ai eu connaissance, j’ai pris les décisions qui s’imposent. La loi ne me permet pas de retirer cette personne de la liste, j’ai donc décidé de lui retirer immédiatement toute prérogative dans le cadre de la campagne. »
Et Guillaume Jublot d’en profiter pour glisser : « Lorsque des propos de haine apparaissent, quelle que soit la communauté visée, il faut les condamner et agir. Parce qu’en République, on ne détourne jamais le regard face à la haine : on la condamne et on agit. Dans notre ville comme dans notre pays, il ne doit y avoir de place ni pour l’antisémitisme, ni pour le racisme anti-arabe, ni pour la haine des musulmans, ni pour aucune forme de stigmatisation ».
L’indignation à géométrie variable de colistiers du maire
Un tacle à peine voilé au maire de Saint-Raphaël qui ne s’est pour sa part pas résolu à écarter Vincent Thiéry de sa liste. Cela ne sera sans doute jamais le cas vu les soutiens réitérés à Vincent Thiéry de la part de ses colistiers Annie Bezin, StéphaneZeyen, Jean-Philippe Girardin, Yvonne Zucco, Gerard Bonnal ou encore Danièle Lombard.
Maniant l’indignation à géométrie variable, ces derniers s’accordent à dire que l’apologie du terrorisme et l’antisémitisme sont « à vomir » et « des dérives graves » mais aucun n’a semblé bondir devant les propos présumés islamophobes de leur homologue.
Selon Gérard Bonnal, notre article exposant les éléments accablant de Vincent Thiéry relèverait au passage de « fausses nouvelles ».
Eh bien non ! Si la présomption d’innocence prévaut dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de pièces très concrètes que Var-matin pourrait produire auprès de la Justice si nécessaire.
Des« brebis galeuses » qui interpellent
Du reste et plus largement, ces deux affaires interpellent sur la capacité voire la volonté des candidats aux élections municipale à repérer et évincer les ‘‘brebis galeuses’’ de leurs listes.
Et si le Rassemblement national est souvent pointé du doigt pour les sorties de route de ses candidats et adhérents – on se souvient notamment des publications sulfureuses de Patrick Renard (1) à Fréjus – force est de constater qu’elles ne sont pas l’apanage du parti présidé par Jordan Bardella.
1.Poursuivi pour incitation à la haine raciale, suite à un message dénigrant les couples mixtes publié en février 2021, Patrick Renard a définitivement été relaxé en appel en avril 2025.
[Source VM 260309]
Edition Var-Matin 07 mars 2026
•> Festival de la BD Saint-Raphaël
Alpha Jet de la Patrouille de France
Festival de la BD à Saint-Raphaël : un Alpha Jet de la Patrouille de France pour faire décoller l’imaginaire
La BD prend son envol avec un bel appareil de la Patrouille de France, qui a nécessité plusieurs heures de montage hier matin. Le festivals’annonce de haut vol !
Sur le parvis du palais des congrès, son arrivée, hier matin, ne passait pas inaperçue. Désormais campé là comme s’il venait tout juste de se poser après une démonstration aérienne, un Alpha Jet de la Patrouille de France accueille les visiteurs du 8ème Festival de la BD et de la jeunesse, aujourd’hui et demain.
Une présence spectaculaire rendue possible grâce au soutien de l’Armée de l’air, qui permet au public de découvrir l’appareil de près, et même d’y monter pour quelques photos souvenirs.
Un clin d’œil au monde de l’aviation, cher aux amateurs du neuvième art, notamment à travers la série culte Buck Danny, dont le dessinateur Francis Bergèse est l’invité d’honneur de cette édition. À l’intérieur du palais des congrès, deux simulateurs de Mirage 2000 prolongeront l’expérience, invitant petits et grands à prendre les commandes, le temps d’un vol virtuel.
« Faire plaisir au public »
« C’est beaucoup d’émotion, sourit Grégoire Hacot, l’homme-orchestre qui pilote le festival. Trois énormes camions et une douzaine de personnes viennent de passer de longues heures à tout installer. Impressionnant ! Dans ces camions, l’un contenait le fuselage du jet, un autre ses ailes et la dérive, et pour le troisième, les simulateurs de vol. Je tenais à ce clin d’œil fait à Francis Bergèse. Je voulais aussi faire plaisir au public, qui nous est fidèle depuis les débuts. »
Une première pour ce festival qui ne manque pas de piquant, une sacrée bonne raison de venir jeter un œil aujourd’hui ou demain, et tout est gratuit. Dépassant les 3 tonnes à vide, d’une longueur de 11,85 m pour 9,16 m d’envergure, aux couleurs du drapeau français, l’engin fascine. « Il a réellement été utilisé pour de nombreux vols par le passé,mais n’est plus en service depuis un moment, détaille le lieutenant Isabella. On est arrivé du Sirpa A.E. (1) à Creil, dans l’Oise, jeudi soir. Nous sommes heureux de pouvoir achever son installation ce vendredi après-midi. »
C’est peut-être ça, l’esprit du festival : faire décoller l’imaginaire… sans quitter le tarmac.
1. Service d’information et de relations publiques de l’armée de l’air et de l’espace.
[Source VM 260307]
Edition Var-Matin 06 mars 2026
•> Guillaume JUBLOT saint-Raphaël
Guillaume JUBLOT

Le chef de file de la liste Croire et faire pour les Raphaëloises et les Raphaëlois n’a guère goûté le contre-feu allumé par Vincent Thiéry. S’étant fait épingler pour avoir tenu de présumés propos racistes sur les réseaux sociaux, le colistier du maire de Saint-Raphaël aux élections municipales a assuré à Var-matin que ce langage n’avait pas été ténu par lui-même mais par de faux comptes « pilotés par l’équipe de Monsieur Jublot ».
Notre quotidien a cependant pu vérifier que le compte émetteur des messages racistes est bien celui de Vincent Thiéry, c’est désormais à Guillaume Jublot de passer à l’offensive au travers d’un communiqué adressé à notre rédaction : « Depuis plusieurs semaines, Monsieur Vincent Thiéry s’abaisse à des manœuvres et à des accusations malhonnêtes à notre encontre. Jusqu’à présent, nous n’avons jamais jugé utile de répondre à ces bassesses, qui n’honorent ni leurs auteurs ni le débat public. Mais aujourd’hui, Vincent Thiery tente de franchir une nouvelle étape en nous incriminant ouvertement [tandis que] le maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier [laisse] entendre que mon équipe ou moi-même pourrions être à l’origine de ce prétendu faux compte. Je le dis avec la plus grande fermeté : ces accusations sont fausses. Ni moi, ni aucun membre de mon équipe n’avons quoi que ce soit à voir avec ce compte. Chercher à nous en rendre responsables est une tentative grossière de détourner l’attention et d’abaisser le débat démocratique. Parce que l’honneur et la vérité ne sont pas négociables, j’ai décidé de déposer plainte pour diffamation afin que la justice établisse les faits. »
Une plainte a été déposée hier après-midi et Var-matin a pu en vérifier la véracité.
[Source VM 260306]
Edition Var-Matin 05 mars 2026
•> Vincent THIERY saint-Raphaël
Vincent THIERY
Depuis quelques jours, des propos racistes attribués à Vincent Thiéry, colistier du maire sortant de Saint-Raphaël et délégué départemental de Reconquête –le parti d’Éric Zemmour– agitent les groupes de discussion locaux sur les réseaux sociaux.
En guise de « preuves », des captures d’écran où l’on peut voir le compte X (anciennement Twitter) VincentTHIERY1 –avec photo du jeune militant et badge de compte certifié –publier «la seule haine vient de ce peuple de cafards » en réaction à une publication portant sur Rima Hassan et l’Algérie.
Une autre capture montre ce même compte répondre «arabe, comme d’habitude » à la question d’un internaute se demandant l’«origine des individus » placés en garde à vue dans le cadre de la dramatique affaire du meurtre de Louise survenu début 2025 (1).
Des captures d’écran, depuis retirées ou modérées, mais dont une copie avait été adressée à Var-matin.
Cependant ces clichés, hors contexte et potentiellement retouchés, n’avaient guère de quoi inquiéter cet ancien réserviste du 21e RIMa.
Toutefois, l’intéressé a commis un faux pas en se fendant d’une réponse publiée, là encore, sur les réseaux sociaux.
Il prétend n’avoir aucun lien avec le compte incriminé...
Vincent Thiéry s’y indigne des accusations portées à son encontre : «depuis plusieurs heures, circule une publication me prêtant des propos que je n’ai jamais tenus. Nous sommes face à l’utilisation d’un faux destiné à me salir et à créer artificiellement une polémique », indique-t-il.
Argumentant: «chacun pourra constater que le compte affiché sur cette capture n’est pas le mien. Mon compte est Vincent_thiery. Je vous invite à aller le consulter directement : vous verrez immédiatement qu’il s’agit d’un faux. »
Le militant Reconquête reconnaît même, indirectement, le caractère raciste contenu dans les captures d’écran lorsqu’il «redit avec gravité : le racisme et l’antisémitisme sont des abominations. Ils sont incompatibles avec mes convictions et avec l’idée que je me fais de l’engagement public. Quelles que soient mes positions politiques, elles ne s’inscriront jamais dans la haine d’un peuple ou d’une origine. »
...Pourtant utilisé dans des mails échangés avec Var-matin
Là où le bât blesse, c’est que malgré un changement de pseudonyme survenu récemment, le compte VincentTHIERY1 est bel et bien le sien.
Une simple recherche sur Internet de ce mot clé renvoie vers des liens menant toujours à son compte actuel.
Surtout, Vincent Thiery signait-il y a quelques mois encore les communiqués de Reconquête Var adressés à notre journal avec un lien renvoyant précisément vers son compteX @VincentTHIERY1, depuis fermé.
Invité à s’expliquer, Vincent Thiéry réitère que le compte X en question est distinct du sien et assure avoir «saisi le procureur de la République à ce sujet ». N’hésitant pas à incriminer «des comptes anonymes manifestement pilotés par l’équipe de monsieur Jublot (2) ».
Interrogé sur les mesures éventuelles à prendre concernant son colistier, le maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier nous a invités «à faire des recherches sur l’auteur des dénonciations ».
Les prochains jours permettront peut-être de voir les suites qui seront apportées par la justice après le signalement que Vincent Thiéry affirme avoir formulé auprès du procureur de la République.
(1) le 7 février 2025, Louise, une fillette de 11 ans, a été retrouvée morte poignardée en Essonne. Dans un premier temps, l’enquête s’était tournée vers un suspect ayant un nom à consonance maghrébine, provoquant nombre de commentaires nauséabonds. L’auteur présumé ayant été confondu grâce à l’ADN est au final un jeune homme ayant un nom de famille d’origine française.
(2) Guillaume Jublot est candidat aux élections municipales soutenu par le président de la Région Renaud Muselier, en conflit ouvert avec le maire de Saint-Raphaël.
[Source VM 260305]
Edition Var-Matin 03 mars 2026
•> Campus connecté dans l'Est-Var
Campus connecté dans l'Est-Var
Les inscriptions sur Parcour sup ont débuté il y a un mois, mais les étudiants ne pensent pas toujours à intégrer le Campus connecté dans leurs vœux. Certains le connaissent mal, d’autres ne sont pas sûrs de bien comprendre l’intérêt, tandis que bien d’autres encore nourrissent des idées reçues qu’il convient de battre en brèche... En attendant de vous rendre sur les lieux pour vérifier par vous-même, on vous fait un peu gagner du temps en répondant à vos interrogations. Laetitia Notteau-Delaigue et ChantalBender-Vinquin, les deux tutrices qui accompagnent le parcours des étudiants, nous aident à y voir plus clair...
Le Campus Connecté, c’est un centre de formation.
D’abord installée à Saint-Raphaël, en 2019 pour la première fois –c’était l’un des treize premiers en France –, la structure,passée sous l’égide de l’Agglo, a déménagé l’an dernier au sein de la Maison de l’économie du Château Gallieni, à Fréjus.Et non, ce n’est pas un centre de formation. «‘‘Quelles formations peut-on faire chez vous ?’’ est la question la plus posée ! Non, on est un lieu d’apprentissage permettant de suivre, à distance, toutes les filières possibles, de toutes les universités et écoles en France ou en Europe. » Ce campus, à Fréjus, comme les autres en France, sont portés par l’état et le ministère de l’Enseignement supérieur, et par les collectivités locales – en l’occurrence ici Estérel-Côte d’Azur Agglomération (ECAA).
Au Campus Connecté, contrairement à la fac, on est constamment épaulé.
Cette année, il y a 35 étudiants, dont le parcours et le quotidien sont suivis par deux tutrices, Laetitia Notteau-Delaigue et Chantal Bender-Vinquin. «Dès que l’étudiant a visité les lieux, si ça lui correspond, s’il a un certificat d’inscription à l’université, nous le recevons de manière individuelle, nous vérifions son projet, et si tout est fiable, il est admis après validation d’un dossier. Et tout au long de l’année, nous sommes là pour accompagner chacun,pour répondre aux questions, conseiller et orienter. Nous aidons aussi à leur trouver en stage. En résumé, le tutorat tente d’enlever tous les freins à l’obtention du diplôme. » Bien plus rassurant que vivoter dans les lointains couloirs froids des grandes facultés où l’étudiant est souvent seul, noyé dans lamasse des élèves. Ce qui d’ailleurs amène à l’idée reçue suivante...
Le Campus connecté, c’est comme une fac en moins bien
Au contraire, il y a presque tous les avantages sans nombre d’inconvénients ! L’année ici est gratuite (prise en charge par ECAA). «Les jeunes sont généralement agréablement surpris en arrivant ici.Ils ont accès à de belles salles fonctionnelles, de nombreux services, des installations adéquates, plusieurs endroits pour décompresser, boire un café, ils ont même accès à la terrasse dehors, il y a une salle d’examen qui est rigoureusement la même qu’à la fac, ils ont accès à du bon matériel... »
De plus, c’est flexible. «Ils ont accès aux locaux de 8 h 30 à 17 h 30, du lundi au vendredi,et n’ont que l’obligation d’être là au moins 12 heures par semaine, à leur convenance. Ils peuvent s’isoler quand ils en ont besoin, ils peuvent faire une visio... »
De plus, les étudiants ont accès aux bourses également, et accès aux avantages du Crous (1) de l’Académie de Nice – notamment quelques sous pour manger le midi. «On a un partenariat avec l’université de Nice-Côte d’Azur, les élèves ont ainsi, par exemple, accès facilement à la bibliothèque universitaire. »
Figurez-vous qu’il y a même des moments conviviaux organisés entre étudiants, et qu’il existe un BDE (2) ! Eh oui... Sachant qu’il existe même des partenariats avec des structures culturelles au sein de l’agglo, tout est fait pour que l’étudiant réussisse son année.
Le Campus connecté n’est pas tellement adapté pour vraiment toutes les filières...
Et si, pourtant ! Il y a 89 campus en France, et encore plus en Europe,et tout peut être suivi à distance. Que ce soit un cursus universitaire (licence, master...) ou toute filière professionnalisante (BTS, Bachelor, MBA...). «On a de tout vraiment, chaque année. ça va de la psychologie à la comptabilité en passant par le sport par exemple – on a cette année des élèves en Staps. Et on a un très bon taux de réussite par rapport à la moyenne nationale (supérieur à 70 % de réussite).»
Le Campus connecté, c’est quand il est difficile pour l’étudiantde se rendre sur place...
Pour des raisons de coût souvent – aller se loger à l’autre bout de la France n’est pas toujours à la portée de toutes les bourses –mais pas seulement : «On a par exemple des jeunes, parfois des mineurs même, qui viennent d’avoir leur bac et n’ont pas forcément la facilité de quitter leur famille. Ils n’ont pas encore leur permis de conduire aussi,par exemple. Ou ont des obligations familiales, ou ont déjà un travail ici, etc. » Qu’ils soient Pugétois, Fréjusiens, Raphaëlois, Roquebrunois ou d’autres communes alentour, les jeunes sont donc les bienvenus au Campus connecté, situé de manière centrale dans l’agglo, avec un arrêt de bus non loin de là. Et même un large parking.
Le Campus connecté est bien joli, mais il est un peu isolé...
Au contraire, la volonté a été de l’intégrer justement au sein de la Maison de l’économie. « Les rencontres avec des professionnels est ainsi facilitée. Il y a régulièrement des ateliers organisés sur différents thèmes. Par exemple, nous avons souvent des chefs d’entreprise qui viennent avec plaisir partager leur expérience. Nous faisons même des immersions en entreprises, ou encore des simulations d’entretiens d’embauche, entre autres choses. Grâce avant tout à ECAA. » Exemple d’atelier collectif organisé dans les jours prochains au sein du Campus connecté : «un atelier sophrologie, à la demande des étudiants, afin de gérer leur stress notamment. Cela les aidera en période d’examens d’avoir une méthodologie à connaître pour appréhender les moments angoissants. »
Le diplôme obtenu au Campus connecté a la même valeur que ceux obtenus ailleurs.
Oui, tout à fait ! «Il n’y a aucun doute là-dessus... »
1.Centre régional des œuvres universitaires et scolaires.
2.Bureau des étudiants.
Campus Connecté, Maison de l’Economie, 313 av. du Château Gallieni à Fréjus. Tél. 04.83.09.84.18 et e-mail : campus.connecte@esterelcotedazur-agglo.fr
Portes ouvertes le 7 mars de 9 h à midi.
[Source VM 260303]
Edition Var-Matin 1er mars 2026
•> L'Embouligue de Saint-Raphaël
Edition Var-Matin 23 Février 2026
•> 8ème festival de la BD à Saint-Raphaël
8ème festival BD : Un Alpha jet de la patrouille de France & deux simulateurs de vol présents lors de cette journée !
Grégoire HACOT
Un invité d’honneur, un Alpha Jet de la Patrouille de France et deux simulateurs de vol : à Saint-Raphaël, une affiche du 8ème festival de BD qui en jette
Francis Bergèse, invité d’honneur pour Buck Danny, un Alpha Jet de la Patrouille de France et deux simulateurs de vol : le Festival de la BD et de la jeunesse (les 7 et 8 mars) promet d’en mettre plein les yeux.
Faire d’une pierre deux coups en réussissant un joli coup : Grégoire Hacot, qui ‘‘pilote’’ le Festival de la BD et de la jeunesse à Saint-Raphaël, co-organisé avec la municipalité depuis huit éditions, va faire un beau cadeau aux bédéphiles en général et aux fans des aventures de Buck Danny en particulier.
Tout d’abord avec la présence exceptionnelle de l’auteur Francis Bergèse, notamment connu pour avoir dessiné des couvertures du mensuel Le Fana de l’aviation et des couvercles de boîtes de maquette Heller. Il a aussi dessiné plusieurs albums des séries Biggles et BuckDanny. Il sera présent, comme 27 autres dessinateurs, en séance de dédicaces (lire par ailleurs).
Huit mois de négociations
Et pour coller au personnage phare de cette édition – l’aviateur militaire Buck Danny –, Grégoire Hacot s’est démené pour faire venir un Alpha Jet de la Patrouille de France. «Ça m’a pris huit mois de négociation avec l’armée de l’Air. Trois camions viendront donc la veille pour une installation de l’avion devant le Palais des congrès. Le public pourra ainsi monter à bord et il y aura cinq militaires présents ».
Et pour ajouter une dose de sensations fortes, deux simulateurs de vol d’un mirage 2000 seront aussi accessibles au public.
Notons que comme pour chaque édition, l’entrée du Palais des congrès et toutes les animations sont gratuites. Seules les dédicaces devront passer par l’achat d’un album auprès de Charlemagne ou des auteurs vendant directement leurs BD.
Le programme
Séances de dédicaces des auteurs les deux jours de 10 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 17 h 30 ; atelier Manga autour des 5 auteurs présents ; librairie officielle au sein du Festival : Librairie Charlemagne ; animations créatives gratuites pour les enfants ; déambulation de la mascotte officielle du Marsupilami durant les deux jours.
28 auteurs seront présents et répartis en trois catégories.
- Bande dessinée :Francis Bergèse invité d’honneur pour Buck Danny, Rodrigue pour Cubitus et Shame of Thrown, Batem pour le Marsupilami, Walthéry pour Natacha hôtesse de l’air, Van Liemt pour Ric Hochet, Larbier pour Les petits mythos, Serge Carrère pour Léoloden, Jean-Christophe Derrien et Arianna Sabella pour Frigiel et Fluffy, Jean-Luc Deglin pour Crapule,Brigitte Carrère pour La cuisine des sisters, Behem pour Gaspard de Besse, Anne Quérol pour Les surfeurs, 9 éditions pour Andyet Walid.
- Manga :Tsuru Burashi pour Lorai and Lian, Desi pour Le prisonnier du rêve, Elleana et Laolyth pour Rigel Afterlife, Leen pour Shinobi Iri.
- Livre jeunesse : Annaëlle pour Lily Rose et la petite maison magique,Maurice Antunès pour Princesse Nian-Nian, Aurélie Frastel pour Lali et le Faune Picasso, De Deus et Gharbi pour Mini Agent 02 et La fête du dragon gourmand, Estelle Hanon pour Mademoiselle Sarah, Antoine Casanova et Sophiane Nemra pour Les fables du robinet, Bérik pour Sylvain et Sylvette.
- Exposants : Tonnerre de bulles et Lionel Dessine (atelier manga).
Savoir+
Festival de la BD et de la jeunesse, les 7 et 8 mars, de 10 h à 18 h au Palais des congrès.
[Source VM 260223]
Edition Var-Matin 23 Février 2026
•> Zones d'Activités dans l'Est-Var : Estérel Côte d'Azur Agglomération
Zones d'activités : Fréjus ; Saint-Raphaël ; Roquebrune-sur-Argens ; Puget-sur-Argens et Les Adrets de l’Estérel
Secteur d'activtés du Capitou
Parcs d’activités, zones industrielles haut de gamme, pôles BTP : dans l’Est-Var, une vision pour une économie florissante
L’agglomération de l’Est-Var ne veut pas se réduire au tourisme et développe, depuis 30 ans, parcs d’activités, zones industrielles haut de gamme, pôles BTP, pour abriter plus de 10.000 emplois.
Des parcs d’activités, des zones industrielles, des acteurs qui accompagnent : la communauté d’agglomération de l’Est-Var développe son modèle économique depuis plusieurs décennies, refusant de se réduire au tourisme, même s’il reste le premier pourvoyeur d’emplois.
Avec des visionnaires comme Jean-Claude Tosello - qui optait pour aménager des espaces attractifs, remembrer et adapter à la construction des parcelles jouxtant l’accès à l’autoroute A8 -et les maires de Fréjus et de Saint-Raphaël des années 2000, Élie Brun et Georges Ginesta, qui ont cru à l’essor de leurs petites communes, l’Est-Var s’est taillé une part de lion.
Se tournant résolument vers la modernité, anticipant l’avenir, ces élus ont créé, le 31 décembre 1999, la première « Communauté d’agglomérations » de France, unissant Fréjus et Saint-Raphaël. Plusieurs secteurs ont commencé à voir le jour, à être équipé de réseaux, puis de la fibre, au Capitou à Fréjus, Epsilon à Saint-Raphaël, illustrant la volonté et l’ambition de ne pas sacrifier l’investissement de long terme aux exigences de court terme, fussent-elles dictées par une prudence budgétaire de bon aloi. Les élus n’ont pas voulu se satisfaire uniquement du tourisme et ont proposé terrains adaptés et soutiens aux entreprises pour qu’elles s’implantent sur le territoire (voir ci-contre) et par là même impulser des emplois à l’année.
31 parcs d’activité sur 437 ha
Une alliance entre les deux villes sœurs partageant le même point de vue politique et le même intérêt de développement, qui a permis de faire sortir de terre des projets colossaux comme le Technoparc Epsilon, les pôles du Capitou, La Palud, mais aussi des bâtiments culturels comme le théâtre Le Forum, le Palais des sports, réalisant le réseau culturel Aggloscènes et Agglobus pour le transport.
Le territoire a pris de l’ampleur, englobant Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens et Les Adrets de l’Estérel pour devenir « Estérel Côte d’Azur Agglomération » qui compte désormais 31 parcsd’activités, sur une superficie de 437 hectares et abritant environ 10.000 emplois, à vocations multiples : artisanat, commerce, services, industrie.
Précurseur en matière de management de parcs d’activités, l’Est-Var a obtenu le premier label Iso 14 001 (certifiant les mesures mises en place en matière d’environnement et cadre de vie pour les entreprises et salariés) d’un parc d’activités régional dès le début des années 2000 pour le Technoparc Epsilon 1 de Saint-Raphaël puis des certifications Iso 14 001 et ISO 50 001 (énergie) pour les parcs du Capitou, de la Palud, de Grand Estérel.
De la haute technologie à la valorisation des déchets
Le choix a été fait d’accueillir des PME et industries de hautes technologies, innovantes dans les domaines du médical, des services à haute valeur ajoutée pour les trois Epsilon qui s’étendent sur 21 hectares (activités de cosmétique, pharmacie, biologie,mécanique de précision, ingénierie et systèmes, informatique industrielle mais aussi des architectes, avocats et bureaux d’études). Autant d’emplois pour plus de 200 établissements à Saint-Raphaël.
Plusieurs carrières d’extraction de matériaux de construction, centrales à béton et bitumineux complètent un tissu économique des métiers de la construction, de l’aménagement et de la rénovation, mais aussi de l’artisanat, des services de collecte, tri, démantèlement et valorisation de déchets.
La vague du nautisme
Le nautisme est également un vecteur de croissance avec sept ports de plaisance et 3.800 emplacements bateaux. Une économie bleue qui représente près de 600 professionnels sur les métiers de conception de bateaux, de maintenance et de services portuaires, de loisirs, de pêche et de commerce mais aussi des spécialistes de la dépollution et déconstruction de bateaux de plaisance.
Le territoire bénéficie d’ailleurs d’une école des scaphandriers et de formations aux métiers de la mer.
Outre la restauration, l’hôtellerie, notamment de plein air, le territoire peut compter sur un centre hospitalier intercommunal qui génère plus de 1.800 personnels et plusieurs établissements de santé et de soins de suite.
[Source VM 260223]
Edition Var-Matin 21 Février 2026
•> Un parc inclusif à Saint-Raphaël
Parc inclusif à Valescure
Progresser et partager sous les pins de Valescure : ce parc inclusif réunira valides et personnes en situation de handicap
Saint-Raphaël A l’initiative du délégué à la politique de l’autonomie et de l’accessibilité, Fabrice Morenval, la commune travaille au projet d’un parc inclusif qui réunira valides et personnes en situation de handicap.
À l’ombre d’une belle et vaste pinède, à Valescure, toutes les familles pourront se réunir. Valides, personnes en situation de handicap, ou âgées, public fragilisé par des problèmes de santé,petits et grands pourront se retrouver en toute convivialité pour des moments de détente ou des balades sportives. C’est le rêve de Fabrice Morenval qui va bientôt se concrétiser, grâce à la volonté municipale qui travaille à son projet humain et altruiste, la création d’un parc inclusif.
«Je ne pensais pas à un endroit destiné uniquement aux handicapés comme il en existe, mais à un espace partagé, que tous pourraient utiliser, très accessible aux fauteuils roulants et aux personnes à mobilité réduite, mais aussi à tous les usagers… Un lieu de rencontres, pour créer du lien, pour que tout le monde se côtoie, progresse ensemble. Sans distinction d’âge, de capacité physique ou mentale, ce sera le premier de France. Le site est proche des écoles, des habitations, des maisons de retraite, de l’accueil de jour Alzheimer. Il sera parfait pour un rendez-vous en famille,grands-parents et petits-enfants », a expliqué Fabrice Morenval, conseiller municipal, délégué à la politique de l’autonomie et de l’accessibilité.
«Ce parcours de santé inclusif, ce sera l’Estérel pour tous. Nous avons trouvé un foncier magnifique, acquis par la commune dans une logique de gestion patrimoniale raisonnée, afin de préserver ce site bien boisé, et de le destiner à la population, idéalement situé à Valescure, entre les pistes cyclables qui relient Agay et les golfs, avec un arrêt de bus à proximité. Les arbres seront conservés et offriront leur ombre en été. C’est une action de la Ville en faveur du bien-être, de la santé, de l’inclusion, de la promotion de l’accessibilité du territoire », a ajouté l’élu.
Ensemble dans la nature préservée, dans un esprit de mixité et de cohésion sociale
Jouxtant le centre commercial de Diane, le terrain d’une superficie de plus de deux hectares fait l’angle de l’avenue des golfs et de l’allée Prabeaucous, sur le site de la Colle d’Allons, au rond-point des Veyssières. Il sera aménagé pour la pratique d’activités physiques, la rééducation, la découverte de l’environnement,dans un esprit de mixité et de cohésion sociale.
Le parcours de santé inclusif sera équipé d’agrès et de tables de pique-nique. «Nous allons profiter de la topographie de la parcelle pour réaliser une piste d’exercice pour fauteuil roulant avec des revêtements spéciaux ».
«Cela fait trois ans que j’étudie ce projet et je suis très bien aidé par les services de la Ville. Pour le maire, Frédéric Masquelier, l’accessibilité est une évidence et il met tout en œuvre pour la favoriser et la développer. Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir sortir, avoir des activités.Et pendant ce mandat, les élus ont réalisé beaucoup de choses, nous avons un bon bilan en matière de handicap », a poursuivi Fabrice Morenval.
«Plus de 13 000 personnes sont recensées comme handicapées mais combien d’autres ont des problèmes cardiaques, ont du mal à marcher, une maladie, un cancer, ont subi un AVC, sans pour autant posséder une carte spécifique. Le besoin est là et cette population, il faut s’en occuper. L’accessibilité ne se résume pas à une liste de travaux, c’est une philosophie, une volonté commune de vivre ensemble », a-t-il confié.
Le chantier devrait débuter à la fin de l’année ou début 2027.
[Source VM 260221]
Edition Var-Matin 20 Février 2026
•> Frédéric MASQUELIER présente ses colistiers pour 2026
Frédéric MASQUELIER & ses colistiers 2026
Municipales à Saint-Raphaël : le maire sortant Frédéric Masquelier présente une liste dans la continuité
Le maire sortant a dévoilé les profils de son équipe. Avec un mot d’ordre : « préserver ce qui fait notre identité, renforcer ce qui fonctionne et préparer l’avenir avec sérieux et constance ».
beaucoup de monde au Palais des congrès, jeudi soir. Et pour cause : la première réunion publique du maire sortant et candidat sans étiquette aux municipales, Frédéric Masquelier, a essentiellement consacré le dévoilement du nom de ses colistiers. Un show pour commencer – sur une musique ‘‘punchy’’ signée AC/DC –après lequel Frédéric Masquelier a mis son bilan en pleine lumière (un satisfecit) et insisté sur le triptyque : «poursuivre, aller plus loin et faire mieux ». Avec, notamment, la sécurité comme «première des mesures ».
S’agissant du profil de sa liste, il englobe «la continuité, l’incarnation et la nouveauté ». La moyenne d’âge ? 63 ans. À noter : 17 nouveaux venus et un‘‘état-major’’ quasi inchangé.
Les 38 noms
Yolande Lopez, 59 ans, gestionnaire locative ; Fabrice Morenval, 55 ans, directeur commercial ; Josiane Chiodi, 79 ans, cadre de la fonction publique ; Stéphane Iseppi, 49 ans, chef d’entreprise ; Françoise Delaunay-Kaidomar, 59 ans, docteure en médecine ; Théo Tapiero, 28ans, ancien directeur de cabinet adjoint ; Sylvie Blanc, 61 ans, enseignante scientifique ; Maxime Grillet, 76 ans, officier supérieur de l’Armée de terre ; Hafida Rami 47 ans, gérante de sociétés ; Philippe Chaniol, 67 ans, cadre supérieur ; Danièle Lombard, 75ans, cheffe d’entreprise associée ; Hervé Chiron, 75 ans, cadre commercial agroalimentaire ; Karine Salomez, 63 ans, directrice administrative et imagerie médicale ; Pierre Cordina, 76 ans, commissaire divisionnaire ; Jacqueline Desvignes, 73 ans, gérante de société ; Vincent Thiery, 36 ans, chargé de communication ; Elena Jacquot, 33 ans, commerçante et cheffe d’entreprise ; Stéphane Zeyen, 51 ans, chef d’entreprise ; Annie Bezin, 60 ans, cadre de banque ; Alain Revillon, 69 ans, médecin ; Chantal Arnaud, 75 ans, agent de la fonction publique ; Olivier Spinnhirny, 54 ans, sous-officier professionnel des sapeurs-pompiers ; Véronique Albisson, 58 ans, consultante et formatrice indépendante ; Henri Leblanc, 69 ans, officier supérieur de l’armée de terre et enseignant ; Joëlle Dubois-Mougin, 71 ans, cadre de santé à la retraite ; Frédéric Heudiard, 53 ans, ostéopathe ; Jacqueline Perez, 69 ans, ancienne directrice de mission à la CNAMTS ; Michel Kaidomar, 63 ans, praticien hospitalier et chef de service en CHI ; Christine Marenco, 75 ans, agent immobilier ; Jean-Philippe Girardin, 61 ans, chef d’entreprise ; Malika Abbas-Chohra, 64 ans, gouvernante ; Jacques Muratet 56 ans, responsable de chantier ; Yvonne Zucco, 76 ans, ancien cadre administratif ; Gérard Bonnal, 76 ans, chef d’entreprise ; Françoise Meyer 76 ans, cheffe d’entreprise ; Manuel Comas, 62 ans, éducateur sportif ; Corinne Violot, 73 ans, cheffe de cabine principale ; Olivier Fichez, 74 ans,médecin spécialiste en pathologie ostéo-articulaire.
[Source VM 260220]
Edition Var-Matin 19 Février 2026
•> Un nouveau local pour les boulistes, place Lamartine saint-Raphaël
Nouveau local place Lamartine

« De bien meilleures conditions » : un tout nouveau local pour l’association bouliste à Saint-Raphaël
Un écrin tout neuf est en train d’être installé pour ce club de boulistes, chez eux, place Lamartine à Saint-Raphaël. Une nouveauté en phase avec leur dynamisme.
Celui que tout le monde appelle affectueusement ‘‘Tonton’’, le président des Amis de la Petite Boule, Alain Lefebvre, a retrouvé un large sourire, cette semaine.
L’année 2025 finissait pourtant mal pour cette figure du quartier, tant appréciée par ses camarades boulistes : victime d’un accident de la route mi-décembre, le conduisant à l’hôpital, il n’en est sorti que récemment.
«Mais là, le moral est au beau fixe, confie-t-il. Car c’est vraiment chouette, ce qui nous arrive. On reçoit ce matin beaucoup de messages positifs de la part des adhérents ! »
En clair, il s’agit de la livraison, mercredi matin même, du bâtiment en modulaire qui va servir de nouveau local pour l’association bouliste, place Lamartine à Saint-Raphaël.
«On avait un local exigu, bien vétuste, avec des fuites, sans eau chaude, et vraiment pas fonctionnel pour tout ce qu’on doit y faire. Il avait bien 40 ans d’âge au moins, se souvient-il. Il était conçu à l’époque pour un club bouliste plutôt modeste. Mais on a bien grandi depuis ! Nous comptons 75 licenciés et près de 130 sociétaires. »
Un local trois fois plus grand
L’adjoint délégué au cadre de vie, travaux et urbanisme de la Ville de Saint-Raphaël, Maxime Grillet, s’est montré tout autant satisfait, ce mercredi : «Ces travaux, qui ont démarré fin décembre par la démolition de l’ancien local, sont à un tournant, cette semaine, avec l’arrivée de ce modulaire. C’était une demande de l’association bouliste qui prend chaque jour un peu plus d’ampleur.»
Terminés les allers et venues jusqu’au sous-sol du parking pour emprunter les toilettes, ou encore les difficiles organisations de tournoi,désagréables et sans confort... On passe là d’une surface de plancher de l’ancien local de 12,50 m2 à exactement 35,05 m2.
Au final, ce sont même 53,60 m2 pour l’emprise au sol, en prenant en compte la rampe et la terrasse.
«On triple ainsi le tout, s’enthousiasme l’élu. Avec accès pour les personnes à mobilité réduite, l’aménagement aussi d’un bloc sanitaire, tout est pensé pour améliorer le confort et l’accessibilité des usagers. Le nouvel espace, comprenant une pièce commune qui fait également accueil, et un bureau, mettront les personnes du club dans de bien meilleures conditions ! »
Coût : près de 150.000 euros
Désormais, «le plus gros est fait ». Reste maintenant «tout au plus une quinzaine de jours pour réaliser les raccordements et branchements, la plomberie et l’électricité, assure Maxime Grillet. Et le club sera enfin autonome et, pour les beaux jours, fin prêt pour tous les événements du printemps !»
Coût total de l’opération : 146.136 euros hors taxe (1), pris en charge par différentes collectivités.
«Avec ces installations, on peut imaginer encore grandir, attirer encore d’autres adhérents et licenciés, jubile Tonton. On va enfin pouvoir recevoir dignement ! »
Si les Amis de la Petite Boule possèdent déjà en leur sein de nombreux champions, il y a fort à parier que leur nouvel écrin leur servira encore de tremplin...
1. Répartis de la manière suivante : le Département du Var 100.000euros, la Ville de Saint-Raphaël 36.402 euros et Estérel Côted’Azur agglomération 9.734 euros.
[Source VM 260219]
Edition Var-Matin 18 Février 2026
•> Les congés scolaires à Saint-Raphaël
Congés scolaires Fréjus/Saint-Raphaël

Congés scolaires : quatre activités pour remplir les journées de vos enfants ou petits-enfants
Adieu l’ennui, bonjour les sorties ! Nous vous proposons quatre activités pour remplir les journées de vos enfants ou petits-enfants pendant ces vacances d’hiver.
Sion allait voir les animaux ?
Une fenêtre ouverte sur la faune des cinq continents, dans un cadre naturel typiquement méditerranéen : voilà ce que propose le Parc zoologique de Fréjus. Et il est ouvert en ce moment tous les jours ! De plus, depuis le printemps dernier, une nouveauté s’est ajoutée : la ferme pour enfants, et ainsi être au plus près des animaux de la basse-cour. D’autres parcs animaliers dans l’agglo vous tendent aussi les bras : la Ferme d’Idéfix, à Bagnols-en-Forêt, ou encore la Ferme du Pigeonnier à Fréjus. Sans compter les écuries réparties un peu partout dans l’Est-Var.
Contact : www.zoo-frejus.com et les pages Facebook « La Ferme d’Idefix » et « La ferme du pigeonnier ».
Des ateliers d’archéologie à Fréjus et à Saint-Raphaël
Vos jeunes se sentent l’âme d’un explorateur et vous souhaitez aiguiser leur curiosité ? Inscrivez-les à ArchiMômes à Fréjus, ils comprendront ainsi l’archéologie de façon ludique : ça se passe ce jeudi ainsi que le suivant. Il y a aussi ArchéoJuniors à Saint-Raphaël : sur plusieurs jours, différents ateliers créatifs vont traiter de diverses périodes dans l’histoire. On se retrousse les manches !
ArchiMômes à Fréjus, les 19 et 26 février dès 14 h 30.4 euros par enfant. Réservation au 06.37.67.73.73. ArchéoJuniors, du 17 au 20 et du 24 au 27 février à 14 h. 5 euros l’atelier. Musée archéologique 04.94.19.25.75.
Les médiathèques de l’agglo rivalisent d’ingéniosité
Que ce soit avec l’atelier découverte musicale ce matin à la médiathèque de l’Aspé ou à celui des P’tits artistes à la Villa Marie de Fréjus cet après-midi, ou encore les Matinées jeux de société comme demain à la médiathèque Constant-Mellano de Puget-sur-Argens ou les animations à l’année des trois médiathèques de Roquebrune-sur-Argens, le choix est vaste pour vos enfants, quel que soit leur âge et leurs centres d’intérêt.
Médiathèques :de Saint-Raphaël 04.98.11.89.00 de Fréjus 04.94.51.01.89, de Puget 04.94.45.27.31 et de Roquebrune-sur-Argens 04.98.11.37.51.
En randonnée… facile !
Les idées de balade ne manquent pas dans le coin. Mais pour une promenade en groupe, à la fois bien rythmée et en bonne compagnie,et si vous vous mettiez à la randonnée ? ‘‘Les Baragneurs’’ proposent justement divers parcours selon la difficulté. Et chaque vendredi matin (randonnée classique) et samedi matin (marche nordique), le club propose gratuitement de vous initier à un parcours de niveau facile, que même les jeunes ados peuvent faire ! Que ce soit dans l’Estérel ou aux Issambres, partez à la (re) découverte de lieux qui vous sont familiers.
Contact : www.baragneurs.net et 06.14.26.14.64
[Source VM 260218]
Edition Var-Matin 16 Février 2026
•> Olivier REVAH jette l'éponge !
Olivier REVAH
« Il s’agit d’un choix d’efficacité et de responsabilité » : les raisons du retrait d’Olivier REVAH aux municipales à Saint-Raphaël
La tête de liste des ‘‘Voix Raphaëloises’’ nous a fait parvenir un communiqué dans lequel il explique son choix de ne pas se présenter devant les urnes dans un mois. Mais entend « faire vivre » son programme.
l’avocat Olivier Revah ne déposera donc pas de liste à la préfecture, avant le 26 février prochain. Il a adressé un communiqué à notre rédaction et répondu à nos questions.
Pourquoi renoncer aujourd’hui ?
Il ne s’agit ni d’un renoncement, ni d’un ralliement. Il s’agit d’un choix d’efficacité et de responsabilité.
C’est-à-dire ?
Une candidature doit être empreinte de lucidité. Il appartient à chaque candidat de faire valoir la vision ou les observations ramenées de la base. Soit on constitue un programme avec des projets techniques, étudiés et travaillés ou alors on se borne à dire ‘‘je veux dégager le maire sortant’’. Et ce n’était pas l’état d’esprit des Voix Raphaëloises. Si on est lucide, sur le panel des quatre candidats, on est contraint de constater qu’un très grand nombre de Raphaëlois est satisfait de la gestion du maire sortant.
Une gestion que vous critiquiez, il y a quelques mois…
Non, j’avais jugé une attitude parfois autoritaire et je n’étais pas d’accord sur certains points. J’ai toujours dit que je ne souhaitais pas de rupture inutile. Et il y a quatre points fondamentaux (1) que j’aimerais partager avec Frédéric Masquelier. Je souhaite le rencontrer pour qu’ils les entendent. Mon engagement demeure intact, il change simplement de méthode. Cet engagement ne se mesure pas au nombre de bulletins déposés, mais à la capacité de faire avancer concrètement l’intérêt des Raphaëlois. C’est dans cette voie que je continuerai à agir. Notre message n’était pas empreint d’ambitions politiques ou de stratégie, mais il reflète la pureté du quotidien.
Vos détracteurs disent que vous avez été invisible depuis votre annonce de candidature…
Est-ce qu’il vaut mieux de la propagande sans fond, de la publicité de réseaux sociaux ou investir tous nos moyens dans un projet structurant ? Ce n’est pas un algorithme qui va dicter la campagne, mais un programme !
Est-il vrai que le candidat Guillaume Jublot a enrôlé une dizaine de vos colistiers ?
Il a une stratégie toute personnelle. Je ne peux pas le blâmer, car c’est un nouvel arrivant, de s’intéresser à une liste avec des Raphaëlois très intéressants. Mais ça ne dessert pas et ça n’a jamais desservi ma liste.
1. La redynamisation des cœurs de quartier ; la création d’une maison nationale de convalescence pour les enfants en post-chimio ou post-trauma ; un travail de fond sur la désintoxication des enfants par rapport aux écrans et aux fake-news via le sport et une formation à l’esprit critique ; la création de pôles d’excellence pour un retour des jeunes et la dynamisation de l’économie locale.
[source VM 260216]
Edition Var-Matin 14 février 2026
•> 13 taekwondistes de Saint-Raphaël qualifiés pour les championnats de France
Club Sicot Saint-Raphaël
Treize combattants du Club Sicot se sont qualifiés pour les championnats de France.
Les championnats régionaux ont particulièrement souri aux licenciés du Club Sicot Taekwondo de Saint-Raphaël.
À l’issue des compétitions qui se sont déroulées à Fréjus, treize taekwondistes du club, âgés de 8 à 72 ans, sont repartis avec en poche la qualification pour les championnats de France.
En catégorie « poomsae » (technique), les quatre Raphaëlois engagés remportent le titre de champion régional et disputeront le championnat national ce 22 février à Eubonne : Lola Nin (13 ans), Hana Alpanda (16 ans), Melody Banahan (14 ans) et ChrisScotto (71 ans).
Leurs jeunes coéquipiers de la catégorie « kyorugi » (combat) se distinguent également avec des médailles d’or régionales pour Leïna Ruckebusch (13 ans) et Ali Ilifi (10 ans). Margaux Gillard (8ans), Matthieu Gillard (9 ans), Samantha Albao (12 ans) et ZayaneRuckebusch (17 ans) montent sur la deuxième place du podium.
De leur côté, Jassim Fayzi (10 ans), Kristina Andriiashchenjo (12 ans) et Melody Banahan, encore elle, enlèvent une méritoire médaille de bronze. Ces neuf médaillés se qualifient donc pour le championnat de France de combat programmé du 23 au 25 mai à Verquin (Pas-de-Calais).
[Source VM 260214]
Edition Var-Matin 12 février 2026
•> Tourisme hivernal à Saint-Raphaël & Fréjus
Tourisme hivernal
Tourisme hivernal à Fréjus et Saint-Raphaël : loin du tumulte estival, les visiteurs profitent d’une période plus calme pour découvrir le territoire
Durant la basse saison, les visiteurs continuent de flâner dans les villes jumelles. Floraison du mimosa, balades à vélo visites guidées ponctuent une période loin du tumulte estival.
Sur le sable de la plage du Veillat, à Saint-Raphaël, le petit Andrea, 1 an et demi, profite de la baie rendue aux locauxpour faire quelques pas, sa petite main glissée dans le creux de celle de son père, Luca. «L’hiver c’est calme, alors on n’hésite pas à venir profiter de la plage dès qu’on peut ! En basse saison on profite davantage du calme au bord de mer, l’été, c’est plus compliqué avec le monde » glisse-t-il.Un peu plus loin, Jean-Philippe et Christiane flânent devant la basilique Notre-Dame de la Victoire, quelques brins de mimosa à la main.
«La météo est très capricieuse en ce moment alors on a voulu venir profiter de quelques jours au bord de mer sans aller trop loin. Nous avons pris la route lundi matin et en cinq heures, on était arrivés! » explique Jean-Philippe. Et son épouse d’ajouter : «Je rêvais depuis longtemps de venir voir les mimosas en fleur, c’est tellement beau de voir autant de couleur en hiver ! »
La nature a la cote
Au sein des services de l’agence de promotion touristique du territoire Estérel Côte d’Azur, «les excursions, qu’elles soient en autocar ou avec des guides naturalistes, les balades sympa à vélo et en swing car fonctionnent bien en ce moment. Pour quelqu’un qui n’est pas d’ici, aller se promener au cœur des mimosas c’est de saison. On a fait du repérage la semaine dernière, vers le lac des Péguières ou à Agay quand on rentre dans le massif ! Pour les seniors, les balades en minibus à la découverte de l’Estérel marchent beaucoup l’hiver. De quoi découvrir tout l’Estérel en trois heures sans avoir à marcher » explique Dorothée Tassan attachée de presse et assistante de direction de l’agence.
Au sein des services d’Estérel Côte d’Azur, près de 40 % des touristes recensés proviennent de la Région Sud. 20 % sont originaires de région parisienne, 20 % de la région Rhône-Alpes et enfin 20 % d’étrangers, venus en majorité de Suisse et d’Angleterre. Côté générations, ce sont les familles et les seniors qui constituent le plus gros de l’affluence en cette saison, friands d’excursions avec un package tout inclus.
À Fréjus, les visites cartonnent
Un constat qui se confirme au cœur de l’office de Tourisme de Fréjus. «Nous avons principalement une clientèle de proximité, de la Région Sud en majorité. On a la Base nature, pas mal de balades nature,l’Estérel, ce qui permet de prendre sa voiture et franchir la frontière du Var facilement. Avec la météo aléatoire que l’on ac’est difficile de prévoir des vacances. En deuxième position nous avons des personnes originaires d‘île de France et en troisième la région Rhône-Alpes. En voiture où en train, c’est très vite fait donc il est plus facile de partir en dernière minute. Nous avons également des étrangers, en provenance de Belgique, d’Italie, d’Allemagne et du Danemark principalement» détaille Nathalie Courrèges, directrice de l’Office de Tourisme de Fréjus. Avec les vacances qui arrivent, les familles se font plus nombreuses et les questions sur les activités à réaliser avec ses enfants se multiplient. «Le mimosa, évidemment, et puis le patrimoine, les visites guidées qui ont augmenté de plus de 30 % par rapport à janvier 2025. Tous les jours, une visite part de l’Office À partir de la semaine prochaine, le City game pour les enfants commence déjà à être complet ! Ce sont des choses simples mais qui plaisent et qui marchent ! » se réjouit la directrice. Pour l’anecdote, la venue de Jul en concert le 30 juillet 2026 sature le standard de l’Office de Tourisme fréjusien, avec plus d’un appel sur deux à son propos.
La cité de l’Archange fourmille d’activités
De janvier à mars, l’Office de Tourisme de Saint-Raphaël propose une offre notamment autour du thème de la Route du Mimosa et des carnavals et corsos fleuris. Ces évènements typiques de la Côte d’Azur en hiver sont des atouts pour attirer les visiteurs sur cette période hivernale. Musée éphémère des dinosaures, festival de la BD et de la jeunesse et week-end carnaval son très demandés. «À cette époque, et hors vacances scolaires, le visitorat est essentiellement composé de Seniors (en individuels ou en groupes),de personnes en résidences secondaires et de jeunes couples sans enfants. En période de vacances scolaires – Noël et février –la cible est plus familiale. Les petits enfants en vacances chez leurs grands-parents Raphaëlois sont aussi très nombreux. D’ailleurs l’Office de Tourisme de Saint-Raphaël propose en cette période de nouvelles visites guidées spécialement conçues pour les enfants de 5 à 12 ans : « Histoires & Contes au fil des rues ». Ils partent à la découverte de la ville à travers un parcours ludique et divertissant, adapté aux plus jeunes. Les activités de loisirs les plus demandées sur la période sont les balades natures, les visites guidées (sur divers thèmes), les musées et les activités culturelles » explique-t-on à l’Office de Tourisme raphaëlois. Du côté de la provenance des visiteurs, « un ratio de 80 % de clientèle Française contre 20 % de clients Étrangers (en majorité Italiens, Suisses, Allemands, Belges et Luxembourgeois). Les visiteurs Français provenaient pour la plupart des régions suivantes (dans l’ordre d’importance) : Rhône-Alpes> Île-de-France > Région Sud > Grand-Est >Franche-Comté. »
Alors foncez profiter des belles journées qui s’annoncent !
[Source VM 260212]
Edition Var-Matin 07 février 2026
•> Frédéric MASQUELIER tire le bilan de son mandat
Frédéric MASQUELIER
Il aime se définir comme un élu local et fait volontiers observer qu’il n’a jamais été candidat à une élection nationale au contraire de certains concurrents à l’élection municipale des 15 et 22 mars, dans la cité de l’Archange.
Depuis l’annonce de sa candidature à Var-matin, le 27 janvier dernier (quelques minutes après l’annonce de celle de son homologue fréjusien David Rachline), Frédéric Masquelier est en campagne.
Un moment fort de la démocratie que le maire de Saint-Raphaël apprécie particulièrement. Satisfait de son bilan, l’élu joue la carte de l’humilité et évoque les grandes lignes de son projet.
Pourquoi avez-vous décidé de vous représenter ?
Je pense que nous pouvons être fiers de notre bilan. Selon un sondage,quatre habitants sur cinq sont satisfaits de cette évolution et le taux de satisfaction de nos services municipaux atteint 92 %. Cette perception positive de notre commune dépasse largement ses frontières. De plus en plus de Français sont prêts à travailler toute l’année pour venir passer leurs vacances ici. D’autres sont prêts à travailler toute leur vie pour venir s’installer ici. Cette fierté des Raphaëlois pour leur ville, nous l’avons renforcée. Et je souhaite continuer de la renforcer.
Quels sont les accomplissements dont vous êtes le plus fier ?
Nous avons fait un gros effort de sécurisation de notre commune. En 2018,la vidéo protection n’existait pas à Saint-Raphaël. Nous avons désormais plus de 400 caméras en ville. Nous avons augmenté les effectifs de policiers municipaux et d’ASVP de 20 %. Ils sont désormais une centaine. Nous avons eu à cœur de faire de notre ville un endroit où on peut se promener à toute heure en famille.Cette sécurité a permis de créer un dynamisme inédit avec l’accueil de grands événements populaires. Le dynamisme économique a été boosté, avec un taux de vacance commerciale de seulement 5 %. Nous avons valorisé le patrimoine local en rachetant le site de l’Epaf. Nous avons embelli la ville, avec la Promenade des bains. Nous avons réalisé deux ouvrages majeurs pour protéger les quartiers soumis aux risques d’inondations. Nous avons sanctuarisé les terrains de sport, qu’il s’agisse de disciplines collectives ou de tennis. J’ai aussi insisté pour que la ville porte des valeurs en favorisant le patriotisme et le devoir de mémoire. Sur le plan culture, Saint-Raphaël rayonne dans toute la France, notamment grâce aux Rencontres de l’avenir qui accueillent des dirigeants et intellectuels de très haut niveau. Je veux préserver notre image de ville familiale et lumineuse où il fait bon vivre dans un environnement exceptionnel.
Votre liste est-elle désormais complète ?
Oui. D’ailleurs, elle porte le même nom qu’il y a six ans : « Ensemble aujourd’hui et pour demain ». Je la dévoilerai officiellement dans une semaine environ. Mais je peux déjà dire qu’elle sera marquée par une certaine continuité. Plusieurs adjoints incontournables y figurent car ils se sont beaucoup investis et ont fait du très bon travail. Comme Mme Kaidomar, M. Iseppi, Mme Rami, Mme Lopez ou M. Morenval. Environ un quart de la liste sera renouvelé.
Bénéficierez-vous du soutien de formations politiques ?
Non, je n’ai d’ailleurs sollicité aucune investiture (interrogé,il confirme être membre des LR et du parti de David Lisnard Nouvelle énergie, Ndlr). Je ne fais pas de secret de ma proximité avec le maire de Cannes David Lisnard. Cela fait 25 ans que cela dure. Comme en 2020, je ne serai pas le candidat d’un parti. On voit le bazar que les formations politiques ont mis au niveau national. Les Raphaëlois n’ont pas besoin d’étiquettes mais de personnes expérimentées et engagées.
Le Rassemblement National est-t-il représenté sur votre liste ?
Pas à ma connaissance. En tout cas, je n’ai construit d’accord avec aucun parti politique. Mes colistiers sont libres.
Votre statut de favori vous laisse-t-il espérer une victoire au premier tour ?
Je me considère comme un candidat comme un autre. J’aborde cette élection avec l’humilité d’un sportif avant une compétition. Il ne faut jamais se dire que la partie est gagnée d’avance. Je suis là pour présenter mon bilan, expliquer mon programme et me donner à 110 %.
Avez-vous le sentiment que des forces extérieures à la ville essaient de peser sur cette élection municipale ?
Je constate que Saint-Raphaël intéresse beaucoup de monde. Peut-être jusqu’à la Région (une référence à Renaud Muselier, le président du Conseil régional de Paca avec qui il est en désaccord sur plusieurs dossiers dont celui du projet de Ligne nouvelle du TGV, Ndlr). Certains tentent de judiciariser cette campagne. Je ne rentrerai pas dans ce petit jeu car les Raphaëlois méritent mieux.
Quels seront les principaux axes de votre programme ?
Au fil des semaines qui viennent et des échanges que je mènerai avec la population, je présenterai une vingtaine de propositions. Une grande partie d’entre elles viendront renforcer ce qui a déjà été fait au cours du mandat qui s’achève. Je peux d’ores et déjà annoncer qu’il sera notamment question de renforcement du stationnement et de l’animation commerciale. En ce qui concerne les nouveaux projets immobiliers, je souhaite que la priorité soit donnée au logement des actifs. Cela relèvera notamment de négociations avec les porteurs de projets. Je dévoilerai également des projets ambitieux et novateurs dans le domaine des énergies. Je continuerai d’améliorer les espaces publics, La réfection des places sera un sujet important.
Vous engagez-vous à ne pas augmenter les impôts ?
Tout à fait. Comme nous l’avons fait jusqu’à présent, nous n’augmenterons pas les taux d’imposition.
Y compris pour les résidences secondaires ?
Évidemment.Les propriétaires de ces biens ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Serez-vous à nouveau candidat à la présidence d’Estérel-Côte d’Azur ?
Nous en discuterons entre maires, le moment venu. Il faut qu’il y ait un consensus. Nous devrons établir un nouveau pacte de gouvernance entre maires. Pour moi, l’Agglomération n’est pas au-dessus des communes. Elle doit être au service des communes.
Bio express
Date de naissance : 10 octobre 1972.
Lieu de naissance : Bruxelles.
Formation : Docteur en droit à l’université de Nice.
Profession : Avocat au barreau de Draguignan avec un cabinet à Saint-Raphaël.
Situation familiale : Père de trois enfants.
[Source VM 260207]
Edition Var-Matin 07 février 2026
•> Maxime DEMAHIS judoka raphaëlois
Maxime DEMAHIS
Judo : à 13 ans, le jeune Maxime Demahis qualifié pour les championnats de France
Après plusieurs performances et podiums, le combattant est-varois s’est qualifié pour les championnats de France.
À seulement 13 ans, Maxime DEMAHIS vit un début de saison 2025/2026 exceptionnel. Tout avait commencé en novembre dernier avec une médaille d’argent au championnat du Var. Un podium suivi de trois grosses performances dans des tournois nationaux label A : la première place à Istres, la troisième à Toulouse puis la deuxième à Vitrolles en janvier.
Il y a quelques jours, sur les tatamis de Sorgues dans le Vaucluse, le jeune licencié du Saint-Raphaël Judo (SRJ) s’est une nouvelle fois distingué avec une deuxième place au championnat PACA en - de 46 kg.
Une nouvelle performance de premier rang qui a qualifié l’élève de Guillaume Peron pour le championnat de France individuel « minimes » qui se déroulera le 21 mars prochain au Dôme de Villebon-sur-Yvette dans l’Essonne.
Travailleur et déterminé
Pour son grand-père, Alex Berenguer, également entraîneur et fondateur du club raphaëlois en 1990 avec l’illustre Henri Courtine, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard : «Maxime est sérieux, dur au mal et il s’entraîne beaucoup. Avec Guillaume Peron à notre club du SRJ qui réunit plus de 130 licenciés. Mais aussi avec Laurent Mahé à l’Amslf. Et je l’emmène tous les lundis soir à Nice, au pôle espoir du Parc Impérial, où il s’entraîne durement face à des cadets. C’est important quand on se souvient du dicton ‘‘Dur à l’entraînement, facile en compétition’’. Je pense que, maintenant, il peut viser un podium au championnat de France ».
Élève de quatrième au Collège des Chênes de Fréjus où il obtient de bons résultats, Maxime fait la fierté de son coach Guillaume Peron: «Ses performances dans le judo, c’est le résultat d’un travail constant, d’une détermination sans faille et d’un état d’esprit exemplaire. Il est toujours respectueux sur le tatami, a une attitude irréprochable dans la victoire comme dans la défaite. Et il a l’envie permanente de progresser et se dépasser. Bravo à lui, l’aventure ne fait que commencer ».
[Source VM 260207]
Edition Var-Matin 07 février 2026
•> Braderie d'hiver à saint-Raphaël
Braderie Saint-Raphaël
Braderie d’hiver à Saint-Raphaël : on connait les dates de cet événement très attendu !
Du 11 au 14 février, les commerçants de la ville vont proposer d’intéressantes promotions à leurs clients.
Comme chaque année, la cité de l’Archange s’apprête à devenir un haut lieu hivernal des bonnes affaires et des rabais.
À partir du mercredi 11 février, et jusqu’au samedi 14 février au soir, l’association des commerçants de Saint-Raphaël (Arcor) organise son incontournable Braderie d’hiver.
Quatre journées pour profiter de la valse des étiquettes en débusquant les prix bas et les produits de qualité, notamment en ce qui concerne l’habillement.
« Des remises attractives sur une large sélection d’articles de mode »
« De 10 heures à 19 heures, durant quatre jours, l’ensemble de la ville et de ses quartiers vibrera au rythme du shopping à prix réduits, s’enthousiasme-t-on, du côté de l’Arcor. Les visiteurs pourront flâner dans les rues commerçantes et profiter d’offres exceptionnelles proposées par de nombreuses enseignes locales. Un espace dédié sera également installé Place Coullet, où plusieurs stands sous tentes viendront enrichir l’événement et offrir encore plus de choix et de diversité. Boutiques et marques de qualité proposeront des remises attractives sur une large sélection d’articles de mode, d’accessoires ou encore de chaussures, pour hommes, femmes et enfants ».
Lors de la Braderie d’hiver, les habitants de l’Est-Var ne manqueront pas d’opportunités pour trouver le cadeau de Saint-Valentin qui ira droit au cœur de l’être aimé.
[Source VM 260207]
Lexique : (Arcor)
Association des Commerçants de Saint-Raphaël
62 Rue Charlebois 83700 Saint-Raphaël
Edition Var-Matin 06 février 2026
•> Golf de l'Estérel Saint-Raphaël
Golf de l'Estérel

Bientôt un centre d’entraînement dernière génération ? Après la réhabilitation du golf de l’Estérel à Saint-Raphaël, place à la modernisation du practice
À peine le golf de l’Estérel réhabilité, la municipalité souhaite désormais rénover et moderniser le practice du golf de l’Académie. Un marché pour la maîtrise d’œuvre de ce projet vient d’être lancé.
Après avoir investi quelque cinq millions d’euros dans la réhabilitation du golf de l’Estérel entre 2023 et 2025, la municipalité veut battre le fer tant qu’il est chaud et projette d’investir dans le golf de l’Académie.
La Ville vient en effet de lancer un marché public de maîtrise d’œuvre pour la restructuration du practice avec objectif de remettre l’équipement dans le jeu... Sans sortir des limites.
Aujourd’hui, celui-ci se résume à un auvent linéaire d’une trentaine de mètres de long abritant dix pas de frappe (sur un total de dix-neuf). Une structure qui ne manque pas de cachet mais vieillissante et devenue inadaptée selon la commune, tant en matière «de dimensions », «de confort » ou même «de sécurité ».
Demain, place à une requalification ouvrant la voie à un centre d’entraînement dernière génération conservant l’emprise existante.
Capteurs, radars et systèmes d’analyse du swing
Le projet prévoit la démolition de la couverture bois actuelle et des poteaux en béton, lesquels seront remplacés par une super structure en R + 1 en bois et/ou métal. À l’étage, une couverture démontable – toile tendue ou modules amovibles – viendra coiffer un plancher technique antidérapant. Le tout sera sécurisé par des protections latérales, garde-corps, filets anti-chute et une signalétique adaptée. L’accès au niveau supérieur sera entièrement sécurisé, tandis que le rez-de-chaussée restera accessible aux personnes à mobilité réduite.
Côté pratique, le practice couvert passera de dix à seize postes de frappe,tous aux normes actuelles. Surtout, il sera mieux équipé :capteurs, radars, systèmes d’analyse du swing et studios vidéo feront leur entrée, transformant l’équipement en «véritable centre d’entraînement technologique »,capable de séduire aussi bien les amateurs éclairés que les joueurs en quête de performance. Le local des professeurs sera, lui aussi, reconstruit et repositionné au plus près des zones d’entraînement.
Les abords du practice seront également traités avec, notamment, la stabilisation des cheminements et une composition paysagère pensée pour s’intégrer au site naturel. Le tout sans artificialiser davantage le site.
Un demi-million d’euros d’investissement
En effet, l’ensemble du practice est situé dans la zone réglementée de la retenue du barrage des Cours. Ainsi, le projet devra composer avec des contraintes strictes, notamment en matière de transparence hydraulique. Sans entrer dans les détails techniques, il s’agit de construire un équipement résistant face aux montées des eaux afin qu’il ne soit pas emporté, ce qui pourrait gêner le fonctionnement de l’ouvrage. De même, la capacité de la retenue devra rester inchangée.
L’enveloppe prévisionnelle allouée aux travaux est estimée à 540.000 euros HT. Si le calendrier est respecté, la livraison devrait intervenir avant la fin de l’année 2028, après un peu plus de six mois de chantier.
POUR RAPPEL :
[VM 250708]
Après 17 mois de chantier et un passage en régie municipale, le golf du boulevard Darby a été inauguré devant plus de 500 personnes. Le maire a livré ses ambitions pour cet équipement.
Plus de cinq cents passionnés de golf étaient présents samedi soir pour célébrer le renouveau du Golf de l’Estérel qui a rouvert son parcours 18 trous le samedi 28 juin après un passage en régie municipale et surtout 17 mois de travaux ayant notamment servi à la rénovation du système d’irrigation, des pistes pour voiturettes ou encore des bunkers et obstacles d’eau.
Une jolie affluence dépassant les frontières de ce golf aux 480 adhérents qui a manifestement grisé le maire passionné qu’est Frédéric Masquelier – ancien adhérent du golf de Valescure désormais et logiquement passé à l’Estérel – qui a discouru pendant près d’une demi-heure sur cette "renaissance". Après un bref rappel de l’histoire du fairway (lire par ailleurs) et une justification appuyée de l’intérêt d’avoir investi cinq millions d’euros pour "valoriser le patrimoine des Raphaëlois, y compris des non-golfeurs", le premier édile a détaillé les ambitions du Golf de l’Estérel nouvelle formule.
À savoir: "Avoir un golf qui soit ouvert à tous, d’abord grâce au handigolf. Si l’initiative revient au golf de Valescure, nous voulons être complémentaires pour valoriser la pratique avec une école. Ensuite, nous souhaitons donner la priorité aux jeunes.Pour cela, nous avons intégré le golf au programme scolaire, 300 élèves ont déjà commencé leur initiation au golf de l’Académie,et l’adhésion est gratuite pour les moins de 18 ans".
Ouvert à tous une fois par mois
Et pour ouvrir encore un peu plus cet espace au tout public, l’édile a annoncé que le fairway sera "ouvert à tous un dimanche par mois afin de s’y balader ou de pique-niquer en famille".
Enfin, Frédéric Masquelier s’est attaché à battre en brèche ce qu’il considère comme des idées reçues sur le golf. Un sport de riches? "a ne coûte pas plus cher que la voile ou le ski et il s’agit du 4sport individuel le plus pratiqué de l’Hexagone". Un désastre écologique? "Un tiers des plantes de France se trouvent sur les golfs et 91 des 97 espèces de libellules. Quant à l’eau, il suffit d’entretenir le réseau pour qu’il ne fuit pas à 50%".
Après une première semaine réservée aux abonnés, le Golf de l’Estérel est désormais ouvert à tous les golfeurs.
Le 1er juin 1989
Marque l’ouverture du ‘‘Latitudes Valescure’’. Il s’agit alors du premier ressort alliant golf, tennis, piscines, sauna, jacuzzi, fitness, hôtel, club-house avec restaurants et bars ou encore résidence.
5.921 mètres
La longueur du parcours, imaginé par Robert Trent Jones senior,architecte américain ayant dessiné plus de 500 parcours à travers le monde.
400.000£
La dotation du Fujitsu mediterranean open qui fut organisé au Golf de l’Estérel le 3 mars 1991. Compétition remportée par le GalloisIan Woosnam alors n°4 mondial.
[Source VM 260206 & rappel VM 250708]
Edition Var-Matin 03 février 2026
•> Inscriptions sur les listes électorales : Fréjus & Saint-Raphaël
Inscriptions listes électorales
À cinq semaines des municipales, vent d’inscriptions sur les listes électorales à Fréjus et Saint-Raphaël
À cinq semaines du premier tour des élections municipales, nombre de citoyens se pressent avant la clôture en fin de semaine.
Dans les villes jumelles, les retardataires se pressent au guichet municipal. Quel que soit le scrutin, impossible de glisser son bulletin dans l’urne sans être préalablement inscrit sur les listes électorales. Une inscription ouverte à toute personne majeure, de nationalité française, dont la condamnation n’a pas entraîné la privation de ses droits civiques. Depuis le traité de Maastricht de 1992, les ressortissants de l’Union européenne peuvent cependant participer aux élections locales et européennes.
Et les élections municipales à venir les 15 et 22 mars prochains ont entraîné une recrudescence des inscriptions sur les listes électorales. Car élire son maire, c’est choisir la direction à donner à la vie de la cité, dont la politique a un impact direct sur le quotidien de tous. Pour ceux qui n’auraient pas encore effectué la démarche, le temps presse. En effet, les inscriptions sur les listes électorales en ligne se clôturent demain. Si vous vous rendez en mairie, celle-ci est encore possible jusqu’à vendredi.
À Fréjus les inscriptions ont le vent en poupe
Sonia Lauvard, adjointe au maire de Fréjus notamment déléguée aux élections le confirme : «Sur les derniers mois nous constatons effectivement une augmentation des inscriptions avec une accélération progressive à partir de l’automne (depuis le mois de novembre). Sur les six derniers mois près de 1 700 inscriptions ont été enregistrées, à la fois au guichet et via les démarches en ligne qui représentent aujourd’hui une part très importante des nouvelles inscriptions. On observe une progression régulière et habituelle à l’approche d’une élection municipale, mais pas un afflux massif de dernière minute. Nous pouvons donc constater que certains électeurs anticipent à l’approche d’une échéance électorale mais on reste dans une dynamique classique. »
Et la cité romaine compte peu d’habitants en âge de voter à ne pas être encore inscrit sur les listes. «Au 29 janvier, la commune, compte 40 653 électeurs inscrits sur la liste principale (sur 48 063 personnes majeures, qui est le dernier chiffre connu de l’INSEE). Cela représente près de 85 % de la population en âge de voter, un taux assez élevé, comparable à ceux des communes de la même strate démographique (moyenne haute), c’est un bon niveau d’inscription qui témoigne de l’attachement réel au vote des Fréjusiens et le fruit d’un travail administratif, constant avec une information régulière des administrés » souligne Sonia Lauvard.
Au guichet de la mairie de Fréjus, entre le 1er août et le 31 octobre 2025, 184 inscriptions ont eu lieu, contre 452 inscriptions entre le 1er novembre 2025 et le 29 janvier 2026. En ligne, 376 inscriptions ont été enregistrées entre le 1er août et le 31 octobre 2025, contre 718 inscriptions entre le 1er novembre 2025 et le 29 janvier 2026.
Et à Saint-Raphaël ?
Dans la cité de l’Archange, 31 849 électeurs sont inscrits sur les listes électorales au 19 décembre 2025, date de la dernière liste arrêtée suite à la commission de contrôle. 2 513 nouveaux inscrits ont été enregistrés depuis les dernières élections législatives les 30 juin et 7 juillet 2024. Sur les six derniers mois, 941 nouveaux inscrits ont été ajoutés sur les listes électorales raphaëloises.
[Source VM 260203]
Edition Var-Matin 31 janvier 2026
•> Soupçons de faux témoignage à Saint-Raphaël
Edition Var-Matin 30 janvier 2026
•> La laïcité en discours dès 14 ans à Saint-Raphaël
Collège de l'Estérel
À l’heure où l’ombre de certains esprits obscurs tend à remettre en cause le principe de laïcité, pilier de la République une et indivisible découlant de la loi du 9 décembre 1905 qui organise la séparation de l’Église et de l’État, les enjeux autour de cette notion cadre sont toujours d’actualité 120 ans plus tard. Car jusque sur les bancs de l’école de la République,l’obscurantisme assène parfois un insidieux discrédit de l’intelligence, de l’étude et de l’érudition non par la critique rationnelle mais par la critique essentialiste. Alors, au sein du collège raphaëlois de l’Estérel, l’équipe éducative a choisi de chasser les ténèbres par les lumières de l’enseignement et de la réflexion profonde, au moyen d’un concours d’éloquence autour du thème des bénéfices de la laïcité en France. «La notion de laïcité est parfois mal utilisée, mal comprise, et cette réflexion était, pour la jeunesse d’aujourd’hui, une expérience à mener. Un travail réalisé à partir du documentaire de 2005 La séparation, de François Hanss, qui reconstitue tous les débats parlementaires qui ont conduit à l’élaboration de cette première loi qui a, bien sûr évolué au cours du XXe siècle. Des intervenants spécialisés de l’inspection académique sont venus travailler avec les élèves et expliquer pourquoi on avait eu besoin, par exemple, de statuer aujourd’hui sur les signes religieux » explique Adeline Deville, professeur de littérature au collège de l’Estérel.
Éloquence au pupitre
Pas question ici de débattre du principe de laïcité en soi, comme on ne débattrait pas du principe de l’héliocentrisme développé dans le Discours de la méthode de Descartes, mais de présenter,pour chaque élève, ses trois bénéfices majeurs. Depuis le 9 décembre passé, marquant les 120 ans de la loi de 1905, les élèves de troisième ont travaillé d’arrache-pied, et sélectionné ensemble les trois meilleurs discours par classe, lesquels étaient présentés lors de la finale d’hier. «C’était important de leur montrer qu’un discours doit s’écrire pour être bien construit, mais qu’il est fait pour être dit ce qui constitue un travail de rédaction particulier » souligne Adeline Deville.
Un travail dont Sandrine Daugeron, principal de l’établissement,mesure l’importance : «La laïcité est un principe fondamental que l’on essaye d’expliquer aux élèves pour justement que ça ne déborde pas pendant les cours et que chaque enseignant puisse travailler de manière sereine, que ce soit un point de départ pour nos 1000 élèves. Qu’il y ait un cadre pour se respecter, échanger. » Des propos auxquels Jean-Claude Nicolas, inspecteur d’académie, chef du pôle académique valeurs de la république souscrit : «Ce type de dispositif permet d’avoir une prévention de ce type de situation puisque ça permet, aux élèves, d’éprouver le principe de la laïcité et, aux enseignants, de se rapporter à ce qu’ils imposent, à savoir le respect de la parole du professeur. Cela permet de déminer autant de situations de contestations qui peuvent arriver aujourd’hui dans toutes les disciplines. Il faut comprendre qu’il y a d’un côté la foi, la croyance et de l’autre la raison, la science et la construction d’un jugement. C’est le cœur du travail de l’éducation nationale aujourd’hui. Ce concours d’éloquence, c’est autant de temps gagné pour la suite des choses pour ces élèves et pour nos professeurs. »
Un concours d’éloquence comme péroraison d’un enseignement professoral qui tend à faire de ce thème de la laïcité une graine qui germe au cœur de ces esprits en devenir, pour éclore demain vers davantage de vivre-ensemble.
[Source VM 260130]
Edition Var-Matin 29 janvier 2026
•> Le Smiddev de l'Est-Var récompensé par la "Marianne d'Or"
Smiddev : Syndicat mixte du développement durable de l'Est-Var
Smiddev de l'Est-Var
L’innovation exemplaire du syndicat mixte du développement durable de l’Est-Var récompensée
Mercredi, le syndicat mixte du développement durable de l’Est-Var (Smiddev) et son président, ont reçu la “Marianne d’Or”, pour avoir créé la première “Unité de Valorisation Multifilières” des déchets ménagers dans le Var.
Première “Unité de valorisation multifilières” des déchets ménagers créée dans le Var, l’usine ultramoderne située sur le site des Lauriers, à Bagnols-en-Forêt, est entrée en fonction en mars 2025. Une innovation exemplaire du syndicat mixte du développement durable de l’Est-Var (Smiddev) qui a été récompensée par la “Marianne d’Or”. Mercredi, le président du Smiddev, Gilles Longo a ainsi reçu la statue des mains d’Alain Trampoglieri, secrétaire général du concours, en présence du président de la communauté d’agglomération Frédéric Masquelier, qui soulignait «l’un des plus gros investissements fait dans l’Est-Var ».
«Cette “Marianne d’Or”, symbole de la République, est la reconnaissance la plus éclatante du travail collectif mené sur notre territoire pour une cause essentielle : l’avenir de nos ressources et la protection de notre environnement », a déclaré Gilles Longo, fier de son équipe.
« Cette distinction ne couronne pas un homme seul, mais bien une volonté commune, citoyenne et politique, au service de l’intérêt général. Si nos performances en matière de tri et de recyclage ont fait la différence, c’est grâce à un engagement sans faille : à mes côtés, le président d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération, les maires et les élus du Smiddev, qui ont eu le courage de prendre des décisions, parfois impopulaires, de bousculer les habitudes, de faire preuve d’une vision à long terme, a remercié Gilles Longo en félicitant les agents du syndicat. Vous êtes les chevilles ouvrières de cette réussite. Votre dévouement sur le terrain, votre expertise technique et votre capacité à innover sont nos plus grands atouts. Cette “Marianne d’Or” est aussi la vôtre. En travaillant main dans la main, aussi avec nos partenaires, entreprises de collecte, de valorisation, nous avons transformé la contrainte en opportunité économique et écologique».
«L’usine transforme nos ordures ménagères en ressources et en énergie »
«Notre stratégie s’est appuyée sur le développement massif du tri de nos déchets à la source. La généralisation du compostage, des points d’apport volontaire, avec l’accompagnement de nos conseillers du tri, a transformé le citoyen en acteur du recyclage. C’est un changement de culture qui mérite d’être salué, amis en avant le président du syndicat. Nous avons pris la responsabilité d’assurer une vraie seconde vie à nos déchets en investissant dans des filières publiques de valorisation, notamment en créant une plateforme de compostage des déchets verts. Nous avons augmenté nos taux de performance et créé des boucles d’économie circulaire en partenariat avec nos agriculteurs, viticulteurs et paysagistes locaux. Enfin, la concrétisation de cette “Unité de Valorisation Multifilières”, projet emblématique du Var et bassin azuréen est un outil industriel public, porté par notre syndicat, conçu pour être flexible, performant, et respectueux de l’environnement. Elle nous permet de transformer nos ordures ménagères en ressources et en énergie, réduisant de moitié les volumes de déchets mis en décharge, affichant une formidable performance de tri qui a atteint 80 % en 2025. La “Marianne d’Or” est un encouragement à poursuivre nos efforts, une responsabilité. Merci à tous les citoyens de jouer le jeu et d’avoir compris que le déchet d’aujourd’hui est la ressource de demain ».
Depuis 2020, la production d’ordures ménagères a chuté de 20 %, soit 100 kg de moins par habitant, la collecte sélective en bacs, colonnes (emballages, papier, verre) a progressé de 17 %. Le tri du verre s’est amélioré de +24 %. Le taux de valorisation est passé de 50 % à 80 % en cinq ans.
[Source VM 260129]
Edition Var-Matin 28 janvier 2026
•> Municipale 2026 Saint-Raphaël : Frédéric MASQUELIER officialise sa candidature
Frédéric MASQUELIER : Candidat à sa succession à Ville de Saint-Raphaël
Frédéric MASQUELIER
Hasard du calendrier ou pas, c’est ce mardi 27 janvier 2026, presque en même temps que son homologue fréjusien David Rachline, que le maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier a officialisé sa candidature aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Contacté par téléphone par Var-matin en milieu de matinée, il a confirmé que la distribution de ses tracts dans les boîtes à lettres des Raphaëlois débutait le jour même.
Le document, sur lequel celui qui dirige la municipalité depuis un mandat apparaît en photo, tient sur une page.
«Depuis plus de huit ans,un lien nous unit, peut-on y lire. Un lien de confiance, d’engagement commun et de fidélité. Vous m’avez confié le destin de notre ville pour en faire notre fierté. J’en mesure chaque jour l’exigence, le poids et l’honneur ».
«Des avancées visibles et concrètes »
S’il est vrai que le premier magistrat a pris son temps avant d’annoncer sa candidature, son souhait de se représenter ne faisait pas de doute.
«Je veux finir le travail en cours car il y a encore de grands projets comme celui de la Promenade des bains, expliquait-il dans nos colonnes il y a un an. Je suis dans la continuité, pas la rupture. Si les Raphaëlois me font confiance, je veux pouvoir finir tout ce qui est engagé ».
Dans sa lettre adressée à ses administrés, le successeur de Georges Ginesta explique ses motivations : «Gouverner une ville, ce n’est pas seulement cumuler des succès. Il y a eu des avancées visibles et concrètes : une sécurité préservée, une attractivité renforcée, un dynamisme réaffirmé. Il y a eu des temps difficiles : la crise sanitaire, les inondations, les mutations profondes de notre mode de vie. Je ne les occulte pas, car c’est en assumant nos forces comme nos faiblesses que nous renforçons notre crédibilité. Tout au long de ce mandat, j’ai agi avec conscience, énergie et détermination pour répondre à vos attentes, vous projets, vos rêves. J’ai appris à vous connaître,à vous comprendre et surtout à vous servir avec dévouement, sans céder aux facilités du moment ni aux promesses illusoires ».
Pas d’étiquette... Ni de concurrence du RN
S’il a choisi de ne pas entrer, pour l’instant, dans les détails de son programme, l’édile évoque «un chemin d’exigence, de sérieux et de devoir ».
«Je crois à la valeur du temps long, à l’intégrité de notre histoire, au respect de la parole donnée, à une politique qui protège et qui grandit », écrit-il.
Sur le document rédigé par l’ancien secrétaire départemental du parti Les Républicains (par ailleurs très proche du maire de Cannes David Lisnard, fondateur de Nouvelle énergie), pas de logo de formation politique !
Et pour cause. Frédéric Masquelier n’a sollicité aucune investiture. C’est donc sans étiquette qu’il tentera de s’imposer une seconde fois dans les urnes dans la cité de l’Archange face aux trois autres candidats déclarés: Emmanuelle Cocusse (conseillère municipale d’opposition du groupe Ma ville, ma planète), Olivier Revah (l’animateur local d’Horizons, le parti de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe) et Guillaume Jublot (l’ancien directeur général du Syndicat mixte du Grand site de l’Estérel).
Face à lui, il n’aura pas de candidat du Rassemblement National,le parti de Marine Le Pen ayant décidé de ne présenter personne face au président d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération (allié localement au maire RN de Fréjus David Rachline, dans le cadre d’un «pacte de gouvernance » communautaire en vigueur au sein de la collectivité.
[Source VM 260128]
Edition Var-Matin 26 janvier 2026
•> Le transport dans l'Est-Var
Transport dans l'Est-Var
Face au vélo, au train et au bus, pourquoi la voiture reste reine dans l’Est-Var
Le véhicule individuel reste le mode de transport privilégié par les habitants de l’Est-Var. Décryptage
Le véhicule individuel reste le mode de transport privilégié par les habitants de l’Est-Var, en raison du faible développement des transports en commun, mais aussi et surtout des contraintes géographiques de ce territoire où les zones rurales voire naturelles sont nombreuses, les centre-villes assez petits et les distances entre les différentes communes assez longues.
En novembre dernier, Var-matin avait interrogé ses lecteurs est-varois qui parviennent à se passer de véhicule.
L’appel à témoins avait permis de mettre au jour que, dans la plupart des cas (68 %), ce n’est pas par choix que l’on se passe de véhicule sur ce territoire, mais en raison de contraintes (prix d’achat, manque de stationnement, incapacité à passer le permis de conduire…).
Dans la même enquête, plus des trois quarts des contributeurs (78 %)estimaient que l’offre de transports en commun dans l’Est-Var est insuffisante.
Pas étonnant que la voiture individuelle demeure le mode de déplacement privilégié pour une majorité d’habitants de l’Est-Var.
D’ailleurs, la plupart des candidats des élections municipales des 15 et 22 mars l’ont bien compris.
La problématique de la rénovation des routes et chaussées revient souvent parmi les questions prioritaires dans les programmes des candidats… Et cela, dans toutes les communes, ou presque.
Le maintien du TGV au cœur des préoccupations
C’est un avantage concurrentiel indéniable pour les professionnels du tourisme et un confort très apprécié des habitants de la cité de l’Archange amenés à se rendre fréquemment à la capitale.
La desserte de la gare de Saint-Raphaël-Valescure par le TGV est un service qu’il convient de préserver à tout prix pour de nombreux élus, dont le maire Frédéric Masquelier qui s’oppose au projet de Ligne Nouvelle porté par la Région.
Un projet qui, selon le maire de la cité de l’Archange, menace la perennité de la présence des TGV dans sa ville.
En gare, nombreux sont les voyageurs à être attachés à ce service,synonyme d’une indépendance appréciable pour ce bassin de vie situé à plus d’une heure de route de Nice et de son aéroport.
Quant aux TER, ils permettent à de nombreux Fréjusiens et Raphaëlois de se rendre quotidiennement dans les agglomérations maralpines voisines pour travailler.
Des trains du quotidien qui, s’ils empruntent un tracé somptueux à travers les roches rouges de l’Estérel et du Trayas, restent soumis aux aléas des retards et annulations, notamment en cas d’incidents ou d’accidents sur les voies.
Une offre de location de vélos en libre-service va voir le jour
Le mois dernier, Estérel-Côte d’Azur Agglomération a lancé une procédure d’appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner le futur opérateur qui assurera l’offre de location de vélos en libre-service (sans station d’attache) que l’Agglomération souhaite proposer à ses habitants.
«Ce réseau compléterait utilement l’offre de mobilité de la Promenade des Bains, avec des stations organisées sur le parcours du Transport en commun sur site propre, expliquait la vice-présidente d’Ecaa en charge des mobilités, Danièle Lombard, lors du dernier conseil communautaire. Ce service vise à offrir aux habitants et visiteurs une alternative de déplacement pratique, écologique et accessible ».
Enfin, pour ce qui concerne le Pays de Fayence, difficile de parler transports sans évoquer la galère subie chaque matin et chaque soir par les lycéens qui, ne disposant pas d’établissement au sein de ce territoire de 35.000 habitants, passent de longues heures quotidiennes dans les bus qui les conduisent vers leurs classes, à Saint-Raphaël ou encore au Muy.
Repères
Le réseau de bus d’Estérel-Côte d’Azur
Nommé «Le bus », il est constitué de 25 lignes urbaines dont 7 navettes de centre-ville, et 1 ligne estivale.
«En plus des lignes urbaines, 39 lignes spécifiques scolaires desservent les écoles élémentaires et maternelles et les établissements secondaires »,précise la collectivité.
Il y en a 16 à Fréjus et 6 à Saint-Raphaël.
Le secteur des Adrets-de-l’Estérel et Saint-Jean de Cannes est desservi par un service de bus à la demande «Allo bus ».
Les personnes handicapées peuvent bénéficier du service «Handi bus » pour 1,50 euro.
Les pistes cyclables dans l’Est-Var
Dans le cadre de son Schéma directeur vélo, Ecaa projette de porter à 442 le nombre de kilomètres cyclables sur son territoire d’ici à 2036.
Actuellement, l’offre de pistes cyclables est jugée insuffisante par les 360 personnes qui ont participé au baromètre 2025 de la Fédération française des usagers de la bicyclette (Fub) où Fréjus, Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens sont notées F (de 2,5 à 2,7/5) et Puget-sur-Argens G (2,1/5) sur une échelleallant de A à G.
Ce qu’ils proposent
Christine Romano, candidate de l’union de la Gauche à Fréjus : «Vers les transports gratuits »
La candidate, tête de liste de «Fréjus Riposte » (soutenue par le PCF, Les écologistes, le PS, la France Insoumise et l’Après) estime qu’il «faut donner la priorité aux transports en commun et aux mobilités douces pour limiter les émissions de gaz carbonique. Nous voulons aller vers la gratuité des transports publics, augmenter la fréquence des rotations, la maintenance des équipements et la création de pistes cyclables sécurisées ».
Olivier Revah, candidat de la liste des « Voix raphaëloises » à Saint-Raphaël : «Un service gratuit de transport de proximité assuré par de petits véhicules électriques »
Animateur local du parti Horizons, l’avocat propose, afin d’améliorer les déplacements dans le centre de la cité de l’Archange, de créer «un service de transport de proximité assuré par de petits véhicules électriques sur le mode des diablines d’Aix-en-Provence permettra aux gens de se déplacer sans effort et gratuitement, s’ils les souhaitent ».
Il souhaite également piétonniser «une vaste portion du centre-ville » et permettre aux automobilistes de «stationner dans des parkings relais, à Saint-Exupéry et Santa-Lucia».
Edition Var-Matin 25 janvier 2026
•> La Corniche de Saint-Raphaël
La Corniche de Saint-Raphaël
La belle image de la Corniche d’or de Saint-Raphaël magnifiée entre deux intempéries
Le ciel gris et la pluie battante ce week-end se sont dissipés pour laisser place aux éclaircis et une belle vue sur l’Esterel. De quoi donner envie de sortir l’objectif.
Les promeneurs du dimanche, qui ont gagné une fenêtre de beau temps à Saint-Raphaël, n’ont pas hésité à sortir leurs chaussures de rando et leur smartphone.
Le résultat ? De belles photos de la Corniche d’or à Saint-Raphaël, depuis le massif de l’Estérel, qui font souvent le tour du monde.
La pluie devrait de nouveau tomber sur Saint-Raphaël vers 18 heures mais assez brièvement. La nuit sera claire avec un retour du soleil sans obstacles nuageux lundi matin.
[Source VM 260125]
Edition Var-Matin 24 janvier 2026
•> Le Judo Club Kodokan Raphaëlois
Judo Club Kodokan Raphaëlois
Avec Chedli Babaï, le Judo club Kodokan raphaëlois en or à Vitrolles
Le jeune judoka Chedli Babaï a remporté un tournoi national à Vitrolles.
L’année 2026 débute sur les chapeaux de roues pour le Judo Club Kodokan Raphaëlois. Engagé dans le tournoi national minimes label A de Vitrolles, le jeune Chedli Babaï s’impose dans la catégorie des-46 kg au terme d’un magnifique parcours.
Un titre qui lui ouvre les portes de la coupe régionale PACA minimes qui se déroulera en Avignon le dimanche 1er février.
Sachant qu’une belle performance dans la « Cité des Papes » le qualifiera pour la coupe de France. Les performances de Chedli ne sont pas le fruit du hasard, le jeune élève de Fabien Escaillas étant déjà monté sur le podium à Gap puis à Istres en fin d’année.
Plusieurs bonnes nouvelles
Outre ce titre chez les minimes, le Kodokan a enregistré plusieurs bonnes nouvelles. «Nous avons reçu pour deux ans le Label Or France Judo, gage de qualité et d’excellence. Nous sommes le premier et le seul club du département à recevoir cette distinction »,se réjouit Fabien Escaillas, qui, il y a quelques semaines, a reçu de la Ville de Saint-Raphaël le trophée 2025 de l’entraîneur dans la catégorie «sport et mérite ». «Et un licencié du club, Patrice Durand, 48 ans, vice-champion du Var en novembre dernier, vient de recevoir sa ceinture noire ».
[Source VM 260123]
Edition Var-Matin 21 janvier 2026
•> La Villa Santé Saint-Raphaël
La Villa de Santé : L'Etablissement de santé Lachenaud de Saint-Raphaël accueille des patients atteints de maladies neuro-dégénératives, en vue de porter soutiens aux aidants
Villa Santé Saint-Raphaël
Être écouté, pouvoir déposer sa détresse, ses angoisses, son épuisement, ses souffrances, trouver un moment de sursis, des conseils : tous ceux et toutes celles qui s’occupent d’un proche atteint d’une maladie neuro-dégénérative, type Alzheimer,vivant à domicile sur le territoire, peuvent se tourner vers la Villa Santé, située au 500 du boulevard Delli-Zotti.
Car si la structure est située sur la commune de Saint-Raphaël, elle est dédiée à la population de toute l’agglomération.
Aurez-de-chaussée de cette jolie bâtisse neuve, inaugurée en 2024,dotée d’une terrasse, d’un jardin, d’un parking, une équipe,dévouée et qui comprend toute la difficulté de s’occuper d’un malade au quotidien, a pour vocation de soutenir les aidants tandis que l’autre partie de l’édifice abrite l’accueil de jour pour les patients Alzheimer.
Tout est gratuit
L’établissement de santé Jean-Lachenaud est un centre de soins de suite et de réadaptation, composé également d’un Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) avec ses unités protégées et de l’accueil de jour thérapeutique « Les Libellules », lui-même constitué d’une antenne de 19 places par jour à Fréjus et des 10 places à la Villa Santé de Saint-Raphaël.
Les vastes locaux de cette Villa Santé ont permis de développer la plateforme de répit, gratuite, fréquentée par plus de 200 aidants.
« Nous diffusons nos programmes aux inscrits et chacun peut venir à l’activité qu’il choisit. Certains préfèrent les sorties,balades, visites, les ateliers, d’autres les soutiens psychologiques »,a expliqué Caroline Laurent, psychologue,qui pilote l’action et fait vivre la plateforme avec l’animatrice Amandine Mauro.
Cette dernière impulse des activités cuisine, jeux, loisirs créatifs,des moments de partage autour d’un repas rassemblant les convives,dans un cadre familial et très humain. Des prestataires spécialisés interviennent pour les activités physiques adaptées, ou de bien-être comme le shiatsu.
Des solutions adaptées à chaque étape de la maladie
La psychologue réalise des formations collectives et des rendez-vous individuels pour les aidants.
« Mon rôle, c’est l’écoute mais aussi de déculpabiliser. J’insiste pour que l’aidant n’ait pas trop de responsabilités, le convaincre à mettre en place des aides pratiques, comme la toilette,car si c’est le conjoint, il est lui-même âgé. C’est également difficile émotionnellement d’accepter l’image dégradée de son parent. Je travaille sur le soutien et l’accompagnement, la convivialité et le répit,a précisé Caroline Laurent. L’aidant a besoin de sortir des contraintes, faire quelque chose d’autre que de soigner son proche ».
« L’objectif de la plateforme est de rompre l’isolement,a renchéri le directeur de l’établissement de santé Jean-Lachenaud, Samuel Tailhades. Il faut la faire connaître pour éviter les crises à domicile car c’est très lourd de s’occuper d’un patient Alzheimer. Notre dispositif permet de soutenir le parent, d’orienter le malade. On coordonne le parcours de soins et on propose une offre graduée qui s’adapte à chaque étape de la maladie. On a l’expertise technique pour présenter des solutions cohérentes avec l’évolution de la maladie car le plus important c’est de donner une réponse aux familles ».
« Cette opération est une belle réussite sur le territoire qui permet un maillage efficace sur le repérage des fragilités. C’est rare en France d’avoir une telle plateforme et un accueil thérapeutique de jour si bien structurés, d’ailleurs notre taux d’occupation est toujours de 100 % alors qu’il est de 60 % en moyenne en France,a confié le directeur. Si« Les Libellules » ont la file active la plus importante en France, c’est aussi parce que nous proposons une prise en charge complète, y compris le transport, et une équipe experte dédiée du matin au soir, avec un accompagnement très qualitatif un programme d’activités valorisantes. Le malade est stimulé et l’aidant a sa journée pour lui, un double intérêt. »
Savoir+
Contact : 04.94.51.22.94. Courriel : libellules@ajl.asso.fr
[Source VM 260121]
Edition Var-Matin 19 janvier 2026
•> Apéro Swing à Estérel Arena
L'Apéro Swing de Pierre MULLER : Président de l'association "Classic Jazz", Pierre nous convie à une soirée dansante ce samedi 24 janvier à l'Estérel Arena -Saint-Raphaël-

Pierre MULLER à L'Apéro Swing
Le prochain “apéro swing” promet une ambiance chaleureuse et festive. Le président fondateur de l’association “Classic Jazz Paca”, Pierre Muller, propose une soirée dansante, samedi 24 janvier, sur le flamboyant “dance floor” de l’Estérel Arena. Contrebasse, batterie, saxophone, piano seront au rendez-vous de cette “boogie night”.
Le pianiste Julien Brunetaud, chanteur et compositeur de jazz, blues et soul, reconnu comme l’un des musiciens les plus talentueux de sa génération, s’entourera de deux figures essentielles de la scène jazz marseillaise : le contrebassiste Sam Favreau et le batteur Cedrick Bec, qui entraîneront le public sur leurs rythmes résolument groovy.
Julien Brunetaud, finaliste de l’International Blues Challenge de Memphis, élu “meilleur pianiste blues européen”, offrira son jeu marqué d’un sens profond du swing. De nombreux artistes de renom comme BB King, Chuck Berry, Big Joe Turner, Dana Gillespie, Keith Brown, MoJo Buford, Joe Walker, John Primer and Louisiana Red… ont fait appel à son talent. Le style musical de cet autodidacte, imprégné de l’héritage de la Nouvelle-Orléans, mêle avec élégance l’émotion et le groove.
Spécialisé dans le blues et le boogie-woogie
Julien Brunetaud, spécialisé dans le blues et le boogie-woogie, réinvente les classiques du jazz, éclairés de touches modernes et de performances, d’improvisation et de virtuosité. Julien Brunetaud a composé un album “Feels Like Home”, fortement inspiré par Marseille, sa ville d’adoption, avec Sam Favreau à la contrebasse et Cedrick Bec à la batterie.
Avec Drew Davies
«Sur scène, le groupe développe un répertoire éclectique mêlant jazz et pièces originales, porté par la précision rythmique de Cedrick Bec, l’un des batteurs les plus sollicités de la région,et le son ample et créatif de Sam Favreau, multi-instrumentiste primé par la Sacem. Le trio déploie une formation lumineuse, où l’énergie, la musicalité et l’improvisation se conjuguent avec naturel, a souligné Pierre Muller. Pour l’occasion ils invitent Drew Davies, saxophoniste britannique, qui est devenu une figure majeure du saxophone swing à la Sam Butera, Louis Prima, et Louis Jordan ».
«Le jazz doit faire danser »
Pierre Muller, passionné de jazz depuis qu’enfant, il a commencé le piano, au point d’aller à la Nouvelle Orléans assister au festival, et d’avoir pour ami Scott Hamilton, organise ainsi régulièrement des soirées (voir ci-dessous) via son association créée il y a dix ans, qu’il intitule “Apéros swing”, dans l’objectif de faire plaisir aux 200 mélomanes assidus et de surprendre le public.
«Je mets toujours une chanteuse ou un chanteur pour capter l’auditoire. Il y a une présence pour une musique très vivante, a confié celui qui prépare déjà le festival de jazz de Saint-Raphaël en juillet prochain. J’ai orchestré une cinquantaine de concerts et fait venir plus de cent musiciens différents. Je veux impulser une ambiance telle que les gens aient envie de danser. Le bon jazz doit faire danser, il doit être populaire, mélodieux et je ne programme que des artistes que j’ai écoutés et appréciés. Une belle piste de danse, devant les artistes sur scène, pour swinguer ! Avec des sofas et des tables pour boire un verre et déguster des planches de charcuterie ou végétariennes ».
Entrée: 18 euros, 40 euros avec la formule restauration ou 36 si l’on est adhérent à l’association.
Les quatre prochains rendez-vous “Apéros swing”, après ce samedi 24 janvier, toujours à l’Estérel Arena, à 19 heures.
- Le 21 mars, “The Shoeshiners Band” et la chanteuse Alice Martinez, aux sonorités New Orleans.
- Le 16 mai, le trio “3 For Swing” fait revivre le répertoire du légendaire Nat King Cole.
- Le 19 septembre,le quartet emmené par le guitariste, banjoïste et chanteur français, Félix Hunot, un musicien subtil qui manie l’instrument et la voix avec goût et intelligence.
- Le 14 novembre : le caveau de la Huchette et son ambiance musicale exceptionnelle qui évoque celle de la grande époque du Cotton Club, l’âge d’or du jazz.
Pour tous renseignements et réservations : 07.889.94.71.59. ou classic.jazz.paca@gmail.com
[Source VM 260119]
Edition Var-Matin 18 janvier 2026
•> Creps de Saint-Raphaël
Maitre japonais Takeshi Yamashima : Figure mondiale de l'Aïkido, le maître japonais célèbre ses 25 année de transmission au Crèps de Saint-Raphaël
Takeshi Yamashima
Sur le tatami du complexe Anthéor, l’heure n’était pas à sortir les poings ce week-end mais à faire preuve d’un peu d’humilité et de beaucoup d’écoute. De vendredi à dimanche, le Centre de ressources d’expertise et de performance sportive (Creps) de Boulouris a été rythmé par le froissement feutré des keikogi.
Ceux des disciples venus à la rencontre de maître Takeshi Yamashima, 8ème dan et figure mondiale de la discipline qui était de retour pour la 25ème édition de son stage raphaëlois. Une longévité qui en dit long sur l’aura du maître japonais de 82 ans.
Pendant trois jours, près de 70 pratiquants venus du Var, de Nice, de Marseille, de Lyon mais aussi de Suisse et des Pays-Bas ont répondu présent. Certains pour découvrir, d’autres pour revenir perfectionner encore et encore les fondamentaux d’une discipline qui privilégie le mouvement, l’harmonie et la compréhension de l’autre.
Cardans l’aïkido, ce n’est pas la victoire qui compte, il n’y a tout simplement pas de compétition, mais le chemin.
À la recherche du geste parfait qui n’existe pas
«Parmi les stagiaires, il y a de tous les profils : des adolescents qui viennent de débuter comme des aïkidokas chevronnés qui le pratiquent depuis trente années. Tous viennent ici chercher des clés de compréhension auprès d’un maître de la discipline »,souligne Alain Guerrier, organisateur du stage, 7ème dan de l’Aïkikaï et traducteur de Takeshi Yamashima.
Sur le tatami, pas de démonstration de force de la part du Sensei. La puissance de l’aïkido se joue dans la technique, le mouvement et l’écoute de l’autre.
Une philosophie que les fidèles connaissent bien. «Avec maître Yamashima, nous sommes à la recherche du geste parfait qui n’existe évidemment pas. Mais on apprend beaucoup à son contact : chez lui, tout est dans le jeu de hanches et dans la force intérieure. Il n’a aucune force physique et, avec une simplicité apparente, il crée le déséquilibre chez ses partenaires, quand nombreux sont les aïkidokas qui essaient de forcer pour y parvenir», analyse Hervé Joan, président de la section aïkido de l’Amslf, venu enrichir sa pratique et celle de plusieurs de ses élèves.
Au-delà de la méthode Yamashima, ces stages sont aussi « un moyen de revenir aux sources de l’aïkido », rappelle Hervé Joan. En effet, maître Yamashima a connu Morihei Ueshiba, le fondateur de l’aïkido, et a été le disciple du grand maître Seigo Yamaguchi, Une filiation directe qui donne à chaque geste une profondeur particulière.
Un quart de siècle plus tard, le constat reste le même à Boulouris : l’aïkido ne cherche pas le combat, mais l’équilibre. Et manifestement, cet art subtil n’a pas fini de trouver des adeptes.
Bio express
Né en 1942 à Kyoto, au Japon, Takeshi Yamashima découvre très jeune les arts martiaux à travers la lutte et le sumo, deux des rares disciplines sportives proposées aux enfants japonais dans l’immédiat après-guerre. Élève assidu, il pratique également le kendo au lycée. À 18 ans, en 1961, il commence l’aïkido à l’université de Hosei. Rapidement, il rejoint l’Aïkikaï et a la chance de suivre les enseignements du fondateur Morihei Ueshiba, qu’il côtoie pendant plusieurs années.
Une expérience marquant le début d’un parcours de transmission et de perfectionnement dans l’art de l’harmonie. Après le décès d’O’Sensei, Yamashima continue son apprentissage auprès de grands maîtres, notamment Seigo Yamaguchi, reconnu pour la subtilité et la beauté de sa technique. En 2002, son enseignement s’est ouvert à l’international lorsqu’il dirige pour la première fois des stages en France, notamment à Fréjus. Depuis, il a donné de nombreux séminaires en Europe, en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Asie, tout en maintenant son activité régulière à Tokyo.
Yamashima Sensei insiste sur la dimension humaine de sa discipline : «J’espère que tous ceux qui pratiquent l’aïkido seront heureux. Je souhaite que les pratiquants continuent à découvrir de nouvelles façons de pratiquer et à créer de nouvelles idées afin de garder l’aïkido fascinant et stimulant. Ainsi, l’aïkido ne s’arrêtera jamais et apportera aux pratiquants une joie durable, ce qui pourra également rendre leur vie quotidienne plus sereine et moins stressante. »
Fort de son parcours exceptionnel, Takeshi Yamashima incarne aujourd’hui l’une des figures majeures de l’aïkido international, mêlant rigueur, subtilité technique et transmission fidèle de l’esprit du fondateur.
[Source VM 260118]
Edition Var-Matin 16 janvier 2026
•> Harcèlement scolaire Saint-Raphaël
Harcèlement scolaire : Un "Espace game" créé au lycée Saint-Exupéry face au harcèlement scolaire
Harcèlement scolaire
Plongés dans l’ambiance d’un tribunal, après avoir enfilé des tenues rappelant la toge d’avocat, les lycéens ont dû résoudre une enquête complexe pour déjouer les harceleurs de Marie et leur annoncer les sanctions, amendes et prison. Un scénario qui a fait sensation, hier, auprès des délégués des classes de seconde et première du lycée Saint-Exupéry, des “ambassadeurs harcèlement”et des élus du conseil de la vie lycéenne.
«Ce jeu de rôle grandeur nature permet de capter les élèves qui se mettent dans la peau des personnages et dans les situations. C’est plus parlant pour la prévention que nous voulons impulser contre le harcèlement scolaire et plus particulièrement le cyber harcèlement, a souligné Karine Blanloeuil, conseillère principale d’éducation de l’établissement raphaëlois, référente harcèlement qui pilote l’équipe ressource du dispositif “Phare” de l’éducation nationale. Les jeunes qui leur parlent ont presque leur âge et cela les met en confiance. Ils sont plus à l’écoute. J’ai déjà fait appel à cette association G-Addiction basée à Nice car elle très efficace mais aussi très demandée dans toute la France. Je n’ai d’ailleurs pas obtenu de créneau l’année dernière. La Région finance leur intervention au lycée et, sur une journée, cinq séances sont réalisées pour une centaine d’élèves ».
Témoignages réalistes pour marquer les esprits
Avec dynamisme, les lycéens se sont investis dans “l’Escape game”, passant dans différents décors, à la recherche d’indices. «Chaque étape nous permet de sensibiliser les filles et les garçons. On arrive ainsi à leur donner les clés pour oser se livrer, dénoncer, aider, avoir les solutions. Les harceleurs sont parfois,eux-mêmes, mal dans leur peau », ont expliqué Paola, Mathis, Samuel, âgés d’une vingtaine d’années, en service civique au sein de l’association G-Addiction.
«Par exemple, lorsque les participants fouillent le téléphone de Marie et qu’ils doivent écouter les messages dénigrants, insultants, menaçants, ça les choque car c’est très réaliste. On leur montre les chiffres, un élève sur cinq harcelés, six sur une classe de trente. Les lycéens nous disent non, ce n’est pas possible et on entend toujours une voix parmi eux qui s’exclame : ah si, moi, j’ai déjà dû subir ça. Et ça fait réfléchir tout le monde », a confié Paola.
«J’avais moi-même une amie qui vivait le cyber harcèlement, lorsque j’étais en cinquième et elle a fait une tentative de suicide. Ça m’a terriblement choquée. Et j’ai décidé d’agir. Ces engagements sont efficaces, on a des témoignages positifs», a-t-elle poursuivi.
«Lorsqu’on a un signalement, on enclenche le protocole basé sur la préoccupation partagée, une méthode non blâmante. Après avoir discuté avec les protagonistes, la situation s’arrange dans 98 %des cas car nous sommes formés à des techniques d’entretien qui amènent le harceleur à nous rejoindre dans l’inquiétude du problème de la victime », a renchéri Karine Blanloeuil.
[Source VM 260116]
Edition Var-Matin 14 janvier 2026
•> Elèves de Saint-Exupéry Saint-Raphaël !
Elèves de Saint-Exupéry : 30 étudiants de BTS en situation de travail -Création d'un site internet...-
Elèves de Saint-Exupéry
Mettre en pratique tout ce que les jeunes scolarisés en BTS ont appris,voilà l’objectif de Cécile Van Robais, Christel Duarte, toutes deux professeures en “négociation et digitalisation de la relation client”, et Héloïse Busch, Anne-Marie Sandrini, qui forment les“assistants managers”. Ces enseignantes du lycée Saint-Exupéry ont ainsi préparé une opération particulière afin de mettre leurs élèves en situation de travail. Une semaine dynamique pour créer entièrement un site internet adapté aux besoins d’un chef d’entreprise dans le tourisme.
Philippe Lamothe et son épouse Mireille ont ainsi reçu, chez eux, trente vingtenaires afin de leur expliquer comment fonctionne leur maison d’hôtes. «Pour commercialiser un produit, il faut bien le connaître. La plate forme doit être facile d’accès et pratique à utiliser.C’est pour cela que jusqu’à présent, je propose mes chambres d’hôtes sur Airbnb, avec des avantages majeurs et des contraintes mineures et qui me permet de ne pas faire d’échange d’argent avec les voyageurs », a expliqué cet ancien directeur d’hôtel du groupe Accor.
«J’ai toujours été tourné vers l’accueil et j’aime le partage. Je suis avenant de nature. Ici, pas de boîte à clé, je fais découvrir les lieux moi-même, la piscine, le patio pour les petits-déjeuners, je reçois avec plaisir », a-t-il poursuivi. Et son épouse fait explorer le splendide jardin dans lequel elle a planté citronniers, bananiers, cannes à sucre,papyrus, palmiers de l’Atlas, glycine australienne…
Un challenge pour se motiver
«Ce qui est important, c’est de se réaliser dans son travail, a souligné Philippe Lamothe. À la retraite, j’ai choisi de poursuivre une activité de tourisme et l’architecte, Arnaud Sequier, a rénové notre “Patio 53”, au 53 du boulevard Rendell, à Saint-Raphaël. Il a adapté la construction avec trois belles chambres et leurs douches dotées d’entrées privatives. Nous sommes complets tout l’été ».
Les étudiants, qui ont également glané des informations auprès de l’office de tourisme de Saint-Raphaël, vont, cette semaine,rivaliser d’adresse avant de passer devant un jury de professionnels. L’équipe pédagogique offrira des lots pour récompenser l’investissement de chacun : «On les prépare à un métier, on les met en situation réelle, lors d’un travail en équipe et on les challenge. C’est motivant pour eux et pour nous ».
«On a envie de s’engager encore plus sur un projet concret, et cette maison d’hôtes est très sympathique, conviviale », ont confié Luca, Océane, Yaniss, Mathis. «J’imagine déjà le site », a renchéri Louane.
Pour la proviseure du lycée, Sylvie Penicaut : «Ce projet web challenge St-Ex’, numérique et innovant, mobilise les compétences des étudiants en BTS. Par cette initiative, le lycée affirme son engagement fort en faveur de l’ancrage territorial, de la professionnalisation de ses formations, et de la collaboration active avec les acteurs économiques et institutionnels locaux. Le web challenge St-Ex’ s’inscrit dans les valeurs de notre établissement : innovation pédagogique, mise en situation professionnelle, esprit d’équipe, et ouverture sur le monde économique ».
[Source VM 260114]
Edition Var-Matin 12 janvier 2026
•> Vacance commerciale à Fréjus & Saint-Raphaël !
Vacance commerciale, solde & e-commerce : Les villes sœurs tentent de rester attractives & dynamisent leurs activités
Fréjus & Saint-Raphaël
Dans un monde en pleine mutation technologique, où le recours à l’achat« online » devient systématique pour de plus en plus de gens, et à l’attaque d’une période de l’année - juste après les fêtes et en plein hiver - où l’activité commerciale est bien faible, comment s’en sortent les villes sœurs pour toujours rester attractives ?
Faisons le point, que l’on décline en plusieurs thèmes, avec Christelle Plantavin, adjointe au maire de Fréjus, déléguée au commerce et à l’artisanat, et avec Stéphane Iseppi, adjoint au maire de Saint-Raphaël, délégué à l’économie.
Comment affronter la période hivernale, plutôt creuse ?
S.I. : Le commerçant ne doit pas hésiter à se remettre en question. Pas juste se plaindre, mais s’adapter. Oui, le consommateur est différent, les modes changent vite. Et on n’a pas su, tous de manière générale, anticiper la mutation qui s’est opérée avec le e-commerce. Mais plutôt que de lutter ou s’y opposer, il faut essayer de comprendre ce qui fonctionne.
C.P. :Le commerçant doit être sans arrêt en mouvement perpétuel, tout le temps en train de voir ce qui marche. Et il doit se réinventer sans cesse. Certes, janvier est traditionnellement difficile, comme novembre, mais il faut avoir un coup d’avance et anticiper.
Équilibre entre les boutiques qui ferment et celles qui ouvrent.
S.I. : Pas mal ferment certes, mais beaucoup ouvrent aussi. Avec notre cellule du commerce, on aide et on soutient les propriétaires de baux commerciaux pour qu’ils trouvent rapidement preneur. On fait tout pour inciter à ne pas laisser un local vide.
Mais il faut aussi que le propriétaire joue le jeu. Certains attendent indéfiniment qu’une super offre arrive, mais ça n’arrive jamais, et le bien reste non loué. Car ces propriétaires peuvent se permettre de laisser un local fermé longtemps.
Or, c’est le drame des centres-villes... Donc on fait tout pour pousser les propriétaires à accepter des offres de nouvelles enseignes.
On a connu une centaine de nouveaux commerces en 2025. On observe une tendance à Saint-Raphaël comme ailleurs en France : de moins en moins de boutiques de vêtements ou chaussures et de plus en plus de commerces tournées vers le bien-être, le service de proximité et la restauration. C’est une mutation qu’il faut prendre en compte.
C.P. : à Fréjus aussi, on a eu certes bon nombre de fermetures de commerces l’année écoulée, notamment dans la galerie marchande d’Auchan. Mais c’est largement compensé par de nombreuses ouvertures de commerces, notamment en bord de mer et en cœur de ville. On a même une liste d’attente importante, cela est réjouissant.
En moyenne, on a 4 boutiques qui ouvrent chaque mois. Notons par exemple certains professionnels du centre ancien qui offrent un ‘‘siège’’à d’autres pros afin qu’ils vendent dans les mêmes locaux, ou encore le type de commerce qui plaît et ouvrent en nombre :coiffeurs, esthétique, snacks, et aussi de la création de seconde main.
S’il y avait un bémol, je dirais que l’on a presque que de petites cellules, pour de petites boutiques, notamment dans le centre. Il manque des grosses cellules, c’est-à-dire des surfaces importantes disponibles pour attirer de grandes enseignes : elles aussi dynamisent tout un secteur.
Le taux de vacance commerciale.
Ce chiffre correspond au pourcentage de locaux commerciaux vides, donc disponibles à la location ou à la vente, par rapport à l’ensemble des locaux commerciaux d’un périmètre donné. C’est un indicateur clé en immobilier commercial et en urbanisme, utilisé pour mesurer la santé d’un parc commercial ou d’un centre-ville.
Pour tous types de commerces, il s’établit autour de 11 % en France métropolitaine pour 2024 : un chiffre hélas en augmentation (il était de 6,8 % en 2014, et de 9,5 % en 2019). Dans le département du Var, il a atteint 11,3 % l’an dernier. Certaines communes connaissent des difficultés dans ce domaine, comme Draguignan (13,4%), et d’autres s’en tirent plutôt bien(Brignoles est à 4,3 %).
S.I. : On en est à 4,85 % pour Saint-Raphaël. Ce qui est particulièrement bas : on a eu, depuis plusieurs années, toute une politique pour favoriser le commerce, notamment la taxation des locaux qui restent vacants. Ce bon chiffre démontre l’attractivité d’une ville.
C.P. : Le taux de vacance commerciale à Fréjus est à peu près similaire à ce qu’il y a à Saint-Raphaël. Et encore, les locaux qui restent vides sont tous petits, car les espaces commerciaux de bonne taille ne restent jamais inoccupés !
Les soldes et leur impact réel. Ceux-ci ont débuté mercredi dernier, et prennent place pour quatre semaines, jusqu’au 3 février prochain.
S.I. : Les soldes n’ont plus le même retentissement qu’avant. On impose d’ailleurs beaucoup de règles pour les boutiques ‘‘physiques’’tandis qu’il n’y en a pas pour les plateformes sur Internet... De plus, les soldes étaient décalés avant, ils avaient lieu en fin d’hiver, et non juste après les fêtes. Difficile dans ce contexte de lutter !
C.P. : Il y a toujours un petit engouement en début de période de soldes. Sinon, c’est vrai que l’impact est de moins en moins palpable.
Le profil du client fréjusien ou raphaëlois.
S.I. : Nous avons la chance d’avoir une population relativement aisée, et consciente de l’importance de faire vivre les commerces locaux. Les nombreux seniors sont aussi une véritable chance. De manière générale, il faut que l’habitant participe à la vie de sa ville, sinon, qu’il ne se plaigne pas ensuite de voir des locaux commerciaux vides.
C.P. : Le client a changé, il est en quête d’expériences. Et de plus en plus en proie à réaliser de bonnes affaires.
[Source VM 260113]
Edition Var-Matin 10 janvier 2026
•> Jean CAYRON à Roquebrune-sur-Argens
Election Roquebrune-sur-Argens : Jean CAYRON brigue un nouveau mandat
Jean CAYRON maire de Roquebrune
Avant tout, quel regard portez-vous sur votre action tout au long de votre mandat ?
J’estime que c’est un bilan positif, puisque, s’il faut résumer en quelques mots, nous avons réussi à résorber la dette, en grande partie. On a pu investir aussi. Et on a la faculté de discuter avec tout le monde : on vient ainsi de se rabibocher avec l’Agglomération.Donc tout est positif. C’est un travail d’équipe, et avec le soutien de tous les habitants.
Vous parlez de la dette, malgré tout elle reste à un niveau important. Qu’en pensez-vous ?
Elle est encore à un niveau élevé car on revient de loin : elle était à près de 45 millions d’euros quand je suis arrivé à la mairie.Elle est désormais à 28 millions d’euros. On s’était fixés comme objectif de la baisser à 33 millions d’euros en fin de mandat, on l’a même diminuée un peu plus, au final. Mes détracteurs, qui ne savent pas ce que c’est, confondent les lignes de trésorerie. On a des choses à payer comme la Maison du terroir,donc oui, on est obligé d’avoir des lignes de trésorerie, mais ce n’est pas un emprunt ! Ils confondent emprunt et trésorerie. Au dernier conseil municipal, on s’est réservé le droit d’avoir recours à l’emprunt : cela ne veut pas dire qu’on va l’utiliser. C’est pour équilibrer le budget, et ça s’arrête là. Je ne suis pas sûr que mes opposants ont beaucoup à critiquer, car ils ne font qu’attaquer mon bilan par cet angle-là…
Mais les investissements n’ont-ils pas été revus à la baisse ? Des habitants reprochent à des projets de traîner, comme la voie de contournement...
On a réalisé presque 80 % de notre programme. Qui n’était pas un programme sur un mandat, mais sur un mandat et demi voire deux : je l’avais dit en 2020. Donc déjà avoir 80 % de fait, c’est pas mal. Certaines choses prennent du temps, c’est normal, il faut le temps que les études se réalisent. Au sujet de la voie de contournement, on a réalisé la partie la plus facile et rapide à faire – mais il y a des études en cours, et ce sont des délais incompressibles, on ne peut pas aller plus vite... Mais à terme,elle sera faite ! On a aussi attaqué les 400 mètres de piste cyclable, on a commencé la Maison du terroir qui a pris du temps –car on a dû relancer des marchés, et par ailleurs on a laissé travailler les commerces pendant l’été, etc. Je pousse mes équipes à aller au plus vite, mais on ne peut pas aller plus vite que la musique !
Et des mauvaises langues disent que vous avez fait la paix avec F. Masquelier car la commune a besoin d’argent. Le président d’Agglo a-t-il gagné dans ce mano à mano avec vous ?
Que les gens ne s’inquiètent pas, on a fait un PPI (Plan pluriannuel d’investissement), nos projets seront menés à bien, aussi au sujet du front de mer comme par rapport au port (1). En résumé, on avance normalement, dans les délais impartis. Au sujet de nos relations, avec l’état elles sont quasi parfaites, et avec l’Agglo, ce n’est pas une question de personnes. En bons gestionnaires, nous avons bien réfléchi sur le fait qu’il fallait tirer un trait définitif sur ce qu’il s’est passé avant, dans l’intérêt de note commune. Mais même quand on était au plus mal, on n’a pas manqué d’argent, je réfute cette allégation. L’argent qui devait être versé à la commune l’a été, point. Avec M. Masquelier, on repart sur de bonnes bases.
On sent quand même que vous ne partirez pas en vacances ensemble...
Et pourquoi pas d’ailleurs ? Bon, on n’a peut-être pas les mêmes centres d’intérêt... Mais pour nos détracteurs qui pensaient qu’on ne pourrait jamais se rabibocher, ils sont aujourd’hui largement déçus. C’est l’intérêt des Roquebrunois qui m’intéresse.
Vous venez d’annoncer votre candidature. Si vous êtes réélu, aura-t-on l’assurance que la commune prendra toute sa place au sein de l’Agglo ?
Roquebrune est devenue une commune attractive. Rien qu’au niveau des habitants avec les derniers chiffres de l’Insee, malgré un PLU restrictif. On investit, on rembourse la dette. Donc oui, la commune prendra toute la place qu’elle mérite. C’est déjà le cas d’ailleurs. La ville est incontournable dans l’Agglo.
Comment concevez-vous votre second mandat si vous êtes réélu ?
Je veux continuer à être un maire de proximité, à être toujours proche des habitants, et de parler aux trois pôles qui constituent notre commune. Je m’adresse bien sûr autant aux riverains des Issambres, du Village comme à ceux de la Bouverie. Cela me tenait à cœur : on a eu un important accompagnement des seniors – navettes gratuites, sorties, animations, etc. – et on veut continuer à le faire, tout comme nous souhaitons aussi prendre soin des plus jeunes. Et en résumé, ma candidature s’est posée naturellement, histoire de continuer les projets en cours et d’en entamer de nouveaux, que je détaillerai au fur et à mesure de l’avancement de la campagne.
Votre liste est-elle prête ? Est-elle politique ? Y aura-t-il des nouveautés, des surprises ?
Elle est quasiment bouclée. J’ai fait le choix de la parité, et pas seulement hommes-femmes mais aussi Bouverie-Village-Issambres. Des gens nouveaux, oui. Pour une liste sans sensibilité politique –sauf les extrêmes.
Quand vous parlez de parité, votre premier adjoint pourrait être une femme ?
Mon premier adjoint sera Yoann Gnerucci, l’un des plus fidèles.
Quel adversaire redoutez-vous le plus ?
Ce qui est sûr, c’est que, au contraire d’eux, vous ne m’entendrez jamais les attaquer. Eux ne se gênent pas. Qu’ils fassent une campagne de caniveau, je ne rentre pas là-dedans. Ma campagne c’est: un bilan, un projet, une équipe. Pour moi, les municipales ne sont pas des élections politisées. Nous proposons une gouvernance locale, de proximité, par des gens d’ici et pour les gens d’ici. Si vous prenez le RN, leur ligne c’est plutôt une politique nationale qu’ils essaient de décliner de manière locale.
1. Le port des Issambres a sa Délégation de service public (DSP) qui se termine fin 2028.
[Source VM 260110]
Edition Var-Matin 08 janvier 2026
•> Travaux place Giannetti Saint-Raphaël
Place Giannetti Saint-Raphaël : Travaux prévus jusqu'en juin 2026
Place Giannetti Saint-Raphaël
De puissantes mâchoires d’acier qui s’affairent bruyamment à découper en morceaux ce qui, il y a peu, était encore le large tronc d’un grand pin, sous le regard surpris (voire réprobateur)des passants. Des barrières de chantier. Des riverains et passants qui empruntent des itinéraires de contournement... Depuis le début de la semaine, dans le quartier raphaëlois d’Agay, la place Giannetti est au cœur d’un vaste chantier de requalification. Des travaux qui ne passent pas inaperçus, tant cet espace idéalement situé face à la mer (et bordé d’équipements publics majeurs tels que l’office de tourisme, la poste ou encore le bureau municipal) est incontournable. Le chantier durera six mois.
«Mieux répondre aux besoins du quotidien »
Sur le site internet de la ville de Saint-Raphaël, il est précisé que «depuis le lundi 5 janvier, la place Giannetti fait l’objet de travaux d’aménagement, qui se poursuivront jusqu’à fin juin 2026, afin de revaloriser l’espace, de répondre aux besoins du quotidien et d’en améliorer le fonctionnement pour le rendre plus agréable et convivial (...). Ces travaux s’inscrivent dans le programme d’aménagement du littoral d’Agay. Ils visent à revaloriser l’espace, à le rendre plus agréable et convivial et à améliorer son fonctionnement pour mieux répondre aux besoins du quotidien. Le projet a également pour ambition d’améliorer l’accessibilité, les conditions d’accueil du public et la circulation piétonne, tout en accompagnant l’activité commerciale existante. L’aménagement repensé favorisera les déplacements et les échanges et offrira un cadre adapté à l’organisation d’animations à vocation économique ou locale, contribuant ainsi à la vitalité du quartier tout au long de l’année ».
Sol rénové, nouveau mobilier urbain et éclairage repensé
La requalification prévoit de moderniser cet espace. Sont notamment prévus :
Le remplacement des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées (qui sera réalisé par Estérel-Côte d’Azur Agglomération) ;
La rénovation complète des sols ;
La plantation d’arbres et la création d’îlots verts favorisant l’ombrage et la fraîcheur ;
Installation de mobilier urbain adapté aux nouveaux usages ;
Le remplacement du système d’éclairage public ;
La réorganisation des flux de circulation des piétons et véhicules,ainsi que du stationnement.
Le marché délocalisé pendant les travaux
Si la place Giannetti occupe une place si importante dans la vie du quartier, c’est aussi parce qu’elle accueille le marché. Du fait du chantier, celui-ci doit être délocalisé à la base nautique municipale Maurice-Polverini. «Les commerçants y recevront le public chaque mercredi, de 7 h 30 à 13 h 00 »,précise-t-on, du côté de la municipalité, en ajoutant que «les services publics et les commerces situés à proximité de la place Giannetti restent ouverts pendant toute la durée du chantier.En continuant à les fréquenter, vous soutenez leur activité et contribuez à maintenir la dynamique du quartier ».
[Source VM 260108]
Edition var-Matin 07 janvier 2026
•> Commission Intercommunale d'Accessibilité
Accessibilité à Mobilité Réduite : Près de 13000 personnes en situation de handicap dans l'agglomération
Accessibilité à Mobilité Réduite
Le rapport de la Commission intercommunale d’accessibilité (CIA), qui existe depuis 2014, a pour mission de dresser le constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports. C’est le conseiller communautaire Fabrice Morenval – récemment décoré de l’Ordre national du mérite au grade de chevalier ! – qui a lu ce rapport au conseil d’agglo de la semaine dernière.
La population concernée
«Nous avons près de 13.000 personnes en situation de handicap dans l’agglomération, comptabilise l’élu, sans compter les personnes âgées en perte d’autonomie, les estivants, ceux qui relèvent d’un autre département ou ceux en attente d’acceptation de leur dossier. On a des taux particulièrement élevés à Fréjus et Saint-Raphaël, notamment pour ceux ayant 80% ou plus de taux d’invalidité. »
«À lire les chiffres, on se rend compte que cela concerne beaucoup de monde, c’était important de le rappeler », a insisté de son côté le président d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération, Frédéric Masquelier. Plus récemment, Fabrice Morenval a émis le constat suivant : «J’ai entendu dire que l’on voyait beaucoup plus de personnes à mobilité réduite (PMR) dans les rues qu’avant. Ce n’est pas forcément qu’il y en a plus, simplement que le travail de fond engagé pour rendre l’espace public de plus en plus accessible à tout le monde permet à ces personnes de sortir plus souvent, et donc sont plus ‘‘visibles’’ qu’avant. »
Les transports
«Il faut poursuivre l’amélioration de l’accessibilité au seindes transports en commun, notamment des arrêts de bus, et développer le service Handibus qui rencontre un vrai succès : nous sommes à 3.049 voyages pour l’année 2025 [de janvier à septembre, NDLR.], c’est relativement important, ce service est amené à se développer ».
Côté chiffres, 132 arrêts de bus dans l’agglo, sur un total de 740,étaient accessibles aux PMR en 2023, soit 18% d’entre eux.Désormais, deux ans plus tard, ce sont 182 arrêts qui le sont, sur un total de 741 arrêts, soit 24,5%. «Le frein principal est le coût des travaux de mise en accessibilité qui est élevé », regrette le rapport.
Les véhicules Handibus, qui ont parcouru 16.503 km en 2025 (contre 14299 km en 2024, soit +15%) bénéficient aujourd’hui à pas moins de 211 personnes – dont deux qui l’utilisent quotidiennement pour se rendre à leur travail. Le rapport préconise d’acquérir un troisième véhicule (et de simplifier le système d’inscription).
L’habitat
«Côté habitat, 44 logements adaptés ont été livrés depuis 2017, affirme Fabrice Morenval. Un programme prévoit la rénovation de 120 logements supplémentaires.» Un partenariat existe depuis 2017 entre l’Agglo et ‘‘Handitoit Provence’’ pour les logements UFR (Utilisateurs de fauteuils roulants). Il y avait 146 demandeurs pour ces logements, dont 79 habitants sur l’agglomération, à la date du 9 octobre dernier.
La voirie et les établissements recevant du public (ERP)
En 2021, Estérel-Côte d’Azur Agglomération «a réalisé l’accessibilité de l’ensemble de ses ERP, soit 26 sites, avec un taux de non-conformité de 20% en moyenne », explique le rapport. De plus, aujourd’hui, «les voiries déjà refaites ou en création sont toutes accessibles».
Au final, pour Fabrice Morenval, également conseiller municipal à Saint-Raphaël, la recommandation principale pour l’agglomération, selon lui, est de «mettre en place un plan pluriannuel pour renforcer durablement l’accessibilité et la mobilité. » En réponse, Frédéric Masquelier a acquiescé : «En résumé, c’est un travail de fond à faire tout le temps. »
[Source VM 260107]
Edition var-Matin 05 janvier 2026
•> Un îlot de fraîcheur à saint-Raphaël
"Un îlot de fraîcheur urbain" : En lieu & place de l'actuel siège de l'agglomération (ECAA) à Saint-Raphaël
Un îlot de fraîcheur urbain
On le sait depuis déjà un peu plus d’un an : Estérel Côte d’Azur Agglomération (ECAA) veut se doter d’un bâtiment moderne, digne de ce nom, et regrouper ainsi ses services en un seul lieu.
Nous vous révélions déjà (dans votre journal du 28 février dernier) quelques visuels du futur siège, en lieu et place de la salle de sport Pierre-Clère (relocalisée sur le site de l’Aspé).
Pour ce nouveau bâtiment «bioclimatique »,ce sera «une fusion entre une architecture classique, notamment visible dans le traitement des façades très minérales et des toitures en tuiles, et celle plus contemporaine, d’un bâtiment tertiaire adapté aux nouveaux modes de travail », précisait alors le cabinet d’architectes.
Et pour les alentours, est évoqué «un véritable parc urbain paysager », jouxtant l’actuel palais des sports Jean-François-Krakowski.
L’ensemble représente un investissement de près de 14 millions d’euros hors taxes – une dépense qui a fait l’objet de vifs débats en mars dernier.
Le président d’ECAA, Frédéric MASQUELIER, justifiait le projet en déplorant «l’éparpillement actuel des services, sur une dizaine de sites[...] posant un problème de cohésion dans le travail et coûtant cher. Nous avons environ 500.000 euros annuels de loyer. Alors oui, ce projet est une nécessité ».
«Une future canopée urbaine constituée d’essences locales »
L’actuel siège de l’intercommunalité, qui prend place dans l’un des bâtiments restant de l’ancien collège Alphonse-Karr, vestige d’un autre temps, va donc changer de lieu, à quelques mètres de là.
Le devenir de ce vieil édifice était à l’ordre du jour du dernier conseil communautaire : les élus ont validé l’aménagement du siège actuel en «îlot de fraîcheur urbain», rappelant que ce projet, dans sa globalité, «répond à un triple objectif de rationalisation des dépenses, d’amélioration du service aux administrés et d’exemplarité d’une démarche contemporaine d’aménagement public ».
Les deux bâtiments qui restent de l’ancien collège seront donc bientôt démolis, libérant une emprise au sol de 780 m2, laissant place alors à un espace vert, plus précisément requalifié «en îlot de fraîcheur urbain, a expliqué l’élu Gilles LONGO. Au-delà de la désimperméabilisation des sols, ce sera une alternative à la bétonisation constituée par un lieu aux espèces végétales adaptées au climat et générant ombre et verdure. Cet îlot formera une future canopée urbaine constituée d’essences locales adaptée sau climat méditerranéen. Il s’agit donc de proposer aux administrés, à proximité immédiate du futur siège, une oasis defraîcheur permettant à la population de bénéficier d’un lieu public résilient aux épisodes caniculaires ».
«L’avantage, dans ce quartier qui se développe, est que l’on retrouve ainsi un espace vert, sans construction », ajoutait le président Frédéric MASQUELIER.
Les aménagements extérieurs prévoient «un parvis piéton, une zone de stationnement de 95 places, un abri vélo et des espaces verts », apprend-on aussi dans cette délibération.
Rappelons que le futur bâtiment, d’une surface de 5 300 m², comprendra des espaces de travail modulables pour 193 agents (répartis en 9 pôles et services) et des espaces communs (accueil, salles de réunion, de formation, lieux d’échanges).
Si, l’an dernier, les travaux étaient espérés commencer au second semestre 2026, il est probable que le premier coup de pioche n’ait lieu que dans un an au moins.
[Source VM 260105]
Edition var-Matin 04 janvier 2026
•> Fréjus & Saint-Raphaël Collectent les sapins de Noël
Collecte des sapins de Noël : Fréjus & Saint-Raphaël favorise la collecte & le recyclage des sapins de Noël
Collecte des sapins de Noël
Les villes jumelles mettent en place des solutions de collecte et de valorisation des sapins de Noël, sur l’ensemble du territoire en de manière concomitante avec la collecte des déchets verts.
À Fréjus
Seuls les sapins naturels, sans décoration et sans neige artificielle peuvent être collectés et recyclés.
Les sapins floqués (colorés, pailletés ou customisés) ne sont pas concernés par cette collecte.
Ils devront être déposés en déchèterie ou sortis avec les encombrants, selon le calendrier de collecte (inscription obligatoire au 0.800.009.239.).
Le dépôt en déchèterie s’effectue quartier de la Palissade, du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, le samedi de 8 h à 18 h et le dimanche de 8 h à 12 h (06.25.79.28.91.).
Par ailleurs, les habitants bénéficiant de la collecte des déchets verts en porte-à-porte peuvent déposer leur sapin dans leur bac de déchets verts ou à côté du bac, s’il ne rentre pas, durant tout le mois de janvier.
Pour les habitants ne disposant pas de collecte en porte-à-porte et ne pouvant se rendre en déchèterie, des points de regroupement sont mis en place jusqu’au 31 janvier (voir la liste sur le site de la Ville).
À Saint-Raphaël
Les sapins seront ramassés aux mêmes dates que la collecte des déchets verts (bac orange). Il faut déposer son sapin, vierge de toute décoration, à côté du bac orange, la veille au soir de la date de collecte.
Pour les résidences et autres administrés dont les déchets verts sont collectés en point de regroupement, le prestataire en charge de la collecte ramassera les sapins au niveau de ces points, aux dates de la collecte des déchets verts.
Les dates de collecte par quartier sont les suivantes :
- Janvier : les lundis 5 et 19 (secteur centre-ville Sud), mardis 6 et20 (secteur Valescure), mercredis 7 et 21 (secteur Boulouris et leDramont), jeudis 8 et 22 (secteur centre-ville Nord), vendredis 9 et23 (secteur Agay, Anthéor et Le Trayas).
- Février : les lundis 2 et 16 (secteur centre-ville Sud), mardis 3 et 17 (secteur Valescure), mercredis 4 et 18 (secteur Boulouris et le Dramont), jeudis 5 et 19 (secteur centre-ville Nord), vendredis 6 et 20 (secteur Agay, Anthéor et Le Trayas).
Renseignements complémentaires au 04.98.11.83.40.
[Source VM 260104]
Edition var-Matin 02 janvier 2026
•> Population de l'Estérel Côte d'Azur Agglomération (ECAA)
ECAA : 125439 habitants : Croissance de 7000 résidents depuis la crise sanitaire (Insee)

Estérel Côte d'Azur Agglomération
Comme à l’accoutumée et pour marquer l’entrée dans une nouvelle année, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié les nouveaux chiffres de la population légale (rendus à N + 2, ici le recensement de 2023 donc).
Plus qu’un simple chiffre, cette évolution démographique constitue un enjeu pour les maires : la population détermine de nombreuses données, notamment le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), attribuée aux communes par l’État. C’est aussi l’occasion de prendre le pouls du territoire et d’effectuer un comparatif d’attractivité entre les communes qui le composent avec d’une part celles qui gagnent des habitants et de l’autre celles qui voient leur nombre de résidents diminuer.
Une croissance qui se poursuit, mais jusqu’à quand ?
Pour ce qui est de l’agglomération d’Estérel Côte d’Azur,celle-ci reste toujours très attractive avec une croissance démographique de 1,8 % (soit 2 219 résidents en plus) sur un an, ce qui lui a permis d’atteindre une population de 125 439 personnes selon le dernier décompte. Une dynamique qui ne s’est jamais démentie au cours de la dernière décennie (+11,7%), mais celle-ci a toutefois été marquée par une forte accélération post-covid qui s’est poursuivie jusqu’à ce dernier recensement.
Ainsi,si la population est-varoise n’a augmenté de 6,8 % entre 2013 et 2020, soit moins d’un pour cent par an, elle a bondi de 5,7 % entre 2020 et 2023, une croissance près de deux fois plus rapide qu’aucours des huit précédentes années. Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec quelques précautions puisque nous disposons encore de peu de recul sur ces statistiques.
La Cité romaine compte désormais 60.000 âmes
En outre, il convient de noter que le Schéma de cohérence territoriale, qui vient d’être arrêté par l’agglomération,vise une stabilisation de la démographie pour les 20 prochaines années, ce qui devrait rapidement venir contraindre la dynamique encours. À noter également d’importantes disparités de croissance en fonction des communes.
Fréjus reste ainsi l’une des locomotives du territoire avec une croissance de 2,0 % sur un an. La Cité romaine a désormais atteint une population totale de 60 503 habitants, soit 1 172 de plus que lors du recensement précédent et contribuant ainsi à plus de 50 % de la croissance démographique du territoire à elle seule. Un dynamisme qui est, pour rappel, assez récent puisque la population de la commune a stagné entre 2012 et 2017 (+0,4% / +214 habitants) avant de repartir à la hausse (+11,5% / +6 991 habitants) depuis.
Saint-Raphaël, qui est passé par un état de quasi-stagnation pendant de nombreuses années (+1,5% seulement entre 2015 et 2020), confirme avoir renouvelé avec une forte croissance démographique. La Cité de l’Archange affiche ainsi une évolution de 1,3 % sur un an et culmine à 37 704 résidents, selon les derniers chiffres de l’Insee, après avoir gagné 489 âmes en un an.
Roquebrune-sur-Argens, elle aussi, poursuit son rebond de ces dernières années. Si elle est la commune ayant, proportionnellement, connu la plus forte croissance sur la dernière décennie (+24,5 %, et 3 084 habitants),elle avait aussi vu son dynamisme s’effriter fortement avec une évolution de seulement 1,5 % du nombre de résidents entre 2017 et 2021 avant un bond de 6,7 % au cours des trois derniers recensements.En 2023, la Cité du rocher a vu sa population grimper de 2,8 % pour atteindre, selon l’Insee, un nouveau record de 15 660 habitants.
Puget-sur-Argens, semble pour sa part avoir légèrement marqué le pas avec une croissance de ‘‘seulement’’ 1,5% sur un an, ce qui lui permet d’atteindre 8 724 âmes. Cela n’est toutefois pas de nature à remettre en cause le second souffle que connaît la ville. Après une forte croissance de la population pendant la première moitié de la dernière décennie (+13,8 %, soit 996 habitants), la ville s’était en effet stabilisée autour de ce chiffre jusqu’en 2020 avant de reprendre le chemin de la croissance démographique impulsée par l’après-covid.
Les Adrets-de-l’Estérel reste, comme lors des deux précédents recensements, la seule commune de l’Est-var à avoir perdu des résidents d’après l’Insee. Une baisse qui reste très modeste(-0,14 % soit 10 habitants de perdus) et qui s’inscrit dans une stagnation plus globale sur la dernière décennie où le village a perdu 10 habitants depuis 2012, arrivant aujourd’hui à 2 848 âmes selon les derniers chiffres publiés.
[Source VM 260102]





















































































































































































































































